L’emplacement du Parc Industriel de Tabarre critiqué par le professeur Fritz Deshommes
L’économiste Fritz Deshommes n’adhère pas à l’idée d’implantation d’un nouveau Parc Industriel dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. C’est une mauvaise chose, car cela pourrait contribuer à la création de bidonvilles dans les périphéries de la capitale, alors que le reste du pays est vide, a-t-il fait remarquer.
D’un commun accord avec les autorités publiques, le vice-recteur à la recherche à l’Université d’Etat d’Haïti pense que le secteur privé des affaires doit déterminer les endroits où placer les nouveaux pôles d’investissement et de création d’emplois.
A titre d’exemple, il cite le cas de la région du Sud ou nombre d’entrepreneurs s’activent depuis quelques années à mettre en place des infrastructures telles ports et aéroports en vue d’attirer des investissements. Ces infrastructures, une fois installées pourraient servir de facteurs d’entrainement de capitaux vers les villes de provinces avec pour effets directs le décongestionnement de Port-au-Prince et dans une certaine mesure la diminution du flux de nouveaux migrants vers la capitale.
De l’avis du professeur Deshommes ce projet de Parc Industriel inscrit dans la cadre de l’application de la loi Hope (Haitian Hemispheric Opportunities through Partnership Encouragement) ne doit pas venir compliquer davantage les criants problèmes urbains dans la capitale et ses environs.
Ce nouveau Parc Industriel sera construit dans la commune de Tabarre, sur l’habitation Fleuriau, à environ deux kilomètres de l’aéroport international Toussaint Louverture. Il s’étendra sur une superficie de 19,7 hectares. A côté des bâtiments dédiés aux installations proprement industrielles, le Parc accueillera notamment des annexes de l’Office National D’Assurance-vieillesse (ONA), de l’Office d’Assurance du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) et de l’Administration Générale des Douanes (AGD).
Idson Saint-Fleur.