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Des bébés... à la chaîne
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Des bébés... à la chaîne

A Lascahobas et dans le « pays en dehors » on conçoit des enfants à la chaîne. En dépit de la misère. On n'a pas encore conscience de l'urgence de planifier les naissances.

Les cheveux roux, le bedon proéminant, le regard perçant, Ti blanc, 2 ans, dévale à vive allure une monticule rocailleuse. Nu comme un verre, le bambin, haut comme trois pommes, s'empresse d'aller partager un morceau de pain que son frère jumeau ,Ti Noir, vient d'acheter à la boutique d'à côté.

Copains comme cochon, les frangins, recouverts de boue, se partagent ce qui est leur premier repas de la journée alors que le soleil était déjà à son zénith. Pas de bol en revanche pour Chapoute, leur aînée, qui, triste, hébétée, s'est contentée de regarder ses frères engloutir cette ration qui est loin d'apaiser leur faim.

A Cité Benoît Batraville, à Lascahobas, où ils vivent, dans un taudis qui se tient à peine debout, ces enfants de la misère sont des « célébrités » sic.

Entre sarcasme et appel du pied suggérant que ces enfants soient pris en charge ou adoptés, la mère, Kenise Armand, rentre à la maison. Enceinte de 6 mois, cette jeune femme de 28 ans, une cigarette à la main, explique qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour nourrir ses enfants.

« Je vends de l'eau au marché afin de prendre soin de mes 5 enfants. Leur père, les a abandonnés », poursuit-elle le regard chargé de récriminations.

Et pour cause. Son compagnon, Jod, un cireur de chaussures, après des années de concubinage, l'a répudiée. « Il a dit que je suis une femme aux moeurs légères », se lamente-t-elle, inquiète à l'idée que la faim n'emporte un de ses enfants dans la tombe.

Dans cette commune du bas Plateau Central, la malnutrition est à l'état endémique, confirme le docteur Louismé Martino, de l'hôpital Zanmi Lasanté.

Un facteur parfois favorable au développement d'autres maladies puisque le système immunitaire est fait de protéine, argumente-t-il.

Parallèlement, « il faut poser la question de la responsabilité de l'Etat dans la planification des naissances », estime un spécialiste en planification qui opte aussi pour la responsabilisation des parents, surtout les hommes, vis-à-vis de leur progéniture.


« Il est en Haïti trop simple pour l'homme d'engrosser des femmes et ne pas assumer après ses responsabilités. Des responsabilités contournées, surtout quand il s'agit d'union libre ou le plaçage estimé à 53.1 % en milieu rural », argumente-t-il.

Rappelant la responsabilité de l'Etat qui se doit de réprimer et de corriger les dérives de ses administrés, ce spécialiste se moque au passage de ce qu'il appelle « l'hypocrisie bureaucratique ».

« On multiplie les conférences internationales, les déclarations de principe sur le droit des femmes, des enfants. Mais, dans la réalité, ils croupissent dans la misère. Une misère consécutive aussi à l'absence de planification au sens large et des naissances en particulier », s'insurge-t-il.

Selon lui, le ministère de la Planification et celui de la Santé publique doivent apporter des réponses en termes de contrôle des naissances.Des réponses urgentes car le temps presse.

Alors que les ressources s'amenuisent, en 2003 le Recensement général de la population et de l'habitat révélait qu'Haïti comptait 8.373 750 habitants.

Une population susceptible de doubler d'ici à 2020 si rien n'est fait, selon les projections de certains experts.

L'histoire de Kenise Armand, la mère de Ti Blanc, est évocatrice. Oublié, « le pays en dehors » où vit environ 59.2 % de la population conçoit des enfants à la chaîne. En dépit de la misère...




June 30, 2007 | 3:44 AM Comments  0 comments



Haiti - La malaria, un problème de santé publique
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La malaria, un problème de santé publique

Les départements de l'Artibonite et du Centre sont les plus performants en matière de lutte contre la malaria au cours de ces dernières années. Malgré les progrès enregistrés dans ces deux régions, le paludisme est en progression dans le pays. «De 2001 à 2006, la maladie a augmenté de 30% en Haïti», a révélé le Dr Anriette Charier, représentante de l'OPS-OMS en Haïti, lors de la commémoration de la première journée nationale de la malaria ce jeudi à l'hôtel El Rancho.

Pourtant, il y a six ans, dans le cadre des objectifs du millénaire en matière de santé, les autorités haïtiennes avaient pris l'engagement de faire baisser la malaria à 50% en 2010 et à 75% en 2015. «Haïti risque de ne pas pouvoir atteindre cet objectif si les autorités ne mettent pas des bouchées doubles», a averti la représentante de l'OPS-OMS.

Les responsables du ministère de la Santé publique, de la Fondation Sogebank, du ministère de l'Environnement et d'autres institutions impliquées dans la lutte contre la malaria estiment que l'objectif fixé dans le cadre de cette lutte est encore à leur portée.

Le directeur exécutif de la fondation Sogebank, Dr Emile H. Charles, prône une lutte concertée entre Haïti et la République dominicaine contre la malaria. La république voisine est aussi frappée de plein fouet par le paludisme. «Les deux pays doivent trouver une solution commune au problème de la malaria», a-t-il recommandé.

Cette recommandation a été accueillie favorablement par le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPPS), Dr Gabriel Timothé. Il a même fait état de plusieurs réunions déjà réalisées avec les autorités dominicaines autour de la question. Une autre proposition du Dr Emile H. Charles pour que la date du 28 juin devienne la journée régionale de la malaria a été applaudie par le public composé en majorité de médecins et de responsables d'ONG travaillant dans le secteur sanitaire.

«Combattre la malaria est une bataille de longue haleine, a indiqué le Dr Timothé invitant tous les secteurs du pays à rejoindre son ministère dans cette lutte. La malaria n'est pas seulement un problème de santé.» Apparemment nostalgique du Service national d'Éradication de la Malaria, il a rappelé les circonstances dans lesquelles cette institution qui faisait rêver d'une Haïti sans malaria a disparu. «Malheureusement, en 1980, les bailleurs de fonds ont cessé de financer le projet et la mémoire de l'institution a disparu avec le départ des Duvalier», a-t-il regretté. Le directeur général du MSPP dit souhaiter que le pays puisse trouver assez de synergie afin d'engager une lutte contre la malaria aussi efficace que celle menée par le défunt SNEM.

Le ministre de l'Environnement, Jean Mary Claude Germain, qui a pris la parole en la circonstance a établi un lien direct entre l'augmentation des cas de malaria sur le territoire national et la dégradation de l'environnement. Il a promis l'aide de son ministère dans la lutte pour éliminer la malaria dans le pays.

La commémoration de la première journée nationale de la malaria en Haïti a été l'occasion pour les responsables du MSPP de clôturer une campagne de sensibilisation contre la maladie lancée depuis le début du mois d'avril. Les résultats d'une étude réalisée sur cette maladie endémique pour le compte du MSPP ont été présentés en la circonstance. Un chèque dont le montant n'a pas été révélé a été aussi remis au petit Raphael Denis, lauréat d'un concours de dessins organisé dans plusieurs départements. Une plaque d'honneur a été aussi remise au Dr Marie Denise Milord, responsable des Programmes nationaux de malaria et de filariose lympathique.





June 30, 2007 | 3:42 AM Comments  0 comments



Haiti - Promouvoir le savoir-vivre
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Promouvoir le savoir-vivre

COATH, Agence des Traitements protocolaires, est le nom d'une nouvelle institution qui s'engage à servir la communauté haïtienne. Elle dit intégrer le domaine social afin d' apporter sa contribution au respect des normes.

A partir du 30 juin 2007, les services qu'offre la COATH, Agence des Traitements protocolaires, seront disponibles, selon ce qu'a fait savoir Ketty Pierre l'un des responsables. En cette occasion, une messe d'action de grâces sera dite, ce samedi, dans la matinée, en l'église Saint-Pierre de Pétion-ville, avant que la COATH n'ouvre ses portes.

« De jour en jour, la majorité des écoliers sont manifestement désintéressés aux cours de savoir-vivre qu'enseignent des professeurs aux établissements scolaires. C'est sur ce constat que nous nous basons pour nous proposer à la communauté », tel a été en substance l'explication fournie par Ketty Pierre pour justifier la création de son institution.

D'après Mme Pierre, le mépris du savoir-vivre conduit les jeunes à la dérive. « La génération contemporaine, en se laissant trop influencer par les cultures étrangères dominantes, se vêtit de manière indécente. Et ce, sans tenir compte de la situation. Ainsi court-elle le risque de provoquer une crise d'identitaire en Haïti », a-t-elle précisé. Cette forte tendance à l'acculturation constitue une menace pour la société. Car l'imitation servile entraîne une déconnection totale et une insensibilité à la réalité.

Même quand sortir d'un tel marasme est possible, le prévenir est beaucoup mieux. Voilà pourquoi pallier la carence d'éducation à tous les niveaux doit être un impératif à l'Etat.
Ce dernier, dans sa mission d'établir la cohésion sociale, doit assurer la distribution d'une éducation équitable et de qualité, avec comme socle la promotion et la récompense de l'excellence.

En vue d'atteindre l'objectif de voir les notions de savoir-vivre ainsi que les principes de bienséance appliqués correctement, cette jeune institution compte offrir des services de protocole pour toutes les circonstances. Pour divers types de cérémonie, elle dispose d'un service d'accueil, d'un service à table, d'un service de sécurité et d'assistance. Par ailleurs, une équipe d'attachés protocolaires se tient prête à offrir des services en cas de sollicitation.

June 30, 2007 | 3:41 AM Comments  0 comments



PÉTION-VILLE / Carnaval des fleurs : renouer avec les coutumes
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PÉTION-VILLE / Carnaval des fleurs : renouer avec les coutumes

Danseurs et danseuses dans une scène de répétition avant le jour J.

Le carnaval des fleurs, attendu dans la municipalité de Pétion-Ville pour ce weekend, n’aura rien de commun avec les traditionnelles fêtes populaires organisées annuellement tant à Port-au-Prince que dans la ville de Jacmel, ont annoncé les organisateurs.
« Ce sera une manifestation culturelle, dédiée, en signe d’hommage, à la mémoire de la reine Anacaona, femme aux multiples talents dont le personnage a une importance capitale dans le renouveau du pays », a informé Mérès Weche, le responsable des relations publiques du comité du carnaval, dans une interview accordée ce jeudi au Matin.
« Loin d’être une ambiance de rue où les décibels des haut-parleurs rivalisent de bruits incongrus et pour le malheur des tympans, le carnaval de Pétion-Ville, prévu du 30 juin au 1er juillet de cette année, s’apparentera à un théâtre populaire au cours duquel les visiteurs auront à apprécier les parades des bandes à pied, les défilés des groupes déguisés, ou encore le passage des ‘fleurs ambulantes’ », a assuré M. Weche.
Pour cette manifestation, qui se veut un espace de promotion de la culture haïtienne, les organisateurs n’ont pas prévu de place pour les groupes musicaux, encore moins les DJ. D’ailleurs, aucun dispositif : ni de char allegorique ni de stand ne laissent augurer la tenue d’une telle activité dans les rues de la commune. Pourtant les organisateurs mettent les dernières touches afin d’être prêts pour cette fête populaire qui débute ce samedi.
Une quinzaine de bandes à pied et environ un millier de costumiers venus de 30 groupes déguisés, créeront l’animation sur leur passage dans les dix rues de PétionVille retenues pour la circonstance. De la rue Ogé à la rue Rigaud en passant par la rue Lamarre, la rue Panaméricaine et la rue Rébecca, les milliers de visiteurs pourront applaudir des représentations scéniques en plein air. Les fêtards qui occuperont les rues Clervaud, Darguin, Faubert, trouveront eux aussi matière à réjouissance. Durant les deux jours, les activités débuteront au Lycée national de Pétion-Ville à la rue Ogé et prendront fin à la place Saint-Pierre après le parcours.
Une enveloppe de 3,8 millions de gourdes est allouée à l’organisation du carnaval des fleurs. Elle est alimentée par le million de gourdes accordées par l’État haïtien pour le carnaval des trois jours gras de Pétion-Ville, carnaval qui n’a pas eu lieu ; par la contribution du ministère de la Culture et de la Communication à hauteur de 500 000 gourdes ; et par le don d’un million de gourdes du ministère du Tourisme. Le secteur privé des affaires et les institutions de la place ont participé à hauteur de la différence.
Mérès Weche invite les festivaliers à venir participer au carnaval en toute quiétude, car, dit-il, « un grand dispositif de sécurité avec, entre autres, des agents du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo) et des membres d’autres unités de la Police nationale d’Haïti seront déployés ». Le carnaval des fleurs, une initiative de la mairie de Pétion-Ville, débute au lendemain de la fête patronale, la Saint-Pierre, organisée dans la commune du 17 au 29 juin en cours. Un million de gourdes avaient été décaissées pour ces festivités réalisées sous les auspices de l’administration municipale dirigée par Claire Lydie Parent. La musique constitue la toile de fond de cette fête patronale avec notamment des prestations des ténors de la musique compas. Théâtre, blagues, jeux questions/ réponses étaient au programme. « Mais le black-out a, jusque-là, sérieusement handicapé les activités organisées en grande partie le soir », a regretté Dominique Saint-Roc, co-organisateur.
Le Conseil municipal prévoit de réaliser dans le futur un festival de la culture avec notamment des concours de « rara », toujours dans l’optique de promouvoir la culture haïtienne et pérenniser les traditions nationales.
La Saint-Pierre prend fin ce vendredi et laisse siège au carnaval des fleurs qui commence ce samedi dès les trois heures de l’après-midi.


June 30, 2007 | 3:33 AM Comments  0 comments



Haiti - Nécessité d'une école haïtienne nouvelle
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Nécessité d'une école haïtienne nouvelle

Les défis, enjeux et perspectives du système éducatif haïtien ont été clairement définis par le ministre de l'Education nationale, Gabriel Bien-Aimé, le jeudi 28 juin 2007. Lors d'un déjeûner-rencontre avec la Chambre de Commerce haïtianoaméricaine (AMCHAM), à l'Hôtel Montana, les débats ont porté sur la nécessité d'une école haïtienne nouvelle.

« L'éducation est la voie royale à suivre pour un tournant définitif vers le développement socio-économique national .» Par ces propos, le titulaire du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a montré l'importance accordée à l'éducation à ce carrefour de la vie nationale.

S'exprimant dans le cadre du déjeûner-rencontre organisé par l'AMCHAM préoccupée par l'avenir de notre système éducatif, M. Bien-Aimé a fait état de sa volonté de rénover, de dynamiser l'école haïtienne qui a tant besoin de jouir d'une meilleure santé. « Des jeunes de 6 à 11 ans sont encore en dehors du système, il faut de manière impérative les prendre en compte », explique-t-il en félicitant l'AMCHAM, considérée comme une association contribuant à plus de 60% dans l'assiette fiscale, d'autant qu'elle occupe une place de choix au niveau du secteur économique et financier d'Haïti.

Gabriel Bien-Aimé qui était accompagné du directeur général de son ministère, Pierre-Michel Laguerre, et des membres de son staff technique, a indiqué que le grand défi de l'heure est l'alphabétisation, l'intégration des jeunes dans le processus socio-économique national par l'éducation. « Il est venu le temps d'éliminer toutes les disparités sociales de telle sorte que le pays soit plus fraternel, plus intégrateur et plus prospère pour chacun de ses fils », a lancé le ministre-psychologue qui a vite fait de mettre en relief la stratégie nationale d'action (EPT) qui vient d'être validée. Stratégie déterminante pour un système éducatif rénové d'ici à 2015.

L'expert en éducation, Paul Elucel, du staff technique du MENFP a explicité les choix nationaux pour la mise en oeuvre de l'EPT. Présentant le contexte général d'Haïti et du secteur de l'éducation, M. Elucel a fait une analyse diagnostique du système éducatif sous les aspects suivants : accès et couverture, efficacité interne et pertinence, gouvernance et financement de l'éducation, etc. « Le secteur éducatif est marqué, à tous les niveaux, par un important déséquilibre numérique en faveur du secteur non public », a souligné M. Elucel qui attire l'attention, sur la base du recensement scolaire 2002-2003, sur la situation de quasi-privatisation de l'éducation combinée à des facteurs d'ordre socio-économique.

Des écoles sans licence Continuer >
« Plus de 75% des écoles fondamentales fonctionnent sans licence : d'où les doutes qui planent sur la qualité du service éducatif offerts aux enfants par ces établissements », a déploré M. Elucel qui n'a pu être en reste au sujet de ce système éducatif marqué par une réforme inachevée. Sombre tableau. Taux net de scolarisation (TNS) : 56,37% au Préscolaire; 76% dans l'enseignement fondamental (1er et 2e cycles), 22% dans l'enseignement fondamental (3e cycle et secondaire). De plus le taux des surâgés, estimé à 38% (préscolaire), 72% (fondamental), 80% dans les classes d'examen (9e, Rhéto, Philo) a été mis en exergue.

Les rendements scolaires jugés faibles sont dus, selon l'expert, aux contenus d'enseignement lacunaires, aux conditions d'apprentissage inappropriés, etc.

Choix stratégiques et coût financier

Compte tenu des insuffisances du système, des choix stratégiques s'imposent en vue de lever, selon l'expert, les contraintes à la réalisation de l'EPT. Il s'agit de développer et d'améliorer sous tous leurs aspects la protection et l'éducation de la petite enfance, notamment les enfants les plus vulnérables et défavorisés. Améliorer de 50% les niveaux d'alphabétisation des adultes d'ici à 2015, promouvoir l'excellence et la probité, etc. « En fonction des hypothèses et cibles retenues, la mise en oeuvre de la SNA-EPT entre 2007 et 2015 coûtera en effet 3,4 milliards de dollars (dont 85% en dépenses courantes et 15% en dépenses d'investissements », a fait remarquer M. Elucel qui précise que les ressources nationales anticipées, provenant des recettes fiscales et para-fiscales sous les hypothèses officielles de croissance du gouvernent, sont estimées à 1,758 milliards de dollars en 2006, ce qui correspond à 51% du coût global de la stratégie.

Philippe Armand, René Max Auguste de l'AMCHAM, préoccupés par les implications des choix stratégiques et sociaux de la nécessité de promouvoir une plus grande équité d'accès à l'éducation formelle et non formelle, ont fait ressortir l'urgence de développer des niveaux d'enseignement subséquents à l'éducation de base. Pointant du doigt les corrupteurs du système susceptibles de biaiser les résultats attendus, ils assurent le MENFP de l'appui de l'AMCHAM pour une amélioration de la qualité de l'éducation. En perspective d'une école haïtienne nouvelle. A tous les niveaux.



June 30, 2007 | 3:32 AM Comments  0 comments



Haiti - COÛT DES PRODUITS PÉTROLIERS / Préval envisage d’autres formes de subvention, mais les syndicalistes sont sceptiques
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COÛT DES PRODUITS PÉTROLIERS / Préval envisage d’autres formes de subvention, mais les syndicalistes sont sceptiques
Par Ladenson Fleurival
ladenson@lematinhaiti.com

Au Portail Léogâne, la gare du Sud reste un défi aux autorités municipales et aux agents de la circulation.

Alors que les syndicats des chauffeurs dont l’Association des conducteurs propriétaires haïtiens (APCH) ne cessent d’exiger la baisse du prix du carburant à la pompe par une subvention directe de l’État, le président de la République, René Préval, envisage quant à lui d’autres formes de subvention, consistant notamment en l’achat d’autobus pour les chauffeurs du transport en commun, en vue, a-t-il dit « de venir en aide aux personnes de faibles économies ».
Car, a indiqué le chef de l’État, « on va envisager une subvention sélective, ciblée, c’est-à-dire une intervention étatique qui va prendre en compte les intérêts des petites bourses pendant que les propriétaires des grosses berlines, grandes consommatrices de pétrole, c’est-àdire les gens qui ont de grands revenus vont continuer à payer l’essence selon le décret de 1995 toujours en vigueur et qui fait répercuter à la pompe toute augmentation du prix de l’or noir sur le marché mondial ».
« Nous allons acheter 300 autobus, a poursuivi le président, en vue de renforcer le secteur ». « Ces matériels roulants qui coûteront à l’État 20 millions de dollars environ, seront revendus directement aux chauffeurs de transport en commun de Port-au-Prince et de la province » a soutenu Préval, samedi, de retour du sommet Caricom / États-Unis. Le chef de l’État a rappelé qu’en général, le transport en commun est subventionné dans tous les pays.
L’augmentation du salaire des employés de l’administration publique de 17 %, selon les précisions du chef de l’État, constitue un autre moyen de lutte contre la hausse du prix des produits pétroliers et les conséquences inhérentes à cette hausse.

Scepticisme des syndicats
Sceptiques vis-à-vis des propositions de solution trouvées par le président, les syndicats des chauffeurs de transport public menacent de recommencer avec leur mouvement de grève pour obtenir la satisfaction de leur principale revendication. Cependant, les syndicalistes, qui n’ont pas avancé de date pour un nouvel arrêt de travail, disent espérer que le gouvernement retiendra les leçons des deux journées de grève observées le mardi 12 et le mercredi 13 juin dernier, lesquelles ont paralysé totalement le secteur du transport en commun.
Les habitants de la capitale et des zones environnantes, en particulier les écoliers qui devaient subir les épreuves officielles de la 6e année fondamentale peuvent en témoigner. Le gouvernement n’a pas pu mobiliser, comme promis par le ministère de l’Éducation nationale, des autobus pour le transport des candidats à leurs sièges d’examens.
Dans une interview au Matin ce lundi, le syndicaliste Retes Réjouis a dit attendre les résultats des négociations en cours avec des autorités de l’État sur la question. Les syndicalistes ont déjà rencontré des parlementaires et, dans les jours qui viennent, doivent s’entretenir avec le président Préval au sujet de leurs griefs.
« Nous allons continuer avec les négociations avant toute autre décision », soutient Réjouis, prévenant que la grève constituera le principal outil de lutte des syndicats face à un éventuel refus du gouvernement de donner suite à leur requête.

Gares routières
Le transport public se fait dans le plus grand désordre dans la capitale haïtienne. Si certaines aires de stationnement sont aménagées, elles ne sont carrément pas respectées.
Pour faciliter, à ce niveau, un redressement de la situation, le gouvernement envisage un projet de construction de gares routières : gare du Sud, gare du Nord, etc.


June 30, 2007 | 2:34 AM Comments  0 comments



Haïti : Le photojournaliste Thony Bélizaire primé dans un concours des Nations Unies
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Haïti : Le photojournaliste Thony Bélizaire primé dans un concours des Nations Unies

vendredi 29 juin 2007

P-au-P, 29 juin 07 [AlterPresse] --- Le photojournaliste Thony Bélizaire, de la branche en Haïti de l’Agence France Presse (Afp) a reçu, le mercredi 27 juin 2007, le premier prix dans la catégorie professionnelle d’un concours de photographie, organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Placé sous le thème « la vie dans les villes », ce concours visait à susciter les réflexions de la population en général et des décideurs en particulier sur les problèmes de l’urbanisation, à partir des images tirées du vécu quotidien des habitants des villes.

Les photos, présentées par le photojournaliste de l’Agence France Presse, ont été prises, pour la plupart, à Cité Soleil, grande agglomération à la sortie nord de la capitale haïtienne.

Bélizaire a ainsi fait ressortir, dans les images réalisées, les problèmes liés surtout à l’environnement, à la pauvreté et au proxénétisme.

Une des photos prises par Thony Bélizaire est un bordel considéré comme un hôtel. Dans ce bordel, on y trouve tout : chambres de fortune, vente d’alcool et de cigarettes, jeux de société.

Les dix photos sélectionnées de Thony Bélizaire ont été exposées, le 27 juin 2007, au Karibe Convention Center à Juvénat, à l’occasion de la présentation du rapport de l’Etat de la population mondiale 2007.

Outre Thony Bélizaire, d’autres photographes, amateurs et professionnels, ont été récompensés pour des photographies relatives à la dégradation de l’environnement. [do rc apr 29/06/2007 10 :20]







June 30, 2007 | 2:18 AM Comments  0 comments



Plus de 2600 enfants sont scolarisés à La Saline,
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Haiti - Plus de 2600 enfants sont scolarisés à La Saline,

Depuis plusieurs années, plus 2600 enfants ont accès à l’éducation à La Saline, un quartier défavorisé de la capitale grâce à des petites écoles salésiennes.

Ces petits établissements scolaires fondés dans les années 50, par le père Bohnen offrent également des formations professionnelles aux jeunes, telles, des cours de musiques, d’électricité, de dactylographie et de plomberie etc.

Après le départ du père de Bohnen, le reverand père Olibri Zucchi, allait continuer avec le travail du père bohen, c'est-à-dire travailler avec les enfants dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, mais en date du 21 octobre 2006, ce dernier a été victime à Delmas 48 d’un attentat qui a failli lui coûter sa vie.

Peu de temps après cette tentative d’assassinat, le reverand a laissé le pays pour aller se faire soigner en Allemagne, depuis il n’est jamais revenu à cause du problème de l’insécurité qui sévie dans la zone

Les professeurs de ces écoles demandent aux autorités haïtienne de prendre des dispositions nécessaire afin favoriser le retour du religieux.

June 30, 2007 | 2:16 AM Comments  0 comments



Hait-Des experts européens de la planification mis à la disposition d’Haïti
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Des experts européens de la planification mis à la disposition d’Haïti

L'Union européenne a mis à la disposition du gouvernement haïtien une vingtaine d'experts de différents pays afin d'assister les responsables dans des tâches de planification, a annoncé vendredi la délégation européenne en Haïti.

"Des fonctionnaires de haut niveau venus pour la plupart de France et de Belgique sont en Haïti pour une mission de quatre semaines au cours desquelles ils sont exclusivement au service du gouvernement pour aider à la mise en place de plans annuels de gestion", a indiqué à l'AFP le représentant de l'UE, Francesco Gosetti.

"Ils ne sont pas venus pour produire des rapports. Ce sont des gens qui sont au service d'une administration, d'un cabinet de ministre ou d'un directeur général pour aider dans des tâches précises", a-t-il dit.

Selon lui, "il y a le sentiment que le gouvernement fait beaucoup de choses sans cerner les priorités". Mais "il y a une vraie volonté du gouvernement haïtien d'avancer malgré les difficultés et les nombreuses priorités d'un pays ravagé par des années de crise", a-t-il souligné.

Parmi les experts figurent deux préfets de France, des magistrats et un économiste haïtien vivant en France ainsi que de hauts fonctionnaires de la Guadeloupe.

"C'est l'expression d'une vraie volonté de la France de partager avec Haïti ses difficultés", a relevé M. Gosetti, notant que certains des experts avaient renoncé à des indemnités "dans un esprit de solidarité avec Haïti".

AFP


June 30, 2007 | 2:12 AM Comments  0 comments



Ce que vos gestes racontent de vous
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Ce que vos gestes racontent de vous !

Comment vous-asseyez vous à table ? Comment marchez-vous dans la rue ? Quand vous vous baissez pour ramasser un objet, dans quelle position êtes-vous ?

Autant de questions que l’on ne se pose guère, tant on accomplit machinalement nos gestes. Notre rythme de vie nous pousse à trop souvent nous enfermer dans notre tête et nos pensées, sans toujours prendre conscience de notre corps.

Un caricaturiste nous dessinerait sans hésiter avec une tête surdimensionnée et un corps filiforme ! Pourtant, chez l’humain, corps et esprit sont inséparables. Et tout ce qui bouscule cette unité atteint l’Homme dans ses profondeurs.

Quand le corps et les sens sont négligés, l’esprit en pâtit également. Nos gestes et nos postures trahissent notre manière de penser, mais elles influencent aussi notre vision de la vie et la manière d’appréhender les petits événements de notre quotidien. Oui, notre corps a une influence sur nos pensées !

June 28, 2007 | 8:27 PM Comments  0 comments



Haïti / Urbanisation : Causeries sur la métamorphose de Pétion-ville.
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Haïti / Urbanisation : Causeries sur la métamorphose de Pétion-ville.

A l’initiative du Comité d’Union et de Support aux Municipalités s’est tenue ce mercredi à l’Hôtel Villa Créole une journée de réflexion baptisée ‘’Causerie sur la Métamorphose de Pétion-ville’’. Plusieurs personnalités dont le président de la Chambre Basse, Pierre Eric Jean-Jacques, le député de ladite circonscription Steven Benoit et l’un des maires assesseurs Françoise A. Michel ont répondu président.

Cet atelier visait notamment à lancer la diffusion des actes du colloque ‘’pour une Pétion-ville fière et digne’’, remettre officiellement un exemplaire des Actes à la municipalité élue, poser la problématique de l’évolution de la commune et de la croissance urbaine’’.

A l’issue de cette causerie, les participants ont adopté une résolution en deux points à travers laquelle ils ont convenu d’aider la mairie de Pétion-ville à élaborer un document de planification stratégique et à trouver les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

L’architecte/urbaniste Leslie Voltaire qui intervenait à cette causerie, à côté de son homologue Dominique Mathon et de l’économiste Jean-Marie Boisson, a fait un exposé sur l’ampleur du problème que constitue la métamorphose de Pétion-ville.

M. Voltaire qui soutient par ailleurs qu’il n’est pas possible d’envisager des pistes de solution aux problèmes de cette municipalité sans tenir compte des communes avoisinantes a tout de même fait des revendications.

Leslie Voltaire a proposé entre autres que Pétion-ville soit déclarée Patrimoine Historique. Le technicien a dit croire en outre qu’il faudrait doter cette subdivision territoriale de ressources nécessaires à la résolution des problèmes auxquels elle fait face.

June 28, 2007 | 6:42 PM Comments  0 comments



Vers l’élaboration du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP).
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Vers l’élaboration du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP).

C’est autour de « La gestion du Risque et la Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la pauvreté qu’un atelier de travail s’est tenu mercredi à l’Hôtel Montana, à l’initiative du Système National de Gestion des Risques et des Désastres.

En termes d’objectifs, cet atelier entend Familiariser les participants avec la définition et l’importance de l’intégration de la gestion du risque dans tous les programmes de développement ; Faire prendre conscience aux participants de l’indice du risque élevé d’Haïti et des impacts des désastres sur le développement socio-économiques du pays.

Il entend aussi faire comprendre l’intérêt de l’intégration de la gestion du risque dans le processus décisionnel du Document National de Stratégie Nationale pour la croissance et pour la Réduction de la Pauvreté ; Proposer des axes stratégiques d’actions possibles pour mettre en œuvre une gestion intégrée du risque et un développement subséquent du SNGRD. Le coordonnateur du Système Nationale des Risques et des Désastres, Hérard Jadotte, a fait savoir que cet atelier était inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’action de développement du d’Haïti.

Le Système Nationale de Gestion des Risques et des Désastres a repris un élément du rapport du Secrétaire Général de l’ONU selon lequel « les stratégies visant à atténuer les pertes liées aux catastrophes naturelles doivent être systématiquement intégrées aux stratégies de réduction de la pauvreté reposant sur les Objectif du Millénaire pour le Développement pour fonder la nécessité d’appuyer les efforts du gouvernements et des autres partenaires à agir en ce sens.

L’ensemble des bailleurs de fonds, dont l’Union Européenne, le PNUD et Banque Mondiale, ont fourni un appui à la préparation du document de la SNCRP, selon le chef de la délégation de l’UE en Haïti.

Fracesco Coseti a par ailleurs mis l’accent sur la large consultation que le Comité Nationale de Préparation est entrain de réaliser dans le cadre de sa mission.

La directrice de la protection civile, madame Alta Jean-Baptiste, a de son côté inscrit cet atelier dans la logique de continuité de l’Etat et des priorités du gouvernement en matière de risque et de désastre.

Elle a aussi évoqué les deux objectifs du Plan National des Gestion des Risques et des Désastres, validé en 2001 par le gouvernement haïtien. Il s’agit, d’une part, de « privilégier la gestion du risque » et, d’autre part, de « promouvoir les activités de réponse aux urgences ».

June 28, 2007 | 6:36 PM Comments  0 comments



Haïti et le dernier Rapport mondial du Fonds des Nations-Unies pour la Population.
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Haïti et le dernier Rapport mondial du Fonds des Nations-Unies pour la Population.

La représentation nationale du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a présenté le mercredi 27 juin, au Karibe Convention Center, le dernier rapport sur l’état de la population mondiale. ‘’Libérer le potentiel de la croissance urbaine’’ tel est le titre de ce rapport où il est établi la corrélation entre population et le développement des villes.

Cette corrélation est très pertinente a fait remarquer la représentante de cette agence onusienne en Haïti. Tania Patriota explique que l’urbanisation, comme phénomène mondial, exerce un impact sans précédent sur la vie des populations et tend à toucher toutes les régions du monde. L’Amérique latine et la Caraïbe ont déjà franchi le cap de la transition urbaine, d’autres régions telles l’Afrique et l’Asie se préparent à emboiter le pas a-t-elle laissé entendre.

La responsable du Fonds des Nations-Unies pour la Population en Haïti soutient que le rapport 2007 se donne pour objectif fondamental de changer la mentalité des gens concernant la croissance urbaine, généralement considérée comme un mal social et économique, surtout dans les pays pauvres, lesquels souffrent d’un manque criant d’infrastructures et de services sociaux de base. Il s’agit de porter un autre regard sur ce phénomène, c’est-à-dire d’approcher d’une manière nouvelle l’urbanisation tout en s’arrangeant pour prévenir et gérer les méfaits, si l’on s’en tient à l’analyse de Tania Patriota.

Ce document révèle, ou mieux, confirme que les villes (des pays du Sud, particulièrement) font face à des problèmes immédiats pressants – pauvreté, logement, environnement, gouvernance et administration – mais qui sont minimes au regard de ce présentera la croissance à venir. De ce fait, il ne suffit plus de réagir aux défis à mesure qu’ils surgissent, il faut adopter à présent une démarche préventive proposent les experts onusiens.

Ce rapport traite de plusieurs thématiques :

* Les promesses de la croissance urbaine.
* Populations urbaines : de la désolation à l’espoir.
* Repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine.
* L’emploi social durable de l’espace.
* Urbanisation et durabilité au XXIe siècle.
* Pour un avenir durable : politique, information et gouvernance.

Au chapitre des recommandations, il est signifié toute une série de décisions que les pays concernés doivent adopter pour éviter le pire en matière de gestion de l’espace urbain. Selon les experts des Nations-Unies, il faut :
* Encourager le droit des pauvres à la ville et renoncer aux initiatives qui visent à décourager la migration et à prévenir la croissance urbaine en tenant compte du fait que les pauvres continueront à alimenter, dans une grande mesure, la croissance urbaine à venir, une croissance qui proviendra bien plus de l’accroissement naturel que de la migration.
*Adopter une vision élargie et à long terme de l’utilisation de l’espace urbain, vision qui exige notamment de fournir des terrains minimalement viabilisés pour le logement et de planifier en vue d’une utilisation durable des sols, en s’attachant, au-delà des limites urbaines, à minimiser <> des villes.
*Engager des efforts internationaux concertés pour appuyer les stratégies de l’avenir urbain.

Comment lire la situation d’Haïti à travers ce rapport ?

De l’avis de Jacques Hendry Rousseau, la situation de villes haïtiennes est très préoccupante. Ces villes prennent l’option de l’expansion spatiale et reçoivent de plus en plus de migrants qui tiennent une part très importante dans la croissance urbaine. Le statisticien-démographe avance quelques données :
* Le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2003) a prouvé que le pourcentage urbain a augmenté de 15% en passant de 25% en 1982 à 40% en 2003.
* La taille des villes a triplé.
* L’aire métropolitaine de Port-au-Prince absorbe déjà 56% de la population urbaine totale du pays et 90% de la population urbaine du département de l’ouest.

Comme conséquences de ce développement urbain non-contrôlé, Jacques Hendry Rousseau, cadre de la représentation haïtienne du Fonds des Nations-Unies pour la Population, cite, entre autres, la pression sur les services de base, l’émergence de bidonvilles et de poches de pauvreté, la dégradation de l’environnement, la crise de l’électricité, la crise de l’eau.

En substance, le statisticien-démographe n’a fait que signifier que le pays est concerné par la situation urbaine décrite dans ce rapport de même qu’il est tout aussi concerné par les recommandations.

Par Idson Saint-Fleur
saintfleuri@yahoo.fr


June 28, 2007 | 6:28 PM Comments  0 comments



Haiti - Lancement de 5 grands projets aux Gonaïves
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Lancement de 5 grands projets aux Gonaïves

Cinq grands projets, à haute intensité de main-d'oeuvre, ont été lancés aux Gonaïves, le 18 juin 2007, par des organisations communautaires de concert avec la mairie des Gonaïves, le Ministère des Travaux publics Transports et communications (MTPTC), la Direction départementale agricole (DDA). Ces projets, supportés par le Konbit Ak Tèt Ansanm (KATA), offriront des opportunités d'emplois immédiats à plus de 13,000 familles de faibles revenus de la cité de l'indépendance.

Pour éviter les fortes inondations durant la période cyclonique, le drainage des canaux de l'avenue des Dattes, K-Soley, Mavignol, Gattereau de Valira et Ceinture Biennac sont quatre, parmi les 5 projets qui sont des initiatives d'urgence pour ces organismes. Ces activités ont été identifiées par le MTPTC, la DDA avec la collaboration du Conseil municipal des Gonaïves.

La Direction Départementale sanitaire (DDS), pour faire suite aux projets du KATA, procèdera au traitement de l'eau courante des drains. Ce travail vise l'élimination des moustiques responsables de l'épidémie de malaria et d'autres maladies qui rongent la population gonaïvienne.
La réhabilitation des bassins versants de Praville est l'un des projets mis en oeuvre par le KATA avec la collaboration de l'UNDP et de la BIT. Un programme de formation des membres d'organisations communautaires a été conçu pour les maires en vue de les rendre aptes à assurer le suivi des projets en cours d'exécution. Ces projets ont été mis en oeuvre dans le cadre d'un programme de développement durable de la ville des Gonaïves. Le KATA, programme financé par le peuple américain à travers l'USAID, dit vouloir créer un environnement permettant aux haïtiens de changer leurs conditions de vie sur la base de l'engagement et la responsabilité de ses partenaires.


June 28, 2007 | 5:01 AM Comments  0 comments



Haiti - 25.000 enfants risquent ne pas retourner à l'école
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25.000 enfants risquent ne pas retourner à l'école

C'est sur fond de manifestation et d'incertitude que les bénéficiaires et les responsables de l'Oeuvre des petites écoles du père Bohnen (OPEPB) attendent, impatients, le retour dans le pays du coordonnateur général de cette institution, le Père Zucchi A. Olibrice. Ce dernier s'est réfugié à l'étranger depuis octobre 2006 suite à une attaque armée dont il était l'objet à Delmas 31.

L'événement se produisait le samedi 21 octobre 2006. Le prêtre travaillait paisiblement pour les huit entités formant cette institution. Il ignorait pourtant être dans la ligne de mire des bandits. Après avoir célébré la messe en fin d'après-midi à Delmas 48, le coordonnateur de l'OPEPB regagnait sa communauté à La Saline quand un malfrat a tiré, à bout portant, sur lui le laissant pour mort. Atteint d'une balle à la tête, le Père Zucchi a été vite emmené à l'Hôpital des Médecins sans frontières. Il a été, d'urgence, transporté en Allemagne où il s'est depuis réfugié.

« C'est à l'intérieur même de l'oeuvre que vient l'agression du Père Zucchi. Il voulait rétablir l'ordre dans l'administration qui était sous la responsabilité du Père Damien Gijsbrechts avant sa mort en 2004 », reconnaissent à l'unanimité les directeurs de section à cette oeuvre qui prend en charge plus de 25.000 enfants répartis dans 192 petites écoles affiliées et cinq écoles d'application.

Après avoir porté plainte contre les agresseurs du coordonnateur de l'OPEPB, les autres responsables, ont été entendus, un par un, par la Direction de la Police judiciaire (DCPJ). Depuis, aucune avancée significative n'a été enregistrée. La lenteur observée dans cette enquête fait douter d'un possible retour du prêtre. « La sécurité du père Zucchi est trop menacée pour revenir dans le pays tout comme son absence pèse trop lourd sur l'éducation et l'avenir de ces milliers d'enfants oubliés à La Saline et à Cité Soleil », fait remarquer Gabriel Jean-Baptiste Paul, responsable de Collecte des données et Contrôle à l'oeuvre.


« Qui va prendre en charge les 25.000 enfants de l'OPEPB à l'approche de la réouverture des classes? », s'est questionné le Dr Barbara Hoefler travaillant bénévolement avec des enfants vulnérables de Port-au-Prince. Père Zucchi, a-t-elle poursuivi, possède un dynamisme que l'on ne reconnaît à nul autre de son entourage. C'est son intelligence qui avait permis à l'oeuvre d'être efficace même dans les pires moments. « Il est impossible de laisser mourir une oeuvre si importante pour le pays, une oeuvre visant à contribuer à sortir le pays des ornières du sous-développement et de la pauvreté », avait indiqué Père Zucchi Olibrice.

Lauréat du prix de l'UNESCO pour la lecture et l'alphabétisation en 1997, l'OPEPB comporte plusieurs sections, dont une école normale pour instituteurs, un centre de formation pour jardinières, des écoles professionnelles à plusieurs niveaux, formation continue pour ses collaborateurs.




Lima Soirélus

June 28, 2007 | 4:42 AM Comments  0 comments



Haiti- environnement - eau - jusqu'à la dernière goutte !
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jusqu'à la dernière goutte !

On veut boire la nappe souterraine de la Plaine du Cul-de-Sac jusqu'à lie. Et on s'en fiche des conséquences...

Un saut d'eau sur la tête, Nathalie, 19 ans, grimpe le Morne Marinette, à la rue St-Martin. Les contours des seins dévoilés par un t-shirt trempé de sueur, elle s'empresse, avec ses longues jambes, de regagner son taudis aux confins d'un corridor crasseux à la rue Tiremasse.

Comme tous les matins, elle fait le va-et-vient entre chez elle et la citerne d'un particulier qui vend, à Delmas 4, de l'eau apportée par camion de la Plaine du Cul-de-Sac.

Lucratif, le commerce de l'eau est aussi une véritable alternative aux graves faiblesses de la Centrale Métropolitaine d'Eau Potable (CAMEP), estime-on. Et pour cause.

Selon une étude de l'OPS / OMS rendue publique en 2003, la CAMEP fournissait seulement 20 % des besoins en eau des 2 millions 500 habitants de la communauté urbaine de Port-au-Prince évalués à 220.000 m3 d'eau par jour.

Un déficit, conjugué à une demande accrue, responsable de la pression constante et croissante sur la nappe phréatique * (nappe d'eau souterraine) de la Plaine du Cul-de-Sac.

Pompe, pompons, pompez...

A Cazeau, à l'entrée de Tabarre, c'est l'impératif, le leitmotiv dans une station de pompage disposant de quatre bouches d'approvisionnement où des dizaines de camions-citernes, à la queue leu leu, attendent leur tour pour faire le plein.

Parfois, on les sollicite pendant leur réapprovisionnement. « Si vous allez au Centre-ville, le camion de 3500 gallons coûte 2500 gourdes », raconte un chauffeur à un client potentiel.

En pleine négociation, son portable résonne. Au bout de la ligne, un de ses fidèles clients : un chantier à Thomassin a désespérément besoin d'eau.

Esquissant un sourire, il réfère son interlocuteur à quelqu'un d'autre avant de prendre, en toute hâte, la direction des hauteurs de la capitale.

« Il va empocher au moins 7 000 gourdes après cette livraison », commentent d'autres chauffeurs un tantinet envieux.

Sept jour sur sept et au moins 16 heures sur 24, cette station siphonne l'eau de la nappe.

Située à au moins 3 minutes en voiture du Service National des Ressources en eau (SNRE), elle n'est pas la seule à exploiter la nappe de manière anarchique, sans véritable contrôle.

SNRE aux oubliettes... Continuer >

Chargé de la gestion des ressources nationale en eau, le SNRE est traité en parent pauvre depuis plusieurs années. C'est le moins que l'on puisse dire en visitant ce service important parqué dans une petite salle d'environ 25 m2 depuis le 3 août 2005.

« Le service est ankylosé parce qu'il est sous tutelle du ministère de l'Agriculture, des ressources naturelles et du développement rural », confie, au milieu de mobiliers désuets, l'ingénieur Bernardine Henry Georges, responsable de la section hydrogéologie.

Selon elle, « le ministère a des priorités qui ne sont pas celles du SNRE ».

Concernant la nappe de la Plaine du Cul-de-Sac, elle évoque les dispositions de la loi du 12 juin 1974 qui donne au SNRE les prérogatives de supervision, de forage et de contrôle des exploitations.

N'ayant pas les moyens de sa politique, le SNRE s'inquiète tout simplement des conséquences de l'exploitation anarchique de cette nappe sur le long terme, poursuit l'ingénieur.

D'autant, enchaîne-t-elle, que la recharge de la nappe s'est considérablement réduite à cause du déboisement.

Pédagogique, elle explique qu'à cause du déboisement, une bonne partie de l'eau de pluie ruisselle, dégouline au lieu de s'infiltrer dans le sous sol.


Chercheurs préoccupés

Selon l'ingénieur Joseph Osnick, doctorant en assainissement des eaux à l'INSA de Lyon, en France, et membre d'une équipe de chercheurs de l'Université Quisqueya, l'exploitation de la nappe d'eau souterraine de la Plaine frôle déjà le rouge.

Se référant aux données d'une étude réalisée en 1999 par le Corps des Ingénieurs de l'armée américaine, il indique que 418,5 méga mètres cube d'eau sur 1100 disponibles étaient consommées par année dans la « région Centre/Sud » : une délimitation géographique qui comprend la communauté urbaine de Port-au-Prince. Soit 38 % des ressources disponibles. Un seuil qui frôle les 40 % qualifié de grave par l'UNESCO.

Persuasif dans son argumentaire, l'ingénieur Joseph Osnick estime que la menace de stress hydrique se précise.

Un phénomène défini comme le rapport entre la quantité d'eau consommée et les ressources disponibles, poursuit-il.

« Au niveau national, nous disposons de 12600 méga mètres cube d'eau. Une bonne réserve », dit-il en mettant toutefois en relief les graves problèmes de gestion susceptibles de provoquer des pénuries, surtout au niveau de la capitale et de ses environs.

En attendant une prise de conscience nationale et des dispositions gouvernementales pour bien gérer nos ressources en eau, là, à la rue Tiremasse, l'effort déployé tous les jours par Natacha indique combien cette ressource épuisable et épuisée est indispensable à la vie.



* Une nappe phréatique ou nappe d'eau souterraine est une sorte de réservoir naturel. L'eau de pluie, voyageuse de nature, s'infiltre dans le sol et achève sa descente lorsqu'elle rencontre une couche de roches imperméables. Comme elle ne peut pas la traverser, elle s'accumule et forme un aquifère. En Haïti, les ressources en eau souterraine sont classées en deux catégories d'aquifères. D'abord, les aquifères continus représentent les plaines littorales et alluviales. Puis, les aquifères discontinus correspondent, pour la plupart, soit à des faciès géologiques d'origine détritique d'une bonne porosité efficace (conglomérats et grès), soit le plus souvent à des faciès calcaires cristallins affectés d'abondantes discontinuités, réalisant ainsi une importante fissure.



Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

June 28, 2007 | 3:52 AM Comments  0 comments



Haiti - municipalite - Redonner à la ville son visage d'antan
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Redonner à la ville son visage d'antan

Pour le citoyen, s'impliquer dans le développement de sa communauté est une obligation. Le CUSM y croit. Il vient d'ailleurs de remettre au maire de Pétion-Ville les actes d'un colloque sur l'évolution de cette commune.

« Le développement local ne peut prendre corps sans une participation citoyenne », a soutenu fermement la présidente du Comité d'union et de support aux municipalités (CUSM), Jeannine Millet.

Mme Millet qui s'adressait à la cinquantaine de gens participant, ce mercredi, à une causerie sur la problématique de l'évolution de Pétion-Ville à l'Hôtel Villa Créole a attiré l'attention de l'assistance sur l'ampleur de l'intervention que réclame Pétion-Ville.

Tout a commencé...

Fondée le 23 septembre 1831 sous la présidence de Jean-Pierre Boyer, Pétion-Ville a été choisie au départ comme une ville de défense pour garder les archives de l'armée haïtienne contre toute éventuelle attaque des Français. Devenue dans les années 1970 le lieu de résidence des élites du pays, la commune fait face à des obstacles majeurs dont l'explosion démographique.

Ce phénomène a eu de sérieuses répercussions sur la commune. Construite au départ pour accueillir quelques centaines d'habitants, Pétion-Ville connaît depuis un certain temps une croissance urbaine accélérée.

La commune, pressurée par la migration sociale, compte aujourd'hui près 300.000 habitants et est pratiquement ceinturée de bidonvilles. Conséquemment, déplore l'ingénieur Leslie Voltaire, intervenant aux débats de ce mercredi, Pétion-Ville sombre dans une véritable congestion entravant ainsi la circulation entre véhicules, marchands et piétons.

Quartiers précaires au lieu de bidonvilles

Le problème d'urbanisme que connaît Pétion-Ville, soutient l'architecte et urbaniste Mme Dominique Mathon, est surtout observé dans les quartiers dits précaires. Une appellation préférée au concept bidon-ville. C'est-à-dire des quartiers où les normes d'occupation de l'espace physique, juridique, foncier et immobilier ne sont pas du tout respectées. Ces quartiers sont aussi caractérisés par la faiblesse des revenus des ménages, la prédominance d'unités informelles, le taux élevé de chômage. Mais surtout par le rationnement difficile en eau potable. Continuer >

Dans certains quartiers de Pétion-Ville, notamment à Nérette, l'accès à l'eau n'est pas du tout facile, son traitement non plus. Les habitants sont obligés de faire la queue du matin au soir chez des rares particuliers raccordés à la CAMEP.

Tout comme dans diverses régions de la capitale, à défaut de l'eau de robinet, certains consommateurs ont recours à l'eau de pluie, aux puits artésiens ou aux camions-citernes. Des sources d'approvisionnement qui, le plus souvent, ne répondent pas aux normes en ce qui a trait à la qualité de l'eau.

Des problèmes d'ordre écologique ont aussi altéré l'image de cette ville aux attraits touristiques reconnus. Pétion-Ville, souligne l'architecte Leslie Voltaire, est sujette aujourd'hui à des risques sismiques et à des glissements de terrain à cause de l'exploitation anarchique des carrières de sable qui se fait dans les hauteurs de cette commune.

Par contre, Pétion-Ville dispose d'importantes réserves foncières qu'on peut exploiter à bon escient. Plusieurs services de santé, dont des dispensaires, des cliniques médicales, des centres hospitaliers y sont disponibles ...« Mais, ça ne suffit pas vu l'explosion démographique qui prévaut dans la commune », fulmine Leslie Voltaire aux participants visiblement accrochés à ses lèvres. Pierre-Marie Boisson qui intervenait en la circonstance a plaidé en faveur d'un plan d'aménagement de la commune, une amélioration et intégration sociale des bidonvilles pour une récupération réelle de Pétion-Ville.

Un souci partagé à l'unanimité par la cinquantaine de participants à la causerie sur la métamorphose de Pétion-Ville. Cette rencontre déroulée en présence de diverses personnalités du gouvernement, notamment le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, a été l'occasion pour les responsables du CUSM de lancer officiellement la diffusion des actes du colloque tenu en juin 2004 autour du thème « Pour une Pétion-Ville fière et digne ».

Trois ans après, les organisateurs de cette réflexion citoyenne ont une nouvelle fois réuni le secteur public et privé de cette ville, vieille déjà de 176 ans, autour des problèmes qui bouleversent cette commune. La présidente du CUSM, Jeannine Millet, en a donc profité pour soumettre un exemplaire des actes de ce colloque à la nouvelle équipe municipale de Pétion-Ville.


Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr

June 28, 2007 | 3:42 AM Comments  0 comments



Haiti - 40 entrepreneurs irlandais évaluent les possibilités d’investissement en Haïti
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40 entrepreneurs irlandais évaluent les possibilités d’investissement en Haïti

Un groupe de 40 entrepreneurs irlandais effectue une visite de prospection dans plusieurs villes du sud d’Haïti afin d’encourager des projets de développement et d’évaluer les possibilités d’investissements dans la région.

Le groupe de millionnaires, emmené par le patron de la Digicel, Denis Obrien, a été accueilli par le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, accompagné du ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, et du ministre des Travaux Publics, Frantz Verella.

Ces entrepreneurs, représentant divers secteurs d’activités les banques, l’alimentation, la construction, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication ont visité plusieurs communes du département du sud dont Port-Salut, Saint Jean du sud, Bereau, Iles-a-Vaches, Ducisse et Camp Perin.

Les millionnaires irlandais ont pris contact avec les personnes travaillant dans les secteurs de la pêche, l’artisanat, ébénisterie, production de vétiver, transformation de fruit, irrigation. Les entrepreneurs fascinés par le potentiel touristique de la cote sud se déclarent prêts à revenir afin d’investir dans le domaine du tourisme tout en s’engageant à financer certains projets du gouvernement.

Parmi les projets envisagés citons la fourniture d’énergie électrique dans la région de Saut Mathurine, l’acquisition de bateaux pour des pêcheurs à Abat-jour, un système de commercialisation de noix et un projet d’irrigation à Dubreuil.

Au cours de leur visite de trois jours à Port-Salut, les entrepreneurs ont pu rester en contact avec la nature puisqu’ils ont choisi de dormir sous des tentes.

Les entrepreneurs irlandais sont émerveillés par les potentialités de la région et certains d’entre eux envisagent d’investir dans la construction d’hôtel. Selon des membres de la délégation une mission d’hommes d’affaires haïtiens devrait être invitée à effectuer une visite en Irlande afin de renforcer la coopération entre le secteur des affaires.

June 28, 2007 | 3:13 AM Comments  0 comments

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Nations Unies et Haïti : Plus de la moitié de la population mondiale vivra en milieu urbain en 2008
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http://www.alterpresse.org/spip.php?article6144

Nations Unies et Haïti : Plus de la moitié de la population mondiale vivra en milieu urbain en 2008

mercredi 27 juin 2007
par Djems Olivier

Il importe de travailler au changement des mentalités, de freiner la migration et d’adopter des politiques visant l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans les villes aussi bien que dans les zones rurales.

Les conséquences de l’urbanisation pour la réduction de la pauvreté et la durabilité sont également soulevées dans le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 ».

La notion d’urbanisation, qui se présente comme le phénomène par lequel l’habitat humain se développe autour de villes existantes, domine l’"État de la population mondiale 2007, publié, ce 27 juin par le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa ou Fnuap).

Une présentation a été faite à l’est de Port-au-Prince par la branche nationale de l’Unfpa.

P-au-P, 27 juin 07 [AlterPresse] --- Plus de la moitié de la population du globe terrestre, soit 3.3 milliards d’habitants, vivra en milieu urbain en 2008, estiment les Nations Unies dans le rapport 2007 sur la population, baptisé « Libérer le potentiel de la croissance urbaine », dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse ce mercredi 27 juin 2007.

Le chiffre de 3.3 milliards d’habitants pourrait avoisiner les 5 milliards d’ici à 2030.

Présenté en six chapitres, le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 » esquisse comment la population urbaine du monde en développement est appelée à doubler en l’espace d’une génération.

De nombreuses citadines et de nombreux citadins seront pauvres, et leur avenir, celui des villes des pays en développement, dont Haïti, et celui de l’humanité, dépendront dans une large mesure des décisions prises dès aujourd’hui.

Les problèmes de la croissance urbaine, « Populations urbaines : de la désolation à l’espoir », « Repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine », « L’emploi social durable de l’espace », « Urbanisation et durabilité aux XXIe siècle », « Pour un avenir urbain durable : politique, information et gouvernance », sont les titres des 6 chapitres qui composent ce rapport.

Un supplément Jeunesse, de l’Etat de la population mondiale 2007, intitulé « Grandir en milieu urbain », contient le profil de jeunes femmes et de jeunes hommes de villes du monde en développement, où les moins de 25 ans représentent souvent plus de la moitié de la population totale.

C’est le cas de la population haïtienne qui est une population à structure jeune, selon le dernier recensement général de population et d’habitat de janvier 2003.

A Port-au-Prince, la présentation de ce rapport a été assurée par Tania Patriota, représentante du fonds des Nations Unies pour la population en Haïti, avec la participation du ministre de la planification, Jean-Max Bellerive, et d’autres fonctionnaires haïtiens, dont Movièle Mentor de l’Institut haïtien de statistiques et d’informatique (Ihsi).

Processus démographiques, planification urbaine et droit à la ville

Le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 » étudie les processus démographiques, qui sous-tendent la croissance urbaine, et s’efforce d’en dégager les implications au niveau des politiques. Les conséquences de l’urbanisation pour la réduction de la pauvreté et la durabilité y sont également soulevées.

« La pauvreté [est] une source d’insécurité, de frustration (…) Les villes sont marquées par la marginalisation » et « les politiques pour freiner l’urbanisation ont échoué », estime la représentante de l’Unfpa en Haïti.

Tania Patriota croit qu’il faut concentrer les efforts sur la planification urbaine, sur le droit à la ville.

« Il faut donner le droit à la ville, en tenant compte de la réalité démographique », affirme la fonctionnaire des Nations Unies.

Tania Patriota passe à pieds joints sur les six chapitres du rapport qui porte des regards au-delà des problèmes actuels et appelle les gouvernements et la société à agir.

« Les villes font face à des problèmes immédiats pressants – pauvreté, logement, environnement, gouvernance et administration – mais qui sont minimes au regard de ceux que présentera la croissance à venir », souligne le rapport de l’Unfpa.

Patriota juge important de travailler au changement des mentalités, de freiner la migration et d’adopter des politiques visant l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans les villes aussi bien que dans les zones rurales.

Haïti n’est pas exempte du phénomène d’exode rural qui frappe de nombreux pays du monde.

Or, l’exode rural et le développement d’une société tournée vers l’industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d’emplois salariés.

Aucun pays à l’ère industrielle n’a connu de croissance économique significative sans urbanisation, révèle le rapport de l’Unfpa.

Concentration urbaine et environnement

Foyers de concentration de la pauvreté, les villes offriraient aussi aux pauvres le meilleur espoir d’échapper à la pauvreté.

Eu égard à la concentration urbaine, le rapport précise que c’est le niveau de consommation, fait par les citadines et citadins plus aisés, qui est plus déterminant sur l’environnement.

« Ce qu’on découvre dans le rapport, c’est le niveau de consommation fait par les citadins plus aisés. C’est dans les villes plus aisées qu’il y a énormément d’énergie utilisée », fait remarquer la représentante de l’Unfpa.

Selon Tania Patriota, les problèmes de l’environnement sont des incidences mondiales qui affectent les changements climatiques. Pour cela, elle pense qu’il faut tenir compte des changements environnementaux mondiaux.

« Les migrants son livrés à eux-mêmes. Ce que le rapport nous invite à faire c’est de regarder les choses autrement. C’est [d’appliquer] des politiques réalistes, donner un minimum de service et une sécurité de droits fonciers pour les pauvres. Il faut repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine », lance la représentante de l’Unfpa en Haïti.

Urbanisation et décentralisation

« On a relevé dans ce rapport qu’une urbanisation bien comprise peut être une bonne chose. C’est un champ de réflexion pour nous. Dans quelle mesure cela pourrait être utile dans nos réflexions, dans nos actions surtout en Haïti ? », s’interroge, pour sa part, Jean-Max Bellerive, ministre haïtien de la planification et de la coopération externe.

Selon Bellerive, le problème de l’urbanisation en Haïti a un double aspect.

« Tout le pays vit à Port-au-Prince, on a un double problème ; comme si la seule ville c’était Port-au-Prince », dit-il.

Le ministre évoque également le problème de la décentralisation qui, selon lui, constitue une voie de sortie, une solution au problème de l’urbanisation.

« Renforcer les villes à travers les départements peut offrir des pistes de solution raisonnables », indique Jean-Max Bellerive, interrogé par des journalistes en marge de la présentation du rapport.

Urbanisation et désastres naturels

Les désastres naturels sont également pris en compte dans ce rapport 2007.

« Les catastrophes naturelles sont plus fréquentes durant ces 20 dernières années dans plusieurs centres urbains. Une proportion considérable de la population urbaine se trouve sur les zones côtières », explique Tania Patriota.

Le rapport détaille également un certain nombre d’opportunités offertes par les villes en général aux femmes, dans le sens de « meilleures options d’éducation et des emplois plus divers que les campagnes. Elles leur donnent davantage de possibilités de participation à la vie sociale et politique, ainsi qu’un accès aux médias, à l’information et à la technologie ».

« Malheureusement, les zones périurbaines ne permettent pas aux femmes d’accéder à ces possibilités (…) Elles sont exposées aux grossesses non désirées, à la violence, au VIH/SIDA », déplore la représentante de l’Unfpa.

Selon des spécialistes de l’environnement, l’écologie urbaine, née à la fin du XXe siècle, tente d’atténuer les impacts socio-environnementaux négatifs de la ville.

Des statistiques officielles montrent qu’en 1800, à peine 3 % de la population mondiale vivait en ville, contre 15 % en 1900, 50% vers l’an 2000.

Le rapport 2007 des Nations Unies projette que cette population mondiale en milieu urbain pourrait attendre les 5 milliards en 2030. [do rc apr 27/06/2007 14 :20]


June 28, 2007 | 2:00 AM Comments  0 comments



Haiti - Le ministère de l’éducation apporte des modifications aux examens
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Le ministère de l’éducation apporte des modifications aux examens

Les responsables du ministère de l’éducation nationale ont effectué des modifications dans l’organisation des examens de fin d’études classiques, et annoncent qu’une nouvelle formule sera appliquée à partir de l’année prochaine.

Au cours des examens qui ont débuté, ce lundi les nouveaux candidats aux Baccalauréat, plus de 90 000, ont été séparés des recalés plus de 88 000 afin de lancer le processus de modernisation des examens d’état. Les recalés pour la première et la deuxième partie subiront les épreuves la semaine prochaine.

Le directeur adjoint du Bureau National des Examens d’état (Bunexe), Renan Michel, soutient qu’à partir de la prochaine année académique les recalés n’auront plus à composer dans toutes les disciplines et ne seront pas obligés d’attendre la fin de l’année scolaire pour subir les épreuves. " L’élève qui n’aura pas réussi à ces examens pourra revenir et composer dans les matières pour lesquelles il n’a pas obtenu la moyenne", indique t-il précisant que des examens auront lieu en décembre 2007. La nouvelle formule permettra à l’état de réaliser des économies puisque des frais seront réclamés aux candidats à chaque épreuves.

A terme, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle compte éliminer les examens du baccalauréat première partie ( Rheto) afin d’alléger les dépenses en ce qui a trait à l’organisation des examens.

Selon Renan Michel, les ajustements et modifications apportées dans le processus d’organisation des examens s’inscrivent dans le cadre de l’instauration du nouveau secondaire.

Le nouveau secondaire comprendra trois classes au lieu de sept et débutera après la 9 eme année fondamentale.

L’organisation des examens du baccalauréat de cette année se déroule sur fond de tension entre les responsables du ministère de l’éducation et des directeurs d’écoles, qualifiés de malhonnêtes, qui veulent faire pression pour la participation de certains élèves.

Ces élèves non validés par le Bunexe ne répondent pas aux critères du ministère, soutient M. Michel qui condamne le comportement de ces directeurs fraudeurs. Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, et le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Bien Aimé, ont annoncé que des dispositions ont été prises en vue d’appréhender les élèves non validés qui voudront perturber le déroulement des