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ÉNERGIE / Quel plan de développement pour le secteur énergétique ?
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ÉNERGIE / Quel plan de développement pour le secteur énergétique ?
Sous la direction du ministère des Travaux publics, Transports et Communications, un forum sur l’énergie se tient ce vendredi 30 mars à l’hôtel Montana. Plusieurs personnalités du gouvernement devraient participer à ce forum. Le Premier ministre Jacques Édouard Alexis, le ministre des TPTC, Frantz Vérella, le directeur général du bureau des Mines et de l’Énergie (BME), Dieuseul Anglade, le directeur général de l’EDH, Serge Raphael, le ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Jean Max Bellerive, sont attendus à cette occasion.
À ce forum, des thèmes divers portant sur le développement du secteur de l’énergie en Haïti devront être abordés. Les participants chercheront notamment à analyser les projets énergétiques à promouvoir en Haïti, ainsi que les obstacles à leur mise en œuvre et le financement nécessaire. Ils auront également à étudier les rôles et responsabilités des acteurs du secteur de l’énergie. En outre, les participants au forum analyseront les possibilités pour une amélioration de la stratégie du gouvernement haïtien pour le secteur énergétique.
Impact dévastateur sur l’environnement
Selon un résumé du document « Plan national de développement du secteur de l’énergie (PNDSE) », dont une copie est parvenue à la section « Économie et Affaires », avec des besoins énergétiques du pays satisfaits à environ 80 % par la biomasse et l’hydroélectricité, le secteur de l’énergie présente une autonomie apparente. Pourtant, « son impact sur l’environnement est dévastateur », souligne le document. « D’une part, le bois de feu et le charbon de bois, représentant 75 % de la demande énergétique, tournée essentiellement vers la cuisson, accusent un niveau d’efficacité très faible (de l’ordre de 20 % pour les réchauds traditionnels et de 30 % pour les réchauds améliorés). Ces sources d’énergie font l’objet d’une exploitation irrationnelle qui a réduit presque à néant la couverture végétale du pays », explique le résumé du PNDSE.
D’autre part, les 20 % restants des besoins énergétiques, assurés par les produits pétroliers importés, font appel à 50 % des capacités d’importation du pays. Ce qui a une lourde conséquence sur l’économie nationale, justifient les rédacteurs du PNDSE.
Pour faire face à cette situation, explique le document, le PNDSE propose une stratégie visant à atteindre des objectifs multiples. Il s’agira notamment de: promouvoir l’utilisation plus efficace du charbon de bois et du bois de feu, ainsi que des sources d’énergie de substitution; implanter et exploiter des plantations de forêts énergétiques; assurer la conversion au diesel, biodiesel et LPG, d’un millier de petites entreprises utilisatrices de bois comme source d’énergie ; accorder un support financier aux producteurs de briquettes cellulosiques ; assurer la promotion des énergies renouvelables (éolienne, solaire, biocombustible) à travers des renforcements institutionnels et l’amélioration de l’accès des pauvres aux services énergétiques.
De plus, le PNDSE prévoit d’améliorer et de moderniser la gestion des entreprises publiques dans les secteurs clés ; de renforcer le rôle de régulation de l’État dans les principaux secteurs de l’économie y compris celui de l’énergie ; d’assurer une meilleure maîtrise de la demande et une exploitation contrôlée des ressources énergétiques nationales ; d’élaborer et de mettre en œuvre les réformes nécessaires à la création d’un environnement favorable à l’investissement local et étranger ; de promouvoir les énergies renouvelables ainsi que les autres ressources alternatives au boisénergie en « exploitation sauvage ».
Le secteur de l’électricité
En ce qui concerne le secteur de l’électricité, en particulier, les efforts devront être concentrés sur une amélioration du service offert. Cette amélioration devra se traduire par les actions suivantes: des services minimum d’électricité de 12 heures par jour à Port-auPrince et dans le reste du pays ; la stabilisation des services de l’ED’H et la mise en œuvre des conditions nécessaires à son fonctionnement optimum ; la réduction des pertes techniques et non techniques, et l’accroissement de l’efficacité ; une attention spéciale à l’amélioration du taux de recouvrement et de la rentabilité commerciale ; l’obtention de meilleures conditions dans les contrats d’achat d’électricité avec les producteurs privés en protégeant les intérêts des deux parties.
Du 2 au 4 avril, un colloque sur l’énergie sera organisé à Montrouis, au club Indigo, grâce au financement de l’Union européenne. Ce colloque sera réalisé par la Fondation haïtienne pour l’environnement (FHE), avec le support du MTPTC, du BME et de l’ED’H. Les acquis issus de la réflexion menée au forum du 30 mars devront être présentés aux participants du colloque de Montrouis.
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| March 30, 2007 | 10:11 PM |
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INDUSTRIES / La stabilité politique, un facteur clé du succès de la loi Hope
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Article paru dans www.lematinhaiti.com
INDUSTRIES / La stabilité politique, un facteur clé du succès de la loi Hope !
Ces derniers jours, on peut déceler un sentiment de répit au sein de la société haïtienne suite à la baisse relative de l’insécurité et à la proclamation de la loi Hope par le président américain George Walker Bush. Comme si une chance réelle était offerte à Haïti pour lui permettre de trouver le chemin de la croissance économique. En effet, les opportunités offertes par la loi Hope sont nombreuses sur le plan économique. Selon les dires des autorités compétentes, plus de 50 milles emplois pourront être créés en moins de cinq ans. Une telle réalisation va contribuer à coup sûr à la réduction de la pauvreté qui frappe la majorité des haïtiens. On sait combien d’avantages de la sorte et d’autres pays de l’Asie comme la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Sud et les Philippines et certains pays de l’Amérique latine comme le Mexique, le Panama, le Brésil et notre voisine la République dominicaine ont tiré de la soustraitance. Mais avec la différence que les pouvoirs publics ont su travailler à la mise en place des facteurs nécessaires a l’expansion des initiatives privées.
Au regard des possibilités de tirer profit des préférences commerciales de la part des États-Unis dans le cadre de l’exportation des produits textiles fabriqués en Haïti vers leur territoire, il y a un risque majeur de voir que les résultats attendus ne soient pas réalisés, à cause de l’instabilité politique. Car si la stabilité politique n’est pas durable, moins nombreux seront les gens désireux d’investir dans le pays pour tirer bénéfice de la loi Hope.
La stabilité de l’environnement politique est alors une condition sine qua non pour la réussite de la loi Hope. Personne n’ignore les bienfaits de la stabilité politique et de la sécurité publique sur le développement économique et social d’un pays. De toute façon, les investisseurs ne vont jamais injecter leurs capitaux là où les crises, les révoltes, les contestations d’élections sont chose courante. Car de telles situations exercent une forte élévation du niveau des risques d’investissement. Au cours des deux dernières décennies, Haïti a connu de nombreuses turbulences politiques, ce qui a eu pour effet une réduction considérable des investissements.
Alors, la stabilité politique peut produire de multiples effets sur la croissance économique. Selon certains spécialistes, le déficit institutionnel est une source profonde de l’instabilité de celle-ci. Ce qui est prouvé par les performances économiques de plusieurs Etats du monde. Car les pays moins bien gouvernés sont ceux qui ont obtenu les taux de croissance les plus négatifs. En période d’instabilité politique, les activités économiques se déroulent au ralenti. En conséquence, le produit intérieur brut (PIB) décroît, ce qui réduit le niveau de bien être de la collectivité. Il est nécessaire de rendre solides les institutions politiques pour le bénéfice d’une meilleure stabilité politique. Ce qui va favoriser le déroulement des activités économiques, via l’accroissement de l’investissement qui, à son tour, va entretenir la croissance économique. Les autorités publiques haïtiennes doivent s’évertuer à la consolidation des institutions politiques, vue l’importance de celles-ci en matière d’échange. La solidification des institutions va favoriser un environnement politique propice au déroulement des activités économiques sur toute l’étendue du territoire national. Les agents économiques étant bénéficiaires d’un tel contexte seront capables d’envisager des perspectives d’investissement à long terme grâce à la confiance que le climat politique leur aura inspiré. Les investissements vont dès lors accroitre et les transactions commerciales vont se multiplier à grande échelle dans le pays. En réalité, le respect des principes et le faible niveau de violence et de criminalité procurent toujours des bienfaits sur la croissance économique. Pour éviter la non réalisation des résultats attendus de la loi Hope et la stagnation de l’économie haïtienne, le cap doit être mis sur l’amélioration continue de l’environnement politique.
En vue de la concrétisation de la loi Hope, il revient aux autorités nationales et locales d’’œuvrer à la stabilisation du climat politique et sécuritaire du pays, car les effets seront nettement positifs sur l’économie. En fait, c’est ce qui va stimuler la croissance. À cet égard, il est de bon ton de renforcer la stabilité politique de manière durable. De surcroit, lorsque les agents économiques bénéficient d’un état de droit, de l’amélioration de l’efficacité de l’action gouvernementale, de la diminution de la corruption, de la sécurité publique et du respect des droits de propriété, ils sont plus enclins à réaliser des investissements. En effet, la concrétisation de la loi Hope dépend en majeure partie de la stabilité politique et de la restauration de la sécurité publique dans le pays, car un climat propice à l’investissement facilitera les flux d’investissements dans les domaines d’activité couvrant la loi Hope. Les autorités gouvernementales détiennent la clé du succès de cette initiative.
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Une journée d'accès gratuit à l'Internet a lieu ce 27 mars dans plusieurs régions du pays,
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Une journée d'accès gratuit à l'Internet a lieu ce 27 mars dans plusieurs régions du pays, dans le cadre de la huitaine de la Fête de l'Internet (5 e édition), qui se poursuit jusqu'au 30 mars 2007, constate l'agence en ligne AlterPresse.
A Port-au-Prince, le centre culturel de la Fondation Connaissance et Liberté (FOCAL) ouvre son cybercafé au public qui fréquente généralement ce centre, situé au sud-est de la capitale. De même, des adolescents des deux sexes sont accueillis au Télécentre des Jeunes, à Delmas, secteur nord.
Au Cap-Haitien (Nord), Port-de-Paix (Nord-ouest) Cayes (Sud), Jérémie (Sud-ouest), le public a l'opportunité de se connecter gratuitement à Internet dans les différents sièges des Alliances Françaises.
A Fond Jean Noël (Sud-est), le Point d'Information et de Communication (PIC), un centre d'accès Internet situé dans un milieu semi rural, reçoit les habitants de la région.
Dans l'après-midi de ce 27 mars, la 5e édition de la Fête de l'Internet en Haiti sera l'objet d'une présentation à l'émission Password, diffusée sur la station privée Radio Vision 2000.
Le 26 mars, dans les locaux du Groupe Médialternatif, une quarantaine de personnes, en majorité des jeunes, ont assisté à la projection du film « Antitrust » réalisé sur les technologies de l'information et de la communication (TIC).
Ce film raconte l'histoire d'un jeune idéaliste et crack de l'informatique aux prises avec une compagnie informatique qui ne s'arrête devant rien pour garder la première place. L'entreprise tente de s'approprier les connaissances du jeune informaticien, qui excelle pourtant dans la mise au point de logiciels libres. Tel est le dilemme qu'il tente pourtant de résoudre.
À l'Institut français d'Haïti, une table ronde est prévue le mercredi 28 mars 2007 sur les « horizons du développement de l'Internet en Haiti ». Lors de cette table ronde, animée par Gotson Pierre du Groupe Médialternatif, l'ingénieur Jean-Marie Raymond Noel, Directeur National du Projet d'Accompagnement d'Haiti dans la Société de l'Information (AHSI) des Nations Unies fera un « État des lieux actualisé de l'évolution de l'Internet en Haiti » et l'ingénieur Marcellin Montaigne, directeur général du Conseil National des Télécommunications (CONATEL), interviendra sur le « cadre et perspectives de développement de l'Internet en Haiti ».
Plus d'une vingtaine d'institutions, dont des médias privés et communautaires ainsi que des organismes de développement, participent à cette cinquième édition de la fête de l'Internet s'étendant jusqu'au 30 mars 2007.
Initiée en Haïti le 24 avril 2002 par le Groupe Médialternatif, cette fête de l'Internet vise à contribuer à l'information et à la sensibilisation des jeunes Haïtiennes et Haïtiens sur les récents progrès de l'Internet dans le contexte mondial et national.
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| March 29, 2007 | 10:23 PM |
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Cité Soleil, une page est tournée !
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Cité Soleil, une page est tournée!
Les maires élus de Cité Soleil ont été installés. Une page semble être tournée dans l'histoire de ce bidonville, symbole de la violence générée par la misère et le mal-être. Pourtant, le mercredi 28 mars 2007, ses habitants se sont surpris à espérer...
A l'entrée de Cité Soleil, ce midi, des individus en costard font le guet. Appuyés par des Casques bleus, ils contrôlent les allées et venues. Il faut montrer patte blanche pour assister à l'installation des premiers maires élus de ce bidonville élevé au rang de commune en 2002.
On ne lésine pas avec la sécurité, car, outre le délégué départemental de l'Ouest, Me Michel Bernardin, le ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales, Paul-Antoine Bien-Aimé, y est attendu.
L'impressionnant dispositif de sécurité ne semble pourtant pas déranger. Les coeurs sont à la fête. Sur les visages se lit l'espoir. Ceux qui ne sont pas tirés à quatre épingles esquissent des sourires qui disent tout.
«Avec ces nouveaux magistrats, j'espère que les choses vont changer à Cité Soleil », lâche une femme de 53 ans, debout devant son commerce de friture, non loin de la place qui doit accueillir la cérémonie officielle.
Happée par la bonne humeur des uns et des autres, heureuse de revoir des voisins qui avaient fui la Cité depuis quelques mois à cause de la violence, elle tourne subitement la tête.
Elle a confondu une salve d'applaudissements à des déflagrations d'armes. Difficile de se défaire des réflexes qui l'ont gardée en vie au temps fort des accrochages opposant Casques bleus et bandits armés dans ce bidonville dont les murs ressemblent à ceux de Bagdad, de Gaza...
Cette fois cependant, des jeunes de la Cité, après des notes exécutées par une fanfare locale, applaudissaient la montée sur le kiosque de la place, en face des locaux de la Mairie, des Maires élus Wilson Louis, Gustave Benoît et Jean Robert Charles.
A la vue de quelques femmes apportant des fruits aux maires et d'hommes remettant des pelles et des pioches, elle secoue la tête. Cette marchande de friture partage l'idée de rappeler aux élus les promesses faites durant la campagne.
Piquée à vif et sifflant généreusement les ratées de la sonorisation, elle semble attentionnée lorsque Me Michel Bernardin parle de la nécessité de renforcer la production agricole, la sculpture, la peinture et l'artisanat afin de créer des activités génératrices d'argent à la Cité.
Jeune fille, elle se rappelle avoir appris la sculpture sur bois, le « Mahoganie ». « Lorsqu'il y avait des touristes, je travaillais beaucoup afin d'aider mes parents », explique-t-elle avec une pointe de fierté.
Sans transition, elle pointe du doigt une banderole sur laquelle est inscrit un message : " Il n'y a pas de paix sans travail. Il n'y a pas de bien-être sans paix".
Elle n'est pas la seule à avoir vu, compris et aussi percé le sens profond de ces mots. Le ministre de l'intérieur Paul Antoine Bien-Aimé s'en est inspiré lors de son allocution.
Martelant que le gouvernement ne reconnaît dorénavant que les maires élus comme représentants de la Cité Soleil, histoire de rompre avec l'esprit de clan ayant alimenté des conflits meurtriers entre quartiers du bidonville, M. Bien-Aimé a annoncé la réalisation rapide d'un certain nombre de projets.
M. Bien-Aimé, à l'instar de M.Bernadin, a appelé les maires à s'unir afin de relever les défis qui les attendent.
Des défis que les nouveaux maires disent vouloir relever en « travaillant avec bon sens ». Wilson Louis, le maire titulaire, conscient que sa commune est un baromètre permettant d'analyser la crise socioéconomique de la capitale et même d'Haïti, veut avoir de bons résultats. Ce fils de Cité-Soleil, dans son discours digne d'une politique générale, a promis de s'attaquer à la misère, à l'analphabétisme. Engagement social, protection sociale, accès aux services de base, sont quelques-uns parmi les thèmes qui ont marqué une intervention fleuve.
Suspendu à ses lèvres, des jeunes des deux sexes buvaient littéralement ses paroles. Comme il l'a dit, il est dans l'obligation de donner des résultats.
Dans la recherche de l'efficacité, Wilson Louis a prôné une grande coopération avec les ONG afin d'articuler les différentes interventions.
Rongée par la violence, la population de Cité Soleil tourne une nouvelle page en se dotant d'institutions pour défendre ses intérêts.
Le temps d'une journée, on dirait que toutes les blessures se sont cicatrisées grâce à l'espoir d'un lendemain meilleur. Un sentiment lu dans les yeux de cette marchande de friture et d'autres habitants de ce bidonville.
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| March 29, 2007 | 10:18 PM |
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Colloque international en hommage à Jacques Roumain.
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Colloque international en hommage à Jacques Roumain.
Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Pour commémorer le centenaire de sa naissance, la Fondation Mémoire, Inc de New York, l'Association des Etudiants Haitiano-américains de Brooklyn Collège (HASA), le Centre HABETAC et le Département des Etudes Africaines de Brooklyn Collège organisent un colloque international à Brooklyn Collège (CUNY) le vendredi 18 mai et le samedi 19 mai 2007.
Considéré comme l'un des écrivains haïtiens de langue française les plus lus et les plus connus, Jacques Roumain est un auteur intemporel. Son chef-d'oeuvre romanesque « Gouverneurs de la rosée » (Master of the Dew) publié à titre posthume en 1944 à Port-au-Prince et en 1946 à Paris aux Editeurs Français Réunis demeure le texte littéraire haïtien le plus traduit puisqu'il a fait l'objet de traduction en 17 langues.
Connu surtout comme romancier, l'auteur de "La Proie et l'Ombre" a été aussi poète, journaliste, ethnologue et s'est révélé comme l'un des acteurs majeurs de la lutte menée par l'ensemble des écrivains haïtiens pour la défense et le rayonnement de la culture et de l'identité haïtiennes.
Ce colloque donnera l'occasion de faire le point sur l'actualité de Roumain, les représentations et l'héritage de son oeuvre plurielle; d'introduire des éclairages nouveaux et de susciter des interrogations neuves à propos des problématiques esthétique, linguistique et sociopolitique que ses écrits ont soulevées.
Pistes de réflexions non limitatives proposées:
. Jacques Roumain, Philosophe de la Négritude?
. L'idée de liberté et de démocratie chez Jacques Roumain
. L'amour dans l'oeuvre littéraire de Jacques Roumain
. Les mots de la créolité romanesque chez Jacques Roumain
. Jacques Roumain, écologiste avant la lettre?
. L'identité linguistique dans l'oeuvre romanesque de Jacques Roumain
. L'art romanesque de Jacques Roumain
. L'actualité du message politique de Jacques Roumain
. A la recherche d'une idéologie dominante dans "Gouverneurs de la Rosée"
. Les représentations du vodou dans l'oeuvre romanesque de Roumain.
Espace ouvert, le colloque se déroulera en créole, français, anglais. Durée des interventions: vingt (20) minutes. Les propositions de communication (300 mots) devront être accompagnées d'une brève biographie, des coordonnées postale et électronique des intéressés ainsi que leur institution de rattachement. Délai de proposition de communication: 30 avril 2007 à: Hugues Saint-Fort, Hugo 274@aol.com et Frantz-Antoine Leconte, fleconte@kbcc.cuny.edu.
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Promouvoir la formation professionnelle !
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Promouvoir la formation professionnelle !
Arriver à la reconstruction et à la relance du Groupe Consultatif sur la Formation Professionnelle dont le rôle est d'assurer la coordination unterinstitutionnelle du secteur, tel est l'objectif principal de la table ronde organisée ce lundi 26 mars 2007 par le MENFP en collaboration avec la BID et l'Union Européenne (EU). Au Karibe Convention Center, les débats ont porté sur la gouvernance du système national de la formation professionnelle.
« Le Groupe Consultatif sur la Formation Professionnelle (GCFP), à la relance duquel l'événement du jour est consacré, s'inscrit dans le droit fil des efforts visant l'aménagement d'un espace de gestion multipartite de la formation professionnelle. » Par ces mots, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, a procédé à l'inauguration de la table ronde organisée par son ministère.
Cette table ronde qui a réuni des partenaires du secteur privé des affaires, de la société civile et des agences internationales témoigne, selon le titulaire du MENFP, de leur intérêt à la question du développement de la formation professionnelle. « Il s'agit d'initier un dialogue fécond sur la question de la formation professionnelle et surtout de reconnaître la nécessité d'accorder leurs violons et de parler d'une seule voix lorsqu'il s'agit de la formation professionnelle », a fait savoir M. Bien-Aimé qui situe la mise en place du Groupe Consultatif sur la Formation Professionnelle dans le cadre d'une prescription du Plan National d'Education et de Formation (PNEF).
Plan qui demeure le principal instrument d'orientation pour le secteur de l'éducation, de la formation et la relance de la formation technique et professionnelle. « Le PNEF recommande le développement de dispositifs de partenariats incluant des organisations syndicales, des associations d'employeurs, les collectivités locales, les centres privés de formation, les organismes du secteur public impliqués dans la formation professionnelle et ces partenariats doivent notamment s'exercer à travers la mise en place de structures de gestion multipartite de la Formation professionnelle », indique le responsable du MENFP qui voit dans ce chantier initié en décembre dernier la manifestation du souci de donner corps à cette recommandation du PNEF.
Gabriel Bien-Aimé dit espérer que le GCFP va permettre d'assurer un meilleur ancrage dans le milieu des interventions déployées dans le secteur de la formation professionnelle. « Il doit, en particulier, oeuvrer à une meilleure correspondance entre l'offre de formation, les besoins du marché du travail et les aspirations des jeunes, en intervenant dans les registres tels que l'animation-promotion, l'orientation, la veille stratégique et la condition interinstitutionnelle », précise-t-il en promettant de prendre en compte les conclusions et recommandations qui seront dégagées des échanges.
Des panels
Deux (2) sessions distinctes ont été aménagées dans le cadre de cette table ronde: « la gouvernance de la formation professionnelle en Haïti: vers le renforcement du partenariat public/privé » et « le Groupe Consultatif sur la formation professionnelle: objectifs, contenu et agenda ». Le docteur Jean Joseph Moisset, membre du Cabinet et conseiller en éducation et développement des ressources humaines du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, Serge Blondeau du CIDE et Pierre Nesly Placide, directeur du Centre Polyvalent de Carrefour, ont animé, chacun à sa manière, le premier panel de réflexion. Kénold Moreau a fait office de modérateur.
Articulant son intervention titrée « Enjeux et défis de la gouvernance des systèmes de formation professionnelle: quelques considérations » autour de trois (3) points, le professeur Moisset a mis en relief certains aspects conceptuels de base en identifiant des repères théoriques relatifs à la gouvernance et aux modèles de gouvernance.
Il a examiné du même coup quelques enjeux et défis majeurs qui se posent, à des degrés variables, aux décideurs dans l'ensemble des organisations. Et celles des systèmes d'éducation et de formation en particulier aussi bien du secteur public que du secteur privé, dans les pays tant avancés qu'en développement, en faisant ressortir des tendances communes et des convergences même partielles.
« Parler de gouvernance, c'est parler de régulation, et la régulation est d'abord de caractère institutionnel, politique et normatif », souligne le spécialiste en éducation qui attire l'attention sur le fait que la gouvernance ou la régulation est un processus multiple et complexe, par la multiplicité de ses objectifs et aussi des acteurs, individuels et sociaux qui y interviennent.
Le Ministre de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement Rural, François Severin, Richard Buteau, de l'Association Touristique d'Haïti et Jean Paul Faubert de l'ADIH, ont animé le second panel de la première session. Thème récurrent: la gouvernance du système de formation professionnelle, axée sur un partenariat public/privé cohérent et judicieux. Le Dr Paul Saint-Hilaire, ancien recteur de l'UNIQ et membre du Cabinet du ministre des Affaires Sociales et du Travail, a joué le rôle de modérateur.
La deuxième et dernière session a eu pour thème "Le Groupe Consultatif sur la formation professionnelle: objectifs, contenu et agenda. Panélistes: Jacky Lumarque, recteur de l'Université Quisqueya, et Daniel Altiné, coordonnateur général du Programme de Formation professionnelle, UCP. Modérateur: Edgar Prévilon, de l'UNIQ.
La BID heureuse, selon Sophie Makonnen
« Nous voilà aujourd'hui rassemblés à la tenue d'une activité dans le cadre du Programme de Formation professionnelle financé par la Banque Interaméricaine de Développement à hauteur d'un prêt de 22 millions de dollars à l'Etat haïtien et par l'Union Européenne à hauteur d'un don de 5.6 millions d'euros », a, pour sa part, déclaré la représentante de la BID, Sophie Makonnen, qui croit que l'objectif de ce programme est d'améliorer l'employabilité des jeunes de 15 à 24 ans.
Pour Mme Makonnen, les principaux résultats attendus du programme sont: assurer que la formation répond aux besoins réels du marché et de la population, améliorer l'équité dans l'accès aux services de formation professionnelle améliorer la qualité de la formation professionnelle et renforcer la gouvernance et la gestion du secteur.
« La formation professionnelle a une particularité dans un système éducatif en ayant des liens étroits avec le marché du travail », indique la représentante de la BID qui croit, pour répondre à cet objectif, qu'elle doit s'ajuster et même être pro-active en prévoyant les besoins en matière de formation. Et dans la main-d'oeuvre des secteurs traditionnels.
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Le Réseau Francophone des Bibliothèques nationales numériques !
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Le Réseau Francophone des Bibliothèques nationales numériques s'ouvre aux pays du Sud, résolu à mettre à profit les possibilités qu'offre la numérisation pour donner à connaître et, parfois, reconstituer des patrimoines documentaires rares, fragiles ou dispersés issus de ces cultures. Avec l'appui de la Francophonie, les bibliothèques membres du Réseau présenteront à l'été 2008, à Québec, leur première réalisation, un portail commun de collections numérisées de presse francophone, destiné à évoluer ultérieurement vers un site commun offrant des fonctionnalités avancées de consultation.
Sous les auspices de l'Organisation Internationale de la Francophonie, les bibliothèques fondatrices du Réseau Francophone des Bibliothèques nationales numériques (Bibliothèque Royale de Belgique, Bibliothèque et Archives du Canada, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque nationale de Luxembourg, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Bibliothèque nationale suisse et Bibliotheca Alexandrina) et des experts provenant de bibliothèques nationales et patrimoniales de diverses régions du monde francophone se sont réunis à la Bibliothèque nationale de France le 9 mars 2007.
Ils ont préparé l'élargissement du Réseau aux bibliothèques des pays du Sud ainsi que la réunion plénière des bibliothèques nationales et patrimoniales des Etats-membres de la Francophonie, qui se tiendra dans les prochains mois, comme annoncé en septembre dernier au Sommet de Bucarest.
Les débats ont permis de mettre en évidence à la fois les investissements à réaliser, en termes de formation et d'équipements, et les potentialités qu'offre la numérisation pour le partage des ressources documentaires rares ou fragiles.
Il a été souligné, en particulier, que la numérisation permettra de reconstituer les patrimoines nationaux dispersés au Nord et au Sud et que le projet de bibliothèque numérique francophone offre un cadre approprié à cet effet.
Il a également été reconnu que les questions de formation à la numérisation revêtent un caractère prioritaire pour la réalisation et la poursuite du projet de bibliothèque numérique francophone.
D'ores et déjà, ayant constaté l'importance et le rôle central que peuvent jouer les collections numérisées de presse et de périodiques dans ce projet, les participants ont décidé de joindre leurs efforts en vue de la réalisation d'un portail commun, permettant l'accès à de nombreux titres de la presse francophone.
Celui-ci sera présenté à l'occasion des manifestations du 400ème anniversaire de la présence française en Amérique, qui se tiendront à Québec en été et à l'automne 2008, notamment le Congrès de l'IFLA et le Sommet de la Francophonie.
Ce portail, dans un deuxième temps, évoluera vers un site commun permettant un accès aisé et confortable aux collections francophones selon des critères de date, de thème, de région, par exemple.
La Francophonie apportera son aide, notamment à l'inventaire des collections de presse existantes, à la valorisation des ressources déjà numérisées et accompagnera l'acquisition de compétences en numérisation par l'amélioration et l'extension des outils existants de formation, sur place ou à distance.
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Améliorer la gestion des ressources en eau en HAITI !!!
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www.lenouvelliste.com
Améliorer la gestion des ressources en eau
Les menaces qui pèsent sur la ressource en eau en Haïti sont-elles d'origine naturelle ou anthropique ? Peut-on esquisser des solutions pour faire face à la pénurie d'eau ? Comment porter les partenaires du développement à élaborer des projets en faveur notamment des populations pauvres ? Autant de questions parmi bien d'autres qui ont apparu lors de la dernière journée du colloque organisé par l'Université Quisqueya (UNIQ). Et dont le discours de clôture a été prononcé par le ministre de l'Environnement, l'ingénieur Jean-Marie Claude Germain.
« Je vous assure que le Ministère de l'Environnement, sous ma direction, maintient le constant souci d'améliorer la gestion des ressources en eau et s'évertue continuellement à favoriser la coopération interinstitutionnelle et intersectorielle, pour mieux faire face aux grands défis qui menacent les écosystèmes aquifères du pays. » De l'Hôtel Montana où il procédait le vendredi 23 mars 2007 à la clôture du colloque international organisé par l'UNIQ sur la pénurie de l'eau, l'ingénieur Jean-Marie Claude Germain apprécie que cette initiative ait vu défiler les meilleures figures des différents milieux concernés par le phénomène.
Le titulaire du MDE s'enthousiasme qu'il s'est agi pour les spécialistes participant d'identifier les diverses composantes de la problématique, d'évaluer les écarts entre l'élément factuel, les postulats et hypothèses de travail, d'avancer des propositions de solutions devant étoffer les recommandations de circonstance. «Il me plaît de les en féliciter et de les signaler à l'admiration publique», indique M. Germain s'adressant aux organisateurs du colloque qui a réuni des représentants des grands corps de l'Etat, d'institutions locales spécialisées et d'agences internationales en vue d'agiter l'élément «eau» dans toute la magnitude de son importance pour la santé publique. Et le développement du pays. «Il ne vous a pas échappé, ajoute-t-il, le taux élevé d'incidence des maladies liées à l'absence d'une eau de bonne qualité, épouvantable conséquence des errances et erreurs accumulées dans la gestion, j'allais dire non gestion de la ressource.»
Vers le bilan hydrique de la Plaine du Cul-de-Sac
Jean-Marie Claude Germain dit saluer le pragmatisme de la lecture de la problématique par l'UNIQ, d'autant que la criante inadéquation entre la démographie galopante du pays et la disponibilité de la ressource en eau constitue l'une des grandes préoccupations du gouvernement en place. «La récente création, par nos soins, de la Direction de la Gestion des Ressources en Eau (DGRE), organe qui se veut un pur produit du Plan d'Action pour l'Environnement dont l'ambition affirmée est d'assurer aux générations présentes et futures un environnement sain et sûr, ainsi qu'une économie solide et prospère, en témoigne, s'il en est besoin», fait remarquer le numéro un du MDE qui fait état d'un certain nombre de mécanismes mis en train par son ministère et devant dans un premier temps conduire au bilan hydrique de la plaine du Cul-de-Sac dont les systèmes aquifères alluviaux sont reconnus absolument vulnérables, au double point quantitatif et qualitatif.
«Bien légitimement inquiet de la détérioration de l'environnement, le grand public, de plus en plus conscientisé à la problématique, est habité par la peur grandissante de consommer l'eau fournie par les Agences de l'Etat, avoue le ministre qui estime que cette peur, au niveau de la communauté urbaine de Port-au-Prince , frise ce que les maîtres du sérail ont baptisé : «le stress hydrique» produit au constat de l'utilisation de nos lits de rivière comme dépotoirs sauvages et la profusion des latrines dans le périmètre des sources de captage.
Attirant l'attention sur l'actuel déploiement des trente (30) premiers Agents de Surveillance Environnementale appelés à faciliter une meilleure gestion de nos écosystèmes, au niveau des différents bassins versants du pays, pour une pleine application de la trilogie : «Eau-Assainissement-Environnement», Jean-Marie Claude Germain croit que ce colloque, réalisé avec le plus admirable brio, tombe à point nommé pour raviver la détermination de l'Etat haïtien à conjuguer les efforts, dans le cadre d'un authentique partenariat public/privé qui fasse une large part à la réflexion scientifique à travers l'université, dans le sens des objectifs du Plan d'Action pour l'Environnement : freiner le déséquilibre écologique de notre pays et arrêter la déshumanisation de l'eau, fluide vital de l'environnement.
Le Professeur Evens Emmanuel, satisfait...
Le doyen de la Faculté des Sciences, de Génie et d'Architecture (FSGA) de l'UNIQ et responsable du Laboratoire de la Qualité de l'Eau et de l'Environnement (LAQUE), le docteur Evens Emmanuel, s'est dit satisfait d'avoir réussi le pari de réaliser ce colloque favorisant la réflexion pour une meilleure répartition et préservation de l'eau. Réflexion essentielle quand il s'agit de traiter du développement durable des sociétés.
Remerciant le MDE, les élus locaux, le fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), le Programme Hydrologique International de l'UNESCO (PHI), l'Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, le Programme des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), l'Institut Panos Caraïbe et la Fondation Haïtienne de l'Environnement (FHE) d'avoir, à un niveau ou à un autre, adhéré à l'idée de la tenue de cet enrichissant colloque, Dr Emmanuel indique que ce dernier aura permis la sensibilisation du public sur la pénurie de l'eau. Pénurie dont l'envergure fait appel au besoin d'intégration et de coopération renforcées. En vue d'assurer une gestion durable, efficace et équitable des ressources en eau au niveau local. «Ce colloque témoigne de l'efficacité de la coopération internationale», note Dr Emmanuel qui précise, et à raison, que l'université n'étant pas encore installée dans la conscience des gens, la présence des élus locaux était déterminante pour la réussite des actions à entreprendre tant pour faire face à la pénurie de l'eau que pour la protection de l'environnement.
Réformer la gouvernance de l'eau, selon le président de la FHE, Tanguy Armand
«L'UNIQ vient de faire un pas et passe le flambeau à la Fondation Haïtienne de l'Environnement (FHE) qui continuera à avancer jusqu'à porter les décideurs, les acteurs et les consommateurs de la ressource eau à se mettre d'accord pour la gérer efficacement pour le bien-être de tous», déclare, pour sa part, Tanguy Armand de la FHE. Il invite tous les acteurs à se joindre à la FHE du 2 au 4 avril 2007 au club Indigo (ancien club MED) sur la Côte des Arcadins où vont se poursuivre les débats sur la problématique de la non gestion des ressources en eau à travers le pays. «Il est venu le temps de réformer la gouvernance d'eau (Kabrit anpil mèt mouri nan solèy), de reconnaître l'eau comme un patrimoine collectif des Haïtiens», lance M. Tanguy qui plaide pour la protection de la qualité de l'eau et des écosystèmes aquatiques.
La Coopération internationale motivée...
De Nicolas Frelot (Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France) à Emile Tanawa (représentant de l'Agence Universitaire de la Francophonie pour la Caraïbe) qui a fait la synthèse du colloque en passant par Rony Bayard (UNICEF), Sarah Mathieussent Romain (BID), Denis Desille (Programme Solidarité Eau, France), Emmanuel Mgnikam (ENS de Yaounde), Christian Shoog (UNICEF), Amadou Moustapha Kamara (FAO), les représentants d'organisations et agences internationales oeuvrant en Haïti dans le secteur sont tous préoccupés par la problématique de la pénurie d'eau. Sans être exhaustif, le volume des actions de la coopération internationale est considérable. Par exemple, la BID met en place des programmes en province et aide au renforcement des moyens d'intervention des pouvoirs locaux, notamment dans l'Artibonite, en collaboration avec la Centrale Métropolitaine d'Eau Potable (CAMEP) et le SNEP (Service National d'Eau Potable). «Le PS-Eau fait un travail d'appui auprès de la coopération décentralisée, des ONG et des acteurs du secteur de l'eau avec une approche finalisée», indique Mme Mathieussent Romain de la BID.
De plus, la stratégie de l'UNICEF dans le secteur consiste à ouvrir des secteurs Eau, dans l'Ouest, l'Artibonite et Port-au-Prince à partir de 2008. «Le programme de coopération sur 5 ans comprendra la construction de latrines et la réforme du secteur eau», fait savoir M. Shoog plutôt confiant quant aux approches qui restent à définir.
«La mission du chercheur ne doit pas se limiter à un travail de laboratoire et de prospection analytique sur le terrain», fait remarquer, circonspect, un chercheur qui croit que l'expertise scientifique apportée par la recherche doit aller au-delà des diagnostics et de l'analyse des conséquences des défaillances des services publics. Favorables à une recherche haïtienne militante basée sur des approches écosystémiques, d'aucuns plaident pour une nécessaire articulation entre universités, collectivités territoriales de manière générale.
Les enseignements tirés de ce colloque pourraient permettre de se dessiner une gestion rationnelle de la ressource en eau, voire une évolution prometteuse du secteur.
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Journee Internationale de l'eau-HAITI
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En dépit de son potentiel hydrique relativement élevé, Haïti figure parmi une trentaine d'autres pays qui feront face en 2025 à une pénurie d'eau absolue, où la population pourrait être affectée par un stress hydrique». Par ces propos, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a procédé à l'inauguration du Colloque international organisé par l'UNIQ sur le thème «Faire face à la pénurie de l'eau».
Le chef du gouvernement et ancien recteur de l'UNIQ qui se rapporte au premier colloque tenu en 2002 autour du thème "La gestion intégrée de l'eau en Haïti» précisément après l'établissement des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) indique que la projection citée plus haut reposait en 2002 sur un ensemble de facteurs dont il faut évaluer la pertinence et les impacts actuels. «Ce sont le retrécissement de la couverture végétale estimée de nos jours à moins de 3% de la superficie du pays, la croissance démographique élevée (nous sommes maintenant à plus de 8 millions d'habitants), la diminution de la qualité des ressources en eau disponibles et la faible capacité d'Haïti à mettre en oeuvre des politiques et des programmes de gestion intégrée des ressources hydriques», s'alarme M. Alexis qui s'est dit perplexe, cinq (5) ans après l'établissement de ce navrant état des lieux et à une quinzaine d'années de l'échéance 2025.
Jacques E. Alexis assure que son gouvernement continuera de multiplier ses efforts de mise en oeuvre de politiques, de stratégies et de programmes en vue de repousser le spectre de la pénurie d'eau projetée. «Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, il vaut mieux prévenir que guérir», soutient M. Alexis qui saisit l'occasion pour faire état de ce qui est au centre des grandes préoccupations de son gouvernement: l'accès à l'eau potable des populations rurales et l'irrigation de l'agriculture haïtienne.
Le Premier ministre qui a cru opportun de (re)définir les grandes priorités de son gouvernement exprime sa volonté d'éliminer les privations absolues en milieu rural, telles que celles relatives à l'eau potable et aux autres services de base, en particulier l'éducation, l'assainissement, la santé. «Une vision stratégique pour la réforme du secteur de l'eau potable et de l'assainissement a été récemment élaborée», indique M. Alexis qui fait état de la détermination du gouvernement de promouvoir le développement agricole et rural en investissant dans l'irrigation dans une démarche intégrée de gestion des bassins versants.
La pénurie d'eau, un problème pour les populations...
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| March 23, 2007 | 10:41 PM |
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The World's Richest People ... Deaming to be among them !!!
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The World's Richest People
Edited by Luisa Kroll and Allison Fass 03.08.07, 6:00 PM ET
It has been a busy year for Forbes' team of fortune hunters. Strong equity markets combined with rising real estate values and commodity prices pushed up fortunes from Mumbai to Madrid. Forbes pinned down a record 946 billionaires. There were 178 newcomers, including 19 Russians, 14 Indians, 13 Chinese and 10 Spaniards, as well as the first billionaires from Cyprus, Oman, Romania and Serbia.
Ingenuity, not industry, is the common characteristic; these folks made money in everything from media and real estate to coffee, dumplings and ethanol. Two-thirds of last year's billionaires are richer. Only 17% are poorer, including 32 who fell below the billion-dollar mark. The billionaires' combined net worth climbed by $900 billion to $3.5 trillion. That equates to $3.6 billion apiece.
The average billionaire is 62 years old, two years younger than in 2005. This year's new billionaires are seven years younger than that. Of list members' fortunes, 60% made theirs from scratch.
In Pictures: The World's Billionaires
Within the ranks are simmering rivalries. Microsoft (nasdaq: MSFT - news - people ) founder Bill Gates, the world's richest man for 13 years, and his pal Warren Buffett, who holds the No. 2 spot despite enormous charitable donations, are quickly losing ground to Mexico's most-monied man, Carlos Slim Helú. Helú's net worth is up an astonishing $19 billion this year--the single biggest one-year gain in a decade--and is now just $7 billion shy of Gates and $3 billion less than Buffett. In Europe, Russia's mostly young, self-made tycoons are catching up to Germany's often-aging heirs and heiresses. Russia now has 53 billionaires (2 shy of Germany's total), but they are worth $282 billion ($37 billion more than Germany's richest). After a 20-year reign, Japan is no longer Asia's top spot for billionaires: India has 36, worth a total of $191 billion, followed by Japan with 24, worth a combined $64 billion.
India's rich are also marching toward the top of our rankings. Brothers Mukesh and Anil Ambani, who split up their family’s conglomerate in 2005, join Lakshmi Mittal, who heads the world's biggest steel company, Arcelor Mittal, among the world’s 20 wealthiest. India now has three in the upper echelons, second only to the U.S.
But even in such a prosperous year, 44 people dropped off the list for various reasons.
All our numbers are based on a snapshot of balance sheets taken on Feb. 9, the day we locked in stock prices and exchange rates. So the five executives who took their Fortress Investment Group (nyse: FIG - news - people ) public at 9:30 a.m. on that morning made the cut. Also on the list is Ernest Gallo, founder of E.&J. Gallo Winery, who died on March 6. But our numbers don't reflect the volatility that shook the markets three weeks later. Between Feb. 9 and March 2 the world's stock markets, as measured by the Morgan Stanley All Country World Local Index, fell by 3.7%. Some fortunes (those based on private accumulations of real estate, for example) didn’t feel a blip. But some suffered severe damage. One big loser was a Spaniard, Enrique Banuelos, whose fortune fell 30% in four days.
Are there billionaires we don’t know about? Surely, yes. For instance, we didn't uncover Ireland's Denis O'Brien, who pocketed $800 million in a junk bond offering, until 13 days after we'd locked in fortunes, so he is not reflected in the rankings.
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BRAVO WYCLEF JEAN, Haiti vous aime !!!
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La star planétaire haïtienne de la musique américaine, Wyclef Jean, a été invité mardi au Congrès des Etats-Unis, à Washington, pour témoigner sur les besoins de développement d'Haïti et pour solliciter une assistance accrue des Etats-Unis au pays le plus pauvre de la région.
Wyclef Jean, récemment désigné ambassadeur itinérant par le président René Préval, a été reçu par les membres de la sous-commission des affaires étrangères, chargée des affaires hémisphériques, au Congrès des États-unis.
Le rappeur et musicien haïtien, qui a gagné plusieurs prix d'excellence dont le prestigieux Grammy Award, a expliqué aux influents congressmen les difficultés auxquelles fait face le peuple haïtien, frappé par la pauvreté et l'analphabétisme.
Wyclef Jean, qui participait pour la première fois à une séance d'audition (un hearing) au Congrès américain, a mis l'accent sur le pourcentage très élevé d'enfants non scolarisés en Haiti.
Cependant, il a parlé d'espoir pour Haïti, vu le climat d'entente qui semble exister parmi les différents partis politiques pour faire avancer les choses.
« C'est la première fois de ma vie que je vois des partis politiques essayant de travailler ensemble main dans la main », a déclaré Wyclef devant la sous-commission des affaires étrangères du congrès.
Le chanteur et compositeur de renommée internationale a indiqué que son pays avait besoin d'assistance dans les domaines de l'éducation, du tourisme et dans d'autres secteurs socio-économiques vitaux pour l'avenir du processus de développement du pays.
Toutefois, Wyclef a précisé que les premiers qu'il aimerait voir agir, ce sont les Haïtiens eux-mêmes. Il pense que le pays doit mettre son artisanat au service de la cause du développement, puisqu'Haiti a des avantages comparatifs très intéressants dans ce domaine.
Wyclef croit qu'il faut également engager davantage les Haïtiens vivant à l'étranger dans le processus de développement du pays et faire en sorte qu'ils investissent davantage dans leur pays d'origine.
Il a convié les parlementaires américains à user de leur influence auprès de l'administration Bush pour que celle-ci mette en oeuvre aussi tôt que possible la loi HOPE qui permettra à Haïti d'exporter vers les Etats-Unis des produits dérivés du textile sans payer de droits de douane.
Cette loi a déjà été votée par le Parlement américain et signée par le président Bush. Toutefois, avant la mise en application effective de cette loi, l'Exécutif américain doit vérifier si les conditions objectives de son application, dans le pays bénéficiaire, sont réunies.
Wyclef a conclu sa déclaration en invitant, dans son style à lui, les congressmen à augmenter l'aide américaine à Haïti.
« Vivre pour soi-même, c'est vivre égoïstement, mais vivre pour les autres, c'est vivre éternellement », a déclaré Wyclef faisant des vers en anglais, rimant égoïstement ( selfishly) avec éternellement ( eternally) .
Selon le Miami Herald, les membres du Congrès se sont confondus en éloges pour le fils de la Croix- des - Bouquets devenu superstar mondiale.
« Nous avons besoin davantage de gens comme vous », a lancé le congressman démocrate du New Jersey, Donald Payne.
Le président de la sous-commission des Affaires étrangères, le démocrate de New York, Eliot Engel, a souligné le fait que la présence de Wyclef a incité un nombre plus important de congressmen à assister au hearing.
« Parfois, nous avons des problèmes pour convaincre des congressmen à assister à nos auditions », a dit le chairman Engel. « Cependant, en raison de votre présence, tout le monde veut assister », a confessé à Wyclef le puissant chairman de la sous-commission des affaires étrangères, chargé des affaires hémisphériques, Eliot Engel.
Wyclef Jean, qui a témoigné seul, semble avoir fortement impressionné les congressmen tant du côté des Démocrates que des Républicains.
« Mon dieu (my God), vous avez de grandes idées », s'est exclamé le congressman républicain de l'Indiana, Dan Burton.
Fait inhabituel souligné par le correspondant de McClatchy Newspapers à Washington, Pablo Bachelet, un officiel de premier rang de l'agence américaine pour le développement international (USAID), Adolfo Franco, qui devait également être entendu, a été relégué au second panel.
Adolpho Franco est le principal représentant de l'USAID pour toute l'Amérique latine. Il décide sur des millions et des millions de dollars d'assistance pour la région. Mais le Congrès avait préféré donner la priorité à Wyclef.
Le journaliste américain a souligné que Wyclef était élégamment vêtu, en cravate, quand il est arrivé mardi au Congrès américain.
A une question des journalistes relative au fait qu'il a dû porter une cravate tandis que les stars comme lui aiment surtout s'habiller en tenue cool, décontractée, Wyclef a répondu ce qui suit :
« Ce que nous avons appris en grandissant dans le monde du hip-hop, c'est que si j'ai 36 ans, je ne peux pas agir comme si j'en avais 21 », a-t-il dit.
« Ma mère me 'tuerait' si je devais me présenter devant le Congrès en... jeans », a plaisanté Wyclef.
Celui que les critiques présentent comme l'une des plus grandes figures du rap et du hip-hop américain avait déjà épaté les membres du Congrès au tout début de l'année quand il avait performé à l'occasion de la prise de contrôle du Congrès par les Démocrates. Wyclef avait même dansé avec la femme la plus puissante de Washington actuellement, le 3e personnage de l'État Fédéral américain, Nancy Peloci, présidente de la Chambre des représentants.
Wyclef Jean est le fondateur de Yélé Haïti, une fondation dédiée à la cause des enfants et exécutant des projets à caractère humanitaire en Haïti, sa terre natale, dont il n'a cessé de faire la promotion.
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Digicel Group Ltd Launches the Digicel Haiti Foundation
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Hi every body,
Port au Prince, Haiti -- March 7, 2007 --
Ten months since its launch in Haiti, Digicel Group Ltd, announced the establishment of the Digicel Haiti Foundation, a new non-profit organization solely dedicated to helping build strong, sustainable communities and fostering economic growth across Haiti.
With a firm focus on Education, the Digicel Haiti Foundation has made an initial commitment of rebuilding 20 primary schools, two in each district of Haiti, and was inaugurated today with a special ceremony to mark the completion of the Foundation's first project -- the rebuilding in record time of the Ecole Mixte Lageho, a primary school in the Hurricane ravaged Pont Janvier rural community of Thomazeau through the combined effort of Digicel staff and community members.
Denis O'Brien, Digicel Group Founder and Chairman and Digicel Haiti Foundation Patron, was joined at the ceremony by Prime Minister of Haiti, Mr. Jacques Edouard Alexis and Mr. Gebriel Bien-Amie, Haiti's Minister of Education, to officially open the newly built and fully furnished primary school.
Welcoming the launch of the Digicel Foundation Minister Gebriel Bien-Amier added, "Since just ten months from Digicel's launch here in Haiti, this dynamic company has put in motion a veritable telecommunications revolution and set new standards across every aspect of their business. We are confident that given their track record here in Haiti and across the Caribbean that the company is now raising the bar in social investment that will challenge other organizations to follow suit."
Built in partnership with Food for the Poor (Haiti), the new Ecole Mixte Lageho has six separate classrooms allowing for the number of students attending the school to expand from 40 to 240 and the number of teachers from three to seven. Additionally, the Digicel Haiti Foundation is providing the young children with breakfast and lunch on each day of class.
"As a core value, Digicel believes that as we grow our communities should grow with us," said Digicel Chairman Mr. Denis O'Brien. "Today is the first step in what promises to be a long and rewarding journey. Digicel Haiti Foundation is determined to make a difference and play a positive role in people's lives in Haiti and is a way of saying 'Thank You' for the tremendous warm welcome and support we have received from the people of Haiti. "
"Though the Foundation will be involved in all areas of social development, a keen focus will be on youth Education. The rebuilding of Ecole Mixte Lageho has already gone a long way in lifting community spirit and inspiring new hope for the future of the children who are ultimately the future of Haiti," added Denis O'Brien.
The Executive Board of the Digicel Foundation is almost entirely staffed by Digicel employees. According to Ms. Josefa Gautier, CEO of the Digicel Haiti Foundation, "A decision was made early in the process that the best people to drive the Foundation were Digicel staff members themselves. We wanted communities to not only benefit from the financial support of the Foundation but also from the skills, team work and dedication of our extraordinarily committed staff so that our contribution would be sustainable."
Digicel launched in Haiti in May 2006 and to date has invested more than US$260 million, which represents the largest ever corporate investment made by an international company in Haiti. Digicel Haiti recorded a milestone of one million customers in December 2006 and directly employs 650 staff members.
Source: digicelgroup.com
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Digicel s'implique AN GRAN JAN dans l'Education en Haiti en lançant la Fondation Gigicel Haiti !
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Salut à tous.
UN GRAND BRAVO POUR DIGICEL.
UN EXEMPLE A SUIVRE !
COMCEL / VOILA ; HAITEL ... FE NOU WE NOU !
Message :
Le Groupe Digicel avec à sa tête l'Irlandais Denis O'Brien a lancé officiellement ce lundi à Thomazeau, dans une localité appelée Pont Janvier, la Fondation Digicel Haïti au cours d'une cérémonie qui a réuni le Premier ministre haïtien, Jacques-Edouard Alexis, le ministre de l'Education nationale et de la Formation Professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, l'ancien président haïtien, l'ex-général Prosper Avril, le PDG de Digicel Haïti, Ghada Gebara et ses collaborateurs.
Tapis rouge, remise de fleurs, propos et chants de remerciements, déjeuner, etc, ont ponctué cette cérémonie de lancement qui marque également l'inauguration du nouveau bâtiment de l'Ecole Mixte Lageho. Fondé depuis quatre ans, par Estéphène Exulien, cet établissement scolaire qui abritait une cinquantaine d'enfants et professeurs était une vieille bicoque en terre battue, clôturée en tôle où les installations éducationnelles et sanitaires faisaient cruellement défaut.
Aujourd'hui, grâce à la Fondation Digicel en partenariat avec l'organisation ''Food For the Poor'', cette école communale est dotée d'un local flambant neuf avec 6 salles bien meublées, une salle d'attente, une bibliothèque et un bloc sanitaire. Elle peut recevoir environ 240 élèves, 7 professeurs. Les enfants auront droit à un petit déjeuner et un déjeuner les jours de classe. Cette école, autrefois gérée par les habitants de la localité, sera à partir de l'inauguration prise en charge par l'Etat haïtien.
Face à tant de générosité, les représentants du pouvoir public, les dirigeants de l'école, et les élèves dudit établissement ont chacun à leur façon exprimé leur gratitude vis-à-vis de leur bienfaiteur. Les enfants ont, en cette occasion, présenté des fleurs au fondateur de la Fondation Digicel, Denis O'Brien, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, à la directrice exécutive de la Fondation Digicel Haïti, au ministre de l' Education nationale, Gabriel Bien-Aimé.
Dans son allocution de circonstance, ce dernier a remercié et félicité la Digicel et Food For the Poor pour cette réalisation. Le ministre Bien-Aimé a exprimé sa volonté d'encadrer les les dirigeants de l'école notamment en assurant la formation continue de ses enseignants et en facilitant l'accès des écoliers aux manuels scolaires, aux uniformes, kits et cantines scolaires. Le ministre en a profité pour appeler tous les citoyens, les organismes locaux et internationaux à faire de l'éducation une priorité dans leurs engagements sociaux vis-à-vis du pays.
De son côté, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, se dit surpris par un tel accueil. Ceci témoigne du besoin de la population pour l'éducation qui, croit-il, demeure au coeur de préoccupations de la société haïtienne. Cette préoccupation est en droite ligne avec le discours du président René Préval et la déclaration de politique générale du gouvernement que je dirige, avance-t-il. Continuer >
Le Premier ministre a remercié la Digicel pour son implication dans ce projet. Il formule le voeu que la fondation continue d'encadrer cette école pour que l'éducation qu'elle délivre soit une éducation de qualité. Une éducation qui porte les enfants à devenir de vrais citoyens ; une éducation qui les porte à aimer leur pays et leurs prochains; une éducation orientée vers la construction de la paix pour que le pays sorte enfin du climat de violence qui le caractérise actuellement.
Reprenant les propos du ministre de l'Education nationale, il a invité les autres entreprises du pays à faire sien l'engagement social de la Digicel.
Le numéro un du Groupe Digicel, Denis O'Brien, très touché par la présence du Chef du gouvernement haïtien et du titulaire du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, n'a pas caché sa satisfaction d'avoir contribué à améliorer les conditions des élèves de l'Ecole Mixte Lageho. Il a salué ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet, particulièrement Mme Joséphat Gauthier, directrice exécutive de la Fondation et son équipe, M Estéphène Exulien le directeur fondateur de l'école, M. Michel Pun, etc.
Fort de son implication dans l'éducation comme vecteur prioritaire de son engagement social, le chairman du Groupe Digicel a promis de construire 20 écoles en Haïti, à raison de 2 écoles par département, dans les prochains 12 mois. « C'est une façon pour nous de remercier le peuple pour ce chaleureux accueil qui nous a été réservé », a déclaré Denis O'Brien qui est également président d'honneur de la Fondation Digicel Haïti.
La directrice exécutive de la Fondation Digicel Haïti, pour sa part, a voulu mettre l'accent sur le caractère particulier de cet événement. "Nous ne nous lançons pas seulement une fondation, mais un lieu privilégié où va s'élever un édifice humain pour la société de demain. C'est à l'école et par l'éducation que notre jeunesse apprendra à développer sa personnalité, ses talents et qu'elle assouvira son besoin de reconnaissance, il est donc déterminant pour notre avenir que nos jeunes ne ratent pas cette première manche. Car de leur formation, découlera l'avenir de notre nation", a déclaré Mme Joséphat Gauthier.
Après le discours des différents intervenants à cette cérémonie, le Premier ministre, Jacques-Edouard Alexis, ; le ministre de l'Education nationale, Gabriel Bien-Aimé ; le président d'honneur de la Fondation Digicel Haïti, Denis O'Brien ; la directrice exécutive de la Fondation, Joséphat Gauthier, et le directeur de l'Ecole mixte Lageho ont procédé à la coupure du ruban donnant accès officiel au nouveau bâtiment.
Ces autorités ont aussi procédé au dévoilement de deux plaques commémoratives mettant en relief les réalisateurs de ce projet. Après, Le Conseil Exécutif de la Fondation Digicel, constitué essentiellement des employés de la compagnie, a accompagné les invités et la presse pour une visite guidées du nouvel établissement.
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Femmes Haitiennes, suite... Henriette Saint-Marc !
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Connaissez-vous?
17..(?) - 1802 ...
Fallait-il être insouciante, révolutionnaire convaincue, femme désespérée, pour faire montre face au danger d'un courage aussi singulièrement tenace? La naissance, le parcours, la parenté ainsi que les affiliations sûres d'Henriette Saint-Marc affectent l'allure d'un impénétrable mystère. Le peu dont aujourd'hui encore nous nous voyons tenus de nous accommoder, est qu'elle était une jeune femme de Port-au-Prince, au demeurant modeste, simple «que l'on voyait passer à la rue d'Orléans, à la rue d'Aunis et parfois à la rue des Casernes devant les Casernes des anciens régiments d'Artois, de Guyenne et de Normandie.»(1)
Et c'est cette jeune femme dont la séduction et la grande beauté ne manqueront point d'admirateurs qui se retrouvera à partager l'intimité des soldats français en échange de quoi, leur sont soutirées de la poudre et des munitions... On ne sait non plus comment la duplicité d'Henriette Saint-Marc fut découverte. Accusée d'avoir envoyé de la poudre aux insurgés de l'Arcahaie, peu après la déportation de Toussaint Louverture, «elle fut arrêtée et aussitôt condamnée à la peine de mort. Arrachée de la prison, elle fut placée entre deux pelotons de carabiniers européens, et conduite, suivie de son cerceuil, sur la place du marché, vis-a-vis de l'église. A dix heures du matin, en présence d'un peuple immense, une potence fut dressée sous ses yeux. Elle monta sur l'échafaud avec courage. Quand son cadavre se balanca dans l'air, un cri lugubre, des sanglots éclatèrent dans la foule. Les femmes abandonnèrent le marché, saisies d'horreur...»(2)
(1) Dantès Bellegarde, op. cit. pp226-227.
(2) Thomas Madiou, op.cit, Tome II, p394.
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Femmes Haitiennes, suite... SANITE BELAIR !
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Et maintenat, disons quelque chose sur SANITE BELAIR !
1781(?) - 1802
D'humeur intrépide et persuasive, jalouse et d'une grande ambition, on a peu de mal à se représenter Sannite Bélair, autrement que partagée entre le confort d'une vie d'épouse adorée et l'irrésistible attrait des incessantes luttes politiques qui conduiront à 1804.
annite, surnom de Suzanne, est une jeune affranchie originaire de Verrettes qui épouse en 1796(97) Charles Bélair, neveu, aide de camp et lieutenant bien en vue de Toussaint. C'est en 1802, dans les retranchements escarpés des Matheux, théâtre, plus de deux mois durant de cette prise d'armes de son époux (entre-temps promu général) contre l'expédition Leclerc, que cette jeune femme, révélant un étonnant mélange d'énergie et des plus incompréhensibles faiblesses, va se signaler, pour la première fois, à l'Histoire. Le succès d'une telle entreprise (dont l'on se plaît si souvent à mettre la hâte sur le compte d'une ambition démesurée de ses instigateurs), tributaire en grande partie d'une coalition des forces insoumises à l'armée expéditionnaire, c'est dans ce travail de rassemblement et d'ameutement nécessaire que l'on verra d'abord, s'il faut en croire certains, se distinguer Sannite, assistant inlassablement et presque en tout son époux, et ne laissant de faire montre d'un tel acharnement... qu'elle finira, dit-on, par figurer comme l'âme même de la conjuration.
Dès les débuts de cette prise d'armes cependant, n'échappant nullement à l'atmosphère et aux couleurs aguerries de son temps, vindicative et inexorable ne manquera pas non plus de se révéler Sannite. Un des chefs d'accusation plus tard retenu contre elle n'est-il pas, au demeurant, l'ordre d'exécution, pour le moins sommaire, de ce jeune secrétaire blanc soupconné d'espionnage et dont, ainsi qu'il en avait été également d'autres généraux indigènes, s'était vu suspicieusement affublé Charles Bélair. En route, en effet, pour les mornes de l'Arcahaie, «ils n'avaient pas parcouru un espace de cents toises que la citoyenne Sannite (...) qui partageait contre les Blancs toute la haine de son mari, déclara hautement qu'elle ne voulait pas donner des soins plus longtemps» à ce jeune Blanc. Ce dernier «tué à coups de sabre par les soldats de la huitième», les autorités n'en publièrent pas moins après que «Sannite, la brigande, avait de ses propres mains, sabré ce jeune blanc.»(1)
Son caractère altier et ses insurmontables caprices ne manqueront visiblement point d'avoir des suites fâcheuses. On rapporte, en effet, qu'elle dut à son humeur seule la défection du colonel Larose lequel, ancien chef de bataillon de la huitième, avait fini, comme convenu, par rejoindre à la tête de ses troupes l'insurrection dans les Cahos. Furieuse que les soldats de la huitième aient laissé s'échapper une mûle qui transportait ses effets personnels, Sannite s'en serait pris à Larose d'une telle maladresse, jusqu'à se laisser aller, au cours d'une vive dispute, à le gifler, compromettant ainsi toute chance contre l'ennemi. On s'accorde également à mettre l'insuccès de Belair sur le compte d'un moment de faiblesse de sa femme qui «aussitôt après les premiers jours de l'insurrection, ne se sentait pas le courage de supporter les fatigues et les privations qu'on éprouve dans les montagnes»(2).
Quelques mois donc après ce soulèvement, lors d'une attaque surprise de Faustin Répussard au Corail-Mirrault où, Charles Bélair parti en quête de renforts et de munitions, reste cantonnée une partie des troupes, Sannite est faite prisonnière. Désespéré et ne trouvant pas mieux que de se résoudre à partager la captivité de sa femme, Bélair se rend. Répussard les livre à Dessalines, alors au service de l'armée expéditionnaire, et dont l'ambition, du reste, prenant déjà ombrage de l'évolution de ce jeune et trop fougueux général, les expédie sous bonne garde à Leclerc, non sans prendre soin, toutefois, de les accompagner d'une lettre les accusant ferme(3).
Là encore se révélera fatale l'influence de Sannite. Cette femme que «cette existence errante des bois effrayait», parvint à force d'abondantes larmes à convaincre son mari qui projette une évasion, d'accepter de se soumettre à la justice de Leclerc dont elle espère naïvement la clémence. Ils sont condamnés six heures après leur arrivée au Cap: «La commission, considérant le grade militaire de Charles et le sexe de Sannite, son épouse, condamna ledit Bélair à être fusillé et ladite Sannite, sa femme à être décapitée». Le jour de l'exécution, le 5 octobre 1802, Sannite, qui répugnait à mourir autrement qu'en soldat, exigea et obtint, non sans peine, de ses bourreaux d'être fusillée : «Quand on le plaça devant le détachement qui devait le fusiller, il (Charles Bélair) entendit avec calme la voix de son épouse l'exhortant à mourir en brave. Au moment qu'il portait la main sur son cœur, il tomba, atteint de plusieurs balles à la tête. Sannite refusa de se laisser bander les yeux. Le bourreau, malgré ses efforts, ne put la courber contre le billot. L'officier qui commandait le détachement fut obligé de la faire fusiller.»(4)
(1) Madiou op. cit, Tome II, p362
(2) Madiou op. cit, Tome II, p404
(3) Claude et Marcel B. Auguste s'appliqueront à prouver que, dans cette affaire, l'attitude de Dessalines, qui s'était par ailleurs empressé d'obtenir de Leclerc le mandat de mener la poursuite de Bélair, s'explique beaucoup plus par la ruse. Dessalines, qui jouait déjà le double jeu et qui en réalité pour avoir été en contact avec les principaux généraux noirs de l'Armée, était au fait du mouvement général d'insurrection, aurait seulement alors sacrifié le couple Bélair pour noyer les éventuels soupcons de Leclerc. (Claude et Marcel B. Auguste, L'Expédition Leclerc, 1801-1803, pp211 et suiv.)
(4) Madiou, id.
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Femmes Haitiennes, suite... Victoria Montou dite Toya !
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Et que dire de Victoria Montou dite Toya?
Esclave de l'habitation des Cahos, cette compagne d'armes de Dessalines aurait sans doute vu son nom sombrer complètement dans l'oubli si, pour avoir été à maintes reprises en sa présence et subi comme une fascination de sa personne, un médecin de l'époque, Jean-Baptiste Mirambeau, n'avait cru bon, pour la rappeler à la mémoire, d'en coucher quelques mots.
D'un tempérament réfractaire, nullement émoussé par le côtoiement des pires conditions d'un travail servile et humiliant, Victoria Montou, femme énergique s'il en fût, s'en trouvera astreinte quotidiennement au plus rude des labeurs d'alors: celui des champs. Son meilleur ami était un esclave nommé Jean-Jacques. Celui-ci, d'un profil aussi rêche que le sien, était avec elle d'une telle intelligence, nous dit-on, que leur maître d'alors, prenant ombrage d'une situation que risquait de rendre tôt ou tard périlleuse cet abouchement répété de gens pareillement insoumis, trouva mieux son compte à se débarasser d'elle en la transférant à l'habitation Déluger.
Là, curieux de voir cette femme esclave dont il était si souvent question dans ses conversations, Mirambeau se décide un jour à l'aller rencontrer aux champs : «(...)à la tête d'environ cinquante esclaves, se trouvait Toya, ayant à la main une faulx, sur une épaule une houe et un couteau à indigotier suspendu à la ceinture de son caraco(...). Sur le commandement de Toya, une partie est envoyée au déboisement, une autre au labourage, d'autres à récolter et à mettre dans de grands paniers des céréales.(...) Elle a la voix timbrée, ses commandements sont identiques à ceux d'un général.»
Quelques années plus tard, et toujours à Déluger, la même Toya, une fois de plus, se fera remarquer de Mirambeau, mais cette fois-ci, dans l'agitation et l'euphorie d'une rébellion qu'un régiment, supérieur en nombre, se fait fort de contenir : «Ce petit quantum de révoltés, sous le commandement de Toya, a été vite cerné et fait prisonnier par le régiment. Durant la lutte, Toya se sauve poursuivie par deux militaires; un corps à corps eut lieu entre eux et Toya; l'un d'eux a été grièvement blessé par Toya et l'autre, aidé de quelques autres militaires arrivés à temps, Toya est prisonnière.» A l'interrogatoire qui ne manque pas alors de suivre, Toya, harcelée sans doute, aurait fait l'aveu, qu'ils ne faisaient, ainsi armés et sur pied de rébellion, que répondre à l'appel d'un certain Jean-Jacques, leur chef.
Y a-t-il identité entre ce Jean-Jacques et Dessalines? La relation de Mirambeau à qui l'occasion, nous le verrons, sera offerte, plus tard et en de toutes autres circonstances, d'approcher de plus près encore Victoria Montou, le laisse clairement entendre. En effet, en 1805, peu après l'établissement de l'empire, alors que l'état de santé de Toya laissait à craindre le pire, il fut appelé à son chevet chez l'empereur Dessalines même qui, éploré et demandant secours, la lui aurait alors présentée comme étant sa parente : «Cette femme est ma tante, soignez-la comme vous m'auriez soigné moi-même elle a eu à subir comme moi toutes les peines, toutes les émotions durant le temps que nous étions condamnés côte à côte aux travaux des champs». Il n'y parvint visiblement pas; Toya mourut le jour même, le 12 juin 1805 et fut inhumée le lendemain.
Notre auteur, au témoignage duquel nous devons dans notre mémoire une Toya, par contre toujours vivante, en prenant, en traits hâtifs mais si évocateurs, le soin extrême de retracer pour nous le parcours du convoi funèbre de la barrière du palais au cimetière proche, nous offre aussi le privilège inespéré de pouvoir revivre pleinement les derniers moments sur terre d'une femme dont le moins qu'on puisse dire aujourd'hui de sa personnalité est qu'elle était d'une remarquable tonalité : «Huit brigadiers de la garde de l'empereur portaient alternativement le cadavre. Madame Dessalines entre deux sous-officiers conduisait le convoi(...) Madame Dessalines était vêtue de noir».
* Tiré de : Jean-Baptiste Mirambeau, Victoria, dans Le Document, no.2, Février 1940, p107.
All the best !
Osée Résidor
From Haiti.
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De notoires anonymes !
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Après Anacaona, c'est le tour des notoires anonymes. Vos allez pouvoir découvrir certaines d'elles.
Alors, BONNE LECTURE !
De notoires anonymes !
- Soit-on y voir une particularité du moment, un sentiment qu'aurait l'homme de l'opportunité de cette aide ponctuelle; ira-t-on jusqu'à avancer que «l'égalité des sexes(...) est un élément essentiel de la vie domestique chez les esclaves»(1), l'active participation de la femme, sa présence continue aux côtés de l'homme à certains moments-clés des pages de notre histoire, paraissent, au premier regard, cependant d'une évidence incontestable. En effet, bien que ne soit signalé aucun nom de femme à une place décisive, dans un rôle déterminant sur l'échiquier houleux des rapports coloniaux, il n'en demeure pas moins qu'à l'encontre d'un amorphisme plutôt marqué des périodes ultérieures, se distingueront à la postérité quelques-unes qui, pour s'être illustrées dans des rôles ne tenant en rien de leur apanage traditionnel de femme, verront leurs actions rangées, avec raison, à l'ombre des hauts faits de l'homme certes, mais d'un apport non moins reconnu et probant.
A côté de ces quelques noms, non moins considérable, évidemment, sera la contribution d'une immense majorité anonyme et tenace. Déjà dans le marronnage, «le rôle des femmes fut important,(...) autant d'ailleurs que dans la vie coloniale en général.(...) Le nombre des femmes en fuite est loin d'être un apport négligeable au marronnage. Il est de 15 à 20%, ce qui est considérable, compte tenu du nombre de femmes importées d'Afrique (le pourcentage d'hommes amenés d'Afrique a toujours été plus grand que celui des femmes)... On rencontre nombre de femmes dans les échappées en groupe (les négresses d'ailleurs organisaient leur marronnage seulement entre femmes). Le groupe en fuite tâchait d'obtenir la compagnie de femmes, utiles pour piler le mil et tant de travaux domestiques.» (2)
Plus tard, pendant la guerre de l'indépendance, elles prennent «une part active à la révolte(...). Nous trouvons la femme sur les champs de bataille aux côtés de l'homme, payant de son sang la liberté du sol. Dans les villes, elle conspire comme ses frères, sa beauté lui permet d'obtenir des renseignements précieux qu'elle transmet aux insurgés, elle n'hésite pas au péril de sa vie à cacher des armes et des fugitifs traqués. Circulant plus librement, elle sert de messager et de cantinière.(...)Au moment de l'insurrection générale des esclaves, femmes et enfants participèrent aussi bien que l'homme à la lutte sans merci (...) La femme ne se contenta pas de rivaliser de bravoure avec le soldat. A l'arrière, elle se dépensa sans compter, soignant les malades, les blessés, empêchant bien souvent les répresailles de la guerre..» (3)
«Ce fut au milieu de ces grandes calamités... qu'éclatèrent avec plus d'énergie la charité et le courage des femmes noires et de couleur.(...) Les Blancs ayant presque abandonné les malades à leur sort (...), ces femmes de Saint-Domingue firent appel à leurs seules connaissances. Elles allèrent jusque dans nos montagnes, au prix de mille difficultés, recueillir les herbes qu'elles croyaient propres à arrêter le cours de la maladie (...) L'une d'entre elles, la Veuve Cotin, fit tant de bien, qu'on l'appella «la bienfaitrice du genre humain»(...) Grâce à ces femmes compatissantes, à ces esclaves de la veille, qui n'avaient pourtant reçu aucune notion d'humanité, et qui auraient pu pousser les leurs à prendre les armes, le sort des malades s'améliora. Grâce à leurs remèdes, beaucoup de Francais purent revenir à la vie... Elles furent d'un si grand secours pour l'armée qui perdit, chose étrange, sept cents médecins, que le général Leclerc fut forcé de | |