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Des bébés... à la chaîne
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Des bébés... à la chaîne

A Lascahobas et dans le « pays en dehors » on conçoit des enfants à la chaîne. En dépit de la misère. On n'a pas encore conscience de l'urgence de planifier les naissances.

Les cheveux roux, le bedon proéminant, le regard perçant, Ti blanc, 2 ans, dévale à vive allure une monticule rocailleuse. Nu comme un verre, le bambin, haut comme trois pommes, s'empresse d'aller partager un morceau de pain que son frère jumeau ,Ti Noir, vient d'acheter à la boutique d'à côté.

Copains comme cochon, les frangins, recouverts de boue, se partagent ce qui est leur premier repas de la journée alors que le soleil était déjà à son zénith. Pas de bol en revanche pour Chapoute, leur aînée, qui, triste, hébétée, s'est contentée de regarder ses frères engloutir cette ration qui est loin d'apaiser leur faim.

A Cité Benoît Batraville, à Lascahobas, où ils vivent, dans un taudis qui se tient à peine debout, ces enfants de la misère sont des « célébrités » sic.

Entre sarcasme et appel du pied suggérant que ces enfants soient pris en charge ou adoptés, la mère, Kenise Armand, rentre à la maison. Enceinte de 6 mois, cette jeune femme de 28 ans, une cigarette à la main, explique qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour nourrir ses enfants.

« Je vends de l'eau au marché afin de prendre soin de mes 5 enfants. Leur père, les a abandonnés », poursuit-elle le regard chargé de récriminations.

Et pour cause. Son compagnon, Jod, un cireur de chaussures, après des années de concubinage, l'a répudiée. « Il a dit que je suis une femme aux moeurs légères », se lamente-t-elle, inquiète à l'idée que la faim n'emporte un de ses enfants dans la tombe.

Dans cette commune du bas Plateau Central, la malnutrition est à l'état endémique, confirme le docteur Louismé Martino, de l'hôpital Zanmi Lasanté.

Un facteur parfois favorable au développement d'autres maladies puisque le système immunitaire est fait de protéine, argumente-t-il.

Parallèlement, « il faut poser la question de la responsabilité de l'Etat dans la planification des naissances », estime un spécialiste en planification qui opte aussi pour la responsabilisation des parents, surtout les hommes, vis-à-vis de leur progéniture.


« Il est en Haïti trop simple pour l'homme d'engrosser des femmes et ne pas assumer après ses responsabilités. Des responsabilités contournées, surtout quand il s'agit d'union libre ou le plaçage estimé à 53.1 % en milieu rural », argumente-t-il.

Rappelant la responsabilité de l'Etat qui se doit de réprimer et de corriger les dérives de ses administrés, ce spécialiste se moque au passage de ce qu'il appelle « l'hypocrisie bureaucratique ».

« On multiplie les conférences internationales, les déclarations de principe sur le droit des femmes, des enfants. Mais, dans la réalité, ils croupissent dans la misère. Une misère consécutive aussi à l'absence de planification au sens large et des naissances en particulier », s'insurge-t-il.

Selon lui, le ministère de la Planification et celui de la Santé publique doivent apporter des réponses en termes de contrôle des naissances.Des réponses urgentes car le temps presse.

Alors que les ressources s'amenuisent, en 2003 le Recensement général de la population et de l'habitat révélait qu'Haïti comptait 8.373 750 habitants.

Une population susceptible de doubler d'ici à 2020 si rien n'est fait, selon les projections de certains experts.

L'histoire de Kenise Armand, la mère de Ti Blanc, est évocatrice. Oublié, « le pays en dehors » où vit environ 59.2 % de la population conçoit des enfants à la chaîne. En dépit de la misère...




June 30, 2007 | 3:44 AM Comments  0 comments



Haiti - La malaria, un problème de santé publique
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La malaria, un problème de santé publique

Les départements de l'Artibonite et du Centre sont les plus performants en matière de lutte contre la malaria au cours de ces dernières années. Malgré les progrès enregistrés dans ces deux régions, le paludisme est en progression dans le pays. «De 2001 à 2006, la maladie a augmenté de 30% en Haïti», a révélé le Dr Anriette Charier, représentante de l'OPS-OMS en Haïti, lors de la commémoration de la première journée nationale de la malaria ce jeudi à l'hôtel El Rancho.

Pourtant, il y a six ans, dans le cadre des objectifs du millénaire en matière de santé, les autorités haïtiennes avaient pris l'engagement de faire baisser la malaria à 50% en 2010 et à 75% en 2015. «Haïti risque de ne pas pouvoir atteindre cet objectif si les autorités ne mettent pas des bouchées doubles», a averti la représentante de l'OPS-OMS.

Les responsables du ministère de la Santé publique, de la Fondation Sogebank, du ministère de l'Environnement et d'autres institutions impliquées dans la lutte contre la malaria estiment que l'objectif fixé dans le cadre de cette lutte est encore à leur portée.

Le directeur exécutif de la fondation Sogebank, Dr Emile H. Charles, prône une lutte concertée entre Haïti et la République dominicaine contre la malaria. La république voisine est aussi frappée de plein fouet par le paludisme. «Les deux pays doivent trouver une solution commune au problème de la malaria», a-t-il recommandé.

Cette recommandation a été accueillie favorablement par le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPPS), Dr Gabriel Timothé. Il a même fait état de plusieurs réunions déjà réalisées avec les autorités dominicaines autour de la question. Une autre proposition du Dr Emile H. Charles pour que la date du 28 juin devienne la journée régionale de la malaria a été applaudie par le public composé en majorité de médecins et de responsables d'ONG travaillant dans le secteur sanitaire.

«Combattre la malaria est une bataille de longue haleine, a indiqué le Dr Timothé invitant tous les secteurs du pays à rejoindre son ministère dans cette lutte. La malaria n'est pas seulement un problème de santé.» Apparemment nostalgique du Service national d'Éradication de la Malaria, il a rappelé les circonstances dans lesquelles cette institution qui faisait rêver d'une Haïti sans malaria a disparu. «Malheureusement, en 1980, les bailleurs de fonds ont cessé de financer le projet et la mémoire de l'institution a disparu avec le départ des Duvalier», a-t-il regretté. Le directeur général du MSPP dit souhaiter que le pays puisse trouver assez de synergie afin d'engager une lutte contre la malaria aussi efficace que celle menée par le défunt SNEM.

Le ministre de l'Environnement, Jean Mary Claude Germain, qui a pris la parole en la circonstance a établi un lien direct entre l'augmentation des cas de malaria sur le territoire national et la dégradation de l'environnement. Il a promis l'aide de son ministère dans la lutte pour éliminer la malaria dans le pays.

La commémoration de la première journée nationale de la malaria en Haïti a été l'occasion pour les responsables du MSPP de clôturer une campagne de sensibilisation contre la maladie lancée depuis le début du mois d'avril. Les résultats d'une étude réalisée sur cette maladie endémique pour le compte du MSPP ont été présentés en la circonstance. Un chèque dont le montant n'a pas été révélé a été aussi remis au petit Raphael Denis, lauréat d'un concours de dessins organisé dans plusieurs départements. Une plaque d'honneur a été aussi remise au Dr Marie Denise Milord, responsable des Programmes nationaux de malaria et de filariose lympathique.





June 30, 2007 | 3:42 AM Comments  0 comments



Haiti - Promouvoir le savoir-vivre
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Promouvoir le savoir-vivre

COATH, Agence des Traitements protocolaires, est le nom d'une nouvelle institution qui s'engage à servir la communauté haïtienne. Elle dit intégrer le domaine social afin d' apporter sa contribution au respect des normes.

A partir du 30 juin 2007, les services qu'offre la COATH, Agence des Traitements protocolaires, seront disponibles, selon ce qu'a fait savoir Ketty Pierre l'un des responsables. En cette occasion, une messe d'action de grâces sera dite, ce samedi, dans la matinée, en l'église Saint-Pierre de Pétion-ville, avant que la COATH n'ouvre ses portes.

« De jour en jour, la majorité des écoliers sont manifestement désintéressés aux cours de savoir-vivre qu'enseignent des professeurs aux établissements scolaires. C'est sur ce constat que nous nous basons pour nous proposer à la communauté », tel a été en substance l'explication fournie par Ketty Pierre pour justifier la création de son institution.

D'après Mme Pierre, le mépris du savoir-vivre conduit les jeunes à la dérive. « La génération contemporaine, en se laissant trop influencer par les cultures étrangères dominantes, se vêtit de manière indécente. Et ce, sans tenir compte de la situation. Ainsi court-elle le risque de provoquer une crise d'identitaire en Haïti », a-t-elle précisé. Cette forte tendance à l'acculturation constitue une menace pour la société. Car l'imitation servile entraîne une déconnection totale et une insensibilité à la réalité.

Même quand sortir d'un tel marasme est possible, le prévenir est beaucoup mieux. Voilà pourquoi pallier la carence d'éducation à tous les niveaux doit être un impératif à l'Etat.
Ce dernier, dans sa mission d'établir la cohésion sociale, doit assurer la distribution d'une éducation équitable et de qualité, avec comme socle la promotion et la récompense de l'excellence.

En vue d'atteindre l'objectif de voir les notions de savoir-vivre ainsi que les principes de bienséance appliqués correctement, cette jeune institution compte offrir des services de protocole pour toutes les circonstances. Pour divers types de cérémonie, elle dispose d'un service d'accueil, d'un service à table, d'un service de sécurité et d'assistance. Par ailleurs, une équipe d'attachés protocolaires se tient prête à offrir des services en cas de sollicitation.

June 30, 2007 | 3:41 AM Comments  0 comments



PÉTION-VILLE / Carnaval des fleurs : renouer avec les coutumes
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PÉTION-VILLE / Carnaval des fleurs : renouer avec les coutumes

Danseurs et danseuses dans une scène de répétition avant le jour J.

Le carnaval des fleurs, attendu dans la municipalité de Pétion-Ville pour ce weekend, n’aura rien de commun avec les traditionnelles fêtes populaires organisées annuellement tant à Port-au-Prince que dans la ville de Jacmel, ont annoncé les organisateurs.
« Ce sera une manifestation culturelle, dédiée, en signe d’hommage, à la mémoire de la reine Anacaona, femme aux multiples talents dont le personnage a une importance capitale dans le renouveau du pays », a informé Mérès Weche, le responsable des relations publiques du comité du carnaval, dans une interview accordée ce jeudi au Matin.
« Loin d’être une ambiance de rue où les décibels des haut-parleurs rivalisent de bruits incongrus et pour le malheur des tympans, le carnaval de Pétion-Ville, prévu du 30 juin au 1er juillet de cette année, s’apparentera à un théâtre populaire au cours duquel les visiteurs auront à apprécier les parades des bandes à pied, les défilés des groupes déguisés, ou encore le passage des ‘fleurs ambulantes’ », a assuré M. Weche.
Pour cette manifestation, qui se veut un espace de promotion de la culture haïtienne, les organisateurs n’ont pas prévu de place pour les groupes musicaux, encore moins les DJ. D’ailleurs, aucun dispositif : ni de char allegorique ni de stand ne laissent augurer la tenue d’une telle activité dans les rues de la commune. Pourtant les organisateurs mettent les dernières touches afin d’être prêts pour cette fête populaire qui débute ce samedi.
Une quinzaine de bandes à pied et environ un millier de costumiers venus de 30 groupes déguisés, créeront l’animation sur leur passage dans les dix rues de PétionVille retenues pour la circonstance. De la rue Ogé à la rue Rigaud en passant par la rue Lamarre, la rue Panaméricaine et la rue Rébecca, les milliers de visiteurs pourront applaudir des représentations scéniques en plein air. Les fêtards qui occuperont les rues Clervaud, Darguin, Faubert, trouveront eux aussi matière à réjouissance. Durant les deux jours, les activités débuteront au Lycée national de Pétion-Ville à la rue Ogé et prendront fin à la place Saint-Pierre après le parcours.
Une enveloppe de 3,8 millions de gourdes est allouée à l’organisation du carnaval des fleurs. Elle est alimentée par le million de gourdes accordées par l’État haïtien pour le carnaval des trois jours gras de Pétion-Ville, carnaval qui n’a pas eu lieu ; par la contribution du ministère de la Culture et de la Communication à hauteur de 500 000 gourdes ; et par le don d’un million de gourdes du ministère du Tourisme. Le secteur privé des affaires et les institutions de la place ont participé à hauteur de la différence.
Mérès Weche invite les festivaliers à venir participer au carnaval en toute quiétude, car, dit-il, « un grand dispositif de sécurité avec, entre autres, des agents du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo) et des membres d’autres unités de la Police nationale d’Haïti seront déployés ». Le carnaval des fleurs, une initiative de la mairie de Pétion-Ville, débute au lendemain de la fête patronale, la Saint-Pierre, organisée dans la commune du 17 au 29 juin en cours. Un million de gourdes avaient été décaissées pour ces festivités réalisées sous les auspices de l’administration municipale dirigée par Claire Lydie Parent. La musique constitue la toile de fond de cette fête patronale avec notamment des prestations des ténors de la musique compas. Théâtre, blagues, jeux questions/ réponses étaient au programme. « Mais le black-out a, jusque-là, sérieusement handicapé les activités organisées en grande partie le soir », a regretté Dominique Saint-Roc, co-organisateur.
Le Conseil municipal prévoit de réaliser dans le futur un festival de la culture avec notamment des concours de « rara », toujours dans l’optique de promouvoir la culture haïtienne et pérenniser les traditions nationales.
La Saint-Pierre prend fin ce vendredi et laisse siège au carnaval des fleurs qui commence ce samedi dès les trois heures de l’après-midi.


June 30, 2007 | 3:33 AM Comments  0 comments



Haiti - Nécessité d'une école haïtienne nouvelle
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Nécessité d'une école haïtienne nouvelle

Les défis, enjeux et perspectives du système éducatif haïtien ont été clairement définis par le ministre de l'Education nationale, Gabriel Bien-Aimé, le jeudi 28 juin 2007. Lors d'un déjeûner-rencontre avec la Chambre de Commerce haïtianoaméricaine (AMCHAM), à l'Hôtel Montana, les débats ont porté sur la nécessité d'une école haïtienne nouvelle.

« L'éducation est la voie royale à suivre pour un tournant définitif vers le développement socio-économique national .» Par ces propos, le titulaire du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a montré l'importance accordée à l'éducation à ce carrefour de la vie nationale.

S'exprimant dans le cadre du déjeûner-rencontre organisé par l'AMCHAM préoccupée par l'avenir de notre système éducatif, M. Bien-Aimé a fait état de sa volonté de rénover, de dynamiser l'école haïtienne qui a tant besoin de jouir d'une meilleure santé. « Des jeunes de 6 à 11 ans sont encore en dehors du système, il faut de manière impérative les prendre en compte », explique-t-il en félicitant l'AMCHAM, considérée comme une association contribuant à plus de 60% dans l'assiette fiscale, d'autant qu'elle occupe une place de choix au niveau du secteur économique et financier d'Haïti.

Gabriel Bien-Aimé qui était accompagné du directeur général de son ministère, Pierre-Michel Laguerre, et des membres de son staff technique, a indiqué que le grand défi de l'heure est l'alphabétisation, l'intégration des jeunes dans le processus socio-économique national par l'éducation. « Il est venu le temps d'éliminer toutes les disparités sociales de telle sorte que le pays soit plus fraternel, plus intégrateur et plus prospère pour chacun de ses fils », a lancé le ministre-psychologue qui a vite fait de mettre en relief la stratégie nationale d'action (EPT) qui vient d'être validée. Stratégie déterminante pour un système éducatif rénové d'ici à 2015.

L'expert en éducation, Paul Elucel, du staff technique du MENFP a explicité les choix nationaux pour la mise en oeuvre de l'EPT. Présentant le contexte général d'Haïti et du secteur de l'éducation, M. Elucel a fait une analyse diagnostique du système éducatif sous les aspects suivants : accès et couverture, efficacité interne et pertinence, gouvernance et financement de l'éducation, etc. « Le secteur éducatif est marqué, à tous les niveaux, par un important déséquilibre numérique en faveur du secteur non public », a souligné M. Elucel qui attire l'attention, sur la base du recensement scolaire 2002-2003, sur la situation de quasi-privatisation de l'éducation combinée à des facteurs d'ordre socio-économique.

Des écoles sans licence Continuer >
« Plus de 75% des écoles fondamentales fonctionnent sans licence : d'où les doutes qui planent sur la qualité du service éducatif offerts aux enfants par ces établissements », a déploré M. Elucel qui n'a pu être en reste au sujet de ce système éducatif marqué par une réforme inachevée. Sombre tableau. Taux net de scolarisation (TNS) : 56,37% au Préscolaire; 76% dans l'enseignement fondamental (1er et 2e cycles), 22% dans l'enseignement fondamental (3e cycle et secondaire). De plus le taux des surâgés, estimé à 38% (préscolaire), 72% (fondamental), 80% dans les classes d'examen (9e, Rhéto, Philo) a été mis en exergue.

Les rendements scolaires jugés faibles sont dus, selon l'expert, aux contenus d'enseignement lacunaires, aux conditions d'apprentissage inappropriés, etc.

Choix stratégiques et coût financier

Compte tenu des insuffisances du système, des choix stratégiques s'imposent en vue de lever, selon l'expert, les contraintes à la réalisation de l'EPT. Il s'agit de développer et d'améliorer sous tous leurs aspects la protection et l'éducation de la petite enfance, notamment les enfants les plus vulnérables et défavorisés. Améliorer de 50% les niveaux d'alphabétisation des adultes d'ici à 2015, promouvoir l'excellence et la probité, etc. « En fonction des hypothèses et cibles retenues, la mise en oeuvre de la SNA-EPT entre 2007 et 2015 coûtera en effet 3,4 milliards de dollars (dont 85% en dépenses courantes et 15% en dépenses d'investissements », a fait remarquer M. Elucel qui précise que les ressources nationales anticipées, provenant des recettes fiscales et para-fiscales sous les hypothèses officielles de croissance du gouvernent, sont estimées à 1,758 milliards de dollars en 2006, ce qui correspond à 51% du coût global de la stratégie.

Philippe Armand, René Max Auguste de l'AMCHAM, préoccupés par les implications des choix stratégiques et sociaux de la nécessité de promouvoir une plus grande équité d'accès à l'éducation formelle et non formelle, ont fait ressortir l'urgence de développer des niveaux d'enseignement subséquents à l'éducation de base. Pointant du doigt les corrupteurs du système susceptibles de biaiser les résultats attendus, ils assurent le MENFP de l'appui de l'AMCHAM pour une amélioration de la qualité de l'éducation. En perspective d'une école haïtienne nouvelle. A tous les niveaux.



June 30, 2007 | 3:32 AM Comments  0 comments



Haiti - COÛT DES PRODUITS PÉTROLIERS / Préval envisage d’autres formes de subvention, mais les syndicalistes sont sceptiques
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COÛT DES PRODUITS PÉTROLIERS / Préval envisage d’autres formes de subvention, mais les syndicalistes sont sceptiques
Par Ladenson Fleurival
ladenson@lematinhaiti.com

Au Portail Léogâne, la gare du Sud reste un défi aux autorités municipales et aux agents de la circulation.

Alors que les syndicats des chauffeurs dont l’Association des conducteurs propriétaires haïtiens (APCH) ne cessent d’exiger la baisse du prix du carburant à la pompe par une subvention directe de l’État, le président de la République, René Préval, envisage quant à lui d’autres formes de subvention, consistant notamment en l’achat d’autobus pour les chauffeurs du transport en commun, en vue, a-t-il dit « de venir en aide aux personnes de faibles économies ».
Car, a indiqué le chef de l’État, « on va envisager une subvention sélective, ciblée, c’est-à-dire une intervention étatique qui va prendre en compte les intérêts des petites bourses pendant que les propriétaires des grosses berlines, grandes consommatrices de pétrole, c’est-àdire les gens qui ont de grands revenus vont continuer à payer l’essence selon le décret de 1995 toujours en vigueur et qui fait répercuter à la pompe toute augmentation du prix de l’or noir sur le marché mondial ».
« Nous allons acheter 300 autobus, a poursuivi le président, en vue de renforcer le secteur ». « Ces matériels roulants qui coûteront à l’État 20 millions de dollars environ, seront revendus directement aux chauffeurs de transport en commun de Port-au-Prince et de la province » a soutenu Préval, samedi, de retour du sommet Caricom / États-Unis. Le chef de l’État a rappelé qu’en général, le transport en commun est subventionné dans tous les pays.
L’augmentation du salaire des employés de l’administration publique de 17 %, selon les précisions du chef de l’État, constitue un autre moyen de lutte contre la hausse du prix des produits pétroliers et les conséquences inhérentes à cette hausse.

Scepticisme des syndicats
Sceptiques vis-à-vis des propositions de solution trouvées par le président, les syndicats des chauffeurs de transport public menacent de recommencer avec leur mouvement de grève pour obtenir la satisfaction de leur principale revendication. Cependant, les syndicalistes, qui n’ont pas avancé de date pour un nouvel arrêt de travail, disent espérer que le gouvernement retiendra les leçons des deux journées de grève observées le mardi 12 et le mercredi 13 juin dernier, lesquelles ont paralysé totalement le secteur du transport en commun.
Les habitants de la capitale et des zones environnantes, en particulier les écoliers qui devaient subir les épreuves officielles de la 6e année fondamentale peuvent en témoigner. Le gouvernement n’a pas pu mobiliser, comme promis par le ministère de l’Éducation nationale, des autobus pour le transport des candidats à leurs sièges d’examens.
Dans une interview au Matin ce lundi, le syndicaliste Retes Réjouis a dit attendre les résultats des négociations en cours avec des autorités de l’État sur la question. Les syndicalistes ont déjà rencontré des parlementaires et, dans les jours qui viennent, doivent s’entretenir avec le président Préval au sujet de leurs griefs.
« Nous allons continuer avec les négociations avant toute autre décision », soutient Réjouis, prévenant que la grève constituera le principal outil de lutte des syndicats face à un éventuel refus du gouvernement de donner suite à leur requête.

Gares routières
Le transport public se fait dans le plus grand désordre dans la capitale haïtienne. Si certaines aires de stationnement sont aménagées, elles ne sont carrément pas respectées.
Pour faciliter, à ce niveau, un redressement de la situation, le gouvernement envisage un projet de construction de gares routières : gare du Sud, gare du Nord, etc.


June 30, 2007 | 2:34 AM Comments  0 comments



Haïti : Le photojournaliste Thony Bélizaire primé dans un concours des Nations Unies
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Haïti : Le photojournaliste Thony Bélizaire primé dans un concours des Nations Unies

vendredi 29 juin 2007

P-au-P, 29 juin 07 [AlterPresse] --- Le photojournaliste Thony Bélizaire, de la branche en Haïti de l’Agence France Presse (Afp) a reçu, le mercredi 27 juin 2007, le premier prix dans la catégorie professionnelle d’un concours de photographie, organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Placé sous le thème « la vie dans les villes », ce concours visait à susciter les réflexions de la population en général et des décideurs en particulier sur les problèmes de l’urbanisation, à partir des images tirées du vécu quotidien des habitants des villes.

Les photos, présentées par le photojournaliste de l’Agence France Presse, ont été prises, pour la plupart, à Cité Soleil, grande agglomération à la sortie nord de la capitale haïtienne.

Bélizaire a ainsi fait ressortir, dans les images réalisées, les problèmes liés surtout à l’environnement, à la pauvreté et au proxénétisme.

Une des photos prises par Thony Bélizaire est un bordel considéré comme un hôtel. Dans ce bordel, on y trouve tout : chambres de fortune, vente d’alcool et de cigarettes, jeux de société.

Les dix photos sélectionnées de Thony Bélizaire ont été exposées, le 27 juin 2007, au Karibe Convention Center à Juvénat, à l’occasion de la présentation du rapport de l’Etat de la population mondiale 2007.

Outre Thony Bélizaire, d’autres photographes, amateurs et professionnels, ont été récompensés pour des photographies relatives à la dégradation de l’environnement. [do rc apr 29/06/2007 10 :20]







June 30, 2007 | 2:18 AM Comments  0 comments



Plus de 2600 enfants sont scolarisés à La Saline,
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Haiti - Plus de 2600 enfants sont scolarisés à La Saline,

Depuis plusieurs années, plus 2600 enfants ont accès à l’éducation à La Saline, un quartier défavorisé de la capitale grâce à des petites écoles salésiennes.

Ces petits établissements scolaires fondés dans les années 50, par le père Bohnen offrent également des formations professionnelles aux jeunes, telles, des cours de musiques, d’électricité, de dactylographie et de plomberie etc.

Après le départ du père de Bohnen, le reverand père Olibri Zucchi, allait continuer avec le travail du père bohen, c'est-à-dire travailler avec les enfants dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, mais en date du 21 octobre 2006, ce dernier a été victime à Delmas 48 d’un attentat qui a failli lui coûter sa vie.

Peu de temps après cette tentative d’assassinat, le reverand a laissé le pays pour aller se faire soigner en Allemagne, depuis il n’est jamais revenu à cause du problème de l’insécurité qui sévie dans la zone

Les professeurs de ces écoles demandent aux autorités haïtienne de prendre des dispositions nécessaire afin favoriser le retour du religieux.

June 30, 2007 | 2:16 AM Comments  0 comments



Hait-Des experts européens de la planification mis à la disposition d’Haïti
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Des experts européens de la planification mis à la disposition d’Haïti

L'Union européenne a mis à la disposition du gouvernement haïtien une vingtaine d'experts de différents pays afin d'assister les responsables dans des tâches de planification, a annoncé vendredi la délégation européenne en Haïti.

"Des fonctionnaires de haut niveau venus pour la plupart de France et de Belgique sont en Haïti pour une mission de quatre semaines au cours desquelles ils sont exclusivement au service du gouvernement pour aider à la mise en place de plans annuels de gestion", a indiqué à l'AFP le représentant de l'UE, Francesco Gosetti.

"Ils ne sont pas venus pour produire des rapports. Ce sont des gens qui sont au service d'une administration, d'un cabinet de ministre ou d'un directeur général pour aider dans des tâches précises", a-t-il dit.

Selon lui, "il y a le sentiment que le gouvernement fait beaucoup de choses sans cerner les priorités". Mais "il y a une vraie volonté du gouvernement haïtien d'avancer malgré les difficultés et les nombreuses priorités d'un pays ravagé par des années de crise", a-t-il souligné.

Parmi les experts figurent deux préfets de France, des magistrats et un économiste haïtien vivant en France ainsi que de hauts fonctionnaires de la Guadeloupe.

"C'est l'expression d'une vraie volonté de la France de partager avec Haïti ses difficultés", a relevé M. Gosetti, notant que certains des experts avaient renoncé à des indemnités "dans un esprit de solidarité avec Haïti".

AFP


June 30, 2007 | 2:12 AM Comments  0 comments



Ce que vos gestes racontent de vous
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Ce que vos gestes racontent de vous !

Comment vous-asseyez vous à table ? Comment marchez-vous dans la rue ? Quand vous vous baissez pour ramasser un objet, dans quelle position êtes-vous ?

Autant de questions que l’on ne se pose guère, tant on accomplit machinalement nos gestes. Notre rythme de vie nous pousse à trop souvent nous enfermer dans notre tête et nos pensées, sans toujours prendre conscience de notre corps.

Un caricaturiste nous dessinerait sans hésiter avec une tête surdimensionnée et un corps filiforme ! Pourtant, chez l’humain, corps et esprit sont inséparables. Et tout ce qui bouscule cette unité atteint l’Homme dans ses profondeurs.

Quand le corps et les sens sont négligés, l’esprit en pâtit également. Nos gestes et nos postures trahissent notre manière de penser, mais elles influencent aussi notre vision de la vie et la manière d’appréhender les petits événements de notre quotidien. Oui, notre corps a une influence sur nos pensées !

June 28, 2007 | 8:27 PM Comments  0 comments



Haïti / Urbanisation : Causeries sur la métamorphose de Pétion-ville.
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Haïti / Urbanisation : Causeries sur la métamorphose de Pétion-ville.

A l’initiative du Comité d’Union et de Support aux Municipalités s’est tenue ce mercredi à l’Hôtel Villa Créole une journée de réflexion baptisée ‘’Causerie sur la Métamorphose de Pétion-ville’’. Plusieurs personnalités dont le président de la Chambre Basse, Pierre Eric Jean-Jacques, le député de ladite circonscription Steven Benoit et l’un des maires assesseurs Françoise A. Michel ont répondu président.

Cet atelier visait notamment à lancer la diffusion des actes du colloque ‘’pour une Pétion-ville fière et digne’’, remettre officiellement un exemplaire des Actes à la municipalité élue, poser la problématique de l’évolution de la commune et de la croissance urbaine’’.

A l’issue de cette causerie, les participants ont adopté une résolution en deux points à travers laquelle ils ont convenu d’aider la mairie de Pétion-ville à élaborer un document de planification stratégique et à trouver les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

L’architecte/urbaniste Leslie Voltaire qui intervenait à cette causerie, à côté de son homologue Dominique Mathon et de l’économiste Jean-Marie Boisson, a fait un exposé sur l’ampleur du problème que constitue la métamorphose de Pétion-ville.

M. Voltaire qui soutient par ailleurs qu’il n’est pas possible d’envisager des pistes de solution aux problèmes de cette municipalité sans tenir compte des communes avoisinantes a tout de même fait des revendications.

Leslie Voltaire a proposé entre autres que Pétion-ville soit déclarée Patrimoine Historique. Le technicien a dit croire en outre qu’il faudrait doter cette subdivision territoriale de ressources nécessaires à la résolution des problèmes auxquels elle fait face.

June 28, 2007 | 6:42 PM Comments  0 comments



Vers l’élaboration du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP).
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Vers l’élaboration du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP).

C’est autour de « La gestion du Risque et la Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la pauvreté qu’un atelier de travail s’est tenu mercredi à l’Hôtel Montana, à l’initiative du Système National de Gestion des Risques et des Désastres.

En termes d’objectifs, cet atelier entend Familiariser les participants avec la définition et l’importance de l’intégration de la gestion du risque dans tous les programmes de développement ; Faire prendre conscience aux participants de l’indice du risque élevé d’Haïti et des impacts des désastres sur le développement socio-économiques du pays.

Il entend aussi faire comprendre l’intérêt de l’intégration de la gestion du risque dans le processus décisionnel du Document National de Stratégie Nationale pour la croissance et pour la Réduction de la Pauvreté ; Proposer des axes stratégiques d’actions possibles pour mettre en œuvre une gestion intégrée du risque et un développement subséquent du SNGRD. Le coordonnateur du Système Nationale des Risques et des Désastres, Hérard Jadotte, a fait savoir que cet atelier était inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’action de développement du d’Haïti.

Le Système Nationale de Gestion des Risques et des Désastres a repris un élément du rapport du Secrétaire Général de l’ONU selon lequel « les stratégies visant à atténuer les pertes liées aux catastrophes naturelles doivent être systématiquement intégrées aux stratégies de réduction de la pauvreté reposant sur les Objectif du Millénaire pour le Développement pour fonder la nécessité d’appuyer les efforts du gouvernements et des autres partenaires à agir en ce sens.

L’ensemble des bailleurs de fonds, dont l’Union Européenne, le PNUD et Banque Mondiale, ont fourni un appui à la préparation du document de la SNCRP, selon le chef de la délégation de l’UE en Haïti.

Fracesco Coseti a par ailleurs mis l’accent sur la large consultation que le Comité Nationale de Préparation est entrain de réaliser dans le cadre de sa mission.

La directrice de la protection civile, madame Alta Jean-Baptiste, a de son côté inscrit cet atelier dans la logique de continuité de l’Etat et des priorités du gouvernement en matière de risque et de désastre.

Elle a aussi évoqué les deux objectifs du Plan National des Gestion des Risques et des Désastres, validé en 2001 par le gouvernement haïtien. Il s’agit, d’une part, de « privilégier la gestion du risque » et, d’autre part, de « promouvoir les activités de réponse aux urgences ».

June 28, 2007 | 6:36 PM Comments  0 comments



Haïti et le dernier Rapport mondial du Fonds des Nations-Unies pour la Population.
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Haïti et le dernier Rapport mondial du Fonds des Nations-Unies pour la Population.

La représentation nationale du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a présenté le mercredi 27 juin, au Karibe Convention Center, le dernier rapport sur l’état de la population mondiale. ‘’Libérer le potentiel de la croissance urbaine’’ tel est le titre de ce rapport où il est établi la corrélation entre population et le développement des villes.

Cette corrélation est très pertinente a fait remarquer la représentante de cette agence onusienne en Haïti. Tania Patriota explique que l’urbanisation, comme phénomène mondial, exerce un impact sans précédent sur la vie des populations et tend à toucher toutes les régions du monde. L’Amérique latine et la Caraïbe ont déjà franchi le cap de la transition urbaine, d’autres régions telles l’Afrique et l’Asie se préparent à emboiter le pas a-t-elle laissé entendre.

La responsable du Fonds des Nations-Unies pour la Population en Haïti soutient que le rapport 2007 se donne pour objectif fondamental de changer la mentalité des gens concernant la croissance urbaine, généralement considérée comme un mal social et économique, surtout dans les pays pauvres, lesquels souffrent d’un manque criant d’infrastructures et de services sociaux de base. Il s’agit de porter un autre regard sur ce phénomène, c’est-à-dire d’approcher d’une manière nouvelle l’urbanisation tout en s’arrangeant pour prévenir et gérer les méfaits, si l’on s’en tient à l’analyse de Tania Patriota.

Ce document révèle, ou mieux, confirme que les villes (des pays du Sud, particulièrement) font face à des problèmes immédiats pressants – pauvreté, logement, environnement, gouvernance et administration – mais qui sont minimes au regard de ce présentera la croissance à venir. De ce fait, il ne suffit plus de réagir aux défis à mesure qu’ils surgissent, il faut adopter à présent une démarche préventive proposent les experts onusiens.

Ce rapport traite de plusieurs thématiques :

* Les promesses de la croissance urbaine.
* Populations urbaines : de la désolation à l’espoir.
* Repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine.
* L’emploi social durable de l’espace.
* Urbanisation et durabilité au XXIe siècle.
* Pour un avenir durable : politique, information et gouvernance.

Au chapitre des recommandations, il est signifié toute une série de décisions que les pays concernés doivent adopter pour éviter le pire en matière de gestion de l’espace urbain. Selon les experts des Nations-Unies, il faut :
* Encourager le droit des pauvres à la ville et renoncer aux initiatives qui visent à décourager la migration et à prévenir la croissance urbaine en tenant compte du fait que les pauvres continueront à alimenter, dans une grande mesure, la croissance urbaine à venir, une croissance qui proviendra bien plus de l’accroissement naturel que de la migration.
*Adopter une vision élargie et à long terme de l’utilisation de l’espace urbain, vision qui exige notamment de fournir des terrains minimalement viabilisés pour le logement et de planifier en vue d’une utilisation durable des sols, en s’attachant, au-delà des limites urbaines, à minimiser <> des villes.
*Engager des efforts internationaux concertés pour appuyer les stratégies de l’avenir urbain.

Comment lire la situation d’Haïti à travers ce rapport ?

De l’avis de Jacques Hendry Rousseau, la situation de villes haïtiennes est très préoccupante. Ces villes prennent l’option de l’expansion spatiale et reçoivent de plus en plus de migrants qui tiennent une part très importante dans la croissance urbaine. Le statisticien-démographe avance quelques données :
* Le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2003) a prouvé que le pourcentage urbain a augmenté de 15% en passant de 25% en 1982 à 40% en 2003.
* La taille des villes a triplé.
* L’aire métropolitaine de Port-au-Prince absorbe déjà 56% de la population urbaine totale du pays et 90% de la population urbaine du département de l’ouest.

Comme conséquences de ce développement urbain non-contrôlé, Jacques Hendry Rousseau, cadre de la représentation haïtienne du Fonds des Nations-Unies pour la Population, cite, entre autres, la pression sur les services de base, l’émergence de bidonvilles et de poches de pauvreté, la dégradation de l’environnement, la crise de l’électricité, la crise de l’eau.

En substance, le statisticien-démographe n’a fait que signifier que le pays est concerné par la situation urbaine décrite dans ce rapport de même qu’il est tout aussi concerné par les recommandations.

Par Idson Saint-Fleur
saintfleuri@yahoo.fr


June 28, 2007 | 6:28 PM Comments  0 comments



Haiti - Lancement de 5 grands projets aux Gonaïves
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Lancement de 5 grands projets aux Gonaïves

Cinq grands projets, à haute intensité de main-d'oeuvre, ont été lancés aux Gonaïves, le 18 juin 2007, par des organisations communautaires de concert avec la mairie des Gonaïves, le Ministère des Travaux publics Transports et communications (MTPTC), la Direction départementale agricole (DDA). Ces projets, supportés par le Konbit Ak Tèt Ansanm (KATA), offriront des opportunités d'emplois immédiats à plus de 13,000 familles de faibles revenus de la cité de l'indépendance.

Pour éviter les fortes inondations durant la période cyclonique, le drainage des canaux de l'avenue des Dattes, K-Soley, Mavignol, Gattereau de Valira et Ceinture Biennac sont quatre, parmi les 5 projets qui sont des initiatives d'urgence pour ces organismes. Ces activités ont été identifiées par le MTPTC, la DDA avec la collaboration du Conseil municipal des Gonaïves.

La Direction Départementale sanitaire (DDS), pour faire suite aux projets du KATA, procèdera au traitement de l'eau courante des drains. Ce travail vise l'élimination des moustiques responsables de l'épidémie de malaria et d'autres maladies qui rongent la population gonaïvienne.
La réhabilitation des bassins versants de Praville est l'un des projets mis en oeuvre par le KATA avec la collaboration de l'UNDP et de la BIT. Un programme de formation des membres d'organisations communautaires a été conçu pour les maires en vue de les rendre aptes à assurer le suivi des projets en cours d'exécution. Ces projets ont été mis en oeuvre dans le cadre d'un programme de développement durable de la ville des Gonaïves. Le KATA, programme financé par le peuple américain à travers l'USAID, dit vouloir créer un environnement permettant aux haïtiens de changer leurs conditions de vie sur la base de l'engagement et la responsabilité de ses partenaires.


June 28, 2007 | 5:01 AM Comments  0 comments



Haiti - 25.000 enfants risquent ne pas retourner à l'école
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25.000 enfants risquent ne pas retourner à l'école

C'est sur fond de manifestation et d'incertitude que les bénéficiaires et les responsables de l'Oeuvre des petites écoles du père Bohnen (OPEPB) attendent, impatients, le retour dans le pays du coordonnateur général de cette institution, le Père Zucchi A. Olibrice. Ce dernier s'est réfugié à l'étranger depuis octobre 2006 suite à une attaque armée dont il était l'objet à Delmas 31.

L'événement se produisait le samedi 21 octobre 2006. Le prêtre travaillait paisiblement pour les huit entités formant cette institution. Il ignorait pourtant être dans la ligne de mire des bandits. Après avoir célébré la messe en fin d'après-midi à Delmas 48, le coordonnateur de l'OPEPB regagnait sa communauté à La Saline quand un malfrat a tiré, à bout portant, sur lui le laissant pour mort. Atteint d'une balle à la tête, le Père Zucchi a été vite emmené à l'Hôpital des Médecins sans frontières. Il a été, d'urgence, transporté en Allemagne où il s'est depuis réfugié.

« C'est à l'intérieur même de l'oeuvre que vient l'agression du Père Zucchi. Il voulait rétablir l'ordre dans l'administration qui était sous la responsabilité du Père Damien Gijsbrechts avant sa mort en 2004 », reconnaissent à l'unanimité les directeurs de section à cette oeuvre qui prend en charge plus de 25.000 enfants répartis dans 192 petites écoles affiliées et cinq écoles d'application.

Après avoir porté plainte contre les agresseurs du coordonnateur de l'OPEPB, les autres responsables, ont été entendus, un par un, par la Direction de la Police judiciaire (DCPJ). Depuis, aucune avancée significative n'a été enregistrée. La lenteur observée dans cette enquête fait douter d'un possible retour du prêtre. « La sécurité du père Zucchi est trop menacée pour revenir dans le pays tout comme son absence pèse trop lourd sur l'éducation et l'avenir de ces milliers d'enfants oubliés à La Saline et à Cité Soleil », fait remarquer Gabriel Jean-Baptiste Paul, responsable de Collecte des données et Contrôle à l'oeuvre.


« Qui va prendre en charge les 25.000 enfants de l'OPEPB à l'approche de la réouverture des classes? », s'est questionné le Dr Barbara Hoefler travaillant bénévolement avec des enfants vulnérables de Port-au-Prince. Père Zucchi, a-t-elle poursuivi, possède un dynamisme que l'on ne reconnaît à nul autre de son entourage. C'est son intelligence qui avait permis à l'oeuvre d'être efficace même dans les pires moments. « Il est impossible de laisser mourir une oeuvre si importante pour le pays, une oeuvre visant à contribuer à sortir le pays des ornières du sous-développement et de la pauvreté », avait indiqué Père Zucchi Olibrice.

Lauréat du prix de l'UNESCO pour la lecture et l'alphabétisation en 1997, l'OPEPB comporte plusieurs sections, dont une école normale pour instituteurs, un centre de formation pour jardinières, des écoles professionnelles à plusieurs niveaux, formation continue pour ses collaborateurs.




Lima Soirélus

June 28, 2007 | 4:42 AM Comments  0 comments



Haiti- environnement - eau - jusqu'à la dernière goutte !
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jusqu'à la dernière goutte !

On veut boire la nappe souterraine de la Plaine du Cul-de-Sac jusqu'à lie. Et on s'en fiche des conséquences...

Un saut d'eau sur la tête, Nathalie, 19 ans, grimpe le Morne Marinette, à la rue St-Martin. Les contours des seins dévoilés par un t-shirt trempé de sueur, elle s'empresse, avec ses longues jambes, de regagner son taudis aux confins d'un corridor crasseux à la rue Tiremasse.

Comme tous les matins, elle fait le va-et-vient entre chez elle et la citerne d'un particulier qui vend, à Delmas 4, de l'eau apportée par camion de la Plaine du Cul-de-Sac.

Lucratif, le commerce de l'eau est aussi une véritable alternative aux graves faiblesses de la Centrale Métropolitaine d'Eau Potable (CAMEP), estime-on. Et pour cause.

Selon une étude de l'OPS / OMS rendue publique en 2003, la CAMEP fournissait seulement 20 % des besoins en eau des 2 millions 500 habitants de la communauté urbaine de Port-au-Prince évalués à 220.000 m3 d'eau par jour.

Un déficit, conjugué à une demande accrue, responsable de la pression constante et croissante sur la nappe phréatique * (nappe d'eau souterraine) de la Plaine du Cul-de-Sac.

Pompe, pompons, pompez...

A Cazeau, à l'entrée de Tabarre, c'est l'impératif, le leitmotiv dans une station de pompage disposant de quatre bouches d'approvisionnement où des dizaines de camions-citernes, à la queue leu leu, attendent leur tour pour faire le plein.

Parfois, on les sollicite pendant leur réapprovisionnement. « Si vous allez au Centre-ville, le camion de 3500 gallons coûte 2500 gourdes », raconte un chauffeur à un client potentiel.

En pleine négociation, son portable résonne. Au bout de la ligne, un de ses fidèles clients : un chantier à Thomassin a désespérément besoin d'eau.

Esquissant un sourire, il réfère son interlocuteur à quelqu'un d'autre avant de prendre, en toute hâte, la direction des hauteurs de la capitale.

« Il va empocher au moins 7 000 gourdes après cette livraison », commentent d'autres chauffeurs un tantinet envieux.

Sept jour sur sept et au moins 16 heures sur 24, cette station siphonne l'eau de la nappe.

Située à au moins 3 minutes en voiture du Service National des Ressources en eau (SNRE), elle n'est pas la seule à exploiter la nappe de manière anarchique, sans véritable contrôle.

SNRE aux oubliettes... Continuer >

Chargé de la gestion des ressources nationale en eau, le SNRE est traité en parent pauvre depuis plusieurs années. C'est le moins que l'on puisse dire en visitant ce service important parqué dans une petite salle d'environ 25 m2 depuis le 3 août 2005.

« Le service est ankylosé parce qu'il est sous tutelle du ministère de l'Agriculture, des ressources naturelles et du développement rural », confie, au milieu de mobiliers désuets, l'ingénieur Bernardine Henry Georges, responsable de la section hydrogéologie.

Selon elle, « le ministère a des priorités qui ne sont pas celles du SNRE ».

Concernant la nappe de la Plaine du Cul-de-Sac, elle évoque les dispositions de la loi du 12 juin 1974 qui donne au SNRE les prérogatives de supervision, de forage et de contrôle des exploitations.

N'ayant pas les moyens de sa politique, le SNRE s'inquiète tout simplement des conséquences de l'exploitation anarchique de cette nappe sur le long terme, poursuit l'ingénieur.

D'autant, enchaîne-t-elle, que la recharge de la nappe s'est considérablement réduite à cause du déboisement.

Pédagogique, elle explique qu'à cause du déboisement, une bonne partie de l'eau de pluie ruisselle, dégouline au lieu de s'infiltrer dans le sous sol.


Chercheurs préoccupés

Selon l'ingénieur Joseph Osnick, doctorant en assainissement des eaux à l'INSA de Lyon, en France, et membre d'une équipe de chercheurs de l'Université Quisqueya, l'exploitation de la nappe d'eau souterraine de la Plaine frôle déjà le rouge.

Se référant aux données d'une étude réalisée en 1999 par le Corps des Ingénieurs de l'armée américaine, il indique que 418,5 méga mètres cube d'eau sur 1100 disponibles étaient consommées par année dans la « région Centre/Sud » : une délimitation géographique qui comprend la communauté urbaine de Port-au-Prince. Soit 38 % des ressources disponibles. Un seuil qui frôle les 40 % qualifié de grave par l'UNESCO.

Persuasif dans son argumentaire, l'ingénieur Joseph Osnick estime que la menace de stress hydrique se précise.

Un phénomène défini comme le rapport entre la quantité d'eau consommée et les ressources disponibles, poursuit-il.

« Au niveau national, nous disposons de 12600 méga mètres cube d'eau. Une bonne réserve », dit-il en mettant toutefois en relief les graves problèmes de gestion susceptibles de provoquer des pénuries, surtout au niveau de la capitale et de ses environs.

En attendant une prise de conscience nationale et des dispositions gouvernementales pour bien gérer nos ressources en eau, là, à la rue Tiremasse, l'effort déployé tous les jours par Natacha indique combien cette ressource épuisable et épuisée est indispensable à la vie.



* Une nappe phréatique ou nappe d'eau souterraine est une sorte de réservoir naturel. L'eau de pluie, voyageuse de nature, s'infiltre dans le sol et achève sa descente lorsqu'elle rencontre une couche de roches imperméables. Comme elle ne peut pas la traverser, elle s'accumule et forme un aquifère. En Haïti, les ressources en eau souterraine sont classées en deux catégories d'aquifères. D'abord, les aquifères continus représentent les plaines littorales et alluviales. Puis, les aquifères discontinus correspondent, pour la plupart, soit à des faciès géologiques d'origine détritique d'une bonne porosité efficace (conglomérats et grès), soit le plus souvent à des faciès calcaires cristallins affectés d'abondantes discontinuités, réalisant ainsi une importante fissure.



Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

June 28, 2007 | 3:52 AM Comments  0 comments



Haiti - municipalite - Redonner à la ville son visage d'antan
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Redonner à la ville son visage d'antan

Pour le citoyen, s'impliquer dans le développement de sa communauté est une obligation. Le CUSM y croit. Il vient d'ailleurs de remettre au maire de Pétion-Ville les actes d'un colloque sur l'évolution de cette commune.

« Le développement local ne peut prendre corps sans une participation citoyenne », a soutenu fermement la présidente du Comité d'union et de support aux municipalités (CUSM), Jeannine Millet.

Mme Millet qui s'adressait à la cinquantaine de gens participant, ce mercredi, à une causerie sur la problématique de l'évolution de Pétion-Ville à l'Hôtel Villa Créole a attiré l'attention de l'assistance sur l'ampleur de l'intervention que réclame Pétion-Ville.

Tout a commencé...

Fondée le 23 septembre 1831 sous la présidence de Jean-Pierre Boyer, Pétion-Ville a été choisie au départ comme une ville de défense pour garder les archives de l'armée haïtienne contre toute éventuelle attaque des Français. Devenue dans les années 1970 le lieu de résidence des élites du pays, la commune fait face à des obstacles majeurs dont l'explosion démographique.

Ce phénomène a eu de sérieuses répercussions sur la commune. Construite au départ pour accueillir quelques centaines d'habitants, Pétion-Ville connaît depuis un certain temps une croissance urbaine accélérée.

La commune, pressurée par la migration sociale, compte aujourd'hui près 300.000 habitants et est pratiquement ceinturée de bidonvilles. Conséquemment, déplore l'ingénieur Leslie Voltaire, intervenant aux débats de ce mercredi, Pétion-Ville sombre dans une véritable congestion entravant ainsi la circulation entre véhicules, marchands et piétons.

Quartiers précaires au lieu de bidonvilles

Le problème d'urbanisme que connaît Pétion-Ville, soutient l'architecte et urbaniste Mme Dominique Mathon, est surtout observé dans les quartiers dits précaires. Une appellation préférée au concept bidon-ville. C'est-à-dire des quartiers où les normes d'occupation de l'espace physique, juridique, foncier et immobilier ne sont pas du tout respectées. Ces quartiers sont aussi caractérisés par la faiblesse des revenus des ménages, la prédominance d'unités informelles, le taux élevé de chômage. Mais surtout par le rationnement difficile en eau potable. Continuer >

Dans certains quartiers de Pétion-Ville, notamment à Nérette, l'accès à l'eau n'est pas du tout facile, son traitement non plus. Les habitants sont obligés de faire la queue du matin au soir chez des rares particuliers raccordés à la CAMEP.

Tout comme dans diverses régions de la capitale, à défaut de l'eau de robinet, certains consommateurs ont recours à l'eau de pluie, aux puits artésiens ou aux camions-citernes. Des sources d'approvisionnement qui, le plus souvent, ne répondent pas aux normes en ce qui a trait à la qualité de l'eau.

Des problèmes d'ordre écologique ont aussi altéré l'image de cette ville aux attraits touristiques reconnus. Pétion-Ville, souligne l'architecte Leslie Voltaire, est sujette aujourd'hui à des risques sismiques et à des glissements de terrain à cause de l'exploitation anarchique des carrières de sable qui se fait dans les hauteurs de cette commune.

Par contre, Pétion-Ville dispose d'importantes réserves foncières qu'on peut exploiter à bon escient. Plusieurs services de santé, dont des dispensaires, des cliniques médicales, des centres hospitaliers y sont disponibles ...« Mais, ça ne suffit pas vu l'explosion démographique qui prévaut dans la commune », fulmine Leslie Voltaire aux participants visiblement accrochés à ses lèvres. Pierre-Marie Boisson qui intervenait en la circonstance a plaidé en faveur d'un plan d'aménagement de la commune, une amélioration et intégration sociale des bidonvilles pour une récupération réelle de Pétion-Ville.

Un souci partagé à l'unanimité par la cinquantaine de participants à la causerie sur la métamorphose de Pétion-Ville. Cette rencontre déroulée en présence de diverses personnalités du gouvernement, notamment le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, a été l'occasion pour les responsables du CUSM de lancer officiellement la diffusion des actes du colloque tenu en juin 2004 autour du thème « Pour une Pétion-Ville fière et digne ».

Trois ans après, les organisateurs de cette réflexion citoyenne ont une nouvelle fois réuni le secteur public et privé de cette ville, vieille déjà de 176 ans, autour des problèmes qui bouleversent cette commune. La présidente du CUSM, Jeannine Millet, en a donc profité pour soumettre un exemplaire des actes de ce colloque à la nouvelle équipe municipale de Pétion-Ville.


Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr

June 28, 2007 | 3:42 AM Comments  0 comments



Haiti - 40 entrepreneurs irlandais évaluent les possibilités d’investissement en Haïti
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40 entrepreneurs irlandais évaluent les possibilités d’investissement en Haïti

Un groupe de 40 entrepreneurs irlandais effectue une visite de prospection dans plusieurs villes du sud d’Haïti afin d’encourager des projets de développement et d’évaluer les possibilités d’investissements dans la région.

Le groupe de millionnaires, emmené par le patron de la Digicel, Denis Obrien, a été accueilli par le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, accompagné du ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, et du ministre des Travaux Publics, Frantz Verella.

Ces entrepreneurs, représentant divers secteurs d’activités les banques, l’alimentation, la construction, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication ont visité plusieurs communes du département du sud dont Port-Salut, Saint Jean du sud, Bereau, Iles-a-Vaches, Ducisse et Camp Perin.

Les millionnaires irlandais ont pris contact avec les personnes travaillant dans les secteurs de la pêche, l’artisanat, ébénisterie, production de vétiver, transformation de fruit, irrigation. Les entrepreneurs fascinés par le potentiel touristique de la cote sud se déclarent prêts à revenir afin d’investir dans le domaine du tourisme tout en s’engageant à financer certains projets du gouvernement.

Parmi les projets envisagés citons la fourniture d’énergie électrique dans la région de Saut Mathurine, l’acquisition de bateaux pour des pêcheurs à Abat-jour, un système de commercialisation de noix et un projet d’irrigation à Dubreuil.

Au cours de leur visite de trois jours à Port-Salut, les entrepreneurs ont pu rester en contact avec la nature puisqu’ils ont choisi de dormir sous des tentes.

Les entrepreneurs irlandais sont émerveillés par les potentialités de la région et certains d’entre eux envisagent d’investir dans la construction d’hôtel. Selon des membres de la délégation une mission d’hommes d’affaires haïtiens devrait être invitée à effectuer une visite en Irlande afin de renforcer la coopération entre le secteur des affaires.

June 28, 2007 | 3:13 AM Comments  0 comments

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Nations Unies et Haïti : Plus de la moitié de la population mondiale vivra en milieu urbain en 2008
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http://www.alterpresse.org/spip.php?article6144

Nations Unies et Haïti : Plus de la moitié de la population mondiale vivra en milieu urbain en 2008

mercredi 27 juin 2007
par Djems Olivier

Il importe de travailler au changement des mentalités, de freiner la migration et d’adopter des politiques visant l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans les villes aussi bien que dans les zones rurales.

Les conséquences de l’urbanisation pour la réduction de la pauvreté et la durabilité sont également soulevées dans le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 ».

La notion d’urbanisation, qui se présente comme le phénomène par lequel l’habitat humain se développe autour de villes existantes, domine l’"État de la population mondiale 2007, publié, ce 27 juin par le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa ou Fnuap).

Une présentation a été faite à l’est de Port-au-Prince par la branche nationale de l’Unfpa.

P-au-P, 27 juin 07 [AlterPresse] --- Plus de la moitié de la population du globe terrestre, soit 3.3 milliards d’habitants, vivra en milieu urbain en 2008, estiment les Nations Unies dans le rapport 2007 sur la population, baptisé « Libérer le potentiel de la croissance urbaine », dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse ce mercredi 27 juin 2007.

Le chiffre de 3.3 milliards d’habitants pourrait avoisiner les 5 milliards d’ici à 2030.

Présenté en six chapitres, le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 » esquisse comment la population urbaine du monde en développement est appelée à doubler en l’espace d’une génération.

De nombreuses citadines et de nombreux citadins seront pauvres, et leur avenir, celui des villes des pays en développement, dont Haïti, et celui de l’humanité, dépendront dans une large mesure des décisions prises dès aujourd’hui.

Les problèmes de la croissance urbaine, « Populations urbaines : de la désolation à l’espoir », « Repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine », « L’emploi social durable de l’espace », « Urbanisation et durabilité aux XXIe siècle », « Pour un avenir urbain durable : politique, information et gouvernance », sont les titres des 6 chapitres qui composent ce rapport.

Un supplément Jeunesse, de l’Etat de la population mondiale 2007, intitulé « Grandir en milieu urbain », contient le profil de jeunes femmes et de jeunes hommes de villes du monde en développement, où les moins de 25 ans représentent souvent plus de la moitié de la population totale.

C’est le cas de la population haïtienne qui est une population à structure jeune, selon le dernier recensement général de population et d’habitat de janvier 2003.

A Port-au-Prince, la présentation de ce rapport a été assurée par Tania Patriota, représentante du fonds des Nations Unies pour la population en Haïti, avec la participation du ministre de la planification, Jean-Max Bellerive, et d’autres fonctionnaires haïtiens, dont Movièle Mentor de l’Institut haïtien de statistiques et d’informatique (Ihsi).

Processus démographiques, planification urbaine et droit à la ville

Le rapport sur l’ « État de la population mondiale 2007 » étudie les processus démographiques, qui sous-tendent la croissance urbaine, et s’efforce d’en dégager les implications au niveau des politiques. Les conséquences de l’urbanisation pour la réduction de la pauvreté et la durabilité y sont également soulevées.

« La pauvreté [est] une source d’insécurité, de frustration (…) Les villes sont marquées par la marginalisation » et « les politiques pour freiner l’urbanisation ont échoué », estime la représentante de l’Unfpa en Haïti.

Tania Patriota croit qu’il faut concentrer les efforts sur la planification urbaine, sur le droit à la ville.

« Il faut donner le droit à la ville, en tenant compte de la réalité démographique », affirme la fonctionnaire des Nations Unies.

Tania Patriota passe à pieds joints sur les six chapitres du rapport qui porte des regards au-delà des problèmes actuels et appelle les gouvernements et la société à agir.

« Les villes font face à des problèmes immédiats pressants – pauvreté, logement, environnement, gouvernance et administration – mais qui sont minimes au regard de ceux que présentera la croissance à venir », souligne le rapport de l’Unfpa.

Patriota juge important de travailler au changement des mentalités, de freiner la migration et d’adopter des politiques visant l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant dans les villes aussi bien que dans les zones rurales.

Haïti n’est pas exempte du phénomène d’exode rural qui frappe de nombreux pays du monde.

Or, l’exode rural et le développement d’une société tournée vers l’industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d’emplois salariés.

Aucun pays à l’ère industrielle n’a connu de croissance économique significative sans urbanisation, révèle le rapport de l’Unfpa.

Concentration urbaine et environnement

Foyers de concentration de la pauvreté, les villes offriraient aussi aux pauvres le meilleur espoir d’échapper à la pauvreté.

Eu égard à la concentration urbaine, le rapport précise que c’est le niveau de consommation, fait par les citadines et citadins plus aisés, qui est plus déterminant sur l’environnement.

« Ce qu’on découvre dans le rapport, c’est le niveau de consommation fait par les citadins plus aisés. C’est dans les villes plus aisées qu’il y a énormément d’énergie utilisée », fait remarquer la représentante de l’Unfpa.

Selon Tania Patriota, les problèmes de l’environnement sont des incidences mondiales qui affectent les changements climatiques. Pour cela, elle pense qu’il faut tenir compte des changements environnementaux mondiaux.

« Les migrants son livrés à eux-mêmes. Ce que le rapport nous invite à faire c’est de regarder les choses autrement. C’est [d’appliquer] des politiques réalistes, donner un minimum de service et une sécurité de droits fonciers pour les pauvres. Il faut repenser la politique de lutte contre la pauvreté urbaine », lance la représentante de l’Unfpa en Haïti.

Urbanisation et décentralisation

« On a relevé dans ce rapport qu’une urbanisation bien comprise peut être une bonne chose. C’est un champ de réflexion pour nous. Dans quelle mesure cela pourrait être utile dans nos réflexions, dans nos actions surtout en Haïti ? », s’interroge, pour sa part, Jean-Max Bellerive, ministre haïtien de la planification et de la coopération externe.

Selon Bellerive, le problème de l’urbanisation en Haïti a un double aspect.

« Tout le pays vit à Port-au-Prince, on a un double problème ; comme si la seule ville c’était Port-au-Prince », dit-il.

Le ministre évoque également le problème de la décentralisation qui, selon lui, constitue une voie de sortie, une solution au problème de l’urbanisation.

« Renforcer les villes à travers les départements peut offrir des pistes de solution raisonnables », indique Jean-Max Bellerive, interrogé par des journalistes en marge de la présentation du rapport.

Urbanisation et désastres naturels

Les désastres naturels sont également pris en compte dans ce rapport 2007.

« Les catastrophes naturelles sont plus fréquentes durant ces 20 dernières années dans plusieurs centres urbains. Une proportion considérable de la population urbaine se trouve sur les zones côtières », explique Tania Patriota.

Le rapport détaille également un certain nombre d’opportunités offertes par les villes en général aux femmes, dans le sens de « meilleures options d’éducation et des emplois plus divers que les campagnes. Elles leur donnent davantage de possibilités de participation à la vie sociale et politique, ainsi qu’un accès aux médias, à l’information et à la technologie ».

« Malheureusement, les zones périurbaines ne permettent pas aux femmes d’accéder à ces possibilités (…) Elles sont exposées aux grossesses non désirées, à la violence, au VIH/SIDA », déplore la représentante de l’Unfpa.

Selon des spécialistes de l’environnement, l’écologie urbaine, née à la fin du XXe siècle, tente d’atténuer les impacts socio-environnementaux négatifs de la ville.

Des statistiques officielles montrent qu’en 1800, à peine 3 % de la population mondiale vivait en ville, contre 15 % en 1900, 50% vers l’an 2000.

Le rapport 2007 des Nations Unies projette que cette population mondiale en milieu urbain pourrait attendre les 5 milliards en 2030. [do rc apr 27/06/2007 14 :20]


June 28, 2007 | 2:00 AM Comments  0 comments



Haiti - Le ministère de l’éducation apporte des modifications aux examens
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Le ministère de l’éducation apporte des modifications aux examens

Les responsables du ministère de l’éducation nationale ont effectué des modifications dans l’organisation des examens de fin d’études classiques, et annoncent qu’une nouvelle formule sera appliquée à partir de l’année prochaine.

Au cours des examens qui ont débuté, ce lundi les nouveaux candidats aux Baccalauréat, plus de 90 000, ont été séparés des recalés plus de 88 000 afin de lancer le processus de modernisation des examens d’état. Les recalés pour la première et la deuxième partie subiront les épreuves la semaine prochaine.

Le directeur adjoint du Bureau National des Examens d’état (Bunexe), Renan Michel, soutient qu’à partir de la prochaine année académique les recalés n’auront plus à composer dans toutes les disciplines et ne seront pas obligés d’attendre la fin de l’année scolaire pour subir les épreuves. " L’élève qui n’aura pas réussi à ces examens pourra revenir et composer dans les matières pour lesquelles il n’a pas obtenu la moyenne", indique t-il précisant que des examens auront lieu en décembre 2007. La nouvelle formule permettra à l’état de réaliser des économies puisque des frais seront réclamés aux candidats à chaque épreuves.

A terme, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle compte éliminer les examens du baccalauréat première partie ( Rheto) afin d’alléger les dépenses en ce qui a trait à l’organisation des examens.

Selon Renan Michel, les ajustements et modifications apportées dans le processus d’organisation des examens s’inscrivent dans le cadre de l’instauration du nouveau secondaire.

Le nouveau secondaire comprendra trois classes au lieu de sept et débutera après la 9 eme année fondamentale.

L’organisation des examens du baccalauréat de cette année se déroule sur fond de tension entre les responsables du ministère de l’éducation et des directeurs d’écoles, qualifiés de malhonnêtes, qui veulent faire pression pour la participation de certains élèves.

Ces élèves non validés par le Bunexe ne répondent pas aux critères du ministère, soutient M. Michel qui condamne le comportement de ces directeurs fraudeurs. Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, et le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Bien Aimé, ont annoncé que des dispositions ont été prises en vue d’appréhender les élèves non validés qui voudront perturber le déroulement des examens.

June 26, 2007 | 2:51 AM Comments  0 comments



Journée de réflexion contre le voyage clandestin
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Journée de réflexion contre le voyage clandestin

Une délégation composée de parlementaires, de représentants de l'Organisation internationale de la Migration (OIM), de l'Organisation nationale de la Migration (ONM) et de l'ambassade américaine s'est rendue à l'île de la Tortue, samedi dernier, en vue de sensibiliser les Tortugais sur la question du voyage clandestin. Tôt dans la matinée, beaucoup de gens s'étaient massés sur la cour de l'école nationale, face à une galerie qui tenait lieu d'estrade aux intervenants.

« Il ne suffit pas de dire aux gens de ne pas prendre la mer. Ceux qui ont les moyens doivent investir dans l'île pour les donner du travail. Les parlementaires du Nord-Ouest vont mettre la pression pour voir comment l'Etat peut améliorer les conditions de vie des habitants de ce département », a déclaré le député Marc Antoine François, initiateur de la journée de réflexion.

Dans la même veine, le sénateur Evallière Beauplan a fustigé l'attitude des gouvernements haïtiens qui, depuis 200 ans, n'ont jamais rien réalisé dans cette commune qui jette ses enfants sur d'autres rives.

« Il n'est pas normal qu'une île située sur une route touristique soit dans la misère », a martelé le sénateur. La voix haute, résonnant comme un cri, il réclame l'aide des pays qui se disent amis d'Haïti : « Nos voisins doivent nous aider à sortir de la misère. S'ils ne le font pas, à chaque fois que nous sommes dans le besoin, nous irons frapper à leur porte. »

Des cris de joie ont acceuilli son discours. Dans la foule, une dame âgée lève ses bras en signe d'approbation. Le sénateur fournit l'argument selon lequel l'île est à 180 km de côte d'une Miami florissante tandis que ses habitants crèvent pour une bouchée de pain. Ils sont prêts à se dépouiller jusqu'au dernier centime afin de trouver du travail.

Dans les chapelets d'îles de la Caraïbe, les Haïtiens travaillent dans des hôtels, des casinos, des restaurants, dans le secteur de la construction. « Qu'est-ce que nous ne pouvons pas leur procurer ? », a martelé le sénateur.

La Tortue est dépourvue d'infrastructures. Sans électricité, sans voie de communication dans une commune présentant la configuration d'une succession de mornes et de plateaux, l'île n'attire manifestement pas les investisseurs. Continuer >

Le chemin que les habitants appellent avec un humour déconcertant « route nationale » n'a pas un pouce d'asphalte. Ce chemin principal a été réalisé, lors d'un grand coumbite, dans les années 60, sous la direction de père Roger Rioux, un prêtre catholique.

Une politique de la migration qui verrouille les portes

« Nous avons besoin de 48.5 kilomètres de route », se plaint le sénateur. Avant d'ajouter qu'il ne comprend pas pourquoi les pays étrangers appliquent une politique de la migration qui ferme la porte même aux gens qui font du négoce leur métier, à savoir, les marins, les madan sara qui ne font que passer sur ces terres. Il s'est présenté à la foule gagnée à son discours comme avocat du peuple « Je suis venu sur cette île pour dire clairement aux autorités présentes que s'ils ne veulent pas que vous voyagiez clandestinement voilà ce qu'ils doivent faire pour vous. Kanntè a pa bon di tou, men si batiman rive nou tout sove eske l pa bon ? Men si yo pa vle nou pran kanntè, fòk madan sara nou yo, komèsan nou yo sispann pran refi. Fòk yo gen viza pou yo ka al achte laba pou nou menm nou ka jwenn bò isit», a-t-il lancé d'un ton ferme (Applaudissements).


La directrice générale de l'ONM, Mme Jeanne Bernard Pierre, a qualifié les organisateurs de voyage clandestin de criminel. Elle a souligné qu'aujourd'hui les portes sont totalement verrouillées aux clandestins.

« Mais pourquoi c'est le refus qui m'est toujours réservé à l'ambassade des Etats-Unis ? Alors qu'on me dit de ne pas partir clandestinement. Moi, je suis une commerçante, je ne vais là bas que pour acheter », déclare une dame. La foule jubile, applaudit. Mais Mme Bernard persiste à leur dire qu'ils doivent prendre le chemin de la légalité.

Tout en le tenant ce discours, Mme Bernard les a rassuré que l'ONM a pour mission de convaincre les autorités des pays étrangers dans lesquels déferlent les Haïtiens, d'aider Haïti à faire face au problème de la migration clandestine, par le biais des programmes pouvant aider les gens à rester chez eux.

Sur la route, à quelques pas du meeting, trois jeunes survivants du dernier voyage aux Iles Turk-and-Caïcos, qui s'est soldé par 61 morts et 78 rescapés, signalent qu'ils repartiront à la prochaine occasion. Ils ont le goût du large et du risque. Rien ne pourra désormais les arrêter.


Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

June 24, 2007 | 2:51 AM Comments  0 comments



Téléphone mobile.
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> Important a lire et a passer aux autres

> PARIS (AP) - Le CRIIREM (Centre de recherche et d'information indépendantes sur
> les rayonnements électromagnétiques) conseille d'adopter les 12 réflexes
> suivants afin de limiter son exposition aux ondes électromagnétiques:
>
> 1. Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans
> 2. Ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d'une
> femme enceinte ou à moins de 20cm de tout implant métallique, cardiaque ou
> autre
> 3. Utiliser un téléphone mobile dont le DAS (Débit d'absorption spécifique) est
> le plus bas possible, de préférence inférieur à 0,7W/kg
> 4. Ne pas porter son téléphone contre le coeur, l'aisselle ou la hanche, près
> des parties génitales
> 5. Utiliser une oreillette filaire pour éloigner l'appareil de l'oreille (et du
> cerveau) le temps de la conversation
> 6. Limiter le nombre et la durée des appels
> 7. Ne téléphoner que lorsque le portable capte bien le réseau
> 8. Téléphoner immobile, jamais en train, en voiture, en bus, en marchant
> 9. Même à l'arrêt, ne pas téléphoner en voiture ou dans tout autre
> infrastructure métallique qui ferait office de "cage de Faraday"
> 10. Eloigner le mobile de soi et le maintenir à la verticale le temps de
> joindre son correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti.
> Souvent un bip ou un signal visuel indique que la connexion avec le numéro
> appelé a fonctionné
> 11. S'éloigner de ses voisins pour ne pas les exposer aux rayonnements
> 12. La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à
> moins de 50cm de la tête. AP
>
>
> Bonne journée

June 24, 2007 | 2:40 AM Comments  0 comments



Digicel lance "Fèm pale/Fè yo pale"
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Digicel lance "Fèm pale/Fè yo pale"

« Fèm Pale / Fè yo Pale » est un service novateur offert par Digicel qui permet aux abonnés prépayés et post payés de Digicel de partager des minutes d'appel.

« Fèm Pale / Fè yo Pale » est un service qui permet aux clients prépayés et post payés de partager leurs minutes d'appel, en leur permettant d'effectuer des transferts de minutes d'un mobile Digicel vers un autre mobile Digicel. Désormais, selon un communiqué de la compagnie, les clients de Digicel, à court de minutes, auront la possibilité de faire une requête et /ou de bénéficier d'un transfert de minutes de leurs proches.

« Fèm Pale » permet aux clients prépayés de solliciter des minutes d'un autre client de Digicel, alors que « Fè yo Pale » offre la possibilité aux clients prépayés et post payés de transférer des minutes d'appels aux clients prépayés de Digicel. Ce service offre également à un abonné Digicel la possibilité de partager ses minutes d'appel avec un autre abonné Digicel même dans le cas où une requête n'a pas été formulée.

L'utilisation de ce service est simple : pour envoyer un « Fèm Pale », il suffit de composer gratuitement *127* numéro de la personne à qui vous demandez les minutes * le montant # Send (Ex : pour demander 50 gourdes *127*5097030303*50#Send). A chaque demande, le client recevra un message confirmant sa requête. Les clients auront droit à 21 transactions « fém pale » par semaine.

Pour envoyer un « Fè yo Pale » (effectuer un transfert de minutes), le client compose *128*numéro de la personne à qui vous envoyez les minutes * montant # send (Ex : pour envoyer 50 gourdes *128*5097030303*50#Send). Ce service coute une (1) gourde par transfert de minutes. L'expéditeur et le récipiendaire du transfert reçoivent un message indiquant la transaction venant d'être effectuée.

« Fèm Pale / Fè yo Pale » est un produit novateur et pratique. Toujours à l'écoute de ses abonnés, Digicel continue de leur offrir des produits répondant à leurs besoins quotidiens. Avec ce service, les clients de Digicel peuvent, non seulement se faire plaisir, mais également assister les leurs quand ces derniers ne disposent plus d'unités sur leurs portables.» a dit Ghada Gebara, PDG de Digicel.

Digicel, en mai dernier, a bouclé le premier anniversaire du lancement officiel de ses opérations en Haïti, avec plus de 1.4 millions d'abonnés devenant ainsi en un temps record, l'une des opérations les plus importantes du groupe Digicel. « Fèm Pale/Fè yo Pale » est une nouvelle manière de recharge qui vient s'ajouter aux 6 façons novatrices déjà introduites par Digicel en Haiti : (*121*, Top U Up, CaribFlex, EasyFlex, WebFlex, *711)

June 21, 2007 | 1:29 AM Comments  0 comments



Haïti : Améliorer les méthodes de production paysanne par des moyens alternatifs
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Haïti : Améliorer les méthodes de production paysanne par des moyens alternatifs

Sur un terrain vallonné d'une étendue de plus de 8 ha, est établie, depuis la fin des années 1970, à Ti Boukan, localité de Gressier (à une trentaine de kilomètres au sud de Port-au-Prince), une ferme-pilote sous les auspices de l'organisation non gouvernementale dénommée Institut de technologie et d'animation (Iteca) (1), relève l'agence en ligne AlterPresse au cours d'une visite sur les lieux.

L'objectif de la production à la ferme-pilote de Ti Boukan n'est pas, en première instance, de maximiser la production ou le bénéfice. Il s'agit, au contraire, d'explorer les possibilités pour les petits paysans d'améliorer leurs méthodes de production de manière écologique et par l'utilisation de moyens alternatifs.

"L'institut espère ainsi stimuler la production nationale et réduire les importations de produits, dont dépend le pays actuellement", confie un cadre à AlterPresse.

Aujourd'hui (mai 2007), quelques 600 poules pondeuses fournissent quotidiennement des oeufs à partir de l'aménagement de deux grandes volières adaptées.

"Trois fois par jour, nous faisons la tournée pour ramasser les oeufs pondus. Entre-temps, nous essayons de trouver les conditions optimales pour obtenir le rendement le plus élevé. L'important, c'est de n'utiliser que des moyens et des techniques, qui soient également accessibles au paysan commun, par exemple, et qui ne nécessitent ni l'électricité ni des aliments trop coûteux", précise à AlterPresse le cadre interrogé.

Jusqu'à présent, le rendement, d'un pourcentage de 85%, est très satisfaisant, puisque la ponte journalière moyenne par poule est d'un peu moins d'un oeuf.

Les oeufs sont vendus à la ferme-pilote de Ti Boukan, même à des prix plus ou moins équivalents à ceux du marché, ce qui correspond avec la philosophie de la ferme désireuse, dans la mesure du possible, de satisfaire à ses propres besoins, sans dépendre de l'aide externe.

Recherche de solutions alternatives

Bien que le projet donne pour le moment de bons résultats, des problèmes restent encore à résoudre.

Le stockage des oeufs présente des difficultés, puisqu'il n'est pas évident de prévoir des chambres froides. De plus, le prix des aliments pour volailles est encore trop élevé, pour que la production des oeufs soit rentable.

Il y a donc lieu de trouver d'autres solutions. Cultiver soi-même du maïs pour nourrir les volailles serait peut-être une issue.

Opportunités de la ferme de Ti Boukan pour les paysans

En dehors des poules pondeuses, la ferme-pilote de Ti Boukan possède des porcs d'élevage. Les porcelets sont offerts en vente aux paysans des environs à des prix démocratiques.

Sur le site de la ferme de l'ITECA, au Ti Boukan, on trouve également un centre de formation équipé de bureaux, d'un studio d'enregistrement audio, d'une bibliothèque et de locaux pouvant héberger une bonne centaine de personnes. (2)

En dehors de demandes spécifiques de location d'autres organisations, l'Iteca y organise également des sessions de formation soit tout seul, soit en collaboration avec d'autres organismes.

L'accent est mis explicitement sur les formations concrètes et à la portée de toutes et tous, insistant sur la collaboration avec les paysans sur le terrain et axées sur la technologie et l'animation. Pendant que le secteur de l'animation cherche à stimuler une nouvelle dynamique chez les groupements paysans, celui de la technologie promeut la diffusion de nouvelles techniques agricoles adaptées développant de la sorte des stratégies locales de survie.

Conditions d'éligibilité aux sessions de formation Continuer >

Face aux difficultés d'offrir une formation à tous les paysans directement, l'Iteca réalise des prospections par région en sélectionnant des personnes jugées capables et intéressées à participer. Les formations sont gratuites, logement et repas à la ferme compris.

La participation est toutefois soumise à des conditions strictes : d'une part, pour des raisons pratiques, il faut savoir lire et écrire, et, d'autre part, il faut être motivé et s'engager à transmettre les connaissances acquises aux autres. De la sorte, l'institut espère élargir la portée des formations.

Lors des émissions des radios locales, celles et ceux qui ont suivi une session sont parfois invités à venir raconter leurs expériences et communiquer leurs connaissances nouvellement acquises, ce qui permet d'atteindre un public plus large.

A noter que la sélection des candidates et candidats aux sessions de formation se fait en grande partie par les organisations paysannes partenaires. A date, il reste très difficile de mobiliser des gens qui ne sont pas membres de ces organisations.

Perspectives d'agrandissement de la ferme-pilote de Ti Boukan

D'importants travaux d'agrandissement de la ferme sont en cours en juin 2007, dont la construction d'une boulangerie, d'un reservoir pour l'épuration des eaux, d'un atelier pour la fabrication de réchauds au kérosène, cette dernière initiative devant offrir une alternative écologique au bois comme source d'énergie pour la préparation des repas.

Malgré des efforts pour se procurer des revenus propres de différentes manières, l'Iteca continue à dépendre de l'aide des donateurs, en majorité de l'Europe.

Broederlijk Delen a mis un coopérant belge à la disposition de l'institut, en l'occurrence un ingénieur agronome, Dirk Wils, qui gère la ferme, en étant présent sur place quelques jours par semaine pour apporter des conseils techniques et assister à l'exécution des tâches journalières. Cependant, l'Iteca souhaite, à terme, trouver un ingénieur-agronome haïtien, qui résiderait en permanence à la ferme et s'occuperait de la gestion journalière.

Le personnel de la ferme-pilote de Ti Boukan à Gressier est constitué de gardiens, de cuisinières et de personnes préposées aux soins journaliers des animaux.

La ferme génère de l'emploi dans les environs en engageant régulièrement des ouvriers journaliers pour de petits boulots sur le site et aux alentours, ce pour un salaire de 150 gourdes par jour, soit 3 euros.

Partenariat institutionnel local

En dehors de l'aide des donateurs, l'Iteca peut compter avec la collaboration de quelques organisations haïtiennes actives dans plus ou moins les mêmes domaines.

L'Iteca, la Sosyete animasyon kominikasyon sosyal (Saks), l'Institut culturel Karl Lévêque (Ickl) et la Plate-forme de développement intégré (PDI) forment ensemble une coupole, les "Quatre Instituts", qui coopèrent dans la mise en oeuvre de certaines activités.

De l'extérieur, il n'est pas évident de trouver des informations sur le fonctionnement de l'Iteca, puisque l'organisation ne dispose pas d'un propre site Internet. Son groupe cible - les paysans haïtiens - n'utilise quasiment pas ce média, d'où le besoin de créer un site n'est pas ressenti comme une priorité.

Pour la diffusion des informations parmi les paysans, l'institut fait souvent appel au réseau d'information informel, élaboré au fil des années. La distribution de courriers, notamment pour l'annonce des sessions de formation, passe généralement par l'intermédiaire de personnes de contact, qui vont les remettre personnellement aux destinataires.

Chaque année, l'Iteca publie un agenda, reprenant les dates d'importance pour les organisations paysannes ainsi que les dates auxquelles l'Iteca prévoit des activités spéciales.

Ces calendriers, au nombre de 6000, sont distribués gratuitement parmi les paysans et ont un succès certain, surtout qu'ils figurent parmi les rares calendriers à être publiés en kreyòl ayisyen.


AlterPresse


June 17, 2007 | 10:42 PM Comments  0 comments



Grippe aviaire : la Caraïbe se mobilise
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Grippe aviaire : la Caraïbe se mobilise

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (l'UNICEF) en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé et ANDI du Brésil (News Agency for Children's Right) veulent sensibiliser les journalistes des pays de la Caraïbe en cas d'une menace réelle de pandémie de la grippe aviaire. Les 28 et 29 mai 2007 à Barbade, des professionnels de la presse et de la santé de 14 pays de la Caraïbe dont Haïti ont participé a une série d'activités de communication qui permettraient de donner une réponse efficace de mobilisation sociale à la pandémie.

Il s'agissait pour les travailleurs de presse en compagnie d'autres organismes humanitaires comme la Croix-Rouge de partager leurs expériences de traitement et de gestion de l'information face à une éventuelle crise sanitaire qui résulterait de la grippe aviaire dans leurs communautés respectives.

La grippe aviaire a toujours été considérée comme une maladie occidentale et n'a pas constitué jusqu'a présent une réelle menace pour la Caraïbe. Cependant, vu l'extension de la grippe aviaire dans le monde, des foyers d'épidémie du virus influenza A (H5/N1) ont été signalés dans différents pays d'Asie. Des cas de transmission du virus aviaire à l'homme ont été formellement confirmés au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge et en Indonésie, sans qu'il y ait d'éléments en faveur d'une transmission inter humaine-significative dans ces pays.

La mise sur pied d'un système d'alerte précoce s'avère incontournable. « Considérant l'impact que ce virus pourrait avoir sur l'économie des pays de la Caraibe et les pertes en vies humaines qui en résulteraient, l'Unicef et ses partenaires veulent réagir en mettant l'accent sur le rôle des médias dans l'éventualité d'une épidémie », a déclare Tom Olsen le représentant de l'UNICEF à Barbade à l'ouverture de cet atelier.

Ce virus infecte essentiellement les volailles. Des rapports officiels font également mention de cas chez des canards et des porcs au Vietnam. Une pandémie grippale se définit comme une forte augmentation dans l'espace et dans le temps des cas de grippe qui finiront par être propagés et s'étendre à l'ensemble des pays, et s'accompagne d'une mortalité élevée. Elle résulte de l'introduction dans l'espèce humaine, le plus souvent à partir d'un réservoir animal, d'un virus grippal complètement nouveau, vis-à-vis duquel la population n'est pas encore immunisée.

Le travail du journaliste dans la gestion d'une éventuelle crise

La sensibilisation du grand public est essentielle pour permettre à la population d'avoir les informations-clés sur la maladie et de garder son calme. « Des mesures doivent être prises en vue d'un meilleur contrôle et d'une bonne gestion de crise. Ceci permettra à tout un chacun de suivre l'évolution de la grippe aviaire dans son pays et aussi de savoir quels comportements adopter pour se protéger et freiner la progression de la maladie », a souligné le Dr Pascal Frisson, épidémiologiste au bureau de l'OMS pour les pays de la Caraibe.

Durant ces deux jours de travail à Barbade, les journalistes se sont engagés à partir des données disponibles sur la grippe aviaire de jouer le rôle d'informateur dans la prévention d'une éventuelle pandémie au sein de leurs communautés. Continuer >

L'Unicef et ses partenaires pensent que la presse peut aider les instances concernées à établir les priorités en touchant directement à travers des programmes d'information les personnes en contact avec les volailles à savoir : les fermiers, les éleveurs, les vétérinaires, les vendeurs d'oiseaux, les employés d'entreprises d'abattage et les gens qui travaillent dans les frontières et les aéroports. Les médias peuvent aider à donner une image différente de ce qui se fait et éviter tout sensationnalisme.

Dans toute situation de crise, le journaliste doit pouvoir utiliser des concepts pour s'assurer de la réussite des campagnes de prévention. Durant cette rencontre, plusieurs simulations se sont déroulées pour faire comprendre aux participants l'importance de bien s'informer dans le but de susciter l'intérêt de la population face à la grippe aviaire.

Quelques mesures déjà prises au niveau mondial

Le monde est en phase pré-pandémique depuis décembre 2003. En Asie, la mortalité due à ce virus est certes élevée (54 décès sur 108 cas notifiés à l'OMS au 28/06/05), mais la transmission virale demeure de l'oiseau à l'homme lors de contacts étroits et il n'y a pas de transmission inter-humaine significative. Le dernier niveau avant la phase pandémique sera atteint lorsque le nouveau virus aura acquis une capacité de transmission inter humaine.

Afin de lutter contre la propagation du virus de la grippe aviaire en Europe, le 23 janvier 2004, la France et ses partenaires européens ont arrêté les mesures d'interdiction d'importer des volailles vivantes, des viandes de volaille et des oeufs provenant de Thaïlande (seul pays importateur affecté par la grippe aviaire). Depuis le 29 janvier 2004, l'Union Européenne a interdit l'importation des oiseaux de volaille et des oiseaux d'ornement accompagnant les voyageurs en provenance des pays affectés par la grippe aviaire.

Il n'y a pas eu de cas de grippe aviaire dans la Caraïbe

Aucun cas n'a été notifié par les autorités des pays de la Caraïbe, du moins pour le moment... une vigilance s'impose en mettant l'accent sur des pratiques d'hygiène de sécurité. Il n' y a pas une démarche préventive de communication pour freiner cette pandémie par la vaccination.

Dans plusieurs pays en voie de développement comme Haïti, le poulet est le produit le plus important dans un supermarché, ceci aurait un impact considérable sur l'économie et l'exploitation agricole. A ce niveau, le gouvernement devra donner l'ordre d'abattre les animaux infectés, prendre en charge les cas suspects, les personnes contact et les malades en faisant la prévention pour toute transmission interhumaine.

Conformément aux objectifs fixés par l'UNICEF à travers cet atelier, les journalistes des 17 pays de la Caraïbe présents dans cet atelier se sont repartis avisés afin d'éviter les risques d'ignorance, de désinformation ou de rumeurs susceptibles de provoquer des comportements irrationnels et de rendre plus difficile l'objectif prioritaire de préservation de la santé humaine et celle des enfants. A noter que des représentants de Le Nouvelliste, du ministère de la Santé Publique et de la branche haitienne de l'UNICEF ont aussi pris part à cette rencontre.


Valiola Monfiston
Panos Caraïbes


June 16, 2007 | 4:17 AM Comments  0 comments

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Signature d'un accord de coopération entre le MENFP et Plan-Haïti
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Signature d'un accord de coopération entre le MENFP et Plan-Haïti

Le ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle (MENFP) et l'Organisation internationale de développement communautaire centré sur l'enfant, ont signé un accord de coopération couvrant divers domaines éducatifs. La cérémonie de signature de l'accord a eu lieu ce jeudi 14 juin 2007. A la salle de conférence Joseph C. Bernard du MENFP.

« Cet accord de coopération liant le MENFP à Plan-Haïti permettra d'aborder la question de l'accès à l'éducation qui doit être une priorité pour le pays ». C'est par ces mots que le ministre de l'Education, Gabriel Bien-Aimé a défini l'objectif de l'accord signé avec Plan-Haïti, représentée par Rezene Tesfamariam.

Selon M. Bien-Aimé, le MENFP et Plan-Haïti sont liés par plusieurs projets communs au niveau des départements de l'Ouest, du Sud-Est et du Nord-Est. Pour la construction de nouvelles écoles, la formation des maîtres, la mise en oeuvre de politiques éducatives. « Aider les maîtres à être plus performants est l'une de nos priorités et Plan-Haïti nous assure de son appui à ce sujet », indique le titulaire du MENFP qui estime que ce partenariat est une voie royale pour une nouvelle éducation en Haïti.

Pour sa part, le directeur national de Plan-Haïti, Rezene Tesfamariam, au moment de parapher cet accord avec le ministre de l'Education, se dit déterminé à renforcer et développer un partenariat actif et fructueux avec le MENFP. Dans le cadre de cet accord, un programme de coopération couvrant différents domaines de l'éduction est envisagé. Il porte notamment sur l'accessibilité et la qualité de l'éducation, le développement de la petite enfance, la prise en charge des surâgés de l'Ecole fondamentale, l'alphabétisation, etc. «Une enveloppe de trois millions de dollars est déjà disponible pour la première phase d'exécution de ce programme», souligne-t-il en se montrant intéressé à recueillir d'autres fonds destinés à cet effet.

Les parties se sont engagées à faciliter l'échange d'expériences à travers la participation des cadres de l'éducation des enseignants et des organisations enseignantes, dont les syndicats.

June 16, 2007 | 4:12 AM Comments  0 comments



...Un bel exemple de solidarité à l'éducation
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...Un bel exemple de solidarité à l'éducation

45.000 élèves répartis au niveau de 80 communes du pays bénéficient actuellement du programme de bourses du Fonds de Parrainage national (FPN). Mais par rapport aux 500.000 enfants non scolarisés qui attendent d'être pris en charge, le FPN a de quoi se faire du souci. Moyennant des possibilités financières.

Fondé en octobre 1992 par treize institutions dont des ONG oeuvrant dans le domaine éducatif, le Fonds de parrainage national s'inscrit dans le cadre d'un effort national pour atteindre l'objectif de scolarisation universelle. Fondation d'aide à l'éducation à part entière, elle vise à donner un enseignement de qualité aux enfants appartenant aux couches les plus démunies du pays, en accordant une attention particulière à des catégories d'enfants qui, en plus des problèmes financiers, sont confrontés à d'autres problèmes : les handicapés, les orphelins, les enfants en domesticité, les enfants des rues, notamment. « Crée en pleine période d'embargo, le FPN a dû surmonter pas mal de difficultés pour tenir, en dépit de la contribution de l'Etat haïtien à hauteur de cinq millions de gourdes », se rappelle le directeur exécutif du FPN, Antoine Levelt qui déplore le fait que la contribution financière de l'Etat haïtien ait cessé par la suite, soit en 1994, pour ne jamais être reprise. Conséquences : les travaux de la fondation se sont poursuivis seulement avec la cotisation du secteur privé estimée à 4 millions de gourdes.

Antoine Levelt reconnaît que le nombre de donateurs a augmenté en quelque sorte, mais pas la contribution jusqu'en 1995-1996 période durant laquelle l'UNICEF a convenu de parrainer près de 29.000 enfants sur un total de 38.000. La même année, à l'occasion de la rentrée des classes, la Commission présidentirelle a emboìté le pas avec une contribution de 6 millions de gourdes. « Tout cela est à mettre au compte des occasions perdues » indique M. Levelt en se mordant les doigts, avant d'en venir au support de la BID pour 50.000 enfants en un temps record. Et ce, sur demande de l'Etat haïtien dans le cadre du Projet EXEN II (volet parrainage). « Encore une occasion perdue. Et pour cause : le Parlement d'alors n'avait pas bien compris ce que c'est le partenariat public/privé dans un objectif éducatif commun », murmure Antoine Levelt tout enthousiaste à faire le récit de ce qu'il appelle la longue traversée du désert du FPN qui, en 1996-1997, est passé de 39.000 élèves boursiers à 4336 l'année suivante. Chute phénoménale. Continuer >

« 97-98, le nombre des boursiers a connu une légère augmentation. Il a pu atteindre le seuil de 5000 » raconte à son compte le responsable du FPN qui précise que jusqu'en 2003-2004 c'est le même scénario qui a été enregistré. Alors qu'il ne restait plus que le soutien du secteur privé ayant parrainé entre : 1400 et 1500 enfants.

45.000 boursiers en 2007

Nouvelle expérience pour une autre stratégie : le FPN a donc la gestion des fonds pour les camps d'été baptisés « Ti moun kè kontan » qui visait plus de 14000 élèves sur cinq villes : Cap-Haïtien, Gonaïves, Saint-Marc, Petit-Goâve et la zone métropolitaine de Port-au-Prince. « Cette activité visait à apporter un appui psycho-social aux enfants victimes de la violence », fait remarquer M. Levelt qui s'est dit très reconnaissant vis-à-vis de l'UNICEF et de l'ACDI et le secteur privé ayant financé ce programme au niveau des cinq villes ciblées par les bailleurs en 2004 où 13500 bourses ont été octroyées.

« Présent à travers les dix départements géographiques du pays, le FPN compte en 2007, 45.000 boursiers », se rejouit M. Levelt dont le seul souci est l'éducation des enfants issus des couches défavorisées.

« Au FPN, on allie idée et action », s'enorgueillit Antoine Levelt qui vante les bienfaits des camps d'été au cours desquels diverses activités pratiques et de haute portée didactique ont été organisées pour les participants, notamment l'encadrement pédagogique des élèves, l'éducation physique et sportive, etc.

Le FPN dans des zones difficiles

Le responsable du FPN estime que sa fondation d'aide à l'éducation est sur la bonne voie vers un partenariat efficace avec le ministère de l'Education nationale qui tarde à ajouter un appui direct. « Nous avons un projet conjoint avec la Coopération canadienne sur la scolarité des élèves... se réjouit M. Levelt qui dit s'intéresser en général aux élèves en difficulté pendant l'année scolaire, avec une attention spéciale pour les enfants non scolarisés; d'autant qu'à Jubilé, Raboteau, K-Soleil, le FPN a déjà récupéré 199 élèves. Sans compter les opérations de distribution de matériel scolaire réalisé au niveau des différentes communes à l'intention des 45.000 boursiers qui pourraient connaître une nette augmentation si la Fondation avait les moyens de sa politique.


Robenson Bernard

June 16, 2007 | 4:08 AM Comments  0 comments



Synergie entre les acteurs engagés dans la lutte anti-Sida
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Synergie entre les acteurs engagés dans la lutte anti-Sida

Pour créer une meilleure synergie entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre le sida et éviter toute duplication dans ce domaine en Haïti, la Fondation Sogebank récipiendaire depuis quatre ans du Fonds mondial contre la pandémie dans le pays et l'Onusida ont paraphé, ce vendredi, un accord de collaboration et d'échange.

« L'accord signé entre la Fondation Sogebank et l'Onusida, qui n'est pas limité dans le temps et sera réévalué sur une base semestrielle afin de corriger des faiblesses dans sa stratégie de mise en oeuvre », a déclaré le directeur exécutif de la Fondation Sogebank, Dr Emile H. Charles, faisant remarquer que l'accord permettra d'agir sur toute l'étendue du territoire à travers des mécanismes déjà mis en place dans ce secteur.

« Si nous voulons passer de 3.2 à 2 % au niveau du taux de séroprévalence, il nous faut une synergie, une action coordonnée », a indiqué le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Robert Auguste qui se rappelle en outre qu'il y a environ cinq mois, lors de la présentation de la stratégie nationale de la lutte contre le Sida, le gouvernement à travers son Premier ministre, Jacques-Edouard Alexis, avait assumé ses responsabilités.

Le coordonnateur de l'Onusida en Haïti, le Dr Amadou Moctar Mbaye, signale que son organisation, en plus d'être une mission d'assistance technique, de plaidoyer et d'information se doit de promouvoir, de développer, de renforcer les partenariats et toutes les formes de coopération dans la lutte contre le sida.

« L'Onusida et la Fondation Sogebank ont convenu de parapher cet accord de partenariat afin d'être plus efficaces, de raffermir les liens pour mieux garantir l'efficacité et donc mieux maximiser toutes les possibilités de résultats positifs dans la promotion de la santé et plus particulièrement dans la lutte contre le sida »,a déclaré le coordonnateur de l'Onusida en Haïti rappelant que les relations avec la Fondation Sogebank ne sont pas à leur coup d'envoi. Continuer >

Qualifiant le sida de problème de développement, Dr Mbaye croit que le présent partenariat est des plus judicieux et que le mot renvoie ici à la réussite comme il l'a préalablement défini.

Le vice-président de la Fondation Sogebank, Pierre Marie Boisson, s'estime heureux qu'Haïti soit l'un des pays les plus performants en matière de lutte contre le Sida.

Le directeur exécutif de la Fondation Sogebank, Dr Emile H. Charles qui plaçait la signature de l'accord dans son contexte, déclare : « Avec l'existence de plusieurs acteurs et institutions de financement sur le terrain, la nécessité d'assurer une coordination efficace de l'effort de lutte contre le sida se fait de plus en plus sentir dans l'optique de garantir une utilisation optimale des ressources . Cette nécessité rencontre d'une part le mandat de l'Onusida et les intérêts opérationnels de la Fondation Sogebank ».

Dr Emile H. Charles a fait savoir que des champs de collaboration ont été identifiés notamment le renforcement institutionnel de certains sous-récipiendaires dans l'organisation et l'exécution de projets, l'amélioration des systèmes d'information et de communication entre les deux institutions, le développement du système de suivi et d'évaluation du Programme national en accord avec le ministère de la Santé, la recherche de ressources dans la lutte contre le sida pour ne citer que ceux-là.

La Fondation Sogebank, créée le 23 avril 1993 par les actionnaires de la Sogebank, est une institution à but non lucratif du secteur privé haïtien. Elle a pour objectif principal d'aider et de participer à la promotion et au développement de la philanthropie au niveau du secteur privé haïtien. Elle se propose d'intervenir dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la culture et de la recherche socioéconomique.

Le Fonds mondial est un partenariat mondial public-privé pour prévenir et traiter le sida, la tuberculose et le paludisme. Le fonds dispose en Haïti par le biais de la Fondation Sogebank une enveloppe globale qui s'élève à 49 millions de dollars.


Dieudonné Joachim
Panoscaraïbes /
haiti@panoscaribbean.org

June 16, 2007 | 3:51 AM Comments  0 comments



Rapprocher les deux Etats au profit de la jeunesse
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Rapprocher les deux Etats au profit de la jeunesse

Première rencontre à Port-au-Prince des autorités des deux pays se partageant l'Ile d'Haïti dans le cadre d'un des accords signés par les deux gouvernements le 15 mars 2007. Si le sous-secrétaire d'Etat à la Jeunesse de la République dominicaine entend faire l'histoire à travers à les projets à élaborer, son interlocuteur haïtien entend, lui, faire de la bonne histoire.

Le ministre haïtien de la Jeunesse, des Sports et de l'Action civique, Ing. Fritz Bélizaire, et le sous-secrétaire dominicain à la Jeunesse, Emerson Vegazo Fanith, ont organisé une séance de travail le jeudi 14 juin 2007 à l'hôtel Villa Créole en vue d'implémenter les termes de référence de l'accord signé à Santo Domingo le 15 mars 2007 entre le ministre de la Jeunesse de la République d'Haïti et son homologue dominicain. Au terme de cette rencontre qui a eu lieu en présence de l'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, les parties devaient sortir avec les premiers jets des projets à mettre sur pied en faveur de la jeunesse des deux côtés de l'île. Elles doivent également se rencontrer à Port-au-Prince les 9 et 10 juillet prochains en vue de jeter les bases de projets concrets à réaliser dans le cadre dudit accord.

Cette rencontre à laquelle ont également pris part d'autres personnalités haïtiennes et dominicaines, dont l'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, a été l'occasion pour les parties de faire des échanges dans le cadre des projets binationaux à concevoir et à exécuter d'ici la fin de cette année conformément aux termes de référence dudit accord. Cet accord, rappelons-le, vise à « Conjuguer les efforts, sur la base des principes de respect mutuel, de réciprocité et de souveraineté de chaque pays, en promouvant conjointement les politiques publiques spécifiques, destinées aux jeunes des deux pays en vue d'améliorer leurs conditions de vie en favorisant une culture de la paix et le développement des opportunités socio-économiques en leur faveur. »

A signaler la présence à cette réunion, de représentants de l'Université Quisqueya (Haïti) et de l'université catholique dominicaine PUCMM. Ces deux entités universitaires doivent travailler sur un projet conjoint dans le cadre de l'accord de coopération signé par les deux Etats.

La rencontre de ce jeudi a eu lieu dans le contexte où les deux Etats essayent au plus haut niveau de neutraliser les vieux démons qui ont hanté les rapports entre les deux peuples haïtien et dominicain. « La situation est idéale, les deux Etats manifestent la volonté de rapprocher les deux peuples. La volonté est là. Il suffit seulement pour les autorités d'emboîter les pas dans l'intérêt des jeunes des deux pays », a indiqué le ministre haïtien de la Jeunesse, Ing. Fritz Bélizaire, lors d'une interview au journal en marge de la rencontre.

Le président René Préval est à son deuxième mandat en Haïti. Il en est de même pour le président dominicain, Leonel Frenandez. Les deux étaient et sont aujourd'hui au pouvoir aux mêmes époques et dans les mêmes contextes. Il s'agit de deux hommes d'Etat qui se connaîssent et qui connaîssent aussi les difficultés auxquelles font face les jeunes des deux côtés de la frontière pour avoir eu à diriger leur Etat respectif presque à la même période. Continuer >





Cet accord rentre dans le cadre de la politique d'ouverture des deux pays en vue faciliter la culture de la paix sur l'Ile d'Haïti, affirme le ministre haïtien de la Jeunesse. L'Education, l'Environnement, la lutte contre des pandémies qui touchent particulièrement les jeunes des deux pays sont, entre autres, les secteurs visés par les responsables des deux pays dans le cadre des projets à élaborer.

Le sous-secrétaire d'Etat dominicain à la Jeunesse, Emerson Vegazo Fanith a lui aussi estimé le climat actuel favorable à la réalisation en commun de projets concrets entre Haïti et son pays. M. Vegazo pense particulièrement à des échanges culturels entre les jeunes des deux pays en vue d'arriver au rapprochement souhaité. Il s'est dit charmé de l'accueil qui lui a été réservé dans le cadre de sa première visite en Haïti.

M. Vegazo souligne que les deux pays devraient profiter des conditions géographiques favorables qui les lient pour opérer des changements au niveau de la mentalité. Pour ce faire, il faudrait passer par la jeunesse, pilier sur qui repose l'avenir. « Nous préconisons de nouvelles visions dans les relations entre les deux pays dans les aspects de la culture, de l'Education, de l'environnement, avec la participation des jeunes qui vont garantir de nouvelles relations entre nos deux Etats », a déclaré le sous-secrétaire d'Etat à la Jeunesse de la république voisine.

L'ambassadeur dominicain accrédité à Port-au-Prince, Dr Jose Serulle Ramia, qui a accompagné les deux parties dans le cadre de cette première rencontre à Port-au-Prince, s'est lui aussi félicité d'une telle initiative. Le diplomate dominicain estime que les deux pays sont sur la bonne voie et sont en train de « réécrire leur histoire commune.

« Ensemble, nous allons changer la culture faite de malentendus et de préjugés hérités de la période coloniale », a lancé M. Serulle qui, déjà, entrevoit des résultats concrets et positifs dans les projets communs à élaborer par les deux pays. « Les préjugés ne viennent pas de mon pays. Ils ont été hérités de la période coloniale », s'est-il défendu.

A rappeler que les deux ministres n'ont pas été seuls à discuter des projets à élaborer et à exécuter. Le directeur général du ministère de la Jeunesse, Daniel Pierre-Charles ; le directeur de la Jeunesse du ministère, Mesguerre Saint-Pierre ; M. Witchner Orméus, membre de la direction générale du ministère, ont secondé, du côté haïtien, le ministre de la Jeunesse dans ses discussions avec ses interlocuteurs dominicains au nombre desquels on peut citer le sous-secrétaire d'Etat à la Jeunesse de la République dominicaine, Emerson Vegazo Fanith ; l'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, le Dr Jose Serulle Ramia et le vice-recteur de l'université catholique dominicaine (PUCMM), Radhamés Mejia qui a eu pour principal interlocuteur, côté haïtien, le recteur de l'Université Quisqueya, Jacky Lumarque.



June 16, 2007 | 3:49 AM Comments  0 comments



A quand une prise en charge du Morne l'Hôpital ?
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A quand une prise en charge du Morne l'Hôpital ?

Les gouvernements se succèdent et le problème de gestion du Morne l'Hôpital reste entier. L'environnement du Morne se détériore de jour en jour, ce qui constitue un danger pour les habitants de Port-au-Prince.

Hilaire 57 ans, le crâne dégarni, de petite taille et d'un teint noir foncé habite avec sa famille les mornes du Canapé-Vert. Sa maison est construite sur sa petite parcelle de terrain achetée en 1997. Il rejette d'un revers de main la possibilité de voir sa demeure démolir un jour par des instances étatiques. « Je n'ai pas squatté la maison, je l'ai construite à la sueur de mon front. J'ai des documents prouvant que j'ai acquis ce lopin de terre en bonne et due forme », a-t-il déclaré.

A l'instar des milliers de familles qui résident dans hauteurs du Canapé-Vert, Hilaire vit quotidiennement sous la menace de glissements de terrain et d'autres désastres écologiques. Pourtant, il ne croit une seconde à l'éventualité de telles catastrophes. « J'habite le quartier depuis 10 ans, j'ai connu plusieurs saisons pluvieuses et même des cyclones, le Bon Dieu nous a toujours protégé. Je ne crois pas qu'une catastrophe naturelle va se produire », a-t-il affirmé, l'air confiant.

Canapé-Vert n'est pas un cas isolé. Les constructions anarchiques sont également visibles dans les piémonts du Morne l'Hôpital notamment à Jalousie, Désermite, Decayette, Grand- Ravine, la zone Canapé-Vert/ Bourdon, communément appelée "Morne Garnier, St Laurent, Haut Turgeau. Cette urbanisation désordonnée entraîne une accélération du processus de déboisement qui constitue une véritable épée de Damoclès suspendue sur la tête des habitants de la capitale.

Outre l'urbanisation effrénée, le constat fait, jeudi, au Morne l'Hôpital permet de saisir d'autres aspects du problème : l'exploitation des carrières de sable et l'expansion de la culture vivrière. Des arbres ont été progressivement éliminés au profit de cultures céréalières. La pratique de l'élevage des espèces bovines et des cabris est aussi observée. Elle empêche les faibles tentatives de reboisement.

Ces pratiques vont à l'encontre des prescrits du décret du 30 octobre 1986 qui interdit, sur toute l'étendue de la zone spéciale des 2000 hectares du Morne, la culture sarclée et l'élevage.

Par ailleurs, l'incapacité du sol à absorber l'eau provoque à la moindre averse des avalanches dans l'aire métropolitaine. De plus, des latrines construites près des bassins de captage qui desservent la capitale constituent un véritable danger pour les Port-au-Princiens qui consomment cette eau. Continuer >

« Si les constructions anarchiques ne sont pas stoppées, les sources qui alimentent Port-au-Prince représentant 75% de l'eau que consomment les habitants de la capitale seront toutes polluées », a déclaré l'agronome Gérard Nozine, coordonnateur adjoint de l'Organisme de surveillance et d'aménagement du Morne l'Hôpital (OSAMH).

Quelles solutions pour le morne l'Hôpital ?

Selon le coordonnateur principal de l'OSAMH, Michel Montus, l'intégration de la population du Morne l'Hôpital est une condition sine qua non afin d'arriver à des résultats tangibles. « Les gens doivent être sensibilisés. Ils sont les premiers concernés par la dégradation du Morne l'Hôpital. », a-t-il indiqué.

M. Montus croit qu'un engagement soutenu des autorités étatiques est impératif pour freiner toute nouvelle construction dans la zone. « La solution aux problèmes du Morne requiert l'intervention soutenue des instances concernées notamment le MICT, le ministère des Travaux publics Transports et communications, le ministère de l'Environnement et certaines mairies dont Port-au-Prince, Pétion Ville et Carrefour. »

Il a estimé, sur la base des études sur les potentialités de la zone, qu'il faudrait penser à raser les maisons. « Cela peut aider à résoudre le problème de la bidonvillisation d'une grande partie du Morne l'Hôpital », poursuit-il.

Le coordonnateur de l'OSAMH a souligné qu'il faut établir un plan de reboisement et entreprendre des travaux de rétention du sol à l'instar de ce qui a été fait à Dos Fourmis, dans les ravines de St Rome, de Fond -Diable et de Bois Cochon.

Possibilité d'enlever le budget de l'OSAMH

L'OSAMH a été récemment sous les feux des projecteurs. Les députés Steven Benoît et Clédor Myril, membres de la commission finance à la Chambre basse ont proposé de désaffecter le budget de l'OSAMH et de répartir les comptes à d'autres ministères. Une proposition que déplore le coordonnateur principal de cette institution Michel Montus.

M. Montus a précisé que l'organisme qu'il dirige est toujours en proie à un problème de moyens. « Depuis sa création, l'Organisme de surveillance et d'aménagement du Morne de l'Hôpital (OSAMH) n'a jamais eu un budget d'investissement pour entreprendre les tâches qui lui sont assignées. Depuis 2 ans, on n'a rien reçu même pour mettre en terre une plantule », a-t-il confié.


Créé en octobre 1988, l'Organisme de surveillance et d'aménagement du Morne l'Hôpital (OSAMH) a pour mission de protéger le versant nord du morne soit la partie allant du morne Calvaire à Diquini (2000 hectares de terre). Logé dans les locaux du MICT dans deux pièces de 4m2 chacune, l'OSAMH a un budget de fonctionnement de 2.4 millions de gourdes. Une trentaine de cadres et d'employés constituent son personnel dont 11 agents d'aménagement et 6 de surveillance sont déployés sur le terrain.
_______________________________________________________________________

Le décret du 30 octobre 1988 rapportant la loi du 17 novembre 1978.
Dans le cadre de ce décret, il est interdit sur toute l'étendue de la zone spéciale des 2000 hectares du morne l'Hôpital de:
1- pratiquer l'élevage des bovins et caprins;
2- entreprendre une quelconque coupe de bois ou de fascines;
3- entreprendre une quelconque culture sarclée annuelle (petit mil, maïs, manioc, patate, etc.);
4- pratiquer le brûlis à quelque fin que ce soit;
5- écorcher, mutiler, faire le dessouchage, débrancher, pratiquer l'abattage et l'incision des arbres, détruire les taillis;
6- prélever les matériaux de toutes sortes (sable, pierres, etc.);
7- faire fonctionner les fours à chaux et à charbon.



Alain Gaillard

June 16, 2007 | 3:45 AM Comments  0 comments



EN MARGE D’UN ANNIVERSAIRE / Haïti : quelle police ?
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EN MARGE D’UN ANNIVERSAIRE / Haïti : quelle police ?

La Police nationale d’Haïti a douze ans! C’est un âge plutôt précoce pour une force de sécurité sur laquelle reposent les espoirs sécuritaires de toute une population et la stabilité du pays.
Douze ans pendant lesquels cette police a été laminée par la politique. Une force armée dans un pays du tiers-monde est toujours au centre de toutes les entreprises de cooptation et de « privatisation » par la bande. La police au cours d’une décade a connu quelques grandeurs et bien des décadences parce qu’elle n’a pas toujours bénéficié de tout l’encadrement nécessaire à son épanouissement et parce que surtout elle a été souvent massivement infiltrée par des individus aux agendas multiples. Elle a joué en maintes occasions son existence et l’année 2004 a été en quelque sorte son chant de cygne. L’année de tous les dangers. Celle qui a vu la force de police tiraillée entre désertion massive, découragement, et démissions de toutes sortes.

À l’occasion de cet anniversaire, une réflexion s’impose sur la qualité et la quantité des forces de sécurité qu’il faille mettre en place pour garantir la stabilité et la sécurité dans notre pays. Ce qui se passe ailleurs en Palestine, où l’on assiste à une parodie de conflit entre les forces de sécurité censées défendre le même peuple , noyant, dans un lac de sang, les aspirations les plus pures du peuple palestinien pour des raisons de contrôle hégémonique, invite à une réflexion sereine sur l’organisation et la mise en place de forces de sécurité dans les sociétés dépendantes et volatiles.
Dans un pays aussi fragile comme Haïti et qui a connu de rares périodes de stabilité, ceux qui détiennent les armes ont souvent fait ou défait les lois, supporté ou renversé des régimes selon les circonstances. Et cela s’est produit aussi en Afrique et en Amérique latine dans les moments de tumulte qui n’épargnent nullement les sociétés rendues fébriles par trop de lacunes institutionnelles et une pauvreté accablante.

Quel rôle doit donc jouer une telle force dans un État aussi faible que le nôtre dont les capacités budgétaires ne sont que poussière devant les immenses moyens financiers et technologiques des multinationales du crime ? Est-il possible d’avoir une police certes modeste, mais professionnelle, civiquement engagée, soucieuse de résultats ? Une police où l’on encouragerait les vrais professionnels par un système de promotion équitable. Une force de paix qui ne démériterait pas de la nation tout entière et à qui on offrirait des avantages mérités dignes des « gardiens de la bergerie », bref une police débarrassée de ses éventuels « ripoux » et qui se garderait de hurler avec les loups.

Depuis quelque temps, les autorités en charge de la sécurité semblent s’atteler à cette tâche de rénovation de la force de police. La population manifeste, parait-il, sa confiance en collaborant de plus en plus à la traque des « Bad Guys ». En dépit de quelques problèmes persistants liés à la violation des droits humains, la police, avec ses faibles moyens, est sur tous les terrains et de toutes les actions. Elle est même parvenue à monter des opérations spectaculaires, dignes de séries télévisées du genre « Law and order ». La libération récente d’otages atteste d’un perfectionnement certain dans les méthodes d’investigation et d’un réel professionnalisme dans le planning et la réussite d’opérations complexes.

Toujours est-il que la politique doit se garder d’intervenir dans les dossiers sensibles de police. Combien de fois avons-nous vu, dans le passé, des officiers de police scientifique contrariés dans leur travail, obligés de quitter le pays, fatigués de leur existence de bureaucrates inopérants ? L’argent du contribuable qui sert à la formation de ces officiers dans les meilleurs centres d’outre-mer est chaque fois jeté à la mer.

À un moment où, de Delmas à Pétion-Ville, de Bon repos à Port-au-Prince, sans oublier nos villes de province, des policiers répondent à l’appel de tout un peuple, on ne peut que demander aux pouvoirs publics de continuer à renforcer cette force de police et à lui donner les moyens d’être pleinement opérationnelle, et surtout à sauvegarder sa précieuse indépendance.
vendredi 15 juin 2007

June 16, 2007 | 3:42 AM Comments  0 comments



La Citadelle Laferrière lieu des premières Rencontres fondatrices de Caraïbes en créations
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La Citadelle Laferrière lieu des premières Rencontres fondatrices de Caraïbes en créations.

La Citadelle du roi Henri – communément appelée la Citadelle Laferrière – est choisie comme le lieu, historique et symbolique, pour accueillir du vendredi 22 au samedi 23 juin 2007 les premières Rencontres fondatrices de Caraïbes en créations. Ce grand événement, placé sous le parrainage du célèbre écrivain, poète et dramaturge martiniquais, Aimé Césaire, est une initiative du ministère de la Culture et de la Communication, l’ambassade de France en Haïti, de CultureFrance et de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), en partenariat avec l’Unesco et la Délégation de l’Union européenne en Haïti.

Le jeudi 21 juin, en prélude à cette grande manifestation de Caraïbes en création, arriveront à Port-auPrince les personnalités étrangères qui interviendront au cours des prochaines assises qui se dérouleront autour du thème : « Un monde à partager ».

Les invités effectueront une visite guidée au Musée du Panthéon national haïtien (Mupanah). Les différentes tables-rondes, qui auront lieu au Cap-Haïtien, seront ouvertes le vendredi 22 juin par le ministre de la Culture, Daniel Élie et le directeur de CulturesFrance, Olivier Poivre d’Arvor. Dans la soirée du vendredi, il y aura de l’animation musicale et de la lecture de textes poétiques.

Accompagnés des chanteurs Azor et James Germain, les comédiens et diseurs Magali Comeau Denis et Rudy Sylaire – tous deux anciens membres de la compagnie d’Hervé Denis – procéderont à la lecture scénique de Tragédie du roi Christophe, pièce de théâtre d’Aimé Césaire. Ce spectacle sera suivi de la prestation des danseurs de la compagnie Ayikodans, sous la direction artistique de Jeanguy Saintus. Durant toute la journée du samedi, se dérouleront les assises d’Un monde à partager. La soirée sera clôturée par une veillée traditionnelle.

Le programme « Caraïbes en créations » initiative de Cultures France doté d’une enveloppe de 1,5 millions d’euros pour une période de trois ans, ont pour vocation d’appuyer des projets de développement artistique dans la Caraïbe ; de la valoriser à l’échelle internationale et de développement des échanges culturels et artistiques entre les pays de la région et entre les Départements français d’Amérique.

Les projets de Caraïbes en créations reposent sur trois grands axes : la danse contemporaine (qui réunira du 26 juillet au 19 août 2007 en un atelier régional une trentaine de chorégraphes caribéens, en partenariat avec le chorégraphe Jeanguy Saintus), les arts visuels embrassant la peinture, la sculpture, la photographie, la mode et le design, etc., et le débat d’idées, « dont la première édition se tiendra à la Citadelle, les 22 et 23 juin prochain ».

Le ministère de la Culture et de la Communication s’associe à Caraïbes en création et vise à : « participer activement à toute action visant le rapprochement des peuples de la région, une meilleure connaissance de qui, historiquement et culturellement, la constitue en tant que collectivité, en vue de dégager, sans repli sur soi, cette identité commune occultée, qui, revendiquée et assumée, facilitera la mise en commun de nos forces pour vaincre les maux qui accablent nos population ».

Cette manifestation à la Citadelle Henri fera « revivre l’esprit qui a accompagné sa construction ». Ainsi, d’après les responsables du ministère de la Culture, ce haut lieu de mémoire pourra nous « réconcilier avec nos idéaux de grandeur, nous mettre en face de nos erreurs et réaffirmer nos fiertés ».

Des travaux d’aménagement pour recevoir la grande manifestation de Rencontres fondatrices Caraïbes en créations s’inscrivent aussi dans le cadre du projet de réhabilitation et de renforcement des structures physiques du chantier du Parc national historique comprenant la Citadelle, les monuments SansSouci et Ramiers. Le ministère de la Culture projette de faire du Nord une zone de développement touristique et culturel en réhabilitant les sites et monuments historiques faisant partie du Parc national historique.

Un protocole d’accord a été signé avec les ministères des Travaux publics et du Tourisme, et vise la durabilité des travaux et la gestion rationnelle du site, « dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de développement du tourisme culturel ».

Le Matin
mardi 12 juin 2007

June 16, 2007 | 3:38 AM Comments  0 comments



Haïti / Célébrations : 258 années au compteur du temps pour Port-au-Prince.
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Haïti / Célébrations : 258 années au compteur du temps pour Port-au-Prince.

Les autorités municipales de Port-au-Prince célèbrent du 13 au 21 de ce mois de juin le 258e anniversaire de fondation de cette ville. Elles programment toute une série d’activités dans le cadre de cette célébration dont la première manche a été perturbée par le mot d’ordre de grève lancé par l’Association de Chauffeurs et Propriétaires d’Haïti pour le mardi 12 et le mercredi 13 Juin en cours.

Au programme mis sur pieds par la mairie de la capitale haïtienne, l’on retrouve expositions et vente d’œuvres artisanales, expositions de photographies, de livres ou autres documents ayant trait à l’histoire de cette ville, organisation de débats publics, de marathon, d’animation et de défilées. En majorité, ces activités se dérouleront dans l’aire du Champ-de-Mars la plus grande place publique de cette commune et pour tout le pays.

Cependant, la ville n’affiche pas un visage de fête. Port-au-Prince peine. C’est une ville qui ne peut plus cacher son mal. Elle subit le poids de la centralisation de l’espace national, les conséquences de la dégradation de l’environnement, les effets dévastateurs de l’appauvrissement des masses.

Les problèmes auxquels fait face cette ville sont nombreux : déficience alarmante des services urbains, prolifération des zones d’habitat précaire, densification et dégradation du centre urbain, détérioration du cadre de vie, déséquilibre bio-écologique, extension spatiale non contrôlée, pollution atmosphérique, pollution marine…

Le nouveau Conseil Municipal de Port-au-Prince composé de MM. Muscadin Jean-Yves Jason, Guercy Mouscardy er de Nadège Augustin, se dit conscient de tous ces défis. Ils entendent profiter de cet anniversaire pour lancer le projet d’une nouvelle ville attractive, dynamique, organisée et vivable pour ses habitants, ses voisins et ses visiteurs, c’est ce que l’on peut lire dans une circulaire émanant de la mairie pour l’occasion.

Cet anniversaire est le moment historique devant permettre aux Port-au-Princiens de s’engager dans les changements qui s’opèrent dans leur ville, de comprendre que la gestion de la ville est un système qui résulte d’une combinaison de synergies écrivent les édiles de la capitale d’Haïti qui projettent d’assurer la transition de Port-au-Prince de l’état d’une ville éclatée, débordée, éclatée, déstructurée à une ville organisée et capable d’intégration.

Il faut dire qu’en raison de son expansion spatiale multi-directionnelle, l’usage tend de plus en plus à consacrer les expressions de "Grand Port-au-Prince" ou de "l’Agglomération de Port-au-Prince" qui intègrent en partie les communes de Pétion-ville, de Delmas, de Carrefour, de Tabarre, de Cite-Soleil et de la Croix-des-Bouquets.

La fondation de Port-au-Prince date du 13 Juin 1749.

June 16, 2007 | 3:36 AM Comments  0 comments



Haïti : 209 Millions de gourdes pour la mise en œuvre du Programme de Renseignement Intégré au Milieu des Affaires.
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Haïti : 209 Millions de gourdes pour la mise en œuvre du Programme de Renseignement Intégré au Milieu des Affaires.

Le Programme de Renforcement Intégré du Milieu des Affaires haïtien (PRIMA) a rencontré la presse hier Jeudi dans la capitale haïtienne dans le cadre d’un exposé sur ses réalisations et ses perspectives pour l’avenir.

L’objectif de ce programme est de travailler au développement des micros, petites et moyennes entreprises, grâce à un appui financier de l’Union Européenne, estimé à 209 Millions de gourdes.

Prima, qui date de 2005, a une durée de vie de 4 ans. « Il vise à appuyer le développement des micro, petites et moyennes entreprises à fort potentiel de croissance (…). Les principaux résultats attendus comprennent le renforcement des capacités des entreprises et des Organisations Intermédiaires (OI) ainsi que le renforcement du dialogue et partenariat Public privé », lit-on dans un document publié par les responsables.

Le directeur du Programme de Renforcement Intégré du Milieu des Affaires a tenté pour sa part d’expliquer comment les fonds mis à la disposition de l’institution ont été utilisés. Hanschou Klauss a aussi mis l’accent sur la mission de PRIMA qui est, selon ses propres mots, de favoriser le développement économique, réduire la pauvreté, entre autres. Il entend également renforcer les capacités des organisations intermédiaires en améliorant l’environnement des affaires et en créant un climat favorable au dialogue entre les secteurs public et privé.

La Ministre du Commerce et de l’Industrie Maguy Durcé a salué l’initiative de l’Union Européenne, entreprise à travers PRIMA, qui vise à réduire le taux du chômage dans le pays. Maguy Durcé encourage tous les micros, petits et moyens entrepreneurs à soumettre leur projet au programme.

Deuz appels, un aux Organisations Intermédiaires, l’autre aux Petites et Moyennes Entreprises, ont été lancés dans le cadre de la mise en œuvre de PRIMA. Quatorze contrats ont été signé dans le contexte du premier pour un montant de 128 Millions de gourdes dont 105.3 Millions sont fiancés par le Prima.


June 16, 2007 | 3:35 AM Comments  0 comments



Commémoration de la journée mondiale du don de sang
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Commémoration de la journée mondiale du don de sang

A l’occasion de la journée mondiale du don de sang plusieurs institutions dont la Croix Rouge Haïtienne, le ministère de la santé, PSI-Haïti et les centres Geskhio organisent plusieurs activités de sensibilisation.

Dr Marie Marcelle Govin affirme que le 14 juin a été retenu comme journée mondiale du don de sang afin de remercier les donneurs de sang bénévole et régulier. Cette journée est l’occasion de faire comprendre à ces personnes combien leur contribution est appréciée par la population en générale indique t-elle rappelant que de nombreuses vies sont sauvées grâce à ces donneurs.

Interrogé sur le nombre de donneurs de sang, Mme Govin déclare que 65 % des demandes de sang ont été couvertes ce qui prouve que des efforts doivent être consentis pour inciter les citoyens à faire des dons de sang. Elle soutient que plus de 13 000 prélèvements ont été réalisés au cours de l’année 2006 dans les différentes structures transfusionnelles du pays expliquant que 28 % des ces prélèvements proviennent de donneurs bénévoles.

" Notre objectif est d’avoir 100 % de donneurs bénévoles et réguliers ce qui permettrait de couvrir les besoins en sang de la population ", assure t-elle tout en faisant remarquer que la Croix s’évertue à encourager des donneurs de remplacement à devenir des donneurs bénévoles.

Par ailleurs, une donneuse de sang, Dr Miriam Joseph, invite ses concitoyens à faire des dons de sang afin de sauver des vies. " Je connais les difficultés qui existent pour des malades de trouver une pochette de sang en Haïti, c’est ce qui me pousse à donner mon sang chaque trois mois ", ajoute t-elle.

" Il y a un délai de stockage du sang s’il n’est pas utilisé il faudra le jeter, c’est pourquoi il faut encore plus de gens déterminés à donner leur sang pour sauver des vies", affirme Dr Joseph qui effectue des dons réguliers de sang depuis deux ans.

A l'occasion de la Journée mondiale du don de sang, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance une nouvelle initiative visant à améliorer la disponibilité et l'utilisation de sang sécurisé pour sauver la vie de la mère lors de l'accouchement et après.

La journée se déroule autour du thème " un sang sécurisé pour une maternité sans risque" dans le but d’améliorer l'accès au sang sécurisé pour traiter les complications de la grossesse dans le cadre d'une approche globale des soins maternels.


June 16, 2007 | 2:20 AM Comments  0 comments



Haiti - Cultural news !!!
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Junior Joins Krezi Mizik
OKrezi Mizik has added a new member to the band. He is Serge "Junior" Bourdeau. Bourdeau will not replace anyone, said a source to Showbiz.
"He will be simply an excellent addition to the band. He is a talented lead and back-up singer with an unbelievable stage presence," says the source. "We have rehearsed already and he sounds fantastic with the guys."
The Bourdeau family comes from Jeremie and is well- known for its musical lineage, including Donald who is believed to be a sosie of Dadou Pasquet.
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DJ Disrupts Bal in Fla.
Zagalo, The DJ better known as Zagalo disrupted a bal in West Palm Beach, Fla., last weekend when he stopped an interview that was being done by a musician of Krezi Mizik. Zagalo refused to allow the reporter to do the interview, because “he didn’t ask him” for permission.

The reporter repeatedly reminded him to stop interfering with his work, but Zagalo started to curse him out and disrupted the party for at least 30 minutes. On Monday, Zagalo made headlines on almost all radio stations in West Palm Beach and was accused of brown nosing by other DJs.

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Luko Désir Receives Death Threat
Haiti's popular radio DJ Luko Désir told his close friends that he has received death threats from someone related to a band based in Port-au-Prince. It seems that the threat came after Luko made several negative comments about the band on his radio show that infuriated the band's members as well as fans.

The DJ began receiving death threats through phone calls. "The comments were turned into a lynching campaign against me," the DJ said. After 48 hours in hiding, Luko returned a phone call from a friend in Boston to say that he's OK; he didn't want to stay long on the phone out of fear that his conversation could be traced.

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Jude Jean to Rejoin K'Dans
Jude Jean
Jude Jean, who was K'Dans' lead singer for more than 10 years, before leaving two years ago, is returning to the group as band leader, according to a source close to the artists.

He will direct the band in their new compositions and arrangements. A versatile and acclaimed singer, composer, arranger, performer, Jude Jean currently heads "Chill", a new band that he formed after he left K'Dans. His broad musical background includes mega hits such as "Ki Lang ou Pale," "Valerie" and "Nap Chill."

"We look forward with great enthusiasm to welcoming him and to continuing his contribution to the success of K'Dans with his high level of musical performance and achievement in the Haitian music industry," one musician said.
Jean began his career as a singer in the late 1980s when he performed with a band called Tapaj.

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Iron Man Raymond Flambert Dies

Raymond Flambert

At least three generations of Haitians will remember Raymond Flambert, the man who taught hundreds of men and women how to use steel and other metals and turn them into artwork.

The young ironmonger Flambert took over his father's business "Etablissements Raymond Flambert" which opened in Haiti in early 1940s. it became one of the largest hardware and construction companies in Haiti.
Family and friends recalled the day Charles Dejean, his father, opened the store in downtown Port-au-Prince.

June 15, 2007 | 2:48 AM Comments  0 comments



Haïti : La ratification de deux conventions au profit des enfants, saluée par les Nations Unies
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Perspectives > : http://www.alterpresse.org/spip.php?article6085

Haïti : La ratification de deux conventions au profit des enfants, saluée par les Nations Unies

vendredi 8 juin 2007

P-au-P, 8 Juin 07 [AlterPresse] --- Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) salue la ratification par le Parlement haïtien des conventions 138 et 182, respectivement sur l’âge minimum pour le travail des enfants et sur l’élimination de pires formes de travail des enfants.

Avec la signature de ces conventions par le pouvoir exécutif haïtien et sa ratification par le Parlement, l’Unicef estime que « Haïti confirme ainsi son engagement vis-à-vis de ces deux instruments internationaux essentiels à la protection des enfants forcés de travailler ».

La Convention 138 des Nations Unies fait obligation aux États qui la ratifient de s’engager à poursuivre une politique nationale visant à assurer l’abolition effective du travail des enfants et à élever progressivement l’âge minimum d’accès à l’emploi ou au travail à un niveau permettant aux adolescents d’atteindre le plus complet développement physique et mental.

La Convention 182, quant à elle, s’applique à toutes personnes de moins de 18 ans et exige que soient prises « des mesures immédiates et efficaces pour assurer l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence ».

En Haiti, la date du 10 juin est consacrée Journée nationale de l’enfant, et celle du 12 juin est célébrée internationalement comme la Journée mondiale contre le travail des enfants. A l’occasion de ces dates, l’Unicef croit nécessaire d’applaudir la ratification de ces conventions par les parlementaires de la 48e Législature.

L’Unicef rappelle l’obligation qui est faite à tous de créer un environnement protecteur aux enfants d’Haïti ; environnement, aujourd’hui teinté d’insécurité, leur causant de graves traumatismes et mettant à risque leur plein épanouissement.

L’agence onusienne déclare encourager que d’autres documents essentiels à la protection des enfants soient aussi pris en compte par l’Etat haïtien ; en l’occurrence : la Convention internationale de la Haye, traitant la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale, le protocole concernant les enfants dans les conflits armés et celui sur la vente et la prostitution des enfants et de la pornographie mettant en scène des enfants.

Dans le monde entier, environ 70 pour cent des enfants astreints au travail le sont dans l’agriculture. Plus de 132 millions de garçons et de filles âgés de 5 à 14 ans travaillent du lever jusqu’au coucher du soleil dans des fermes et des plantations, souligne l’Organisation internationale du travail (OIT).

Dans une note publiée à l’occasion du 12 juin 2007, l’OIT estime que le travail a des impacts négatifs sur l’éducation et la formation professionnelle de l’enfant.

« Lorsque les enfants sont forcés de travailler pendant de longues heures dans les champs, leur capacité à fréquenter l’école ou à suivre une formation professionnelle est réduite, ce qui les empêche d’obtenir une éducation qui les aiderait plus tard à sortir de la pauvreté », note l’OIT.

« Les filles sont particulièrement défavorisées, puisqu’elles s’occupent souvent des tâches ménagères après avoir travaillé aux champs », poursuit-elle.

En Haïti, les filles représentent une fraction non négligeable parmi les enfants placés en domesticité. [do gp apr 08/06/2007 15:00]

June 9, 2007 | 6:25 PM Comments  0 comments



Aide au développement - Taxe sur les billets d’avion: le vif du sujet
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Aide au développement
Taxe sur les billets d’avion: le vif du sujet

Le président français Jacques Chirac (à G.) et son homologue malien Amadou Toumani Touré. La France tente de proposer de nouveaux financements au développement pour les pays pauvres.
(Photo : AFP)Le président de la République française, Jacques Chirac, accueille durant deux jours à Paris les représentants de 95 Etats pour discuter des financements innovants permettant d’aider les pays du Sud à acheter normalement des médicaments. L’une des pistes envisagées pour ces financements innovants permettant l’aide au développement et la lutte contre les pandémies serait de taxer les billets d’avion. Cette taxe, applicable au 1er juillet 2006 dans quelques pays, dont la France, suscite l’hostilité des Etats-Unis et des professionnels du secteur de l’aviation mais récolte enfin l’adhésion de bon nombre d’enceintes internationales, dont l’ONU, le FMI, la Banque mondiale, le G8 ou l’Union européenne.

Où trouver l’argent qui financera l’aide au développement et la lutte contre les pandémies dans les pays les plus pauvres de la planète ? Pour atteindre les « Objectifs du millénaire » (OMD) qui visent à diminuer, entre autres, la pauvreté dans le monde de moitié d’ici à 2010 et à améliorer la santé, il s’agit de trouver 70 milliards de dollars chaque année. Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de la faim, dont 300 millions d’enfants, et le tiers de l’humanité survit avec moins d’un euro par jour, la moitié avec moins de deux euros. Le sida, le paludisme et la tuberculose dans les pays pauvres font six millions de morts « évitables » par an.

Devant l’urgence de réduire ces chiffres, et pour compléter la traditionnelle aide publique au développement (APU), qui doit être portée à 0,7% du produit national brut des pays développés, rappelle Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, plusieurs pistes de financements additionnels et innovants sont aujourd’hui discutées par 95 pays et les acteurs du développement.

L’une de ces pistes, sous l’impulsion de Jacques Chirac et lancée par la France en novembre dernier, est de taxer les billets d’avion. Bien qu’il engendre des nuisances environnementales, le secteur aérien est en effet un secteur en croissance rapide et très peu taxé. Cette taxe de solidarité sur les billets, approuvée par le Parlement français en décembre dernier, serait dans un premier temps affectée à la lutte contre les grandes pandémies comme le sida, le paludisme et la tuberculose qui frappent les pays en développement, et faciliterait l’accès aux traitements en diminuant le coût des médicaments (des traitements antirétroviraux par exemple). La taxe irait d’un à dix euros au sein de l’Espace économique européen et de 4 à 40 euros à l’international. Elle aurait un impact négligeable sur les passagers du transport aérien, serait applicable à partir du 1er juillet 2006 et devrait rapporter environ 200 millions d’euros par an.

Prise de conscience de la communauté internationale

Ce devait être l’un des sujets de discussion de la Conférence qui se tient à Paris les 28 février et 1er mars sur les « sources innovantes de financements du développement ». Cette Conférence, organisée par la France et l’OCDE, réunit les ministres et représentants de 95 pays, une soixantaine d’organisations non gouvernementales (ONG), des syndicats, des collectivités territoriales et 17 organisations internationales. Devaient, entre autres, être présents, le Premier ministre camerounais Inoni Ephraim, les ministres marocains des Finances et de la Privatisation, et de la Santé, MM. Fathallah Oualalou et Mohamed Cheikh Biadillah, le président congolais et président de l’Union africaine Denis Sassou Nguesso, le président malien Amadou Toumani Touré et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Car « le moment est venu de franchir une nouvelle étape », a assuré Jacques Chirac, à l’ouverture de la Conférence, rappelant, en présence de Kofi Annan et du directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Jonk Wook Lee, que « ces propositions [de financements innovants] étaient jugées irréalistes il y peu… » et « même taboues dans certaines organisations internationales » mais qu’elles étaient « aujourd’hui discutées dans toutes les grandes enceintes multilatérales ». Cette « démarche d’avenir» est « irréversible », a déclaré le président français, sans compter que les sommes collectées sont « infimes au regard des 40 000 milliards de dollars du PNB mondial ou des 8 000 milliards que représente chaque année le commerce international », a rappelé le président français. Un acte de générosité indolore pour les économies des pays développés, en quelque sorte.

Preuve de cette prise de conscience internationale, il ressortait à l’issue du premier jour de la Conférence qu’un « consensus [avait] progressivement émergé sur l’utilité de ces financements comme sur la possibilité technique de les mettre en place », indiquait Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du Ministère des affaires étrangères. Et de noter : « 79 pays ont soutenu la déclaration sur les sources innovantes de financement du développement, adoptée le 14 septembre 2005 aux Nations unies à New York ».

D’autres mécanismes possibles

Restent à savoir quelles sources de financement du développement choisir et comment les mettre en place pour assurer un financement pérenne. L’idée française d’une contribution de solidarité sur les billets d’avion est assurément la mesure phare de ces deux jours de la Conférence. Mais elle suscite le scepticisme de certains pays : les Etats-Unis, par exemple, sont farouchement hostiles à toute idée de taxe, qui plus est dans un secteur fragilisé par la flambée du prix du carburant. Cet impôt s’attire aussi l’opposition des professionnels du secteur de l’aviation, qui estiment qu’elle aura des conséquences négatives sur leur activité et sur l’emploi. Mais à l’instar de la France qui met en vigueur cette taxe dès l’été 2006, le Chili s’est concrètement engagé à le faire, avec une taxation de 4 dollars sur les vols internationaux. Le Brésil, l’Inde, l’Allemagne, Madagascar, la Norvège, la Jordanie ou encore la Thaïlande devraient suivre et taxer les billets d’avion dès l’été prochain. Quant à Londres, elle a déjà promis d’affecter une partie de ses taxes sur les billets d’avion à l’aide au développement.

D’autres assiettes sont aussi privilégiées : l’instauration de prélèvements de solidarité internationaux, la taxation des transactions financières et de l’évasion fiscale et une contribution sur le carburant utilisé par le transport aérien et maritime.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) propose la mise en place d’une « loterie humanitaire », qui permettrait, en vendant des billets à gratter d’un euro à l’échelle mondiale (70% des joueurs se disent prêts à participer à cette loterie, selon une enquête Ipsos de juin 2005), de recueillir 400 millions d’euros par an. Les gagnants du jeu, eux, toucheraient des gains de 20 à 100 euros, voire un voyage pour aller visiter sur le terrain un projet de développement.

Les sommes récoltées financeraient, entre autres, une Facilité internationale d’achat de médicaments (Fiam), proposée par la France et le Brésil. Par ailleurs, la France et Le Royaume-Uni engagent 100 millions de dollars par an sur 20 ans à un projet pilote en matière de facilité financière internationale (IFF) appliqué à la vaccination (IFFim).

Si « les sources de financement novatrices ne doivent pas être considérées comme des substituts des formes traditionnelles d’aide », a rappelé Kofi Annan, la question des financements innovants au développement et à la santé publique dans les pays les plus pauvres du monde commence à susciter la préoccupation de la communauté internationale, notamment les Nations unies, la Banque mondiale, le fonds monétaire international, l’Union européenne et le G8, qui tentent de trouver des solutions de solidarité et de redistribution des fruits de la mondialisation.


June 9, 2007 | 2:51 AM Comments  0 comments



Sommet du G8 - 60 milliards de dollars pour l'Afrique
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Sommet du G8
60 milliards de dollars pour l'Afrique

De gauche à droite : les chefs d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar'Adua, algérien Abdelaziz Bouteflika, le président de la Commission de l'Union africaine Alpha Omar Konaré et le président ghanéen John Kufuor ont participé au G8.
(Photo : AFP)Les pays du G8, réunis à Heiligendamm en Allemagne, ont annoncé une aide de 60 milliards de dollars à l'Afrique pour lutter contre le sida, la malaria et la tuberculose. La moitié, versée par les Etats-Unis, le reste par leurs partenaires du G8 dont 4 par l'Allemagne. Mais cette mesure est loin de satisfaire les associations concernées car très loin de l'engagement pris en 2005 pour un traitement universel.

C'était une idée portée par les Etats Unis depuis plusieurs jours déjà. En effet, fin mai, George W. Bush s'était engagé à doubler l'aide américaine dans la lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria en Afrique d'ici 2013, soit 30 milliards de dollars. Aujourd'hui, il obtient le soutien des autres puissances du G8. Jusque là, plusieurs pays hésitaient à lancer ce programme, notamment l'Italie. Et donc Romano Prodi a fini par se rallier au projet.

Au final, les Etats-Unis vont apporter la moitié de la somme de 60 milliards de dollars, leurs partenaires du G8 le reste. De son côté, Angela Merkel a promis de contribuer à hauteur de 4 milliards d'euros. Alors cette mesure est loin de satisfaire les associations concernées puisqu'on est toujours très loin de l'engagement pour un traitement universel pris en 2005.

Aujourd'hui, ce programme devrait permettre de traiter à peine 5 millions de personnes. Soit à peine la moitié de ce qui aurait dû être obtenu.

Par ailleurs, dans leur communiqué sur l'Afrique, les huit viennent de confirmer les promesses faites il y a deux ans en matière d'aide publique au développement du continent noir mais pour l'instant sans donner plus de détails. Lors du sommet de Gleneagles en 2005, les huit s'étaient engagés à doubler leur aide à 50 milliards de dollars par an d'ici à 2010, dont 25 milliards pour l'Afrique noire.



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June 9, 2007 | 2:49 AM Comments  0 comments



G8 - Un bilan en demi-teintes pour le G8 à Heiligendamm.
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G8
Un bilan en demi-teintes pour le G8 à Heiligendamm.

Depuis mercredi soir, les chefs d'Etat des 8 pays les plus industrialisés du monde étaient réunis à Heilligendamm, dans le nord-est de l'Allemagne. Plusieurs gros dossiers ont été abordés, notamment la question du réchauffement climatique, l'aide aux pays en développement, certaines questions de politique internationale. Vendredi après-midi, les différents chefs d'Etat ont tenu des conférences de presse pour expliquer leur position sur les différentes décisions qui ont été prises. Des divergences demeurent sur le Kosovo.

Les dirigeants des pays membres du G8, accompagnés du président de la Commission européenne (à droite).
(Photo : AFP)Avec Edith Bouvier, envoyée spéciale de RFI

Angela Merkel, qui était l'hôte de ce sommet, était très ambitieuse. Sur la question du réchauffement climatique, par exemple, elle tablait sur des réductions de 50% des émissions de gaz à effet de serre... Mais avant même de commencer, les négociations étaient déjà dans l'impasse... Nicolas Sarkozy, le président français, pour sa première sortie à l'internationale, exigeait lui aussi des objectifs chiffrés. Un détail que le président américain a toujours fermement rejeté. Après avoir révisé ses ambitions sur ce point, Angela Merkel espérait marquer les esprits avec de nouvelles propositions. Mais finalement, les Huit ont seulement consenti à réitérer les promesses faites à Gleneagles, en 2005.

Par ailleurs, une aide de 60 milliards de dollars a été consentie pour un programme de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria en Afrique. Mais pour l'instant, aucune date butoir n'est précisée. Une fausse bonne nouvelle, se sont immédiatement écriées les associations concernées puisque l'accès universel au traitement avait déjà été promis en 2005.

Sur le plan international enfin, le club des 8 n'est pas parvenu à s'entendre sur la question du Kosovo. Avant même d'arriver, les discussions entre les Russes et les Américains étaient très tendues, les Russes s'opposant en effet à toute intervention américaine sur un futur statut pour la province serbe.

Mais il y a quand même des choses positives, notamment concernant un autre conflit entre les Américains et les Russes. Depuis plusieurs semaines, Vladimir Poutine accusait les Etats-Unis de raviver la guerre froide. Il avait même menacé de pointer de nouveaux missiles sur l'Europe. Le président russe a proposé jeudi que les Etats-Unis puissent utiliser des installations déjà existantes en Azerbaïdjan - suggestion jugée trouvée intéressante par les Américains, le sujet sera abordé lors de la visite de Vladimir Poutine aux Etats-Unis début juillet. Le président russe ne s'arrête d'ailleurs pas là puisqu'il a offert d'étendre le bouclier antimissile américain à l'Irak et à la Turquie...

Et première victoire pour le président français, Nicolas Sarkozy a obtenu la mise en place d'une conférence internationale sur le Darfour. Elle se tiendra à la fin du mois, à Paris. Et surtout, en la présence de la Chine.




June 9, 2007 | 2:42 AM Comments  0 comments



Espace - Lancement réussi pour Atlantis
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Espace
Lancement réussi pour Atlantis

Navette atlantis
ReutersLa navette spatiale américaine a décollé cette nuit de Cap Canaveral, en Floride, direction l'ISS, la station spatiale internationale, qui orbite à 334 km d’altitude. Treize vols sont prévus pour achever de construire l'ISS d'ici 2010.

La course poursuite est toujours là même : la navette décolle au moment précis où la station spatiale internationale passe au-dessus du Kennedy Space Center de Floride, quasiment à la verticale de l’aire de lancement. Une quinzaine de minutes plus tard, elle file à près de 28.000 km/h à 225 km d’altitude, en attendant, dans les heures suivantes, de grimper plus haut, à coups d’allumage des trois moteurs principaux. Et de s’amarrer finalement en douceur à l’ISS environ 2 jours après l’envol. C’est, pour ce premier tir de l’année qui intervient avec près de 3 mois de retard pour cause d’averse de grêle intempestive sur la navette alors qu’elle se trouvait sur son pas-de-tir, le premier lancement de cette année 2007. Une année au cours de laquelle sont encore programmés trois lancements de navettes vers la station spatiale internationale. Sept astronautes – rien que des hommes – constituent l’équipage d’Atlantis, qui auront pour mission d’amener à bord port un nouveau tronçon métallique de plus de 16 tonnes et 13 mètres de long, qui complètera la structure vertébrale de la station. Car c’est sur ce tronçon que seront positionnés par la suite de nouveaux panneaux solaires, voire de nouveaux modules laboratoires. Trois sorties extra-véhiculaires sont inscrites au programme de cette 21e mission vers l’ISS. Retour prévu pour les astronautes sur le plancher des vaches : mardi 19 juin à 14h46 TU.


June 9, 2007 | 2:39 AM Comments  0 comments



Haiti - Livres en folie / 13ème édition : la tradition continue
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Livres en folie / 13ème édition : la tradition continue

La 13ème édition de Livres en folie se tient le 7 juin 2007 au Parc Historique de la Canne à sucre à Tabarre, désormais endroit retenu par le tandem Nouvelliste/Unibank pour l’organisation de ce grand événement culturel.

« Pour cette édition, les participants bénéficieront jusqu’à 50% de réduction et trouveront plus de 1225 titres disponibles et plus d’une cinquantaine d’auteurs en signature », a fait savoir Max Chauvet, propriétaire du quotidien Le Nouvelliste.et co-organisateur de cet événement, dédié cette année à la mémoire du romancier et ethnologue haïtien Jacques Roumain dont l’année 2007 ramène le centenaire de la naissance.

A l’édition 2007, l’accent sera mis sur le livre-jeunesse, en référence au slogan de la foire « lire tôt, lire toujours », a précisé M. Chauvet qui souligne que « c’est une façon pour nous d’encourager les jeunes à s’habituer à la lecture et développer un intérêt, tout au moins, pour le livre » Le propriétaire du plus ancien quotidien d’Haïti déclare que c’est la raison pour laquelle sont introduits cette année les « chêques-livres » , sorte de coupons qui permettront aux jeunes de moins de 25 ans de beneficier d’un rabais de 50 gourdes en plus de la réduction de 50% accordée à tout acheteur, a-t-il souligné.

Max Chauvet dit espérer que l’édition 2007 de Livres en folie va se dérouler comme les éditions précédentes, c’est-à-dire « dans le calme, la discipline et surtout dans une certaine forme d’euphorie autour du livre », tout en rappelant que cette activité est l’occasion pour les gens de rencontrer les auteurs.

Guy Supplice, responsable de Marketing à la Unibank, l’autre institution initiatrice de cet événement qui se propose de « faire la promotion du livre et des auteurs haïtiens » a fait savoir qu’il y aura 7 comptoirs dont 5 pour les éditeurs et 2 pour les distributeurs.
M. Supplice a indiqué que, contrairement aux années antérieures, cette année les clients de la province ont la possibilité de palper les ouvrages avant même de faire leur choix

La journée du 7 juin sera celle de clôture de Livres en folie, puisque, selon les organisateurs, depuis lundi des expositions se tiennent, des ventes et des conférences sont organisées dans environ 16 villes de province du pays.





June 7, 2007 | 5:10 AM Comments  0 comments



JOURNÉE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT / Réhabiliter l’environnement haïtien, une urgence !
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JOURNÉE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT / Réhabiliter l’environnement haïtien, une urgence !
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Des représentants de l’État, de la société civile, des partis politiques et de la diaspora haïtienne prennent part, du 4 au 5 juin, à un colloque sur les « dangers, les menaces et les opportunités pour la réhabilitation de l’environnement haïtien ».
Les changements climatiques, la dégradation de l’espace naturel haïtien : l’érosion, la déforestation, la pollution… font penser à une imminente catastrophe naturelle, interpellant ainsi les décideurs, tant gouvernementaux que civils, à élaborer des programmes pour la protection de l’environnement. Mapou, Fonds-Verrettes et Gonaïves, en 2004, des catastrophes d’ailleurs annoncées, ont envoyé des signaux clairs. « Il est évident que dans ce contexte de changement climatique, les risques d’une catastrophe naturelle sont élevés. La conception, la mise en œuvre, la pérennisation des projets doivent prendre en compte ces possibilités de catastrophes naturelles », prévient ce lundi, le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), l’agronome François Severin.
Le colloque se propose, entre autres objectifs : de présenter à la société intérieure et extérieure un panorama de la problématique de la dégradation environnementale, y compris les problèmes posés par les changements climatiques, les enjeux qui y sont liés et les atouts pour inverser la tendance ; d’informer la population haïtienne
sur les éventuelles catastrophes liées au relèvement du niveau de la mer, dont les premiers exposés sont les riverains des 1 770 kilomètres carrés de côtes, suite aux changements climatiques à l’échelle mondiale.
Par ce colloque autour du thème « Changements climatiques et réhabilitation de l’environnement haïtien », les responsables publics entendent offrir, particulièrement à la diaspora haïtienne, l’opportunité d’apporter sa contribution aux efforts de réhabilitation, de transformation et de promotion de l’environnement haïtien ; de parvenir à certaines formes d’engagement avec la diaspora et la société civile autour des prochaines étapes et d’un effort conjoint avec l’État haïtien pour des mesures de réduction de la vulnérabilité environnementale du pays.
Au cours de la première journée du colloque, des questions portant sur la situation de l’environnement haïtien et sa relation avec les changements climatiques ; la vulnérabilité liée au changement climatique ; les changements climatiques et la lutte contre la malaria en Haïti ont été débattues.
La suite du colloque, ce 5 juin, coïncide avec la Journée mondiale de l’Environnement. Au terme des discussions et des échanges, les organisateurs s’attendent à une déclaration d’engagement relative à la mise sur pied du Fonds pour la réhabilitation de l’environnement haïtien (FREH), un mécanisme prévu par le Plan d’action pour la protection de l’environnement et consacré dans le décret-cadre sur la gestion de l’environnement.
Un plan d’étapes pour la concrétisation du FREH et de l’Autorité nationale (ADN), désigné dans le cadre du mécanisme de Développement propre/Convention changements climatiques relatif au marché de crédit sur le carbone, est aussi attendu.
« Notre planète est entrée dans une période de changement global complexe qui englobe diverses dimensions : biologique, hydrologique, climatologique, etc. Ces changements trouvent leur particularité dans leur origine humaine », avancent des experts. Et depuis les décennies 80-90, la terre enregistre des années de plus en plus chaudes.
Des signes avant-coureurs ont déjà été identifiés. Le phénomène El Niño, la tempête de Verglas au Québec, les cyclones dévastateurs en Amérique centrale et la Caraïbe, dont Georges, Mitch, Catherine, Jeanne, sont d’éloquents témoignages.
mardi 5 juin 2007

June 7, 2007 | 4:49 AM Comments  0 comments



JCI HAiti - Remise des prix aux lauréats du TOYP 2007
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Remise des prix aux lauréats du TOYP 2007

Les 12 lauréats du TOYP 2007 ont reçu officiellement leurs trophées des mains des représentants des ministères, des ambassades et des différents partenaires lors d'une cérémonie organisée par la Jeune Chambre Internationale Haïti (JCI Haïti) le vendredi 25 Mai 2007 à l'hôtel Montana en présence de nombreux invités, lit-on dans un communiqué de de la JCI Haïti.

À l'occasion de son discours d'ouverture de la cérémonie, le ministre de la Culture et de la Communication, M. Daniel Elie, a partagé l'enthousiasme des jeunes lauréats : « j'ai eu beaucoup de plaisir de m'engager personnellement dans l'entreprise de la Jeune Chambre Internationale Haïti en vue d'honorer douze jeunes Haïtiens et Haïtiennes dans les domaines divers mais ayant en commun la réussite tant professionnelle que personnelle.

Ces hommes et femmes ont, à leur manière, marqué cette année 2007 à travers leurs actions. Tous et toutes ont voulu transcender la grisaille pour s'inscrire dans la quête de l'excellence, l'accomplissement de soi. À chacun d'eux, merci d'avoir voulu accomplir leur vie pour que d'autres puissent avoir le désir de suivre leur exemple. »

Organisée sous le haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication cette cérémonie a également permis à ces jeunes de recevoir l'hommage des représentants des ministères de l'éducation, de la santé, de l'environnement et de la Condition féminine qui leur remirent leur trophée.

C'est aussi dans cet esprit de reconnaissance que l'ambassadeur du Chili, le consul du Canada en Haïti, et les autorités représentant l'ambassade de France et l'ambassade du Brésil en Haïti ont souhaité féliciter les lauréats de l'édition TOYP 2007.

« L'identification et la valorisation de ces douze jeunes remarquables n'auraient pas été possible sans l'investissement à nos côtés de partenaires tant institutionnels, qu'économiques et médiatiques. Nous tenons tout particulièrement à remercier Air France, la Sogebank et Voilà pour nous avoir donné les moyens de mettre en valeur ces lauréats qui sont autant d'exemples positifs pour la jeunesse. » ajouta Erdem Ergin, Président National 2007 de la JCI Haïti dans son mot de clôture de la cérémonie.
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Les lauréats des 10 catégories

Rose-Camille Vincent (Lauréate Affaires politiques, juridiques et/ou gouvernementales) ;
Camoens René (Lauréat Accomplissements ou leadership dans le domaine de l'éducation) ;
Jean Belony Murat (Lauréat accomplissements Culturels) ;
Cinea William (Lauréat Leadership au service de l'environnement)
Kelly Jacques (Lauréat contribution en faveur des enfants) ;
Fritz Philistin et Magdala Michel Jean Pierre (Lauréats service humanitaire et/ou bénévole) ;
Jean-Junior Joseph (Lauréat développement Scientifique et Technologique) ;
Seide Frantz-Harold et Thierry Endrick Carre (Lauréat Progrès ou Accomplissements personnels)
Docteur Alvarez Alexis (Lauréat Innovation médicale) ;
Coriolan Mike (Lauréat Catégorie origine Haïtienne)



June 7, 2007 | 4:42 AM Comments  0 comments



Gold Cup : Haïti et Guadeloupe font match nul 1 à 1.
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Gold Cup : Haïti et Guadeloupe font match nul 1 à 1.

La première journée de la Gold Cup s’est soldée mercredi à Miami par une victoire du Canada au dépend du Costa Rica par 1 but à 0 et un match nul 1-1 entre Haïti et la Guadeloupe.

Malgré l’ouverture du score par les centraméricains en première période, c’est le Canada qui a gagné la rencontre d’ouverture en égalisant avant la pause avant d’inscrire un second but en seconde période par DeGuzman, auteur d’un doublé

Les Haïtiens, pourtant très impressionnants avant le début de la compétition, ont eu de la chance devant une formation Guadeloupéenne dominante, mais peu inspirée en attaque. A la pause, ils menaient 1-0 contre le coup du jeu car les Français d’outre-mer, qui égalisaient en seconde période, avaient l’initiative du jeu durant toute la rencontre, mais ne parvenaient pas à s’approprier la rencontre au coup de sifflet final.

L’équipe haïtienne reste la déception de la première journée pour la qualité du jeu fourni : pas d’enchainement dans les actions, les passes sont ratées. Et les individualités et le jeu collectif étaient absents. L’équipe était incapable de gérer le ballon pendant quelques secondes même lorsqu’elle n’était pas pressurée. Il a fallu un penalty justifié sur Alexandre Boursicot pour que Monès Cherry marque l’unique but des Bleus et Rouges en fin de mi-temps.

Le 9 Juin, face à une équipe costaricaine qui n’aura pas droit à l’erreur, la formation dirigée par Luis Armelio Garcia devra sortir le grand jeu si elle veut gagner une place dans les quarts de finale. Un math nul samedi prochain ne sera pas une très mauvaise affaire dans la mesure où les deux meilleures troisièmes seront aussi qualifiées.
guadel


June 7, 2007 | 4:35 AM Comments  0 comments



Environnement - L'Europe change ses ampoules
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Environnement
L'Europe change ses ampoules
La Commission européenne et les fabricants d'ampoules se sont entendus ce mardi 5 juin sur les modalités d'un plan visant à éliminer les ampoules traditionnelles à incandescence dans toute l'Europe d'ici 2015. Elles seront remplacées par des ampoules basse consommation, qui permettront de réduire les émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les États doivent présenter leurs plans d'actions le 1er juillet prochain.

Les fabricants d’ampoules vont supprimer progressivement la production d’ampoules traditionnelles à incandescence pour les remplacer par des ampoules économiques d’ici 2015. Ils répondent à une directive de la Commission européenne portant sur une meilleure gestion des énergies.

En 2008, les éclairages des rues et des bureaux devront avoir été modifiés. En 2009, ce sera au tour des particuliers de changer leurs lampes.

Les 27 États européens doivent présenter leurs plans d’action nationaux pour appliquer cette directive le 1er juillet prochain.

80% des 490 millions d’Européens utilisent encore chez eux des ampoules classiques. Les fabricants en vendent 11,5 milliards sur toute la planète dont deux milliards, en Europe.

Extinction des feux

La bonne vieille ampoule du britannique sir Joseph Wilson Swan, améliorée par l’Américain Thomas Edison, a vécu. L’Europe et le monde vont bientôt l’interdire, pour cause de pollution et de gaspillage. Peu chère mais dotée d’une courte vie (1 000 à 1 200 heures) et éclairant peu pour sa consommation d’énergie (sur 100 watts*, 95 watts chauffent l’air ambiant, 5 watts éclairent), elle n’a pas résisté aux chasseurs de CO2.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’éclairage engendre 1 700 millions de tonnes de CO2 et absorbe 19% de la production d’électricité de la planète.

La société Philips, l’un des plus grands fournisseurs d’éclairage au monde, affirme que si les Européens changeaient leurs ampoules dans leurs foyers, c’est-à-dire utilisaient des ampoules basse consommation, ils réduiraient les émissions de CO2 de 60%. La facture énergétique s’allègeraient de 7 milliards d’euros.

La France achète 152 millions d’ampoules classiques par an contre 9 millions d’ampoules économiques.

Les ampoules à basse consommation

Cet objet permet de suivre sa consommation d’électricité, offrant l’information nécessaire pour engager des actions d’économie d’énergie. Il affiche la puissance électrique consommée dans la maison et réagit à chaque utilisation d’équipement. Allumer, éteindre ou laisser en veille des appareils se lit instantanément sur «Wattson».
Exposition So Watt à l' Espace EDF-Electra, à Paris.
Du 25 mai au 9 septembre 2007.
(Crédit : Diy Kyot / Toby Summerskill)La lampe à néon est l’ancêtre des ampoules à basse consommation puisqu’elle a été inventée en 1910. Sa diffusion, sous forme de tube, n’a été lancée qu’après la Première Guerre mondiale. Désavantage : elle dégage une lumière froide, très puissante et fatigue les yeux. En revanche, elle est chouchoutée par les artistes qui la déclinent sous toutes les couleurs.

La diode électroluminescente (LED, pour Light Emiting Diode) est un composant électronique. Elle est née en 1962. C’est «l’ampoule» économe la plus connue puisque c’est elle qui se trouve sur les appareils électroménagers. Elle indique l’état de fonctionnement de l’appareil. Au départ, colorée, la diode émet une couleur blanche depuis 1996. Le rayonnement est très directif, ce qui limite son usage. Aujourd’hui, les voitures européennes sont équipées de LED.

En regroupant les LED dans une ampoule, on a considérablement élargi son usage. Ces ampoules éclairent entre 50 000 et 100 000 heures.

L’ampoule fluocompacte est née à la fin des années 80. Elle se présente sous la forme d’un groupe de petits tubes de néon. Sa durée de vie est entre 6 000 et 15 000 heures. Inconvénients majeurs : elle est plus chère que les autres ampoules, même si les prix ont beaucoup baissé ces dernières années, et elle contient du mercure. Les fabricants ont tenté de réduire sa teneur, mais l’ampoule fluocompacte reste un déchet dangereux.

La dernière trouvaille en ampoules basse consommation est la diode électroluminescente organique (OLED). C’est celle qui se trouve sur les écrans des téléphones mobiles. Elle mesure moins d’un millimètre et utilise des atomes de carbone posés sur un support de verre.

L’ampoule halogène que l’on a présenté longtemps comme une alternative à la lampe à incandescence pour les lampes sur pied ou les lampadaires s’est en fait révélée très peu compétitive. Son efficacité en flux lumineux et sa durée de vie étant à peine plus élevée que l’ampoule traditionnelle.

Ampoules interdites

Deux géants se partagent la fabrication des ampoules dans le monde : Philips et Osram. Ce dernier appartient au groupe Siemens.

Très tôt, les deux sociétés sont parties à la conquête des pays où l’électricité est une denrée rare pour développer le marché des ampoules à basse consommation. Osram a fait une percée en Afrique de l’Est pendant que Philips pénétrait le marché sud-africain. Mais pour l'instant, les deux sociétés seraient dans l'incapacité de fournir les besoins en ampoules économiques d'un seul coup, puisque la demande existe encore pour les ampoules traditionnelles.

Les États précurseurs, en matière d’économie d’éclairage, sont à chercher du côté des îles Caraïbes, démunies de ressources énergétiques. Dès 2005, Fidel Castro a fait changer les ampoules à Cuba afin de diminuer la consommation d’électricité (chroniquement perturbée). Le président vénézuélien, Hugo Chavez a emboîté le pas, en offrant 52 millions d’ampoules à ses concitoyens.

En janvier 2007, un député démocrate de Californie (États-Unis) – un État qui connaît régulièrement des pénuries d’énergie – dépose un projet de loi visant à interdire les lampes incandescentes d’ici 2012.

En février dernier, l’Australie annonce qu’elle interdira les ampoules incandescentes traditionnelles d’ici trois ans. L’Ontario, au Canada, fait de même, après avoir évalué que le changement d’ampoules lui permettrait de fermer une centrale au charbon.

Quelle économie ?




Ce luminaire sans fil recharge ses batteries à l’aide de 36 mini-panneaux solaires. Chacun est couplé à une diode électroluminescente.
Exposition So Watt à l' Espace EDF-Electra, à Paris.
Du 25 mai au 9 septembre 2007.
(Crédit : Damian O’Sullivan)L’opération «5 minutes pour la planète» du 1er février, lancée par l’Alliance pour la planète, a permis d’évaluer ce que représente approximativement la consommation d’électricité.

Le public était invité à éteindre pendant 5 minutes toutes ses lampes et ses appareils. Partout en France, des monuments ont éteint leurs illuminations : la Tour Eiffel (et ses 10 000 ampoules), la place du Capitole à Toulouse, la cathédrale de Reims, Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille. Selon le réseau de transport d’électricité, cette extinction des feux a fait baisser la consommation d’électricité de 800 mégawatts, soit 1% de la consommation totale de France.



La part de l’éclairage dans la consommation annuelle d’électricité est d’environ 10%. Elle se répartit entre les industries, le commerce, l’enseignement (6%), le domestique (2,5%) et l’éclairage public (1,4%).

Selon Jean-Marc Jancovici, consultant de plusieurs agences d’économie d’énergie, le changement d’ampoules ne représenterait qu’une toute petite économie. «En prenant l'autocar, le train (ou le métro), le vélo ou en faisant de la marche à pied, on gagne de 10 à 15 000 kWh par an, soit 20 à 35 fois l'éclairage annuel d'une maison».

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* watt : unité de puissance énergétique


June 7, 2007 | 3:14 AM Comments  0 comments



Union européenne - Le courrier bientôt entièrement ouvert à la concurrence
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Union européenne
Le courrier bientôt entièrement ouvert à la concurrence

Les postiers européens sont mobilisés face aux projets de l'Union européenne.
Logo : DRLes syndicats européens protestent, mercredi 6 juin, dans les différents pays de l’Union européenne contre la libéralisation totale des services de distribution du courrier, prévue pour 2009. Les vingt-sept Etats membres doivent se retrouver jeudi à Luxembourg pour tenter de trouver un accord sur la date à laquelle les services postaux seront entièrement ouverts à la concurrence.

A partir du 1er janvier 2009, la distribution des lettres de moins de 50 grammes, le dernier monopole des postes nationales, devrait être ouvert à la concurrence. Telle est, en tout cas, la volonté de la Commission européenne. La libéralisation du secteur a été engagée il y a près de 10 ans avec l’ouverture à la concurrence des envois de plus de 350 grammes. Le mouvement s’est ensuite poursuivi, selon un calendrier arrêté par Bruxelles. D’abord pour les plis de plus de 100 grammes en 2003, puis ceux dépassant 50 grammes en 2006 et enfin, ceux de moins de 50 grammes en 2009.

Mais cette échéance de 2009 est loin de faire l’unanimité. Si l’on en croit le rapport d’avancement du projet de directive qui sera présenté jeudi à Luxembourg, les discussions se poursuivent. L’Allemagne, qui préside actuellement l’Union européenne, souhaite arriver à un compromis avant la fin juin. De nombreuses divergences demeurent entre les Etats membres ; certains, dont la France, réclament un délai supplémentaire pour la libéralisation totale.

Une clause de « service universel »

A l’appel de la fédération syndicale Uni-Europa, les postiers européens ont organisé, mercredi 6 juin, une journée d’action commune, afin de faire pression sur la présidence allemande. Pour Uni-Europa qui réunit plus d’un million d’employés de la Poste, «les projets de l’UE vont se traduire inévitablement par une recrudescence des fermetures de bureaux de poste, des suppressions d’emploi à grande échelle et une augmentation des prix». Mercredi, des facteurs de 18 pays européens -dont notamment la Belgique, l’Allemagne, la Grèce et la Hongrie- ont manifesté pour exiger le retrait de la directive. En France, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs grandes villes comme Lyon, Rennes, Marseille, Nantes, ou Lille à l’appel des syndicats CGT, CFDT et FO, membres d’Uni-Europa, ainsi que la CFTC. A Paris, environ 250 postiers se sont rassemblés devant la Poste du Louvre, la plus grande de la capitale.

Pour les syndicats, cette libéralisation des activités fait craindre «une exclusion des plus défavorisés» et «un recul de la présence postale dans les zones rurales». Les postiers redoutent, en effet, de «ne plus pouvoir assurer leur mission d’intérêt général». Reste que la Commission européenne a pris le soin d’assortir son projet de libéralisation totale d’une clause de «service universel» qui devrait profiter à chaque citoyen de l'UE. Cette clause contraindra chaque pays à assurer au moins une distribution et une levée du courrier, cinq jours par semaine.

Le secteur des services postaux pèse environ 90 milliards d’euros, dont les deux tiers proviennent du courrier, soit 1% du PIB de l’UE. Depuis quelques années, la privatisation progresse en Europe. Trois Postes européennes sont cotées en Bourse : la Deutsche Post, le groupe hollandais TNT (numéros un et deux en Europe) et la Poste autrichienne. Deux pays ont fait appel à des fonds d’investissement, le Danemark et la Belgique. Deux pays font exception, la France où la Poste est une entreprise autonome placée sous la tutelle du gouvernement, et le Luxembourg où c’est une administration. Parallèlement à leur privatisation, les postes européennes ont poursuivi une diversification de leurs activités. La Deustche Post a, ainsi, investi dans le transport aérien et maritime en acquérant DHL. Pour sa part, La Poste française a préféré miser sur l’activité financière avec la Banque Postale.

par Myriam Berber

June 7, 2007 | 12:45 AM Comments  0 comments



Ces dentifrices qui tuent
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Ces dentifrices qui tuent

Après le sérum antitétanique (SAT) d'origine douteuse qui a provoqué la mort de trois personnes aux Gonaïves, cette fois-ci, les pâtes dentifrices chinoises des marques Excell et Mister Cool qui ont déjà fait 101 morts au Panama est dans nos murs. La mort rôde encore.

Les pâtes dentifrices des marques Mister Cool et Excell, fabriquées en Chine et provenant du Panama, ont déjà tué 101 personnes dans ce dernier pays, a informé le directeur général du ministère haïtien de la Santé publique et de la Population, M. Gabriel Thimothée. Ces dentifrices contiennent une substance toxique, le diéthylène glycol, utilisé comme antigel et dans les systèmes de frein des voitures. Le fabricant de produits pharmaceutiques chinois a subtilisé le diéthylène glycol à la glycérine, plus chère, qui entre normalement dans la composition des dentifrices.

Une cargaison de cent quarante mille tubes de pâte dentifrice toxique a été écoulée en République dominicaine, au Costa Rica, au Nicaragua et en Australie, le mois dernier.

Le ministère de la Santé publique dominicain, pour sa part, a alerté l'armée.

Au cours d'une opération menée par des militaires dominicains, plus de quatre-vingt-treize mille tubes de dentifrices ont été saisis. On estime qu'une bonne quantité de tubes a traversé la frontière pour se retrouver en Haïti, via la frontière haitiano-dominicaine.

Sur notre marché, les marques Excell et Mister Cool se vendaient au grand jour jusqu'à ce que le ministère de la Santé publique émette un communiqué mettant en garde la population.

Vente en catimini

Depuis ce temps, certaines marchandes tentent néanmoins d'écouler ces dentifrices en catimini. Au cours d'un reportage réalisé la semaine dernière par un journaliste de radio Métropole, une petite marchande a même déclaré qu'elle n'avait pas peur d'utiliser ces dentifrices, car jusqu'ici, elle n'en était pas morte. « Maten an se avè l m sèvi », a-t-elle dit.

« Les inspecteurs de la Santé publique ont bien du mal à dénicher ces dentifrices, a affirmé la responsable de la Direction pharmacie du MSPP, Mme Magalie Rosemond, lors d'une réunion multisectorielle sur le médicament organisée le 30 mai au ministère de la Santé publique. Il semblerait que lorsque les marchandes voient nos inspecteurs, elles cachent tout de suite ces dentifrices dangereux, car elles ne veulent pas perdre de l'argent. »

Beaucoup de gens rencontrés témoignent que Excell et Mister Clean sont vendus dans les autobus.

A la rue Courbe et à la rue des Fronts-Forts, les inspecteurs du département de la Santé publique ont saisi, la semaine dernière, un lot de tubes de marque Mister Cool. Ils sont consignés dans les dépôts de la direction départementale de l'Ouest, cependant la marque Excell n'a jamais été retrouvée.

June 5, 2007 | 6:26 PM Comments  0 comments



Esther Delaire et Bazilik Kreyòl remportent la palme
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Esther Delaire et Bazilik Kreyòl remportent la palme

Les finales de la 4e édition de TicketMax Académie ont eu lieu les vendredi 1er et samedi 2 juin respectivement dans les catégories danse et chant. Retransmises en direct sur Télémax, ces deux finales successives ont classé la compagnie Bazillik Kreyòl en danse et Esther Delaire en chant.

Bazilik Kreyòl, une équipe de gagnants

Au cours d'une finale sans grande surprise vendredi, elle a surclassé ses 9 compétiteurs, en raflant la plus grande marche du podium devant Heavy Dance, et Lil' Masters.

La chorégraphie exécutée par cette troupe de danse d'abord sur la chanson « Nous les Hommes » de la comédie musicale "Les dix commandements", puis son ballet de rara sur les roulements de leurs tambourineurs déchaînés leur ont permis de se positionner devant les autres participants.

Bazilik Kreyòl compte dans ses rangs deux grands gagnants de l'année dernière qui laissent dégager d'autres perspectives. D'abord le champion dans la catégorie danse, Robot Scorpion, qui a laissé sa carcasse de robot ; et la gagnante de la catégorie chanson interprétation de l'année dernière, Réjane Morquette, dans un come-back inattendu après environ d'une année en dehors du pays.

Heavy Dance, quoique ses déhanchements au son de la musique de RAM aient été très applaudis, a raté le trophée.

Par ailleurs, aucun danseur solitaire n'a été retenu par le jury composé de Rose Carline Grand Pierre, Harry Lafond, Franco Célestin, Tanadia Saint Louis et Rockfeller Pierre.

La reine Esther

Dans la catégorie "chant", la tâche du jury a été plus rude le lendemain (samedi 2 juin) pour départager Esther Delaire de ses concurrents. Les deux compositions originales « nou bouke » et « Mwen reve w Ayiti » et la voix hors du commun de la chanteuse ont obtenu la considération du jury composé pour l'occasion de Jude Jean, Youdène Delphin, Bernard Silias, Caroline Porret et Gabriel Duno.

Esther devance le duo composé de Jéhu Timothée et James Benoît, deux jeunes talents qui ont épaté l'assistance. Révolus Sénèque Jr, pour sa troisième participation, a gravi quelques échelons, en passant de la 8e place à la 3e place cette année.

Organisé conjointement par Ticket et Télémax, TicketMax Académie s'évertue depuis cinq ans à servir de tremplin aux jeunes talents haïtiens, à les "faire sortir de l'ombre pour les mettre dans la lumière". Supporté par la Unibank et le Rhum Barbancourt, le "talent show" coordonné par Hugo Merveille aura surtout ouvert la voie à toute une série de jeunes talents et stimulé la création artistique de nos jeunes.

Karl Foster Candio

June 5, 2007 | 6:21 PM Comments  0 comments



Haïti est-elle sur la piste des changements climatiques?
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Haïti est-elle sur la piste des changements climatiques?

Le ministère de l'Environnement (MDE), en collaboration avec d'autres partenaires, dont le Ministère de l'Agriculture, organise les 4 et 5 juin 2007, au Karibe Convention Center, un colloque sur le réchauffement climatique. La société civile, la diaspora, les mairies, le secteur privé des affaires, l'Université dans une dynamique consensuelle, sont mobilisés autour de cette problématique.

« Haïti est très vulnérable aux répercussions du réchauffement global, en raison de sa grande dépendance, de l'utilisation de ses ressources naturelles et la portée limitée de ses services sociaux, sa configuration... » Propos du ministre de l'environnement Jean-Marie Claude Germain. Il s'exprimait ce lundi 4 juin 2007 dans le cadre de l'ouverture officielle du colloque sur la problématique des changements climatiques dans le monde et leur répercussion sur Haïti.

Le titulaire du MDE qui a mis l'accent sur la dominante montagneuse du pays, regroupant 60% de la population exploitant à outrance le sommet des bassins versants, a attiré l'attention sur bon nombre de problèmes connexes, notamment ceux touchant le reboisement et la déforestation qui sont entièrement liés à l'extrême pauvreté qui frappe la population.

« Les changements climatiques sont en passe de bouleverser sérieusement la situation économique, sociale et écologique d'Haïti et de limiter par conséquent ses capacités à réduire la pauvreté et à réaliser ses objectifs en matière de développement », reconnaît M. Germain qui fait remarquer que les catastrophes météorologiques deviennent de plus en plus fréquentes.
Pour preuve : les récentes inondations des Gonaïves, la destruction de Fonds-Verrettes ayant engendré des pertes en vies humaines.

Jean-Marie Germain annonce l'organisation, sous l'égide du MDE avec l'appui des autres Ministères et Agences de l'Etat concernés, la participation de la diaspora et de la société civile, d'un ensemble d'activités appelées à faire école. Et jeter les balises pour de nouveaux efforts en matière de réhabilitation de l'environnement. Car les problèmes environnementaux mettent en cause l'existence d'Haïti en tant qu'habitat humain.

Pour sa part, le ministre de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural, François Séverin, a mis l'emphase sur les conséquences de la détérioration accélérée de l'environnement sur l'agriculture. Ce qui constitue une menace pour l'économie nationale et la viabilité sociale. « Les actions à promouvoir doivent porter sur la nécessité d'assurer la sécurité des écosystèmes qui supportent la vie », indique M. Séverin qui préconise la prise en compte des vues et perspectives de la société civile dans le but de contribuer à l'émergence d'une approche de décentralisation effective pour gérer l'environnement.

Tout aussi préoccupé par la dégradation accélérée de l'environnement, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Jean Généus, a plaidé pour un partenariat efficace entre les différents secteurs et la diaspora pour une meilleure solution des problèmes de l'environnement.

Réponses aux changements climatiques : la perspective haïtienne

Vulnérabilité aux changements climatiques, vision de l'Etat, zones côtières, ressources en eau, risques et désastres naturels, diversité biologique, inventaire des gaz à effet de serre en Haïti... autant de thèmes parmi bien d'autres qui ont été débattus par des spécialistes de l'environnement lors de la première journée de ce colloque.

Pierre Marie Martin, représentant de la diaspora haïtienne, n'a pas caché sa satisfaction de voir la mobilisation multisectorielle qu'il y a autour des problèmes liés au réchauffement climatique. Et à la nécessité de réhabiliter l'environnement.




Robenson Bernard

June 5, 2007 | 6:20 PM Comments  0 comments



Haïti-R. Dominicaine-Costa Rica
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Haïti-R. Dominicaine-Costa Rica

L’ex-Président du Costa Rica José Marìa Figueres souhaite une plus grande implication de la République Dominicaine en Haïti
Santo Domingo doit contribuer à la résolution des problèmes d’Haïti tout en profitant des opportunités économiques qu’offre le pays, selon l’ex-dirigeant centraméricain

lundi 4 juin 2007,

Radio Kiskeya

L’ancien Président costaricain José Marìa Figueres (1994-1998) a appelé dimanche la République Dominicaine à aider Haïti à sortir de la crise actuelle et à profiter des opportunités qu’offre le marché haïtien, rapporte la presse dominicaine.

L’ex-dirigeant a indiqué que la république voisine pouvait contribuer à résoudre les problèmes économiques et sociaux d’Haïti. Il s’exprimait dans le cadre de la 5e édition des conférences magistrales présidentielles organisée sur le thème "Compétitivité et développement durable" au Palais National de Santo Domingo sous les auspices du Président Leonel Fernàndez.

Invitant le chef de l’Etat à faire preuve davantage de sollicitude vis-à-vis d’Haïti, M. Figueres a fait savoir que "la République Dominicaine doit aider sa voisine à sortir de la crise avec les ressources de la communauté internationale, ce qui sera reconnu par le monde entier". Il estime aussi impératif que le pays "profite de la situation actuelle et réponde aux demandes du marché haïtien en offrant ses produits aux consommateurs".

Dans son intervention axée sur la globalisation, le sentiment d’exclusion politique et le développement des marchés, José Marìa Figueres a qualifié Leonel Fernàndez de "maître dans le domaine de l’amitié et de capteur d’opportunités économiques pour le développement de son pays".

Avant l’ancien chef d’Etat du Costa Rica, les ex-Présidents péruvien Alejandro Toledo, brésilien Fernando Enrique Cardozo, chilien Ricardo Lagos ainsi que l’’ancien président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Enrique Iglesias avaient participé au cycle de conférences sur les grandes problématiques contemporaines initié par la Présidence dominicaine. spp/RK

June 5, 2007 | 4:44 PM Comments  0 comments



Haïti-Préval-R. Dominicaine
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Haïti-Préval-R. Dominicaine

René Préval en juillet à Santo Domingo pour célébrer le centenaire de Jacques Roumain
Le Président haïtien se félicite de l’évolution des relations bilatérales et évoque une possible réactivation de la commission mixte haïtiano-dominicaine

lundi 4 juin 2007,

Radio Kiskeya

Le Président haïtien René Préval effectuera le 11 juillet prochain une nouvelle visite officielle à Santo Domingo où il participera aux côtés de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, aux festivités commémoratives du centenaire du célèbre écrivain, homme politique et ethnologue haïtien Jacques Roumain.

Né le 4 juin 1907, l’auteur des "Gouverneurs de la rosée" décédé en 1944, aurait eu 100 ans lundi.

Le chef de l’Etat a annoncé lui-même son prochain voyage à Santo Domingo aux envoyés spéciaux de deux médias dominicains, le quotidien El Caribe et l’agence en ligne ClaveDigital, lors d’une réception organisée le week-end dernier à l’ambassade dominicaine à Port-au-Prince en l’honneur de l’écrivain dominicain Haffe Serulle venu faire la présentation de son livre "Les manuscritos d’Alginatho" (Les manuscrits d’Alginatho).

Préval, qui a félicité l’auteur et frère de l’ambassadeur José Serulle Ramia, pour son séjour à Port-au-Prince, doit se rendre dans la capitale dominicaine en compagnie du ministre de la culture, Daniel Elie et d’un groupe d’écrivains.

Il s’est également déclaré convaincu de pouvoir accueillir bientôt en Haïti le Président dominicain. "Il peut venir sans aucun problème. Le Président va venir", a affirmé le chef de l’Etat interrogé sur l’improbabilité d’un retour à Port-au-Prince de Leonel Fernàndez qui, en décembre 2005, avait dû laisser la capitale haïtienne en catastrophe en raison de violentes manifestations contre sa présence. Il avait auparavant tenu des propos désobligeants sur la "faillite d’Haïti"qui avaient fortement choqué l’opinion publique.

Se félicitant par ailleurs de l’état de santé des relations haïtiano-dominicaines, René Préval s’est montré optimiste sur la réactivation de la commission mixte haïtiano-dominicaine, un mécanisme de dialogue bilatéral mis en place en 1996, mais qui reste inopérant depuis plusieurs années.

"Les relations entre Haïti et la République Dominicaine sont très importantes pour Haïti. Le Président Leonel Fernàndez et moi-même avons démontré notre volonté de maintenir de très bonnes relations entre les deux pays, c’est-à-dire les deux peuples, les deux gouvernements", a déclaré le dirigeant haïtien. Il a aussi rappelé qu’après son retour au pouvoir, il avait réservé à la République Dominicaine son premier déplacement à l’étranger. M. Préval a aussi indiqué depuis "j’ai parlé au Président Fernàndez de la possibilité de réactiver la commission mixte".

A cette occasion, les deux pays avaient demandé à des experts de préparer un rapport sur les relations bilatérales et la question a été débattue à plusieurs reprises dans le cadre du CARIFORUM, de la Communauté Caraïbe (CARICOM) et de l’accord de libre-échange Etats-Unis-République Dominicaine-Amérique centrale (DR-CAFTA).

"Au cours de cette première année de notre mandat, nous nous sommes efforcés d’arriver à une stabilité politique ici en Haïti. Nous avons aussi déployé des efforts en vue de rétablir la sécurité", a poursuivi Préval avant de conclure "nous devions également rétablir l’équilibre macroéconomique, ce que nous avons réalisé".

Réélu après un premier quinquennat (1996-2001), le chef de l’Etat est au pouvoir depuis le 14 mai 2006. Son mandat court jusqu’au 7 février 2011. spp/RK

June 5, 2007 | 4:42 PM Comments  0 comments



Des jeunes souhaitent la réduction des tarifs d'accès Internet.
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Des jeunes souhaitent la réduction des tarifs d'accès Internet. (mercredi 29 mars 2007)

Faciliter l’accès à Internet à faible coût devrait faire l’objet de dispositions de la part des autorités haïtiennes pour permettre aux jeunes Haïtiens de s’intégrer facilement à la société de l’information.

Ce souhait a été exprimé le 27 mars 2007 au cybercentre de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) par un groupe de jeunes qui s’y rendent habituellement pour avoir accès à l’Internet.

A la FOKAL, les utilisateurs d’Internet n’avaient pas besoin de sésame, le 27 mars, pour accéder à Internet. Cette journée de connexion gratuite s’était inscrite dans le cadre de la huitaine d’activités socioculturelles et technologies organisée par le Groupe Médialternatif (GM) à l’occasion de la 5e édition de la Fête de l’Internet en Haïti. Une initiative saluée par des jeunes adhérents au cybercentre de la FOKAL.

« C’est une bonne initiative, je souhaite qu’elle soit globale, qu’elle s’étende sur tout le territoire national », estime Yves Osner Dorvil, animateur au cybercentre de la FOKAL.

« Cette fête mérite d’être vulgarisée encore plus et doit toucher beaucoup plus de monde en vue de faciliter leur accès à Internet. Elle pourrait nous aider à alphanétiser beaucoup plus de gens », pense-t-il.

A Port-au-Prince, comme en province, les internautes ont besoin d’une moyenne de 50 gourdes (soit environ 1,50 dollar américain) pour une connexion d’une heure dans les cybercafés qui poussent comme des champignons. Dans certaines villes de province, dont Jacmel, Cap-Haïtien, la connexion est moins coûteuse qu’à Port-au-Prince, selon notre constat.

Wigens Narcisse, un mordu de l’Internet, est parmi les principaux bénéficiaires de cette journée de connexion gratuite. « Je n’utilise pas seulement l’Internet pour m’amuser, je m’en sers aussi pour faire des recherches », déclare ce jeune homme.

Wigens Narcisse conseille aux autres institutions du pays, tant publiques que privées, de se joindre à l’initiative de la Fête de l’Internet. « Nous avons besoin d’une jeunesse encadrée et je pense que l’Internet peut nous aider en quelque sorte », dit-il, tout en souhaitant l’installation d’autres fournisseurs de services pour encourager la concurrence dans ce secteur.

Étudiant à l’École supérieure d’Infotronique d’Haïti (ESIEH), Laurent Jean-Charles voit en la célébration de la Fête de l’Internet une initiative d’intégration numérique. Car, dit-il, il existe un très grand fossé numérique en Haïti qui mérite d’être comblé.

« C’est une initiative à encourager et qui doit trouver en 2008 le support du secteur universitaire ; lequel devrait mettre ses laboratoires informatiques à la disposition des jeunes durant cette huitaine d’activités », affirme-t-il. Jean-Charles demande à L’État haïtien de créer les infrastructures de base qui permettront à toute la population haïtienne d’accéder à cet outil. « L’Internet pourrait être un outil de développement », soutient-il.

Le cybercentre de la FOKAL accueille, chaque jour, entre 40 et 50 visiteurs. Des enfants de 5 à 12 ans, des jeunes de 18 ans ou plus ainsi que des adultes fréquentent régulièrement ce cybercentre qui offre aussi d’autres services, tels traitement de texte et impression.

En Haïti, la célébration de la fête de l’Internet est une initiative du Groupe Médialternatif appuyée par d’autres institutions dont des médias privés. Cette initiative vise généralement à contribuer à informer et sensibiliser les jeunes haïtiens sur les récents progrès de l’Internet dans le contexte mondial et national.

Alterpresse


June 5, 2007 | 4:42 PM Comments  0 comments



Le dernier ouvrage de Joël Lorquet disponible à « Livres en Folie 2007»
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Le dernier ouvrage de Joël Lorquet disponible à « Livres en Folie 2007»

soumis le 3 Juin 2007

« Une tranche d’Histoire de l’Eglise Evangélique en Haïti » tel est le titre du dernier ouvrage de Joël Lorquet qui sera présenté à la 13ème édition de « Livres en Folie 2007» le 7 juin prochain au Parc Historique de la Cane-à-Sucre à Tabarre.

En retraçant l’histoire des 57 ans de mission socio-évangélique de l’Eglise du Nazaréen en Haïti, Joël Lorquet profite pour dresser un portrait du Protestantisme en Haïti dès son arrivée, en passant par les périodes de persécutions, les crises politiques ayant affecté la marche des activités de l’église, la participation active du secteur évangélique à la libération des masses haïtiennes par le biais de l’éducation et de l’alphabétisation, la croissance, etc.

Ce document de 364 pages relate également la perception du peuple haïtien par les missionnaires étrangers de l’époque, leur approche, les problèmes rencontrés, leurs accomplissements, pour aboutir à des recommandations et des perspectives pour l’église d’aujourd’hui.

Pionnier de la Bande Dessinée en Haïti pour avoir publié 3 albums dans les années 80 dont le 1er à l’âge de 17 ans, Joël Lorquet a entamé par la suite une carrière de journaliste et a collaboré avec le journal « Boukan », « Le Petit Samedi Soir », Radio Soleil, Radio Lumière, Télé Haïti et les quotidiens de la capitale avant de créer son propre mensuel « Le Guide des Consommateurs ».

« Une tranche d’Histoire de l’Eglise Evangélique en Haïti » est le 3ème ouvrage de l’auteur après “Récit d’un voyage en Turquie, Israël et Palestine” (2003) et "Télévision haïtienne par câble et couleur locale" (2004).

L’ouvrage sera disponible à un prix préférentiel à « Livres en Folie », cependant, Joël Lorquet ne figurera pas parmi les auteurs en signature cette année, étant actuellement en voyage de formation à Moscou (en Russie).

June 4, 2007 | 5:47 PM Comments  0 comments



Haïti / Football : 2 but à 0 contre le club vice-champion du Honduras.
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Haïti / Football : 2 but à 0 contre le club vice-champion du Honduras.

L’équipe haïtienne de football a gagné 1-0 son test match contre le club hondurien de Montagua (1er division) dans le cadre de sa préparation pour la Coupe des Nations des Amériques du Nord, Centrale et des Caraïbes, communément appelé Gold Cup.

Le milieu du Baltimore de Saint-Marc a marqué l’unique but des siens en première période d’une rencontre marquée par le retour du défenseur central de FC Nantes Atlantic, Jean-Jacques Pierre.

Ce match amical était probablement le dernier avant le début de la Coupe d’Or, prévu au 6 Juin prochain. La première journée verra le Canada affronter le Costa Rica, à six heures du soir, alors que deux heures plus tard, Haïti s’opposera à la Guadeloupe.

Haïti jouera dans le groupe A contre le Canada, la Guadeloupe et le Costa Rica.





June 4, 2007 | 5:00 PM Comments  0 comments



Dominican Republic and Haiti launch development plan
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http://www.redorbit.com/news/science/953170/dominican_republic_and_haiti_launch_development_plan/index.html?source=r_science

Dominican Republic and Haiti launch development plan

SANTO DOMINGO, May 31 (Xinhua) -- The Dominican Republic and Haiti on Thursday launched a development program financed by the European Union (EU) to fight poverty and protect biodiversity on the border between both countries.

The Trans-border Environment Project (PMT) seeks to reinforce the population's capability to manage and protect natural resources, especially in the region of Lagos Enriquillo in the Dominican Republic and Saumatre in Haiti.

The initiative will be carried out by the National Processing Office for European Development Funds (Onfed) with the Dominican Republic's State Environment and Natural Resources Ministry and Haiti's Agriculture Ministry.

The Spanish-speaking Dominican Republic and French-speaking Haiti share the Santo Domingo island in the Caribbean.

The 2.5-million-euro (3.2-million-dollar) three-year program aims to protect the environment and promote the island's tourism.

The project will aid local groups in developing wind energy plants, irrigation, reforestation, fish farming and cattle raising.

(c) 2007 Xinhua News Agency - CEIS. Provided by ProQuest Information and Learning. All rights Reserved.



Source: Xinhua News Agency - CEIS


June 4, 2007 | 4:23 PM Comments  0 comments



Le gouvernement suisse prolonge le gel des comptes de "Bébé Doc"
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Le gouvernement suisse prolonge le gel des comptes de "Bébé Doc"
Author: AFP
posted on: Fri, 1 Jun 2007

GENÈVE, 1 juin 2007 (AFP) -
Le gouvernement suisse a décidé vendredi de prolonger pour trois mois supplémentaires le blocage de l'ensemble des comptes détenus en Suisse par l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, a-t-on appris de source officielle.

Les fonds, estimés à 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) devaient être débloqués dimanche mais le Conseil fédéral (gouvernement) a décidé de maintenir le gel des fonds qui auraient pu sinon être restitués à l'ancien dictateur, a indiqué le porte-parole du gouvernement Oswald Sigg.

Le blocage des fonds vaut pour trois mois à partir de dimanche, a-t-il précisé à l'agence de presse suisse ATS.

Jean-Claude Duvalier et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur en 1986. Ces prélévements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses.

La demande d'entraide judiciaire de Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti. Les autorités suisses ont, en conséquence, décrété en juin 2002 puis en 2005 un gel unilatéral des fonds Duvalier, mais cette mesure expirait le 2 juin à minuit.

La décision de prolonger le blocage des fonds fait suite "aux récents développements à Genève et s'inscrit dans le cadre de l'échéance du 3 juin", a précisé Lars Knuchel, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (ministère des Affaires étrangères).

Le Tribunal de première instance de Genève avait accepté mercredi dernier de mettre sous séquestre l'un des comptes de l'ancien dictateur dans une banque de Genève à la demande de deux anciens opposants à "Bébé Doc".

Les deux plaignants, un prêtre et un chauffeur de taxi, victimes d'exactions sous le régime Duvalier, tentent de faire reconnaître par la justice suisse un jugement américain de 1988 qui leur avait accordé un dédommagement de 1,75 million de dollars aux dépens de l'ex-dictateur et de son épouse.

Le compte mis sous séquestre à leur demande est ouvert au nom de la fondation liechtensteinoise Brouilly, une société "qui sert à couvrir les avoirs de la famille Duvalier en Suisse", a expliqué devant la presse l'avocat Marc Henzelin, qui défend les deux Haïtiens.

Du fait du sacro-saint secret bancaire helvétique, l'avocat a indiqué ignorer le montant des sommes déposées sur le compte en question, mais il suppose qu'il s'agit d'un des deux comptes détenus en Suisse par la famille Duvalier avec un autre ouvert probablement à Lausanne (un troisième compte à Zurich aurait été fermé en 1999).

Durant les trois prochains mois, le DFAE continuera d'étudier toute solution avec les représentants de la famille Duvalier et du gouvernement haïtien en vue d'une restitution du moins partielle à Haïti, a commenté le porte-parole du ministère suisse des affaires étrangères.

dro/mr eaf


June 1, 2007 | 3:01 PM Comments  0 comments



Recours devant la justice suisse contre une restitution
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Recours devant la justice suisse contre une restitution
Author: AFP
posted on: Tue, 29 May 2007

GENEVE, 29 mai 2007 (AFP) -
Deux ressortissants haïtiens ont déposé un recours mardi devant la justice suisse contre une prochaine restitution à Jean-Claude Duvalier de fonds de l'ex-dictateur bloqués en Suisse, a annoncé leur avocat.

"Une requête en séquestre du compte de Jean-Claude Duvalier à Genève a été déposée mardi par deux ressortissants haïtiens", a indiqué à l'agence de presse suisse ATS l'avocat Marc Henzelin, de l'Etude Lalive.

Ces plaignants cherchent à bloquer la restitution à "Bébé Doc" de quelque 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) de fonds gelés en Suisse. Ces fonds doivent être restitués le 3 juin prochain en raison d'une lacune de la législation helvétique, a annoncé la semaine dernière le gouvernement suisse.

La procédure engagée mardi vise à faire reconnaître un jugement américain de 1988. Les deux plaignants, victimes d'exactions sous le régime Duvalier, avaient obtenu un dédommagement de 1,25 million de dollars.

"Le Conseil fédéral doit prolonger le blocage de ces fonds et ensuite lever le secret bancaire pour que des victimes du régime puissent se manifester et lancer des actions en dommages et intérêts", a réclamé Me Henzelin.

Jean-Claude Duvalier et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales jusqu'à la chute du dictateur en 1986. Ces prélévements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses.

La demande d'entraide judiciaire de Haïti pour récupérer ces fonds est restée pendante, la Suisse ayant tenté d'obtenir en contrepartie des garanties sur le respect des droits de l'homme en Haïti, que l'île n'a jamais été en mesure de fournir.

La législation suisse ne permet pas à Berne de confisquer des fonds bloqués et le gouvernement helvétique est donc obligé de lever le gel de ces avoirs.

bar/dro/mr eaf


June 1, 2007 | 3:00 PM Comments  0 comments



L'Université de Nice va installer internet pour des planteurs haïtiens
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L'Université de Nice va installer internet pour des planteurs haïtiens
Author: AFP
posted on: Wed, 30 May 2007

PORT-AU-PRINCE, 30 mai 2007 (AFP) -
L'Université de Nice Sophia Antipolis et la Faculté des Sciences de l'Université d'Haïti vont installer Internet dans une zone rurale haïtienne au service de planteurs de café, a annoncé mercredi l'ambassadeur de France en Haïti Christian Conan.

"Ce programme qui servira à mettre en valeur le café haïtien +Haitian bleu+, l'un des meilleurs au monde, est préparé par des professeurs français de Nice et des étudiants haïtiens" boursiers du gouvernement français, a déclaré Serge Miranda, chercheur à Sophia Antipolis.

Le projet, d'un coût de 400.000 dollars qui est actuellement en cours d'élaboration, est mis en place pour des paysans le plus souvent illétrés. Il sera lancé en décembre prochain dans la localité de Cap-Rouge (sud-est) par des planteurs de café.

"C'est une première mondiale et un projet pilote dans le cadre de la coopération franco-haïtienne", a souligné M. Miranda.

Il permettra de relier une coopérative de petits producteurs haïtiens de café à l'internet, grâce à la technologie Wimax (accès internet haut débit par onde).

cre/chv/aje

June 1, 2007 | 2:59 PM Comments  0 comments



FAITES ATTENTION AU CELL PHONE
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PARIS (AP) - Le CRIIREM (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) conseille d'adopter les 12 réflexes suivants afin de limiter son exposition aux ondes électromagnétiques:

1. Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans
2. Ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d'une femme enceinte ou à moins de 20cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre
3. Utiliser un téléphone mobile dont le DAS (Débit d'absorption spécifique) est le plus bas possible, de préférence inférieur à 0,7W/kg
4. Ne pas porter son téléphone contre le coeur, l'aisselle ou la hanche, près des parties génitales
5. Utiliser une oreillette filaire pour éloigner l'appareil de l'oreille (et du cerveau) le temps de la conversation
6. Limiter le nombre et la durée des appels
7. Ne téléphoner que lorsque le portable capte bien le réseau
8. Téléphoner immobile, jamais en train, en voiture, en bus, en marchant
9. Même à l'arrêt, ne pas téléphoner en voiture ou dans tout autre infrastructure métallique qui ferait office de "cage de Faraday"
10. Eloigner le mobile de soi et le maintenir à la verticale le temps de joindre son correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou un signal visuel indique que la connexion avec le numéro appelé a fonctionné
11. S'éloigner de ses voisins pour ne pas les exposer aux rayonnements
12. La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50cm de la tête. AP


Bonne journée

June 1, 2007 | 1:41 PM Comments  0 comments



Bataille judiciaire contre la restitution des fonds Duvalier
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Bataille judiciaire contre la restitution des fonds Duvalier

Une bataille judiciaire s'est ouverte en Suisse contre la restitution à Jean-Claude Duvalier de fonds pillés par l'ex-dictateur haïtien durant son règne un tribunal ayant accepté mercredi de bloquer, in extremis, un de ses comptes en banque à Genève.

La mesure prise par le Tribunal de première instance de Genève intervient quelques jours avant que les 7,6 millions de francs suisses bloqués en Suisse par ordre du gouvernement ne puissent être récupérés par la famille Duvalier. A la demande de deux anciens opposants à "Bébé Doc", la justice suisse a accepté de mettre sous séquestre un compte détenu à Genève par les Duvalier à l'UBS, le premier groupe bancaire helvétique. Ce compte est ouvert au nom de la fondation liechtensteinoise Brouilly, une société "qui sert à couvrir les avoirs de la famille Duvalier en Suisse", a expliqué devant la presse l'avocat Marc Henzelin, qui défend les deux Haïtiens.

Du fait du sacro-saint secret bancaire helvétique, l'avocat ignore le montant des sommes déposées sur le compte en question, mais il suppose qu'il s'agit d'un des deux comptes détenus en Suisse par la famille Duvalier avec un autre ouvert probablement à Lausanne (un troisième compte à Zurich aurait été fermé en 1999). Les deux plaignants, un prêtre et un chauffeur de taxi, victimes d'exactions sous le régime Duvalier, tentent de faire reconnaître par la justice suisse un jugement américain de 1988 qui leur avait accordé un dédommagement de 1,75 million de dollars aux dépens de l'ex-dictateur et de son épouse.

La Suisse aurait souhaité reverser ces sommes à Haïti en obtenant des garanties sur le respect des droits de l'homme dans ce pays, que l'île n'a jamais été en mesure de fournir. Le gouvernement suisse, suivant la jurisprudence du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, ne compte pas renouveler la mesure de blocage. "Lundi 4 juin au matin, la famille Duvalier peut donc repartir avec les fonds" déposés en Suisse, diminués des sommes placées sous séquestre par la justice, a observé Me Henzelin.

L'avocat demande au gouvernement suisse de renouveler le blocage des fonds et aussi de lever le secret bancaire sur les autres comptes détenus par l'ancien président, ce qui permettrait à d'autres victimes de se manifester et de bloquer éventuellement d'autres comptes.

Des résidents de Port-au-Prince interrogé par radio Métropole se sont déclarés favorable a la récupération des 6 millions de dollars par Jean Claude Duvalier. Certains d’entre eux soutiennent que ce montant est dérisoire comparés aux centaines de millions détournés par d’autres chefs d’état actuellement en exile.

La majorité des personnes interrogées croient qu’il vaut mieux que cette somme aille à Baby Doc au lieu d’être versé dans les comptes du gouvernement suisse. " Qu’on lui rende son argent" déclare un Port-au-Princien qui espère que ce fonds aidera à réaliser des projets sociaux dans le pays.



June 1, 2007 | 1:26 PM Comments  0 comments



Haïti-ONU-Conseil de sécurité-MINUSTAH
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Haïti-ONU-Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle son soutien au gouvernement haïtien et à la MINUSTAH
Lors d’une séance de travail mercredi avec le chef civil de la force internationale de paix, Edmond Mulet, le Conseil a mis l’accent sur la réforme de la police et de la justice ainsi que la sécurité des prochaines élections sénatoriales

jeudi 31 mai 2007,

Radio Kiskeya

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré son "fort appui au gouvernement haïtien et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dans leurs efforts conjoints visant à maintenir la stabilité et à réaliser des progrès en Haïti", lors d’une rencontre mercredi après-midi avec le représentant spécial du Secrétaire général, Edmond Mulet.

Dans une déclaration rendue publique jeudi à New York, l’ambassadeur adjoint des Etats-Unis à l’ONU, Alejandro Wolff, dont le pays exerce au cours mois de mai la présidence tournante du Conseil de sécurité, souligne que le diplomate guatémaltèque a présenté un compte-rendu des récents développements enregistrés en Haïti. Après avoir entendu son exposé, les quinze membres de l’organe suprême des Nations Unies ont exprimé leur satisfaction face aux efforts entrepris actuellement par la MINUSTAH en vue d’appuyer la Police Nationale d’Haïti dans la "lutte contre la violence des gangs". Ils ont également salué les "initiatives visant à mettre en application le plan de réforme de la PNH, particulièrement le début du processus d’épuration et souhaité que des efforts supplémentaires soient déployés afin de faire avancer le processus de réforme du système judiciaire".

Le Conseil de sécurité s’est félicité du travail réalisé par la MINUSTAH qui a permis le bon déroulement du cycle des élections de 2006 et a appelé les casques bleus à apporter la sécurité et le soutien logistique nécessaires à l’organisation des sénatoriales prévues en automne prochain.

Un tiers des 30 sièges du Sénat doit être renouvelé tous les deux ans, selon la constitution haïtienne.

Les membres du Conseil de sécurité se déclarent, d’autre part, "déterminés à continuer à observer de près l’évolution de la situation et à travailler en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes afin de "consolider les progrès réalisés et d’assurer un environnement stable capable de favoriser la gouvernance démocratique, la croissance économique et la distribution de l’aide humanitaire".

Avant d’arriver à New York, Edmond Mulet a effectué une visite au Canada -son pays d’origine- au cours de laquelle il n’a pas écarté une résurgence de la violence en Haïti en réaction à l’offensive annoncée du Président René Préval contre la corruption.

Successeur du chilien Juan Gabriel Valdés, l’ambassadeur guatémaltèque dirige depuis juin 2006 la mission onusienne qui compte environ 8.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK

June 1, 2007 | 1:25 PM Comments  0 comments



For your information, you will find below copy of Bush’s speech on climate change strategy
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For your information, you will find below copy of Bush’s speech on climate change strategy that he gave on Thursday in Washington ahead of the G8 summit. German Chancellor Angela Merkel welcomed the US proposal, saying it was "common ground" for action.

- Bringing progress and prosperity to struggling nations requires growing amounts of energy. It's hard to grow your economy if you don't have energy. Yet, producing that energy can create environmental challenges for the world. We need to harness the power of technology to help nations meet their growing energy needs while protecting the environment and addressing the challenge of global climate change.

In recent years, science has deepened our understanding of climate change and opened new possibilities for confronting it. The United States takes this issue seriously. The new initiative I am outlining today will contribute to the important dialogue that will take place in Germany next week. The United States will work with other nations to establish a new framework on greenhouse gas emissions for when the Kyoto Protocol expires in 2012.

So my proposal is this: By the end of next year, America and other nations will set a long-term global goal for reducing greenhouse gases. To help develop this goal, the United States will convene a series of meetings of nations that produce most greenhouse gas emissions, including nations with rapidly growing economies like India and China.

In addition to this long-term global goal, each country would establish midterm national targets, and programs that reflect their own mix of energy sources and future energy needs. Over the course of the next 18 months, our nations would bring together industry leaders from different sectors of our economies, such as power generation and alternative fuels and transportation. These leaders will form working groups that will cooperate on ways to share clean energy technology and best practices.

It's important to ensure that we get results, and so we will create a strong and transparent system for measuring each country's performance. This new framework would help our nations fulfill our responsibilities under the U.N. Framework Convention on Climate Change. The United States will work with all nations that are part of this convention to adapt to the impacts of climate change, gain access to clean and more energy-efficient technologies, and promote sustainable forestry and agriculture.

The way to meet this challenge of energy and global climate change is through technology, and the United States is in the lead. The world is on the verge of great breakthroughs that will help us become better stewards of the environment. Over the past six years, my administration has spent, along with the Congress, more than $12 billion in research on clean energy technology. We're the world's leader when it comes to figuring out new ways to power our economy and be good stewards of the environment.

We're investing in new technologies to produce electricity in cleaner ways, including solar and wind energy, clean coal technologies. If we can get a breakthrough in clean coal technologies, it's going to help the developing world immeasurably, and at the same time, help protect our environment.

We're spending a lot of money on clean, safe nuclear power. If you're truly interested in cleaning up the environment, or interested in renewable sources of energy, the best way to do so is through safe nuclear power. We're investing in new technologies that transform the way we fuel our cars and trucks. We're expanding the use of hybrid and clean diesel vehicles and biodiesel fuel.

We're spending a lot of your money in figuring out ways to produce ethanol from products other than corn. One of these days, we'll be making fuel to power our automobiles from wood chips, to switchgrasses, to agricultural wastes. I think it makes sense to have our farmers growing energy, so that we don't have to import it from parts of the world where they may not like us too much. And it's good for our environment, as well.

We're pressing on with battery research for plug-in hybrid vehicles that can be powered by electricity from a wall socket, instead of gasoline. We're continuing to research and to advance hydrogen-powered vehicles that emit pure water instead of exhaust fumes; we're taking steps to make sure these technologies reach the market, setting new mandatory fuel standards that require 35 billion gallons of renewable and alternative fuels by the year 2017. It's a mandatory fuel standard. We want to reduce our gasoline consumption by 20 percent over the next 10 years, which will not only help our national security, it will make us better stewards of the environment. The United States is taking the lead, and that's the message I'm going to take to the G8.

Last week, the Department of Energy announced that in 2006, our carbon emissions decreased by 1.3 percent while our economy grew by 3.3 percent. This experience shows that a strong and growing economy can deliver both a better life for its people and a cleaner environment at the same time.

At the G8 summit, I'm going to encourage world leaders to increase their own investments in research and development. I'm looking forward to working with them. I'm looking forward to discussing ways to encourage more investment in developing nations by making low-cost financing options for clean energy a priority of the international development banks.

We're also going to work to conclude talks with other nations on eliminating tariffs and other barriers to clean energy technologies and services by the end of year. If you are truly committed to helping the environment, nations need to get rid of their tariffs, need to get rid of those barriers that prevent new technologies from coming into their countries. We'll help the world's poorest nations reduce emissions by giving them government-developed technologies at low cost, or in some case, no cost at all.

We have an historic opportunity in the world to extend prosperity to regions that have only known poverty and despair. The United States is in the lead, and we're going to stay in the lead.

The initiatives I've discussed today are making a difference in the lives of millions; our fellow citizens have got to understand that. We're talking about improving lives in a real, tangible way that ought to make our country proud. That's why we've asked these folks to come. It's one thing for the President to be talking about stories; it's another thing for the people to see firsthand what our help has done.

I'm so proud of the United States of America. This initiative shows the good character and the decency of the American people. We are a decent people. We feel responsible for helping those who are less fortunate. And I am proud to be the President of such a good nation. Thanks for coming, and God bless. (Applause.)


June 1, 2007 | 1:16 PM Comments  0 comments



In hot seat, Bush unveils new climate strategy
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msnbc.com

In hot seat, Bush unveils new climate strategy
German leader welcomes call for talks as long as U.N. oversees process

J. Scott Applewhite / AP
President Bush outlines his climate proposal in a speech Thursday at the Ronald Reagan Building in Washington.

WASHINGTON - Accused of dragging his feet on global warming, President Bush on Thursday proposed that by 2008 the countries that emit the most greenhouse gases come up with long-term goals to curb emissions.

Critics dismissed the strategy as a diversion and a delaying tactic, but some European leaders and a U.N official expressed hope that it might be a first step to more action.

“The United States takes this issue seriously,” Bush said in a speech. “The new initiative I’m outlining today will contribute to the important dialogue that will take place in Germany next week” — a reference to the Group of Eight industrial nations' summit.

Bush called for the first in a series of meetings to begin this fall, bringing together countries identified as major emitters. The list would include the United States, China, India and major European countries. After setting a goal to reduce emissions, the nations would be free to develop their own strategies to meet the target.

Bush's proposal is separate from U.N.-brokered climate talks already set for December in Bali, Indonesia.

The U.S. strategy also calls for cutting tariff barriers to sharing environmental technology.

Germany's 'two-degree' target
Bush has been under pressure from European allies to give ground on climate change at next week's meeting of the world's richest countries.

The sticking point is Bush's longstanding opposition to measurable goals for reducing emissions unless China and India also make those commitments.

Germany, which holds the European Union and Group of Eight presidencies, is proposing a so-called “two-degree” target, whereby global temperatures would be allowed to increase no more than 2 degrees Celsius — the equivalent of 3.6 degrees Fahrenheit — before being brought back down. Practically, experts have said that means a global reduction in emissions of 50 percent below 1990 levels by 2050.

The United States has rejected that approach.

James Connaughton, chairman of the White House Council on Environmental Quality, said the United States is not against setting goals but prefers to focus them on specific sectors, such as cleaner coal and reducing dependence on gasoline. “The U.S. has different sets of targets,” he said.

German Chancellor Angela Merkel, who is hosting the Group of Eight summit on June 6-8, has made fighting climate change the top issue at the annual event.

Combating global warming is also a concern for new French President Nicolas Sarkozy, with whom Bush wants to forge a good relationship, and for outgoing British Prime Minister Tony Blair, a close friend to Bush and an ally in the Iraq war.

Blair, for one, welcomed Bush's proposal. "For the first time (America) is setting its own domestic targets, for the first time it is saying it wants a global target for the reduction of emissions and therefore for the first time we've got the opportunity of getting a proper global deal," Blair told Sky News.


June 1, 2007 | 4:59 AM Comments  0 comments



13-year-old w-i-n-s National Spelling Bee
Related to country: United States


AP / agence presse.

13-year-old w-i-n-s National Spelling Bee
California eighth-grader triumphs over Canadian runner-up with ‘serrefine’

WASHINGTON - Evan O’Dorney always eats fish before his spelling bees. The brain food apparently has served him well: He’s the 2007 Scripps National Spelling Bee champion.

The 13-year-old from Danville, Calif., aced “serrefine” Thursday night to become the last youngster standing at the 80th annual bee. He triumphed after a tense duel with Nate Gartke of Spruce Grove, Alberta, who was trying to become the first Canadian to win.

Evan won a trophy and a $35,000 prize, plus a $5,000 scholarship, a $2,500 savings bond and a set of reference works. He said he knew how to spell the winning word — a noun describing small forceps — as soon as the pronouncer said it.

Evan said he wasn’t surprised to win, but he confessed that spelling isn’t his top interest.

“My favorite things to do were math and music, and with the math I really like the way the numbers fit together,” he said. “And with the music I like to let out ideas by composing notes — and the spelling is just a bunch of memorization.”

Evan and Nate went head-to-head for three rounds, matching each other’s correct spellings until Nate flubbed the medical word “coryza” by adding the letter “h.” Until then, Nate had been quite the showman, waving celebrity-like to the audience after each word and basking in the cheers from a row that waved red-and-white maple leaf flags.

Juggling spelling and fun
But Evan, who finished tied for 14th last year, was unflappable. The kid who juggles at home while his mother calls out words appeared to be in trouble only once during the finals — when he had to restart “schuhplattler,” a German-based word describing a dance. At one point, Evan calmly cleaned his glasses while Nate spelled a word.

The day began with 59 spellers remaining from the record 286 who started the competition Wednesday. The field was narrowed to 15 finalists, but eight were gone after the initial round, and two more faltered in the next round, leaving a fivesome of Evan; Nate; 14-year-old Joseph Henares, of Avon, Conn.; 13-year-old Prateek Kohli of Westbury, N.Y.; and 14-year-old Isabel Jacobson of Madison, Wis.

Joseph faltered on “aniseikonia” (a visual defect), while Prateek missed “oberek” (a Polish folk dance) and Isabel was out on “cyanophycean” (a kind of algae).

Several of the top favorites were eliminated early in the finals, including last year’s sixth-place finisher, Jonathan Horton, 14, of Gilbert, Ariz., who stumbled on “girolle” (a kind of mushroom). Tia Thomas, 12, of Coarsegold, Calif., competing for the fourth time, misspelled “zacate” (a grassy plant) and had to settle for a big hug from her father and a seat on his lap as the competition continued.

Another fourth-time participant, Matthew Evans, 12, of Albuquerque, N.M., couldn’t handle “fauchard” (a long-handled weapon).

'I just made a stupid mistake'
Earlier in the day, perennial favorite Samir Patel was eliminated in his fifth and final bee — participants must be younger than 16 and can't be past the eighth grade.

Samir, who last week likened the prospect of not winning to “Dan Marino not winning the Super Bowl,” had the audience gasping in disbelief when he misspelled “clevis.”
Spellbinding story
May 30: NBC's Peter Alexander reports on the story of one boy's effort to win an American tradition — the National Spelling Bee — and bring his family back together.
NBC News Web Extra

The 13-year-old Texan spelled out the word for a type of fastening device as “c-l-e-v-i-c-e.” After placing third, 27th, second and 14th in his previous bees, he ended his bee career with a tie for 34th. Like Hall of Fame quarterback Marino, Samir will go down as one of the greatest at his craft never to win the big prize.

Samir wiped away tears as he talked about his gaffe.

“The first thing I thought was c-l-e-v-i-s, and if I had been slow and cautious like I always am, I would have got it right,” he said. “But I just outsmarted myself. It was an easy word. I just made a stupid mistake.”

Samir’s mother, Jyoti, appealed his dismissal, based on subtle differences in the way the word’s final syllable could be pronounced. Officials interrupted the following round to replay pronouncer Jacques Bailly’s exchange with Samir, and later announced that the appeal had been denied.

“In the end, I think I said it right,” Bailly said. “I really wanted him to get it right, and I’m really sorry that he or his family have some questions about it.”


June 1, 2007 | 4:55 AM Comments  0 comments



Haïti / Gouvernement : Le premier ministre annonce un remaniement du cabinet ministériel
Related to country: Haiti



www.signalfmhaiti.com

Haïti / Gouvernement : Le premier ministre annonce un remaniement du cabinet ministériel

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, a fait part aux parlementaires de sa volonté de modifier le gouvernement afin qu’il puisse répondre aux attentes de la population.

L’annonce a été faite dans le cadre d’une rencontre entre le premier ministre et les membres de la commission finance de la chambre basse autour du projet de loi sur le budget rectificatif pour l’exercice fiscale 2006- 2007. M. Alexis affirme avoir informé le chef de l’état de son intention, sans pour autant faire part de la réaction de ce dernier.

Toutefois le premier ministre n’est pas totalement insatisfait de son équipe composée de représentants de plusieurs partis politiques. " L’expérience a été profitable, le pays réalisé un pas dans la bonne direction avec le gouvernement", a martelé le premier ministre.

Tout en refusant le qualificatif d’échec pour le gouvernement M. Alexis entend maintenant rectifier le tir en ce qui concerne l’équipe au pouvoir.

Le chroniqueur économique de radio Métropole, Kesner Pharel, affirme que la rencontre entre le premier ministre et les parlementaires s’inscrit dans le cadre de l’évaluation du premier semestre du budget national.

En dépit de la bonne performance du gouvernement en ce qui concerne l’augmentation de 4 milliards de gourdes des recettes fiscales (21 à 25 milliards), des sénateurs se sont déclarés insatisfait en raison des lacunes dans l’exécution du budget.

L’économiste Kesner Pharel souligne que l’annonce d’un remaniement du gouvernement est une réaction du premier ministre face aux critiques des sénateurs. Il souligne que le budget rectificatif permettra d’allouer les 4 milliards de gourdes additionnels à des ministères pour l’exécution de projets prioritaires.


June 1, 2007 | 1:03 AM Comments  0 comments



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