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CaRiMi millionnaire? Les profits du groupe auraient dépassé $2millions US
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www.MédiaMosaïque.com

(New York-Haïti-Showbiz-CaRiMi-Revenus)
CaRiMi millionnaire? Les profits du groupe
auraient dépassé $2millions US

Média Mosaïque, 7/11/2007
Montréal


Le jeune orchestre évoluant aux USA,
CaRiMi, serait actuellement l’un
des groupes les plus fortunés de la
planète «konpa». Depuis quelques
jours, en effet, Mediamosaique.com
a appris que le groupe aurait
engrangé des profits allant au-delà de
2 millions de $US cette année.

Le groupe new-yorkais CaRiMi. Le chanteur Mickael Guyrand (T-shirt bleu), au centre

Rejoint le mercredi 11 juillet 2007 au téléphone dans son fief à New-York par un
journaliste de l’agence de presse montréalaise «Média Mosaïque», le lead-vocal du
groupe, Mickael Guyrand, estime qu’«il y a du vrai» dans la nouvelle en question.

S’il a préféré que le «management du groupe réponde à cette question», M.Guyrand
n’a toutefois pas démenti l’information selon laquelle plus de deux millions de
dollars US auraient été encaissés par CaRiMi au cours de l’année 2006/2007.

«Il s’agit d’un business qui marche extrêmement bien. On ne peut vraiment pas se
plaindre. Nous travaillons tous à temps plein dans CaRiMi. Nous gagnons tous notre
revenu uniquement via les profits de l’orchestre», n’a pas caché l’artiste au
micro de Mediamosaique.com

Il ajoute que : «Pour être plus clair : qu’ils soient Mickael, Richard, Carlo,
Noldy, Phito, Grégory, Blémur, etc. vous voyez… personne! Sans compter notre
manager, notre ingénieur de son, tous ces gens travaillent à temps plein pour
CaRiMi».

«Si le groupe arrive à s’occuper financièrement de tous ses musiciens, dont
plusieurs ont femmes et enfants, cela sous-entend que son chiffre d’affaires est
pas mal intéressant», a, plus loin, précisé, Mickael Guyrand.

Il confie que les musiciens de CaRiMi font partie «d’une nouvelle génération qui
pense business». Selon Mickael Guyrand, il faut définitivement défier cette réalité
où le plus souvent l’artiste ne peut se prendre en main une fois qu’il est
incapable d’exercer son métier.

Âgé seulement de 5 ans, ce groupe de konpa, formé de jeunes universitaires
d’origine haïtienne aux USA, figure, en effet, parmi les groupes haïtiens les plus
demandés ces trois dernières années par les organisateurs de bals ou de festivals
en Amérique du nord, en Europe, dans les Antilles et dans la mère patrie, Haïti.

Dans cette entrevue qu’il accordée à Mediamosaique.com, le chanteur a, en
effet, confirmé que le groupe qui, à l’origine, était un trio, compte actuellement
dans ses rangs une dizaine de musiciens, pour répondre, dit-il, convenablement à la
demande.

Revenant à peine d’Aruba, dans les Antilles, où le groupe a honoré plusieurs
contrats les 7 et 8 juillet derniers, Michael confie que le staff de CaRiMi sera
au grand complet à Montréal ce dimanche 15 juillet 2007 pour participer au Festival
de la musique haïtienne au parc Jean-Drapeau.



July 24, 2007 | 2:10 AM Comments  0 comments



Le célèbre George Weah vient promouvoir la paix en Haïti
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www.radiokiskeya.com

L’unique lauréat africain du Ballon d’Or France Football estime que le sport a sauvé son pays, le Libéria, ruiné par la guerre civile et appelle les jeunes haïtiens à s’inspirer de cet exemple

samedi 21 juillet 2007,

Radio Kiskeya

L’ancienne star libérienne du football international George Weah est arrivée samedi à Port-au-Prince pour une visite de cinq jours destinée à promouvoir la paix et la solidarité sociale entre les haïtiens, a constaté Radio Kiskeya.

Accueilli à son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture par le président de la Fédération haïtienne de football, Yves Jean-Bart et le président de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques, le Ballon d’Or 1995 s’est déclaré extrêmement heureux d’être en Haïti, un pays qui ressemble beaucoup au sien, le Libéria.

"Je suis là pour faire passer mon message et voir ce qu’on peut faire pour les jeunes", a déclaré "Mister George" ajoutant que ceux qui ont eu la chance de réussir une carrière de haut niveau ont le devoir d’aider les autres.

Plus loin, il a insisté sur le rôle fondamental du sport dans la transformation des sociétés en crise et l’émergence d’une culture de paix et de tolérance.

"Si l’équipe va bien, le pays va bien aussi et vice versa", a-t-il poursuivi en soulignant que grâce au football la paix est revenue au Libéria, un pays pauvre de l’Afrique de l’Ouest ravagé par une quinzaine d’années de guerre civile (1989-2002) ayant fait entre 100.000 et 200.000 morts.

"Il faut vivre ensemble. Il faut faire tout pour le sport", a martelé l’ancienne vedette du Milan AC (Italie, Div.1) avant de se diriger vers Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince qu’il avait souhaité visiter.

Prenant la parole au nom de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart a félicité l’illustre visiteur pour sa grande générosité et l’a remercié d’avoir accepté de contribuer à la promotion de la paix en Haïti. Il en a profité pour rappeler que d’autres grandes figures du sport mondial telles le Roi Pelé et le légendaire boxeur Mohamed Ali avaient aussi, dans le temps, foulé le sol national en s’associant au puissant symbole que représente le pays pour la race noire.

Rony Colin, le directeur de Radio-Télé Zénith, une station privée, à l’origine de la visite de M. Weah, lui a exprimé sa reconnaissance en souhaitant que son séjour contribue au rétablissement de la paix dans le pays.

Battu par Ellen Johnson Sirleaf au second tour de la présidentielle de 2005 au Libéria, l’ex-attaquant de classe doit notamment se rendre mardi au Parlement avant d’être reçu le lendemain par le Président René Préval. Des tournées sont également prévues dans des écoles de football et dans deux villes de province, Jacmel (Sud-Est) et Léogâne (Ouest).

"Mister George" qui arrive de l’Afrique du Sud où il a participé à un match de gala à l’occasion du 89e anniversaire (18 juillet) de l’ex-Président sud-africain et leader historique de l’ANC, Nelson Mandela, laissera la capitale haïtienne mercredi.

Unique africain et premier non européen à avoir décroché le très prestigieux Ballon d’Or de l’hebdomadaire France Football, Weah, 40 ans, a connu une carrière professionnelle exceptionnelle. Il a brillé sur tous les terrains d’Europe en portant successivement les couleurs de l’AS Monaco et du Paris Saint-Germain (France, Div.1), du Milan AC, de Chelsea et Manchester City (Angleterre, Div.1) puis de l’Olympique de Marseille (France, Div.1). spp/RK


Radio Kiskeya, 42, rue Villemenay, Port-au-Prince, Haiti / Tel : (509) 244-6605 / 244-6607 / 244


July 23, 2007 | 2:01 PM Comments  0 comments



Haiti - Un recteur d’université souhaite des subventions de l’état
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Dimanche, 22 juillet 2007 07:43

Un recteur d’université souhaite des subventions de l’état

Le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarc, réclame une participation plus active de l’état pour que les universités puissent réaliser toutes leurs activités. M. Lumarc déplore le refus des autorités haïtiennes de financer les programmes des institutions non publiques rappelant qu’au Canada il est impossible de faire la distinction entre les universités publiques et non publiques.

L’état finance les deux catégories à partir de critères de qualité et de performance souligne t-il notant qu’en république Dominicaine l’état offre aux Universités privées des bâtiments, des équipements et des laboratoires. Grâce a ces efforts, la République Dominicaine est passée en moins de 40 ans de 3 000 a 350 000 étudiants universitaires assure t-il

Selon le recteur de l’université Quisqueya 15 000 étudiants haïtiens fréquentent actuellement des universités dominicaines, nombre supérieur à l’ensemble des Universités d’Etat d’Haïti (UEH). Il a promis de poursuivre les échanges entamés avec les universitaires haïtiens de bonne foi qui sont persuadés que la connaissance ne peut pas être enfermée dans des structures de pouvoir hégémonique, résistantes a la transparence.

Le recteur de l’université Quisqueya compte associer à ces échanges des collègues universitaires d’autres pays, dont l’éclairage à partir de l’expérience de leur propre pays, peut constituer un stimulant à la réflexion interne.

M. Lumarc a présenté des statistiques alarmantes concernant la fréquentation universitaire en Haïti. " Moins de 1 % de la population scolaire en Haïti arrive au stade de l’université et moins de 0, 1% de la population active dispose d’un diplôme universitaire", affirme t-il.

Il indique que ceci explique en partie non seulement l’expansion de la pauvreté mais aussi l’important écart entre les revenus sur le marché du travail.

L’économiste Kesner Pharel affirme qu’une véritable réforme au niveau de l’enseignement supérieur tant publique que non publique s’avère nécessaire pour créer des opportunités pour des jeunes haïtiens devant évoluer dans l’économie du savoir et de l’information.


K. Pharel

July 23, 2007 | 1:00 PM Comments  0 comments



Stephen Harper visite Cité Soleil et renouvelle l’appui de son pays
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Vendredi, 20 juillet 2007 21:59

Stephen Harper visite Cité Soleil et renouvelle l’appui de son pays

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a renouvelé l’engagement de son pays en Haïti précisant qu’Haïti est vital pour les intérêts du Canada.

Tout en rappelant que des liens familiaux de dizaines de milliers de Canadiens d’origine haïtienne unissent les deux pays M. Harper a souligné que " l’ensemble de la région bénéficiera d’une sécurité plus stable en Haïti". De plus, il précise qu’une " meilleure économie en Haïti servira à atteindre notre objectif d’accroître le commerce et les possibilités d’emplois au profit de tous les peuples des Amériques".

" Tous les canadiens se préoccupent vivement du succès de nos efforts conjoints, et le président Préval peut compter sur notre aide pour faire d’Haïti un pays plus sécuritaire et plus prospère" a-t-il ajouté.

Au cours de son séjour de 24 heures à Port-au-Prince, le premier ministre Stephen Harper a visité Cité Soleil afin de démontrer que le quartier le plus pauvre et possiblement le plus dangereux des Amériques s'est amélioré. M. Harper s'est rendu au Centre hospitalier Sainte-Catherine-de-Labouré, à Cité Soleil, auquel il a fait don d'un appareil permettant des analyses de sang.

"Chacun d'entre nous qui avons une famille commence a peine à comprendre les réelles difficultés et les réels défis que doivent affronter quotidiennement plusieurs personnes, a soutenu le premier ministre canadien. " Les Canadiens devraient être fiers de l'aide qu'ils offrent, du fait que notre aide fait une différence au niveau de la sécurité des gens, en leur donnant de l'espoir et des possibilités."

Dans son intervention, le président haïtien, René Préval, a affirmé qu'il aurait déconseillé une visite a Cite Soleil il y a à peine six mois quand les chefs de gangs criminels contrôlaient le bidonville.

M. Préval a indiqué que des progrès importants avaient été réalisés rappelant toutefois que des efforts sont déployés afin de reformer le système judiciaire, condition essentielle au retour des investisseurs.

July 21, 2007 | 2:28 AM Comments  0 comments



Haiti - De fortes averses pour le week-end
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De fortes averses pour le week-end

Plusieurs départements du pays notamment la région Sud pourraient être frappés, ce week-end, par de fortes averses. Le Centre National de Météorologie qui a déjà décrété l'alerte Orange a précisé que ces averses seront dues à une rigoureuse onde tropicale localisée sur la mer des Caraïbes au Sud-Est de Porto Rico.

Dans un bulletin spécial #1, les responsables du Centre National de Météorologie demandent à la population des départements du Sud, de la Grand'Anse, de l'Ouest, des Nippes et de l'Artibonite de rester vigilente contre les risques d'inondation. Elle doit s'apprêter, poursuit le bulletin, à évacuer les maisons en cas d'inondation, d'éboulement de terrain et d'autres types de dégâts.

Les habitants des zones à risque de ces départements sont priés aussi de garder leurs documents importants en lieu sûr, de ne pas flâner au bord des ravins, des ponts...

Au cours de ces averses orageuses, a prévu le Centre national de Météorologie, la mer sera très agitée. « Il est demandé aux voiliers et à toutes autres petites embarcations de ne pas s'aventurer en haute mer. »

Suite à des pluies torrentielles qui se sont abattues au cours de la semaine sur le pays, les habitants de différentes régions lancent déjà un appel pressant aux autorités. C'est le cas de la localité de Nan Kann, 3e section de Grande-Source à Anse à Galets (la Gonâve) où d'importants dégâts ont été enregistrés. Sans compter les pertes en têtes de bétails, une maison a été détruite, une église endommagée et des jardins ont été dévastés.

Au wharf de Jérémie, quartier près de Cité Soleil, les habitants attendent également l'aide des autorités concernées. Les eaux de pluies ont causé des dégâts dans la zone et tendent à paralyser les activités des riverains. Ces derniers sollicitent des dirigeants municipaux le curage des canaux pour faciliter l'écoulement des eaux.



July 20, 2007 | 4:05 AM Comments  0 comments



Haiti - L'ONA franchit la barre d'un milliard de gourdes
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L'ONA franchit la barre d'un milliard de gourdes

La direction générale de l'Office National d'Assurance-Vieillesse (ONA) a annoncé, mercredi 18 juillet, avoir franchi pour ses 9 premiers mois passés à la tête de l'institution, la barre historique d'un milliard de gourdes de recettes.

De septembre 2006 à Juin 2007, et tenant compte de la première semaine du mois de juillet, le niveau des recettes de l'ONA accuse le montant de 1 milliard 801 mille 478 gourdes et 63 centimes (Gdes 1.000.801.478,63), indique une note de presse de l'ONA, soulignant que les recettes de cotisation qui totalisent 855 millions 655 mille 857 gourdes et 64 centimes (Gdes 855.655.857,64) représentent 85% de ce montant.

La note souligne que d'ici à la fin du mois de juillet, le chiffre de 1 milliard de gourdes pourra également être atteint pour l'exercice en cours que la nouvelle équipe dirigeante projette de boucler avec des rentrées avoisinant 1.3 milliard de gourdes.

L'exercice fiscal s'étend du 1er octobre au 30 septemble.

La direction générale de l'Office National d'Assurance-Vieillesse fait savoir par ailleurs que la performance inédite dans l'histoire de l'institution qui vient d'être réalisée aurait pu être nettement supérieure si la nouvelle équipe dirigeante, en collaboration avec le personnel, avait eu l'opportunité de déployer ses grands projets stratégiques.

Parmi ces projets, elle cite ONA-Microcrédit, ONA Insurance Overseas et ONA-Mart qui visent, entre autres, à intégrer dans la base de cotisation de l'ONA les catégories sociales jusqu'ici exclues du système de pension, plus précisément le secteur informel de l'économie et les travailleurs du milieu rural.

La direction générale signale que l'ONA a aujourd'hui des liquidités d'environ 1 milliard de gourdes réparties à travers des dépôts à terme effectués dans des institutions financières et des comptes courants détenus à la BRH.

Elle promet de publier, pour l'édification du public, les états financiers à la fin de l'exercice, ce qui sera, a-t-elle dit, une grande première dans les annales de l'institution.

Des sources proches de l'ONA ont admis que des allégations de scandales financiers avaient quelque peu nui, pendant un certain temps, à la marche normale de l'institution, mais que l'engouement avait repris sa place.

Le président Préval a annoncé récemment la mise en place prochaine du Conseil d'admnistration des organismes de sécurité sociale (CAOSS), une structure prévue par la loi depuis 1983.

Cette structure ne concerne pas que l'ONA, mais l'ensemble des institutions du système de sécurité sociale dont l'OFATMA, l'Institut du Bien-être social et la Caisse d'assistance sociale.




AHP

July 20, 2007 | 4:03 AM Comments  0 comments



Des hommes d'affaires Guadeloupéens en Haïti
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Des hommes d'affaires Guadeloupéens en Haïti

A l'invitation de la Chambre Franco-haïtienne de Commerce et d'Industrie (CFHCI) et pour faire suite au point pays organisé en France et en Belgique au début du mois de mars, une mission d'une trentaine d'hommes d'affaires de différents secteurs d'activités de la Guadeloupe sera en visite dans le pays du 21 au 27 juillet 2007.

Ce groupe d'entrepreneurs sera accompagné de la vice-présidente du conseil régional de la Guadeloupe, Mme Marelène Melisse-Miroite. Cette délégation tentera de se familiariser avec le milieu haïtien des affaires, les projets porteurs et les possibilités de partenariat.

A cette occasion, la CFHCI organise, le samedi 21 juillet, un déjeuner-débat où interviendront le ministre du Commerce et de l'industrie Maguy Durcé, Mme Marie Josée Garnier sur l'économie haïtienne et le directeur du Centre de facilitation des investissements (CFI), Guy Lamothe, sur le rôle, les services et les objectifs du CFI.

Durant leur tournée dans plusieurs Chambres de commerce en France et en Belgique, du 5 au 13 mars 2007, les membres de la délégation haïtienne ont presenté des projets ayant trait à l'établissement de parcs industriels avec statut de zone franche, à la construction de complexes hôteliers, à la mise en place de stations touristiques. La construction de trois parcs industriels à Tabarre, à Drouillard et à la Croix-des-Bouquets s'inscrit dans la volonté de tirer profit des avantages que peut offrir la loi HOPE à Haïti.

De plus, les promoteurs de ces projets, dont la Unifinance, veulent planifier, concevoir et mettre en location des bâtiments industriels, hautement sécurisés, destinés aux entrepreneurs désireux de s'établir dans le pays.

La délégation haïtienne qui a séjourné en France et en Belgique en mars dernier comptait dans ses rangs quatre représentants du gouvernement: le ministre des Travaux publics, Transports et Communications, l'ingénieur Frantz Vérélla, le ministre de l'Économie et des Finances, M. Daniel Dorsainvil, le ministre du Commerce et de l'Industrie, Mme Maguy Durcé et celui du Tourisme, l'architecte Patrick Délatour.


July 20, 2007 | 4:01 AM Comments  0 comments



Haiti - Un consortium canadien pour atteindre les OMD
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Un consortium canadien pour atteindre les OMD

Paul Gérin Lajoie, Président-fondateur de la Fondation portant son nom, a plaidé mercredi en faveur d'une coopération plus active et plus fructueuse entre les Etats riches et pauvres en vue d'une vraie relance des économies des plus faibles. M. Lajoie intervenait dans le cadre d'une conférence organisée par le Programme de Coopération volontaire d'Appui à la Gouvernance en Haïti (PCV), un consortium qui réunit quatre organisations canadiennes et qui est appelé à oeuvrer à la réduction de la pauvreté en Haïti en regard des Objectifs du Millénaire pour le développement poursuivis par les Nations unies.

Il parlait en présence de François Paul Gérin Lajoie, directeur général de la Fondation, de Paul Van der Wel, président du SACO/CESO qui coopère dans le domaine de l'entrepreneuriat et de la gouvernance politique dans ce programme, et de Léonel Garnier, coordonnateur du PCV.

La coopération promue par cet éducateur de 87 ans doit plutôt être axée sur l'accès à l'éducation de base favorisant ainsi le développement de ces sociétés en difficulté. « L'éducation est le facteur le plus déterminant pour le développement des sociétés », fait-il remarquer tout en soulignant que les puissances économiques actuelles ont d'abord assuré, il y a 200 ou 300 ans, l'éducation primaire universelle et gratuite pour leurs enfants ; et plus tard l'enseignement secondaire.

Il soutient que c'est sur la base du relèvement continu de la compétence de leur population que ces nations ont pu bâtir leur structure industrielle. Paul Gérin Lajoie croit qu'il ne peut y avoir de santé pour tous sans une éducation pour tous.

Trois voies pour sortir Haïti de son marasme

Après avoir publié un manifeste en avril 2007 exprimant sa colère vis-à-vis des programmes de coopération de la communauté internationale et des programmes de développement préparés par les gouvernements des pays en développement eux-mêmes, M. Lajoie propose trois voies pour engager un véritable processus de développement d'Haïti.

Selon lui, l'implication des ministères économiques et sociaux, en plus de l'Education, dans la mise en priorité de la formation de base demeure la première voie à prendre par les autorités dans le cadre de leurs démarches en vue de jeter les bases pour une vraie relance éducative. Continuer >
« L'éducation de base, dit-il, ne deviendra un objectif national que dans la mesure où cette priorité sera partagée fonctionnellement par tous les ministères et que ces derniers pourront en profiter concrètement dans la gestion de leurs politiques respectives, que ce soit pour l'amélioration de l'agriculture, pour la promotion de la santé ou pour la protection de l'environnement. »

La deuxième voie, affirme Paul Gérin Lajoie, est celle de la participation de la société civile. Il plaide pour l'implication des parents et des communautés locales pour inscrire le travail éducatif dans la vie et les aspirations de la famille ainsi que du village ou du quartier sans oublier les réseaux associatifs et les ONG. Pour lui, ces derniers peuvent énormément contribuer à donner un autre essor au renforcement du système éducatif.

« La coopération interministérielle et la participation de la société civile ne pourront suffire dans le contexte actuel sans une troisième condition : une hausse significative de la coopération internationale en appui aux actions nationales de formation de base », avance Paul Gérin Lajoie.

« La productivité de la production agricole repose sur l'introduction de nouvelles technologies et donc de nouvelles pratiques, mais surtout une compétence accrue des milieux paysans », ajoute le président-fondateur de la Fondation Paul Gérin Lajoie, qui dit défendre une citoyenneté créatrice.

CECI Haïti, WUSC/EUMC et SACO/CESO sont les trois autres ONG participant à ce programme appelé à venir en aide à l'éducation, à la gouvernance des institutions-clés et aux actions entrepreneuriales dans le pays.

Avec un budget de 7.6 millions de dollars canadiens, ces organisations coopèrent depuis deux ans avec le ministère de la Planification et de la Coopération externe et celui du Commerce et de l'Industrie. Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) trouve sa part de contribution de ce consortium qui étend également ses interventions dans le secteur privé.

Selon Paul Van der Wel, peu de conseillers ont manifesté d'intérêt à l'égard de ce programme en raison des tensions sociopolitiques qui se dégageaient dans le pays. « Aujourd'hui, il y a eu beaucoup de progrès du côté sécurité et les projets connaissent un grand succès », reconnait-il.

La Fondation Paul Gérin Lajoie qui collabore avec Haïti depuis 1997 donne sa contribution dans le domaine de l'éducation à travers sa coopération avec le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle et ses actions menées directement sur le terrain.


Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com


July 20, 2007 | 3:57 AM Comments  0 comments



Hiait - Visite prochaine d’une délégation de parlementaires québécois
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Visite prochaine d’une délégation de parlementaires québécois

Une délégation de parlementaires québécois effectuera une visite en Haïti en octobre prochain a révélé hier le député de Viau, Emmanuel Dubourg. Le parlementaire d’origine haïtienne a indiqué que la délégation se rendra en Haïti suite a la visite à l’assemblée nationale du Quebec d’une délégation du parlement haïtien, dirigée par Joseph Lambert.

Emmanuel Dubourg qui souhaite intégrer la délégation rappelle que les parlementaires haïtiens avaient eu des rencontres avec le président du parlement Québécois et le premier ministre du Québec, Jean Charest. " J’aimerais visiter mon pays", déclare Emmanuel Dubourg, vice président de la commission culture et adjoint parlementaire du ministre de l’emploi et de la solidarité sociale.

Le député québécois d’origine haïtienne se réjouit des résultats probants obtenus par les autorités haïtiennes sur le plan sécuritaire. " Nous sommes sur la bonne voie et nous devons nous coller les coudes pour avancer dans cette direction", dit-il rappelant la visite prochaine du premier ministre canadien Stephen Harper en Haïti.

A Montréal des membres de la communauté haïtienne critiquent la décision des autorités fédérales canadiennes d’interdire l’entrée du premier ministre Alexis au Canada. Le député de Viau concède qu’au niveau régional on ne peut rien contre cette décision de l’immigration canadienne.

Selon le journal Montréalais, le Devoir, le dossier de Jacques Édouard Alexis, déclaré persona non grata au Canada depuis 2003, " sera à l'ordre du jour" de la visite du premier ministre Stephen Harper en Haïti le 20 juillet 2007.

Hugues Langlais, avocat du premier ministre haïtien, qui a été joint au téléphone par les journalistes du quotidien a confirmé l’information.

Au cours de son séjour en Haïti, le premier ministre canadien

July 20, 2007 | 3:01 AM Comments  0 comments



Lancement officiel des travaux de construction de la route Port-Salut/Port-à-Piment
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Lancement officiel des travaux de construction de la route Port-Salut/Port-à-Piment

Mots de remerciements, remise de gerbes de fleurs, attroupements, témoignages de reconnaissance et de sympathie des populations concernées au bienfaiteur, etc., ont marqué la visite, ce jeudi, du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de l'ambassadeur taïwanais Yang Cheng-Ta dans les sud du pays à l'occasion de l'inauguration du nouveau pont de Torbeck et du lancement du projet de construction de la route Port-Salut/Port-à-Piment

L'inauguration du nouveau pont jeté sur la rivière de Torbeck et le lancement officiel des travaux de construction de la route Port-Salut/Port-à-Piment par le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, le ministre des Travaux publics Frantz Vérella et l'Ambassadeur de la République de Chine (Taiwan) Yang Cheng-Ta sont deux événements majeurs qui ont marqué la journée du 12 juillet et consolidé davantage les relations haïtiano-taïwanaises.

Après la construction de la route Cayes/Port-Salut, celle du tronçon de route Cayes/Carrefour Kance donnant accès à l'aéroport Antoine Simon des Cayes, la construction du pont de l'Acul, le département du Sud vient de bénéficier d'une nouvelle oeuvre d'infrastructure avec l'inauguration du pont de Torbeck.

D'une longueur de 60 mètres, cet ouvrage très apprécié par la population torbeckoise a été réalisé par la firme taïwanaise Overseas Engineering Construction Company (OECC). La construction a duré environ six mois et coûté 910 000 dollars américains financés par le gouvernement Taïwanais.

Le maire de la ville de Tobeck, M. Pierre Ernst Voltaire, et le Délégué départemental Joseph Yves Marie Aubourg ont, au nom de la population, remercié le gouvernement haïtien et la coopération taïwanaise pour cette réalisation. Des gerbes de fleurs ont été remises en la circonstance aux bienfaiteurs qui, selon le Délégué du Sud, en oeuvrant dans la réalisation des infrastructures depuis quelques années, ont démarré le train du développement dans le département du Sud.

Tout de suite après l'inauguration du pont, le Premier ministre à la tête d'une délégation composée en grande partie de parlementaires, le ministre des Travaux Publics Frantz Vérella, l'ambassadeur de la Chine et sa délégation se sont rendus dans l'arrondissement de Port-Salut pour lancer officiellement les travaux de construction de la route reliant Port-Salut et Port-à-Piment, deux des plus importantes villes de la côte sud.

La construction de ce tronçon de route de 32,7 km va durer 36 mois à cause des nombreuses rivières qui traverse cette région, indique le Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui pense que cette route va faciliter la vie des gens de la côte en facilitant le transport des denrées et en permettant aux touristes de visiter la région plus facilement.

Le coût des travaux s'élève à 28 millions de dollars américains et sera pris en charge par la République de Chine sous la forme de don non remboursable a informé l'ambassadeur taïwanais M. Yang Cheng-Ta. A ce montant, une somme de 2 millions de dollars sera ajoutée pour l'aménagement de la plage (Pointe-Sable), a souligné l'ambassadeur qui croit que ce projet permettra de mettre plus rapidement en valeur le potentiel économique de cette région tant sur le plan touristique que sur le plan agricole.

Prenant la parole à cette cérémonie, le titulaire des Travaux Publics, Frantz Vérella, a mis en relief les potentialités touristiques et agricoles de la région et a annoncé une série de projets dans les domaines des infrastructures routières, le domaine de l'énergie, des technologies de la communication.

Dans le domaine des infrastructures, il a annoncé le lancement prochain des travaux de la route Cayes/Jérémie passant par la route de Beaumont et le réaménagement de la route Cavaillon /Bonnefin, etc. Par ailleurs, l'ing. Frantz Vérella fait appel à la collaboration des citoyens pour protéger les ouvrages publics.

Beaucoup d'intervenants ont pris la parole au cours de cette cérémonie, notamment le maire de Port-Salut, M. Jean Wébert Millard, celui de Port-à-Piment, le député de la commune de Port-Salut, Joseph Nelson Pierre Louis, le sénateur Jean Gabriel Fortuné, le président de la Chambre de Commerce du Sud, l'agr. Pierre Léger.

July 18, 2007 | 2:03 AM Comments  0 comments



« Haïti se forge un label d'excellence »
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« Haïti se forge un label d'excellence »

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) est inauguré ce vendredi en présence d'officiels haïtiens et étrangers. Dirigée par Guy Lamothe cette institution se veut un levier pour soutenir l'investissement dans le pays.

Mots de félicitations et de gratitude, souhaits et embrassades, sur fond de musique troubadour, ont ponctué la cérémonie d'inauguration du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) organisée vendredi dans les locaux du ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI).

Le titulaire du MCI, Maguy Durcé, a procédé à l'inauguration de cet organisme public autonome en présence du Premier ministre, Jacques-Edouard Alexis, de plusieurs membres des corps ministériel, législatif et diplomatique, de représentants des institutions financières internationales et de responsables d'organisations patronales.

Logé dans un nouveau bâtiment dont les travaux de construction ont été financés par l'Agence américaine de développement (USAID), le CFI dirigé par l'ambassadeur Guy Lamothe est une nouvelle institution appelée à alléger les procédures d'investissement en Haïti.

« Les démarches qui se faisaient en 263 jours, grâce au CFI, peuvent prendre aujourd'hui 30 jours », s'est réjouie Maguy Durcé qui voit dans la mise en oeuvre de cette structure une nouvelle ère dans la vie entrepreneuriale d'Haïti.

« Haïti est en train de se forger un label d'excellence et de réconcilier avec son destin de grandeur mis en perspective par les prouesses réalisées à travers son histoire », dit-elle.

Réduire les délais

Création d'emplois, combat contre la corruption, création d'entreprises, croissance économique, assurance de stabilité politique et protection des consommateurs sont quelques parmi les objectifs parallèles que se fixe le CFI, créé par décret du gouvernement de transition en date du 16 novembre 2005. Son but est de faciliter les opérations d'investissement tant étranger que national.

Le CFI oeuvre également à réduire les délais, simplifier le processus d'investissement et accompagner les investisseurs dans leurs démarches en vue de constituer des sociétés et d'établir des entreprises. Continuer >

Des informations ont été fournies à 350 usagers haïtiens et étrangers ayant requis l'intervention du CFI en matière de formation de société et de certaines autres démarches liées aux procédures entrepreneuriales, selon le directeur général de cette institution, Guy Lamothe. 60 entrepreneurs, promoteurs et investisseurs potentiels ont sollicité et ont obtenu des informations sur le climat d'investissement en Haïti et particulièrement dans le cadre de la loi HOPE.

M. Lamothe a, en outre, fait état de quatre groupes de promoteurs liés au secteur hôtelier dont deux d'entre eux sont un consortium constitué d'étrangers et de gens de la diaspora haïtienne. Huit entrepreneurs s'intéressant à la production de la Jatropha (Metsiyen) ont déjà été servis par son institution en matière d'information, a-t-il ajouté tout en estimant que le CFI est non seulement une nécessité pour le développement du pays, mais également répond à une exigence.

Augmenter la production nationale

Pour Jean-Robert Argant, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), un pas important et particulièrement encourageant a été franchi. « Le CFI devra déployer d'immenses efforts pour remplir sa mission fondamentale qui est d'éliminer cette kyrielle d'obstacles et faciliter la vie à l'investisseur éventuel et potentiel », fait-il remarquer.

Le deuxième vice-président du conseil d'administration du Centre de Facilitation des Investissements ajoute qu'en allégeant le processus des investissements, cet organe de l'Etat contribuera à la création d'emplois et à l'augmentation de la production nationale.

La création du CFI a été fortement soutenue par les Etats-Unis, selon le directeur de l'USAID, Paul Tuebner qui souligne que son pays a fourni de l'assistance technique pour la structure organisationnelle du centre. Des équipements et matériels ont été octroyés par l'USAID dans le cadre de la mise en place de cet organisme.

M. Tuebner souhaite que le CFI contribue à l'implantation d'un véritable guichet unique pour Haïti. Ce qui garantira la stabilité politique du pays.

Jacques-Edouard Alexis, dans la foulée, croit qu'il est temps que le secteur privé des affaires ne soit plus perçu comme un ennemi par les autres secteurs de la vie nationale. Selon lui, le partenariat qui se dégage entre les secteurs privé et public à travers la formation du conseil d'administration est un témoignage vivant de la volonté de finir avec cette perception.

Tout en plaidant pour l'extension des travaux du CFI dans les villes de province, le Premier ministre dit s'attendre à ce que les 30 jours que nécessite l'investissement dans le pays passent à une semaine.


Lima Soirélus

July 18, 2007 | 1:49 AM Comments  0 comments



COOPERATION/ ÉDUCATION / Paul Gérin-Lajoie : « Il est temps de mettre les dollars sur la table… »
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COOPERATION/ ÉDUCATION / Paul Gérin-Lajoie : « Il est temps de mettre les dollars sur la table… »
Paul Gérin-Lajoie

Aujourd’hui, il a 87 ans. Il est presque nonagénaire alors que la fondation portant son nom est en train de célébrer ses trente ans d’existence (1977-2007). Dans son manifeste qui sort à l’occasion de cet anniversaire, Paul Gérin-Lajoie se demande : « Jusques à quand laisserons-nous ces millions d’enfants, sans école et sans défense, souffrir en silence ? ». Il a accepté de répondre aux questions de Le Matin. Un extrait de l’entrevue.

Le Matin : Comment quelqu’un comme vous, qui fait partie des 10% de gens les plus éduqués au monde, ait pu consacrer toute sa vie à l’éducation des plus défavorisés, à lutter pour l’égalité des chances d’abord dans votre pays, puis en Afrique et en Haïti ?

Paul Gérin-Lajoie : D’abord, c’est un besoin d’exprimer ce que j’avais dans mon for intérieur. Ce for intérieur était créé en partie par des éléments génétiques (grand-mère protagoniste des droits de la femme). Donc, cela venait de mes tripes. Vous savez, on dit chez nous (Canada) que le droit mène à tout. J’ai été avocat de certains regroupements d’institutions d’éducation ; je me suis rendu compte qu’il y a des inégalités. Et quand je suis entré en politique, dans la circonscription électorale (en dehors de la grande agglomération de Montréal) qui m’incombait, j’ai fait ce constat : il n’y avait pas un seul jeune qui, après son cours primaire, avait accès au secondaire sur place. Il fallait parcourir des kilomètres jusqu’à Montréal ou dans d’autres villes.
Quand on est jeune, vous savez, on est tous un peu comme ça. On a le goût de se donner, le goût d’améliorer le sort du milieu dans lequel on vit, le sort du pays qui nous a vus naître, atteindre l’action des jeunes pour améliorer une condition de vie. Je fais partie de cette génération d’après-guerre. Je me suis donné d’abord au sort des petits Québécois.

LM : Votre expérience en Haïti ?

PGL : Quand j’étais président de l’Agence canadienne de développement international (Acdi) [de 1970 à 1977], elle n’intervenait pas en Haïti. J’ai vite compris la situation ; il n’y avait pas au Canada des gens bien intentionnés qui voulaient donner de l’aide à un gouvernement Duvalier, le fils pas plus que le père. Mais moi, j’ai dit qu’en dessous de ses dirigeants, il y a tout un peuple qui a besoin de tout : à commencer par l’éducation, la santé, la participation à la vie économique…
Alors, j’ai gagné le Conseil des ministres canadiens à l’idée d’ajouter Haïti à la liste des pays bénéficiaires [de l’aide de l’Acdi]. Je me rappelle ma première mission en Haïti en 73, en même temps que ma première visite à Cuba, je me souviens avoir demandé au président JeanClaude Duvalier s’il n’y avait pas de possibilité de coopération avec Cuba qui avait un programme d’éducation très avancé, qui atteint tout le monde ? Dans la santé, c’est la même chose. Le président m’a répondu : « Mais vous savez qu’ils ont une philosophie bien différente de la nôtre »… Combien j’ai été heureux, ravi ces dernières années de constater que votre pays a tissé des liens avec Cuba.

LM : Est-ce que cette visite marque un élargissement dans les échanges ?

PGL : Notre visite se situe dans notre perspective d’extension de nos activités. Justement, en commençant avec le président Préval hier (mercredi 11 juillet), nous lui avons dit : « Ce que nous venons chercher d’abord, chez vous personnellement, c’est votre appui à notre effort de développement de nos activités de coopération. Nous allons voir votre Premier ministre et vos ministres après, mais nous le souhaitons de votre part ». Il l’a donné évidemment sans réserve.
À présent, vous avez devant vous un homme de 87 ans dont la Fondation a fait paraître un manifeste. Et ce manifeste, c’est l’expression de mes colères à l’égard de la société internationale et aussi des gouvernements des pays en voie de développement et de nos pays industrialisés qui prennent de beaux engagements, font de beaux discours dans des réunions internationales, mais quand vient le temps de mettre les dollars sur la table et de passer à l’exécution, ils n’y sont pas ou bien ils ont des retards inexcusables.
À cet égard-là, on dit au président qu’« il y a de l’argent qui dort à l’Acdi et qui attend le feu vert de votre gouvernement pour procéder dans telle ou telle direction. Mais, nous nous rendons compte à la Fondation et, moi personnellement, que chaque année de retard dans les actions décidées par les autorités de votre pays dans les décisions prises sur le plan international, c’est une génération d’enfants qui n’ira pas à l’école ».
Notice biographique
Fils d’Henri Gérin-Lajoie et de Pauline Dorion, il étudia à l’Université de Montréal et à l’Université d’Oxford en tant que boursier Rhodes, où il reçut son doctorat en droit. Il fut admis au Barreau du Québec en 1943.
À l’élection de 1956, et à l’élection partielle de 1957, il se présenta sans succès dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges en tant que candidat libéral. En 1958, il échoua dans sa tentative de devenir chef de ce parti. Il fut finalement élu dans Vaudreuil-Soulanges aux élections de 1960, puis réélu en 1962 et 1966. De 1964 à 1966, il fut ministre de l’Éducation, et il joua un rôle-clé dans la grande réforme du système éducatif québécois. Il démissionna en 1969.
Il fut président de l’Agence canadienne de développement international (Acdi) de 1970 à 1977.

La Fondation Paul Gérin-Lajoie
Il créa la Fondation Paul Gérin-Lajoie en 1977, une organisation qui a contribué à l’éducation de base des enfants dans les pays les plus pauvres et qui a aussi éveillé les sensibilités des Canadiens au sort de ces écoliers. Un des volets les plus connus de la fondation est sa dictée annuelle. En 2005-2006, près de 170 000 écoliers canadiens de niveau primaire y ont participé. Les élèves de 5e et 6e année ont accès au volet compétitif et international de la dictée.
Paul Gérin-Lajoie est également Officier de l’Ordre de la Pléiade, Grand officier de l’Ordre national du Lion (Sénégal), Médaillé du jubilé de la reine Élizabeth II (50 ans de règne), Commandeur de l’Ordre du Mérite de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de Malte


July 18, 2007 | 1:47 AM Comments  0 comments



Le droit à copie privée des CD-Audio n'existe pas
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Le droit à copie privée des CD-Audio n'existe pas

Une nouvelle décision de justice rendue par les juridictions d'appel vient légitimer une fois de plus la mise en place de verrous anticopie. L'affaire concerne l'industrie de la musique, mais elle rejoint en pratique ce qui a été décidé dans l'affaire Mulholland Drive : Il n'y a pas de droit à la copie privée, les verrous sont légaux.

En mai 2003, l'UFC Que Choisir et un consommateur, Christophe R., assignent Warner Music France et la Fnac. A l'index, le verrou anticopie du CD-Audio Testify de Phil Collins. Un disque qu'avait acheté ce particulier, mais qui s'avérait illisible sur son iBook. Or, écrivait-il à l'association, pour faciliter « mon écoute, j'ai l'habitude de transférer les plages des CD sur mon disque dur, afin de pouvoir plus aisément me faire des playlists, (...) il est impossible avec ces CD "bridés" de faire cette manipulation. Merci de votre action, et pour la suite que vous me donnerez à ce problème ». Et le consommateur d'évoquer une violation de son « droit à la copie privée ».

Lecture et gravure impossibles sur iBook

Devant la justice, ils firent valoir que ce dispositif ruine l'existence de l'exception pour copie privée et d'autre part, l'obligation d'information du consommateur : le verrou anticopie se muait en effet en verrou antilecture sur certains lecteurs CD notamment sur cet iBook. La jaquette indiquait ainsi faussement selon lui, que le disque « peut être lu sur la plupart des lecteurs CD audio, ainsi que sur les lecteurs Cdrom d'ordinateurs via fichiers musicaux compressés inclus dans le CD ».

Un huissier fut bien sûr requis pour constater ces restrictions sur 3 CD testés : celui de Phil Collins, celui de Céline Dion, (A new day has come) et un CD de Jamiroquai. Les deux premiers n'auront pu être lus ou gravés sur l'iBook et sur un portable HP.

Après un succès devant le tribunal de grande instance, l'affaire était examinée en appel à la demande de la FNAC et de Warner. Bien leur en a pris.

Le droit à la copie privée n'existe pas

L'association a d'abord vu sa demande déclarée irrecevable pour des questions de procédure. Quant au consommateur, la Cour a rappelé sans détour qu'il n'y a pas de droit à la copie privée : la copie privée n'est qu'une exception au monopole du droit d'auteur, qui ne peut dès lors servir que pour se défendre d'une action en contrefaçon. Ce n'est donc nullement un moyen « d'attaque » pour faire valoir un prétendu droit. Les juges notent au passage que le versement d'une rémunération pour copie privée est sans effet sur ce dispositif.

Défauts multiples de preuves

La FNAC sera rapidement mise hors de cause, car rien ne prouve dans le constat d'huissier que la facture d'achat correspond bien au CD litigieux. Pour cela, il aurait fallu soit un constat d'achat soit un témoignage, ce qui n'a pas été fait. Ces défauts de preuve vont également affecter les autres chapitres : rien ne prouve que les deux ordinateurs personnels de Christophe R., n'étaient pas affectés d'un dysfonctionnement technique. Pas plus que rien ne démontrait que l'huissier de justice a été à même de maîtriser le fonctionnement de ces ordinateurs...

D'ailleurs, pour appuyer un peu plus ces défauts de preuve, l'agence pour la protection des programmes a pu lire le CD litigieux sur le même modèle de Mac et le même OS. De plus, Warner Music France a procédé à des essais concluants de lectures sur plusieurs matériels (Dell, Technics, Philips, Sony et Pionneer). De ce fait, il n'y avait aucun défaut d'information sur la jaquette, aucun problème intrinsèque aux supports n'ayant pu être prouvé en justice.


Marc Rees/PCINpact

July 18, 2007 | 1:43 AM Comments  0 comments



Belgique-Haïti : regards croisés de producteurs laitiers
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Belgique-Haïti : regards croisés de producteurs laitiers

En Belgique comme en Haïti, les producteurs de lait se battent pour pouvoir vivre dignement de leur travail. Témoignages.

"La situation n'est pas facile car les coûts ne cessent de grimper : l'alimentation du bétail, l'aménagement des étables, mais surtout les paperasseries administratives, les certificats et les nombreuses normes à respecter... Tout cela coûte de l'argent, et le temps que nous mettons à remplir ces formulaires ne nous rapporte rien. En plus, cela n'a pas d'impact direct sur la qualité du lait. Pire : les prix diminuent ! Les prix sont déterminés par l'industrie laitière. Nous, les agriculteurs, nous n'avons rien à dire. L'industrie achète le lait à petit prix, mais le consommateurs ne ressent pas cette baisse de prix. Les bénéfices vont bien quelque part, mais pas chez les agriculteurs. En plus, l'Union européenne a décidé de rehausser le niveau du quota laitier (la quantité maximale de lait que l'Europe est autorisée à produire, ndlr), ce qui a un effet direct sur la baisse des prix. A de tels tarifs, nous ne gagnons quasiment plus rien...

Nous n'avons en outre pas d'autre alternative que de vendre à l'industrie laitière. Nous ne faisons pas de vente à la ferme car lancer un tel système est un risque qui demande de gros investissements. Il faut en plus s'assurer d'avoir des débouchés. La plupart des gens font leurs courses dans les supermarchés. Il faut donc qu'ils fassent l'effort supplémentaire d'acheter leur lait ici... Enfin, il est presque impossible pour une ferme d'écouler tout son lait via la vente directe, nous devrions donc de toutes façons faire appel à l'industrie laitière pour écouler ce qui reste.

Les fermes disparaissent progressivement par ici. A cause des prix bas et des coûts élevés, on trouve peu de repreneurs potentiels. Dans les écoles d'agronomie et d'horticulture, rares sont les élèves qui choisissent la voie paysanne. Il n'y voient plus aucun avenir. D'autant qu'ils doivent investir des millions pour démarrer. Il y aurait certainement plus de jeunes prêts à se lancer si le prix du lait était plus élevé... Mais les supermarchés veulent maintenir des prix très bas pour leurs clients. Or, à mon avis, les gens sont prêts à payer plus cher pour des produits de meilleure qualité. Ils ne se rendent probablement pas compte de ce qui se cache derrière les prix, de la quantité de travail que les agriculteurs doivent abattre pour fournir des produits de qualité. Dans les usines, les ouvriers peuvent faire la grève ou descendre dans la rue s'ils estiment être mal payés. Mais nous, nous sommes indépendants. Et nous ne pouvons pas tout laisser en plan comme ça.

Aujourd'hui, les ONG récoltent des fonds pour les peuples du Sud. Mais quel Belge oserait penser qu'elles devront bientôt récolter pour les agriculteurs d'ici ?"

Fritz Joseph, coordinateur de l'Association des Paysans Producteurs de Lait de Limonade (Apwolim) à Haïti Continuer >

"A Haïti, les gens boivent beaucoup de lait. Malheureusement, la plupart des Haïtiens achètent des produits à base de lait en poudre importé. Ce lait est facile d'utilisation, on le trouve partout et il se conserve plus longtemps que le lait frais. Le lait concentré est souvent utilisé dans les usines, où il est la plupart du temps mélangé avec des jus de fruits. En outre, le lait frais est plus cher que celui produit à base de poudre.

S'il n'est pas disponible dans tous les magasins, le lait frais local n'est toutefois pas difficile à trouver. La plupart des paysans possèdent une vache, ce qui est un investissement intéressant : les vaches donnent des petits, il est possible de les vendre lorsqu'on a besoin d'argent, elles donnent du lait tous les jours... Mais il n'est pas facile de vendre ce lait. Les infrastructures de base font défaut et l'état des routes est déplorable, ce qui ne facilite pas le transport. Il y a régulièrement des coupures d'électricité, ce qui a des conséquences sur le processus de transformation et les installations de réfrigération. Le ravitaillement en bouteilles et en capsules est aussi problématique car ces éléments sont produits hors de Haïti, et il faut parfois longtemps avant qu'ils ne passent la douane. Or, le temps des paysans est compté : si le lait n'est pas mis en bouteille dans les temps, il tourne !"

"Il y a des conflits fonciers partout à Haïti. Cela a même entraîné des "guerres". Dans le village de Jean Rabel, au nord-ouest du pays, 162 paysans sont morts lors d'une manifestation demandant une redistribution des terres. Dans le nord, où je travaille, nos vaches pouvaient paître sur un terrain public de Madras. Nous avions pour cela conclu un contrat avec l'Inara, l'Institut National de la Réforme Agraire. A la fin de chaque année, nous payions une certaine somme en échange de l'utilisation du sol. Mais notre dernier versement, qui a été fait il y a plus d'un an, n'a pas été accepté. Et le problème n'a toujours pas été résolu. Ils ne veulent pas accepter l'argent, et ne nous disent pas la raison. Aujourd'hui, nous savons pourquoi : en fait, ce terrain est réservé. Les terrains publics sont de plus en plus souvent consacrés aux industries, aux zones franches. Bref, à ceux qui ont le pouvoir et l'argent...

A côté de ce problème foncier, nous devons aussi faire face aux problèmes rencontrés par les autres producteurs dans le monde. L'Etat n'impose pas assez de taxes sur le lait importé. Et le lait local semble donc cher en comparaison. Cette situation ne vaut pas que pour le lait. Avant, la vallée de l'Artibonite regorgeait de rizières. Aujourd'hui, à cause de l'entrée massive de riz importé, ces champs ont disparu. La libéralisation va beaucoup trop vite, et ce sont surtout les paysans qui en souffrent. L'Etat doit intervenir de toute urgence s'il veut aider les agriculteurs."


Anneke Buysse, productrice en Belgique/Oxfam Solidarité


July 18, 2007 | 1:16 AM Comments  0 comments



La coopératon franco-haïtienne sur la bonne voie
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La coopératon franco-haïtienne sur la bonne voie

L'Ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince, Christian Connan, et le chancelier haïtien, Raynald Clérismé ont tour à tour exprimé leur satisfaction par rapport à la bonne santé des relations franco-haïtiennes, lors d'une réception au Manoir des Lauriers le samedi 14 juillet à l'occasion des 218e anniversaire de la Prise de La Bastille.

Le montant des fonds octroyés par le gouvernement français à l'Etat haïtien entre 2005 et 2006 s'estime à 35 millions d'euros, soit 12 millions en 2005 et 23 millions en 2006, a indiqué le diplomate français. Et ceci, dit-il, sans compter l'assistance européenne à Haïti à laquelle la France contribue également.

Christian Connan en a profité pour annoncer le renforcement de la coopération française notamment avec le secteur privé haïtien. A ce sujet, il a mentionné la visite récente en Haïti d'experts de la PROPARCO, une filiale de l'Agence Française de Développement (AFD) s'occupant de l'appui au secteur privé afin d'apporter un support aux entreprises haïtiennes.

" Je crois qu'il y a des possibilités d'aide sous forme de prêt au secteur privé qui apporte un appui à l'une des plus belles réussites économiques en Haïti, la Digicel", selon les propos de Christian Connan relayés par Radio Métropole. Car, estime le diplomate, la coopération internationale à elle seule ne suffit pas pour développer Haïti, il faut aussi assurer la promotion des investissements étrangers.

Pour sa part, le ministre des affaires étrangères, Jean Reynald Clérismé, prenant la parole à cette cérémonie, a tout d'abord salué l'efficacité de la coopération franco-haïtienne. Selon lui, cela serait dû au climat de confiance qui s'est établi entre les deux pays depuis l'arrivée au pouvoir de l'administration Préval/Alexis.

Jean Raynald Clérismé a aussi mis l'emphase sur les réalisations de la coopération française au niveau des infrastructures. Il a souligné à cet effet que l'Agence française de Développement vient de terminer les études de faisabilité pour la construction du tronçon de route qui devra relier Hinche à St-Raphaël en attendant celui de St-Raphaël/Cap-Haïtien. Ce projet de construction de routes à hauteur de 35 millions d'euros, est essentiel au développement de l'agriculture et du tourisme dans la région du Haut Plateau Central.

D'autres projets comme la réalisation du plan-directeur de l'aéroport international Toussaint Louverture et de certains aéroports de province seront bientôt à l'ordre du jour, a encore fait savoir M. Clérismé, précisant que la coopération s'étendra également dans les domaines de l'éducation, la santé, l'eau potable et l'assainissement.


July 18, 2007 | 12:43 AM Comments  0 comments



• Ce week-end fut assurément le plus tropical des week-ends montréalais, et il a culminé hier au son de musique haïtienne.
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Posté: 2007 Jul 17 - 05:57
• Ce week-end fut assurément le plus tropical des week-ends montréalais, et il a culminé hier au son de musique haïtienne.

Hormis les Nuits d'Afrique au Kola Note et au Balattou (Ricardo Lemvo, Ousmane Touré, etc.), le Festival international reggae de Montréal au Vieux-Port (Black Uhuru, Third World, Gyptian, etc.) et autres manifestations plus modestes (Traditions du monde au Théâtre de verdure, notamment), la «créolophonie» s'est rassemblée en grand nombre au parc Jean-Drapeau pour le Festival international de musique haïtienne de Montréal.

Du jamais vu en un seul week-end!

I am 509 pouvait-on lire hier sur de nombreux t-shirts qu'arboraient les festivaliers.

- Excusez-moi Madame, que signifie ce 509?

- C'est le code régional d'Haïti.

- Mmm... d'accord!

Dans cette foule de plus de 15 000 personnes, les 514 et les 450 n'avaient qu'à bien se tenir! Dans une ambiance on ne peut plus conviviale assurée par un impeccable service d'ordre, les Haïtiens de Montréal et leurs amis au visage pâle (en minorité visible, vous vous en doutez bien) ont célébré la culture de cette grande île qu'on aimerait encore nommer Perle des Antilles. Lorsque Haïti exhale tant de beauté, tant de ferveur positive, tant de sensualité, bref tant de profondeur culturelle, on n'hésite pas à la nommer ainsi.

Griot et poulet créole...

Pour cet événement dominical et non moins pacifique, beaucoup moins désordonné qu'on aurait pu l'imaginer (bien sûr, il y avait quelques courtes séquences erratiques ou baroques), la température clémente a ainsi permis l'affluence massive d'un public familial. Nombre d'enfants y ont accompagné leurs parents, la génération montante a pu se familiariser au folklore de ses ancêtres avec les bandes de rara, les rythmes sacrés et profanes ont rejailli dans la musique du groupe montréalais Bamboche Rasin. De nombreux kiosques de nourriture haïtienne ajoutaient à l'exotique; au lieu d'une poutine ou d'une pointe de pizza, on pouvait se procurer griot de porc, poulet créole, riz aux fèves noires et plus encore.

La musique était évidemment la carte maîtresse de l'événement. Les organisateurs des Productions Sakpasé Montréal avaient prévu sélection des meilleurs groupes konpa de la mouvance haïtienne, qu'elle fut à Port-au-Prince, New York, Miami ou Montréal. Les fans ont vibré particulièrement sur les fréquences de Djakout Mizik, Nu Look, Carimi, System Band, Creyol La, Back Up, Black Parents.

Vu leur nombre important (plus d'une douzaine), chacun des groupes a donné des performances relativement brèves, entre lesquelles des animateurs chauffaient les spectateurs. On retiendra les envolées oratoires de l'ineffable animateur montréalais Ronnie Dee, vraisemblablement ému par un tel succès populaire qui sort enfin la musique haïtienne de son cadre communautaire. L'acteur Tonton Bicha a aussi grandement contribué à catalyser l'auditoire.

Descendant du merengue dominicain (qu'on a ralenti chez les Haïtiens), ancêtre du zouk de Kassav, le konpa semble ainsi retrouver une nouvelle jeunesse avec cette génération de musiciens qui lui greffent divers genres, du ragga à la soul en passant par le hip hop. Lorsque le rythme konpa chauffait sous les cris des chanteurs, le battement des tambours et les riffs si typiques des claviers, la foule se mettait à sauter avec une ferveur peu commune, agitant le drapeau haïtien et pointant l'index vers le ciel. La veille au Complexe Christina, situé au nord-est de la ville, on a pu danser collé-serré avec les vétérans de System Band et les jeunes stars de Djakout Mizik, que les connaisseurs estiment le plus influent des gropes konpas.

Étions-nous vraiment chez nous? Absolument. Le Festival inernational de musique haïtienne de Montréal n'est-il pas une des expressions essentielles à une vraie capitale culturelle?

July 18, 2007 | 12:40 AM Comments  0 comments



Port-au-Prince - Le long de la Grand-Rue, de la rue Pavée à la rue des Remparts, c'est la traversée du désert. Immeubles vacants, magasins asphyxiés, pharmaciens aux abois, le commerce informel sous le coup de tous les mépris, parfumeries sans clients...
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Posté: 2007 Juin 21 - 06:31
• Le long de la Grand-Rue, de la rue Pavée à la rue des Remparts, c'est la traversée du désert. Immeubles vacants, magasins asphyxiés, pharmaciens aux abois, le commerce informel sous le coup de tous les mépris, parfumeries sans clients, librairie encombrée...Caméra et reportage de Le Nouvelliste font voir le boulevard Jean-Jacques Dessalines comme il est. En attendant le grand sursaut national.

M. Daniel Chevallier rappelle que la Pharmacie Chevallier s'était établie aux Cayes depuis 1921. Il informe aussi que son ancêtre Lefranc Chevallier avait signé l'Acte de l'Indépendance nationale. M. Daniel Chevallier est gonaïvien.

Etablie au coin de la rue Pavée et de la Grand-Rue à Port-au-Prince en 1946, la pharmacie qui porte le nom de sa famille est logée dans un ancien immeuble en apparence inadapté aux temps contemporains, un peu sombre à l'intérieur, avec des étagères décorés de bocaux d'apothicaire. C'est là que Daniel Chevallier continue la tradition familiale. Mais il rencontre des difficultés dans son environnement. Cette situation particulière n'avait pas été vécue par les pionniers de la pharmacie, Lebon Chevallier et Jean Chevallier, son grand-père et son père.

Il désigne, en premier lieu, l'occupation de la galerie et des trottoirs du boulevard Jean-Jacques Dessalines. Un simple coup d'oeil révèle que la pharmacie est encerclée à ses deux entrées. « Les clients ne rentrent plus, précise-t-il. Non seulement il y a une baisse, mais aussi un changement de la clientèle qui est actuellement constituée, souligne Daniel Chevallier, des employés de l'Etat et des fonctionnaires du bas de la ville».

Il constate un changement radical du niveau social de la fréquentation de la pharmacie. Entre deux clients qui achètent des antibiotiques et des remèdes pour acidité d'estomac, M. Daniel Chevallier reconnaît que « la loi ne prévoit rien contre ceux qui occupent les galeries. On peut penser à une relocalisation, mais c'est un cercle vicieux. Face à la majorité qui revendique dans l'excès, l'autorité de l'Etat n'existe plus. »

La solution, selon le pharmacien, est la fermeture ou la cohabitation. Cela fait longtemps que le pharmacien gère, dans la grande prudence, une « difficile cohabitation » avec ses voisins immédiats. « Depuis quelques années, j'ai appris à éviter la hargne des uns et des autres », dit-il. Son personnel comptait autrefois 7 employés. Il est constitué aujourd'hui de trois personnes qui s'adaptent tant bien que mal à la situation.

AVANT LA FUITE DE DUVALIER

Daniel Chevallier fait remonter le temps de l'occupation anarchique des galeries de la Grand-Rue à la fin des années 70. C'est un argument peu répandu. On croit que tout le « désordre informel » a commencé en 1986, au départ de Jean-Claude Duvalier.
La pharmacie Chevallier se trouve à un point stratégique, au bas de la ville. Toutefois, à ce carrefour d'intenses circulations automobiles et très fréquenté par un grand nombre de piétons, le constat de l'étalage de « l'informel » est accablant.

En face, à l'entrée de la pharmacie Castera, c'est le domaine privilégié des chaises en plastique. Ce commerce s'étend sur une bonne partie de la chaussée. Malgré nos assurances professionnelles, le vendeur de chaises n'a pas voulu répondre à nos questions, nous renvoyant à un hypothétique propriétaire qui aurait des informations sur le « demele » du coin.

En dépit des précautions prises par des responsables de la Téléco depuis des années en faisant élever des murs pour protéger la galerie de l'immeuble, des étalagistes s'installent entre chaudières enfumées de « manje kuit » et autres vendeurs de divers produits.

Un building de 7 étages se dresse au carrefour. Sa galerie est occupée par des étalagistes de tout genre et la circulation piétonne s'y fait dans une grande difficulté. Ce building, nous informe-t-on, portait le nom de Scottia Hôtel. Il serait construit par un membre de la famille Mews, en 1978. Le premier étage était autrefois fonctionnel avec une succursale de la Socabank. Les autres étages sont restés vides depuis les années de sa construction. Si une enseigne barre une bonne partie de la devanture du building, c'est un peu pour rappeler qu'un magasin de lits connu de la place avait, pour un temps, occupé un espace de ce building vacant.

On n'a pas beaucoup de données des transactions éventuelles autour de ce building de 7 étages. On pense que, pour l'Etat, ces espaces vides pourraient être utiles dans des initiatives de décongestionnement du bas de la ville. Mais toute politique de relocalisation a ses coûts. Aussi bien en énergie électrique qu'en aménagement des espaces. L'Etat actuel dispose-t-il de grands moyens ?

Sur toute la Grand-Rue, il y a des immeubles à plusieurs étages inoccupés. La ville a comme une peur des hauteurs. Elle est trapue. Et salie partout.

DES PARFUMERIES SANS CLIENT

La succursale de la Scottiabank s'est adaptée à l'environnement en aménageant son entrée principale un peu à l'intérieur de l'immeuble et l'espace est surveillé par des agents de sécurité. Au devant de la Scottia Bank, c'est le royaume des chaussures. Elles sont exposées à même la chaussée. Casquettes, produits cosmétiques, « manje kwit », appareils électroniques, caisses en bois, marchandes de feuilles, on trouve tout devant la Librairie Auguste barrée d'étalages de divers produits.

Comme d'autres librairies qui ont laissé le bas de la ville, les raisons qui expliqueraient son déplacement. « Mais elle a vécu des temps plus terribles, souligne un habitué de ses rayons. La clientèle a baissé. Le local est spacieux. Les propriétaires résistent comme beaucoup d'autres. » Mais pour combien de temps ?
Angle rue des Miracles et Grand-Rue. Des immondices jetées là depuis des semaines ne sont pas enlevées par les services de voirie. L'immeuble qui abritait Radio Libète de feu Serge Beaulieu a des espaces vides, abandonnés. Les muraux représentant des héros de l'indépendance et des images de la culture haïtienne sont envahis de poussière. L'homme du micro parti, il n'y pas eu de relève. Un certain nationalisme est en ruine. Un discours aussi.

Le magasin de chaussures Step-Over est fermé. L'enseigne attaquée par la houille évoque des souvenirs d'un magasin fréquenté durant les années 60. On n'y vend plus de chaussures. L'étage supérieur de l'immeuble est occupé par des menuisiers qui s'adonnent à la confection de portes. Presque en face, il y a le building du magasin « Mon Parfum ». Là encore, on nous signale que les étages supérieurs sont vides. Le building appartiendrait à une famille Théard. Un employé de « Mon Parfum » nous informe que « la clientèle a beaucoup baissé. On peut passer toute une semaine sans vendre un flacon. On attend toujours des fêtes d'occasion et les mois de novembre et de décembre».

Du côté de l'immeuble Henri Deschamps, une pile d'immondices jure avec les arcades de cette maison très connue. Le magasin Valerio Canez est envahi par des étalages de divers produits. On reconnaît mal l'entrée. On y entre en évitant la bousculade.

Rue Dr Martelly et Grand-Rue. Le parfum et les tissus dominent la zone. Mais quel environnement pour ces produits ! Il y a un immeuble fermé à côté de Fouad A. Mourra. Une ruine particulière envahie de plantes grimpantes caractérise ce qui a été autrefois un magasin achalandé. A la parfumerie de Nassim Mourra, les clients manquent. Une bonne fragrance à l'intérieur fait la différence d'avec les lourds relents de l'avenue. « Nous attendons des clients qui ne viennent pas », dit un employé.

Rue des Fronts-Forts et Grand-Rue. On remarque le stoïque et élégant marché en fer dont la structure architecturale s'impose encore aux citadins, malgré la houille. L'horloge s'est arrêtée à 5 heures. On ne sait depuis quelle année. Le marché a été construit en 1889 sous le gouvernement de Florvil Hyppolyte.

Rue Traversière-Grand-Rue. Les étalages reprennent avec plus d'ampleur. Des bouchons s'y forment. Il n'y a plus de signaux lumineux. Pas d'agents de police pour assurer une circulation facile aux automobilistes.

Rue des Césars-Grand-Rue. Assises près d'une immense pile d'immondices, des marchandes se plaignent. « Nous sommes laissées à la merci du fatras parce que nous n'avons rien. Ni argent, ni famille.» L'eau sale s'étale près de leur « laye ». Elles comptent amasser quelques gourdes avant de rentrer chez elles, par les corridors boueux des bidonvilles.

Rue Courbe. Des immeubles ne dépassant pas deux étages. Boue, immondices et autres insalubrités rendent très inconfortable la circulation piétonne. Il en est de même du côté de la rue Tiremasse.


FILS DE CETTE TERRE


La rue des Remparts se signale par le Marché Tête Boeuf, incendié le 3 mai 2005, à midi. A l'intérieur de l'espace, c'est le grand désarroi physique. Il n'y a que restes de murs noircis et de tréteaux en béton cassé. « L'Etat n'a rien fait pour nous, se plaint un vendeur qui n'a le choix que celui de revenir au Marché pour « espérer soutenir la famille, les enfants».

« Parce que nous sommes le commerce informel, nous ne recevons que le mépris», dit avec un air de colère St-Juste Phanès. Il vitupère contre des responsables qui « ne reconnaissent pas notre existence, qui ne prennent pas en considération nos manifestations, qui font fi de nos sit-in et qui méprisent nos conférences de presse».

Jules Sylvestre, ex-vendeur de planches, montre avec désespoir l'endroit incendié de son commerce : « C'est comme si nous ne sommes pas fils de cette terre. »

L'église St-Joseph a failli être brûlée par le sinistre du 3 mai 2005 qui a englouti sous les flammes des sommes énormes et provoqué un chomâge monstre.

Le Portail St-Joseph connaît un abandon semblable au Portail Léogâne, au sud de la ville. L'insalubrité, ici comme là, fait craindre le pire pour la capitale qui fête dans la précarité ses 258 années d'existence.


July 18, 2007 | 12:18 AM Comments  0 comments



• Des milliers de fans de la seleçao expriment leur bonheur au son de la musique
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Posté: 2007 Jul 16 - 05:38
• Des milliers de fans de la seleçao expriment leur bonheur au son de la musique


Des milliers de fans haïtiens célébraient dimanche soir à Port-au-Prince la victoire historique d’une équipe expérimentale du Brésil contre l’Argentine (3-0) en finale de la 42e édition de la Copa América disputée au Vénézuéla.

Dès le coup de sifflet final, les "brésiliens", arborant les couleurs de la seleçao, ont gagné les rues pour laisser exploser leur joie. Au Champ de Mars, la grande place centrale où se trouve le Palais National (siège de la Présidence), à Delmas et à Pétion-Ville (banlieue est), la foule délirante grossissait au fil des minutes.

Les inconditionnels de la magie brésilienne, des jeunes des deux sexes dans leur grande majorité, esquissaient des pas de danse pour célébrer la formidable performance de leurs héros auteurs d’une écrasante victoire contre leurs éternels rivaux, sous la houlette d’un certain Carlos Dunga, ex-champion du monde 94 et nouvel entraîneur.

Dans le centre de la capitale, DJ Cash Cash assurait l’animation musicale alors que les fans arrivaient de tous les quartiers avoisinants.

Aucun incident majeur n’était signalé, mais des coups de feu avaient ponctué dans certains secteurs de Port-au-Prince la réalisation des buts.

Les quintuples champions du monde sont particulièrement aimés en Haïti et chacun de leur succès dans les compétitions internationales entraîne des déchaînements de passion notamment dans les milieux populaires.

Dimanche, au stade José Encarnaciòn Pachencho Romero de Maracaibo, Julio Baptista a , contre toute attente, ouvert le score d’une frappe enroulée à l’entrée des 16 mètres.

L’irréparable devait venir du capitaine de la sélection albiceleste, Roberto Ayala, qui, avant la pause, a détourné dans les filets de son gardien Roberto Abondanzieri un centre du latéral droit brésilien Maicòn.

Enfin, Daniel Alves, rentré en cours de match en remplacement d’Elano blessé, a assommé l’adversaire en battant du plat de pied Abondanzieri sur une passe millimétrée de Wagner Love lancé en profondeur par Robinho.

Vainqueur pour la huitième fois de son histoire de la Copa América, le Brésil mène désormais par 36 victoires contre 33 défaites et 22 nuls dans ses 91 confrontations officielles avec l’Argentine. spp/RK

July 18, 2007 | 12:15 AM Comments  0 comments



Les Caraibes - Plages paradisiaques bordées de cocotiers, resorts tout inclus et croisières sur les eaux turquoise :
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