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La situation bouge quelque peu à l’Université d’Etat d’Haïti.
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La situation bouge quelque peu à l’Université d’Etat d’Haïti.
Le Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti a décidé de remodeler la structure académique de l’Institut d’Etudes et de Recherches Africaines d’Haïti(IERAH). A partir de l’année académique 2007-2008, cette entité de l’UEH sera rebaptisée Institut d’Etudes et Recherches en Sciences Sociales.
Dans cette même logique du renouveau, l’Institut d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales ci-devant IERAH va proposer cinq(5) nouvelles disciplines de formations aux étudiants en Géographie, Histoire, Archéologie et l’Histoire de l’Art, Tourisme et Patrimoine, Philosophie et Sciences Politiques.
Pour avoir été pendant longtemps traité comme le laissé-pour-compte de l’Université d’Etat d’Haïti, l’Institut d’Etudes de Recherches Africaines d’Haïti désormais Institut d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales avait fait face pendant de longues années à de sérieux problèmes dont celui du local devant l’abriter.
Au micro de SIGNL FM, l’actuel vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat d’Haïti annonce que les travaux de construction du nouveau local vont bon train. D’ici à octobre, ils pourront bien se terminer ; et l’Institut va pouvoir laisser son local provisoire au Collège Métropolitain à la rue Villemenay, au Bois-Verna pour s’installer définitivement dans son propre bâtiment à l’avenue Christophe, à quelques mètres de l’INAGHEI.
Pendant que le Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti s’active sur le dossier de l’Institut d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales, le projet de création d’un autre institut semble être sur la bonne voie. Il s’agit de l’Institut National d’Education Physique et des Sciences de l’Activité Physique et Sportive.
Ce projet l’UEH compte le réaliser en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse aux Sports et aux Actions Civiques. Ce nouvel institut pourra bien commencer à fonctionner dans le courant de la prochaine année académique a fait savoir le vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat, le professeur Wilson Laleau.
Entretemps, le Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti se prépare à lancer le processus d’harmonisation des curricula de service au sein de ces différentes entités.
Ce projet sur lequel le Conseil travaille depuis environ deux(2) années a bénéficié du soutien de l’Agence Universitaire de Francophonie(AUF). L’Agence a accepté de financer ce projet mais a aussi élargi le cadre à d’autres universités membres de la Conférence des Recteurs, Présidents et Directeurs d’Universités de la Caraïbe(CORPUCA).
En fait, ce projet sera ouvert à huit(8) universités haïtiennes. Quatre(4) universités caribéennes sont appelées à l’intégrer également. Il s’agit de l’Université des Antilles-Guyane, de la Potificia Universidad Católica Maestra y Madera (Santo Domoingo), de l’Universidad Acción Pro Educación y Cultura (Santo Domingo) et de l’Université de la Havane à Cuba.
Vers la fin du mois de septembre, sera organisé à Port-au-Prince un séminaire-atelier où des experts de ces universités et d’autres universités du Canada et de la France viendront discuter de la refonte de ces curricula en vue d’harmoniser les enseignements donnés dans ces universités suivant ce qui se fait globalement au niveau de la région caraïbes.
Par Idson Saint-Fleur
saintfleuri@yahoo.fr
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| August 19, 2007 | 9:20 PM |
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Coupe du monde U-17, un moment historique pour Haïti
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Samedi, 18 août 2007 10:30
Coupe du monde U-17, un moment historique pour Haïti
Les haïtiens se préparent à vivre un moment historique en participant à la coupe du monde des moins de 17 ans. L’entraîneur, Yves Philogene Labaze, est déterminé à réaliser d’autres exploits avec ces jeunes, qui ont le mérite de se qualifier pour une coupe du monde alors qu’il n’existe pas de championnat u-17 dans leur pays.
En dépit des 33 années de différence les équipes de Antoine Tassy ( entraîneur de la sélection nationale en 1974) et de Labaze ont de nombreuses similitudes. Outre la présence d’un Vorbe( Philippe en 1974) et (Fabien Francis 2007), les deux équipes expriment un football offensif qui bénéficie de la détermination, de l’engagement et de la solidarité entre coéquipiers.
Si l’entraîneur et les joueurs refusent de jouer les figurants en Corée, les dirigeants de la fédération et le ministre des sports temporisent. Il est vrai que les haïtiens ont perdu tous leur matches de préparation dont la dernière face à la Corée du Nord 0-1.
Dans une interview accordée à un confrère, le président de la fédération, Yves Jean Bart, considère les prochaines rencontres comme du bonus. " Je dois admettre que tout ce qui va nous arriver c'est du bonus car dans la situation où se trouve notre pays être là où nous sommes est déjà énorme dans la mesure où nous avons éliminé le champion du monde en titre", dit-il. " Nous mêler à la cour des grands est déjà une chose extraordinaire", ajoute M. Jean Bart.
De son coté, le ministre des sports, Fritz Bellizaire, a souligné que les fans ne doivent pas s’en prendre aux joueurs s’ils ne parviennent pas à gagner une des trois rencontres du premier tour. " Le groupe dans lequel joue Haïti est très relevé, nous affronterons des équipes extrêmement fortes", ajoute t-il.
Lors du premier tour de cette coupe du monde Haïti aura fort a faire face à de sérieux adversaires que sont La France, Le Japon et le Nigeria.
Haïti qui se trouve dans le groupe D affrontera le Japon le 19 août, le 22 août la France et le 25 août il sera opposé au Nigeria.
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| August 19, 2007 | 9:13 PM |
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Haiti - La téléphonie haïtienne passera à huit chiffres
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La téléphonie haïtienne passera à huit chiffres
Le 1er mars 2008, à minuit, tous les numéros de téléphones compteront huit chiffres, ont annoncé ce vendredi les responsables du Conseil national des Télécommunications (Conatel). Cette décision est motivée par la saturation du plan national de numérotation actuel qui n'offre que 8 millions de possibilités aux exploitants du réseau haïtien. Ce nouveau plan offrira théoriquement 80 millions de possibilités de connecter les utilisateurs des technologies des Télécoms en Haïti.
« Les demandes nous excèdent au Conatel et nous avons enregistré un déficit de près de deux millions de ces demandes de lignes téléphoniques et autres services connexes », a avancé Joseph Roberto Morose, directeur Opérations et Suivi auprès des Opérateurs de l'institution.
Il explique que l'actuel plan, daté de mars 1999, est dépassé par l'évolution rapide du marché. « Avec l'entrée sur le marché de nouveaux opérateurs et de services en particulier et la dynamisation du secteur en général Haïti a connu une augmentation significative de consommateurs et fait face ainsi à l'explosion du marché de la téléphonie », a indiqué, pour sa part, le directeur général du Conatel, Montaigne Marcelin.
« Une disponibilité insuffisante de numéros risque de ralentir, voire même, bloquer l'évolution normale de l'offre de services de télécommunications », a-t-il fait remarquer soulignant qu'avant l'arrivée des opérateurs de la téléphonie cellulaire, le nombre d'utilisateurs de services téléphoniques était relativement peu élevé.
8 ans plus tard, quatre opérateurs fonctionnent dans le pays dont le réseau filaire de la Téléco qui détenait un monopole depuis plusieurs décennies. Aujourd'hui, affirme l'Ing. Marcelin, plus de 3.2 millions de téléphones sont en circulation à travers le pays qui compte environ 8 millions d'habitants.
Le chiffre 2 sera ajouté devant les numéros des téléphones fixes tandis que devant ceux des portables, sera placé les chiffre 3 et 4. Les chiffres 5, 6 et 7 seront réservés pour tout élargissement du réseau et le chiffre 8 sera affecté aux services S.A.V. 9 sera attribué aux technologies alternatives. Les services d'urgence et d'assistance ne seront pas affectés par ce plan.
Le nouveau plan national de numérotation sera basé sur les standards internationaux vu qu'il est le résultat d'une entente entre le Conatel et l'Union internationale des Télécommunications (UIT). L'Ing. Morose fait mention de l'obtention d'une forte réserve de numéros qui permettra l'expansion des services existants et l'émergence de nouveaux services.
Le Conatel vise à simplifier, à travers son projet, le plan de numérotation de manière à rendre plus aisée la technique d'identification des services de télécommunications et des tarifs y relatifs.
Il promeut à travers ce plan, basé sur le service, un traitement non discriminatoire et transparent de tous les acteurs concurrents.
La durée de vie du plan national de numérotation et l'anticipation sur ses facteurs d'évolution - évolution technologique, évolution démographique, évolution des services etc. - font partie des objectifs poursuivis par les responsables du Conatel.
Car, ajoute le directeur Opérations et Suivi auprès des Opérateurs de l'organisme de régulation des Télécoms en Haïti, le développement d'un secteur exige des responsables une planification sur de longues périodes.
Après avoir rencontré les différents acteurs oeuvrant dans le secteur des Télécoms dans le pays, un comité de pilotage a été mis en place en vue de mettre à exécution le plan. Une grande campagne de sensibilisation est lancée dans le cadre de l'élaboration et de la mise en oeuvre de ce plan de manière à faciliter les opérations aux usagers du réseau des télécoms haïtien après le lancement du plan.
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| August 18, 2007 | 12:52 PM |
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Haïti-ONU-Ban-Biographie
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www.RadioKiskeya.com
Haïti-ONU-Ban-Biographie
Biographie du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en visite officielle en Haïti mercredi et jeudi
Ancien chef de la diplomatie sud-coréenne, il est devenu le 1er janvier 2007 le 8e patron de l’organisation mondiale en succédant au ghanéen Koffi Annan
mercredi 1er août 2007,
Radio Kiskeya
M. Ban Ki-moon, huitième Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, est de la République de Corée. En 37 ans de carrière, il a rendu d’éminents services au gouvernement de son pays et sur la scène internationale.
Parcours professionnel Au moment de son élection au poste de Secrétaire général de l’ONU, M. Ban était Ministre des affaires étrangères et du commerce de la République de Corée. Au cours de sa longue carrière au Ministère coréen des affaires étrangères, qui l’a emmené à New Delhi, Washington et Vienne, il a occupé des postes de plus en plus prestigieux – conseiller du Président en matière de politique étrangère, conseiller principal du Président en matière de sécurité nationale, Vice-Ministre chargé de la planification de la politique, Directeur général aux affaires américaines. Il a toujours défendu la vision d’une péninsule coréenne pacifique, assumant un rôle de plus en plus important en faveur de la paix et de la prospérité dans la région et dans le monde
M. Ban a commencé à travailler avec l’Organisation des Nations Unies en 1975, lorsqu’il était fonctionnaire à la Division des Nations Unies du Ministère. Ses liens avec l’ONU se sont resserrés au fil des années, quand il a été nommé Premier Secrétaire de la Mission permanente de la République de Corée auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, puis Directeur de la Division des Nations Unies au Ministère à Séoul, et enfin Ambassadeur à Vienne, ce qui l’a amené à présider la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires en 1999. En 2001-2002, en tant que chef de cabinet du Président de l’Assemblée générale, il a facilité l’adoption rapide de la première résolution de la session, qui condamnait les attentats terroristes du 11 septembre, et a pris un certain nombre d’initiatives visant à améliorer le fonctionnement de l’Assemblée, si bien qu’une session ouverte dans la crise et la confusion a finalement été marquée par l’adoption d’un certain nombre de réformes importantes.
M. Ban s’est beaucoup investi dans les questions ayant trait aux relations intercoréennes. En 1992, en tant que conseiller spécial du Ministre des affaires étrangères, il a été Vice-Président du Comité mixte nord-sud de contrôle nucléaire, à la suite de l’adoption historique de la Déclaration commune sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. En septembre 2005, en sa qualité de Ministre des affaires étrangères, il a joué un rôle de premier plan dans les efforts qui ont abouti à un autre accord historique pour la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, à savoir l’adoption, lors des pourparlers à Six, de la Déclaration commune sur la résolution de la question nucléaire en République populaire démocratique de Corée.
Études M. Ban a obtenu sa licence en relations internationales à l’Université nationale de Séoul en 1970. En 1985, il a obtenu une maîtrise en administration publique de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard.
Distinctions honorifiques M. Ban a reçu de nombreuses distinctions, décorations et médailles dans son pays et à l’étranger. En 1975, 1986 et 2006, il a été décoré du prestigieux Ordre coréen du Mérite, pour services rendus à son pays.
Renseignements personnels M. Ban est né le 13 juin 1944. Il est marié à Mme Yoo (Ban) Soon-taek, qu’il a connue au lycée en 1962, et avec qui il a eu un fils et deux filles. Outre le coréen, M. Ban parle anglais et français.
Source : Organisation des Nations Unies
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| August 3, 2007 | 10:44 PM |
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Haiti - Visite de 24 heures de Ban Ki Moon
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Visite de 24 heures de Ban Ki Moon
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, effectuera le mercredi 1er août une visite de 24 heures en Haïti. La nouvelle a été confirmée par sa porte-parole, Michèle Montas, qui intervenait à une conférence-débat organisée par la Fédération des Etudiants Universitaires d'Haïti (FEUH) le vendredi 27 juillet en cours.
« Ban ki Moon viendra en Haïti pour superviser le travail réalisé par la Mission des Nations unies sur le terrain, comme il l'a déjà fait dans d'autres pays en Afrique. Il sera là également pour écouter ce que les Haïtiens ont à dire », a-t-elle répondu, sans faire de commentaires, à un journaliste qui l'a questionnée sur le but de cette visite.
Avant cette visite, le Secrétaire général de l'ONU a décidé de nommer un nouveau représentant en Haïti. Il s'agit de Hédi Annabi, un diplomate tunisien de 63 ans, travaillant au département des Opérations de Maintien de la Paix depuis 1991.
Jusqu'à sa nomination comme responsable civil de la MINUSTAH en Haïti, Hédi Annabi a occupé le poste de Sous-Secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Opérations de Maintien de la Paix. Edmond Mulet va le remplacer à New York. Aucune information n'a été fournie sur cette mutation.
« M. Annabi a beaucoup d'expérience au sein des Nations Unies. Il a la capacité de répondre aux nécessités telles le renforcement des institutions et l'établissement d'un Etat de droit en Haïti », a déclaré Edmond Mulet comme pour saluer la nomination du diplomate tunisien. Il a affirmé, par ailleurs, avoir eu l'habitude de travailler avec lui.
Intégrant les Nations unies en février 1981, Hédi Annabi a dejà occupé plusieurs postes de responsabilité. En 1991, il a rejoint le Département des Opérations de Maintien de la paix, avant de devenir responsable du Bureau des Opérations du Département en 1996. Il fut nommé directeur de la Division Afrique de 1993 à janvier 1997. Il a également dirigé le bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les affaires humanitaires en Asie du Sud-Est.
Détenteur d'une licence en Sciences politiques de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et d'une maîtrise (master's degree) en relations internationales de l'Institut universitaire de hautes études internationales en Suisse, Hédi Annabi doit prendre ses fonctions le 1er septembre prochain.
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| August 1, 2007 | 11:04 PM |
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Haiti - d'investir dans l'éducation
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Le moment d'investir dans l'éducation
Le secteur privé haitien semble manifester de plus en plus d'intérêt à investir dans l'éducation. Avec d'autres organismes nationaux et bailleurs de fonds internationaux, il s'y engage.
La problématique du système éducatif haïtien a fait l'objet de grands débats hier lundi à l'Hôtel Montana. En partenariat avec la Fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL) et l'Inter-American Dialogue (IAD), des représentants du secteur privé des affaires, notamment les tenants de la Fondation UNIBANK, du consortium pour l'éducation, du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, ont discuté pendant plus de trois heures des contraintes liées au bon fonctionnement du système éducatif haïtien.
Les discussions ont surtout porté sur le besoin pressant et fondamental d'investir dans l'éducation. C'est d'ailleurs la raison principale qui explique la présence des organismes internationaux FOCAL et IAD, à ce symposium, la troisième rencontre du genre depuis février 2007 à Atlanta aux Etats-Unis.
Là-bas, des bailleurs de fonds internationaux, des membres du secteur privé des affaires avaient plaidé en faveur de l'amélioration de l'éducation comme priorité et objectif commun pour tous les secteurs de la vie nationale. Pour asseoir ce projet combien ambitieux, on a donc confié à la Fondation UNIBANk la noble tâche de prendre le leadership de cette initiative citoyenne. Et c'est sous les hospices de cette institution que les tenants de ce partenariat ont à nouveau remis sur le tapis l'intérêt et la nécessité d'ouvrir le secteur éducatif aux investisseurs nationaux et internationaux.
En effet, en terme de code d'investissement, le secteur éducatif haïtien est souvent traité en parent pauvre. La priorité est accordée à d'autres secteurs de la vie économique, selon M. Carl Braun, de la Fondation UNIBANk « Il y a un code d'investissement dans d'autres secteurs de la vie nationale, tels le tourisme et l'industrie d'assemblage ; mais il n'y a pratiquement rien d'incitatif à l'investissement dans le secteur éducatif », souligne M. Braun. Malgré les efforts de certains organismes dans le secteur, notamment du Consortium pour l'éducation, cela n'empêche que le système est confronté à des obstacles structurels majeurs.
Le Consortium pour l'éducation qui réunit une douzaine d'associations évoluant dans le secteur de l'éducation, représente près de 93 % de l'effectif des écoles privées et 80 % des élèves du privé. Cette instance ne peut grand-chose pour améliorer les conditions de fonctionnement de certaines écoles. « Les écoles fonctionnent avec leurs faibles moyens. Jusqu'à présent, nous avons des difficultés pour accompagner, comme nous le souhaitons, les écoles haïtiennes », a répondu sèchement Marc Anthony Alix, responsable du consortium pour l'éducation, à un des participants.
Le secteur privé des affaires qui, depuis la rencontre d'Atlanta, se donne pour mission de contribuer au renforcement du système éducatif haïtien, offre son appui au consortium en vue de renforcer le travail qu'effectue cette instance dans le secteur. Pour ce faire, ils ont confié le leadership de ce partenariat à la fondation UNIBANk
Pourquoi ce partenariat ? Continuer >
Le dialogue entre le privé et le public a donc pour objectif de porter l'Etat haïtien et les bailleurs de fonds internationaux à jeter un regard favorable sur le secteur éducatif haïtien qui fait face à de grandes difficultés. A ce niveau, un projet de loi, portant création de l'Office national du Partenariat (ONAP), a été soumis au Parlement haïtien.
Ce projet de loi n'a, jusqu'à présent, été scellé par le Pouvoir législatif. Ce blocage, mal vu par la majorité des participants, serait dû, selon le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, à la réticence des sénateurs, perplexes quant au contenu de ce projet. Ils ont peur que ce partenariat ne profite plutôt au secteur privé. « Au Sénat, on a hésité de voter ce projet de loi, de peur que le MENFP ne soit réduit à sa plus simple expression », a-t-il dit.
Interrogé sur une éventuelle possibilité que les parlementaires changent leur fusil d'épaule, le ministre Bien-Aimé n'a pas trop de certitude que le Sénat va voter ce projet de loi dans les prochains jours. « Au moins sept rencontres ont déjà eu lieu au Parlement, mais jusqu'ici, il y a un blocage. Pour le présent moment, il n'y a aucune certitude quant au vote de ce projet de loi ».
Le ministre Bien-Aimé a toutefois félicité l'initiative du dialogue privé et public en faveur de l'éducation. Il propose, à défaut du vote des parlementaires, un conseil qui jouait le rôle de l'ONAP en attendant l'acceptation de ce projet. « Il faut être inventif pour rendre ce partenariat opérationnel », s'exclame-t-il d'un ton soutenu à l'assistance.
La rencontre entre les secteurs privé et public a constitué aussi un espace de propositions visant à faciliter l'accès à l'éducation et l'amélioration du système éducatif. Certains participants ont ainsi mis l'accent sur la nécessité d'accorder une attention spéciale aux enseignants, les premiers dépositaires du pain de l'instruction aux élèves.
D'autres ont évoqué l'urgence d'un Plan national d'éducation pour renforcer le système éducatif haïtien, de renforcer le dialogue privé-privé et d'encourager le partenariat public-privé en vue de soutenir l'éducation en Haïti.
Après cette rencontre, une importante conférence devra se tenir en janvier prochain à Port-au-Prince entre les différents acteurs de cette initiative, notamment le consortium pour l'éducation, le secteur privé des affaires et les bailleurs de fonds internationaux. Les membres de ce partenariat présenteront aux investisseurs étrangers leurs axes prioritaires en terme d'investissement dans le secteur éducatif. Ils soumettront également leurs attentes au gouvernement haïtien. Entre-temps, d'autres débats entre le secteur privé et le consortium en vue de trouver une stratégie commune pour relancer le secteur de l'éducation, se tiendront fréquemment à Port-au-Prince, selon les responsables.
En attendant que le Parlement haïtien approuve le projet de loi proposé par les membres de cette initiative citoyenne, les participants se disent déterminés à aller jusqu'au bout de leur objectif commun : l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation en Haïti. Une détermination qu'applaudit vivement l'ancien Premier ministre du Canada, Joe Clark qui est venu supporter l'initiative haitienne. " Je vous remercie de votre motivation et votre détermination à investir dans le secteur'', s'exclame-t-il satisfait.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
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| August 1, 2007 | 10:31 PM |
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